Luang Prabang

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Luang Prabang
Vue partielle de la ville et de la rivière Nam Khan, depuis le mont Phou Si
Vue partielle de la ville et de la rivière Nam Khan, depuis le mont Phou Si
Administration
Pays Drapeau du Laos Laos
Province Luang Prabang
Démographie
Population 53 792 hab. (2012)
Géographie
Coordonnées 19° 53′ 20″ N 102° 08′ 00″ E / 19.888889, 102.133333 ()19° 53′ 20″ Nord 102° 08′ 00″ Est / 19.888889, 102.133333 ()  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Laos (administrative)

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Luang Prabang
Ville de Luang Prabang *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Le Wat Sen à Luang Prabang
Le Wat Sen à Luang Prabang
Pays Drapeau du Laos Laos
Type Culturel
Critères (ii) (iv) (v)
Numéro
d’identification
479
Zone géographique Asie et Pacifique **
Année d’inscription 1995 (19e session)
Carte de la ville
Carte de la ville
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Luang Prabang (lao : ຫລວງພຣະບາງ) est une ville du Nord du Laos, actuelle capitale de la province de Luang Prabang. Luang Prabang fut formellement la capitale royale du Lan Xang (royaume du million d'éléphants) du XIVe siècle à 1946. La capitale effective fut Vientiane à partir de 1563, puis, après la séparation du royaume de Luang Prabang et du royaume de Vientiane en 1707, le titre de capitale du Lan Xang fut disputé entre les deux villes.

C'est un port fluvial situé sur le Mékong, 210 kilomètres en amont de Vientiane. Enchâssée dans un environnement montagneux, le climat y est plus frais et la difficulté d'accès lui a permis de garder son aspect originel et typique. Peu peuplée, environ 53 792 habitants, elle s'est ouverte au tourisme depuis les années 1990 et est inscrite à l'inventaire des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1995.

Luang Prabang est connu pour ses nombreux temples bouddhistes et monastères. Chaque matin, des centaines de moines provenant des différents monastères marchent à travers les rues pour récolter l'aumône des habitants et parfois des touristes. l'un des principaux sites de la ville est une grande colline raide dominé au sommet par le temple Wat Chom Si.

Orthographe[modifier | modifier le code]

Le nom ຫລວງພຣະບາງ peut être transcrit de nombreuses façons :

  • en français, Louang Prabang (ou Louang Phrabang)
  • en anglais, le plus souvent Luang Prabang
  • selon les recommandations de la Maison du patrimoine, UNESCO : Luang Phabang

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Luang Prabang présente un climat sec et humide selon la classification de Köppen. Alors que la ville est généralement très chaude durant l'année, elle est sensiblement plus froide pendant les mois de décembre et janvier. Luang Prabang compte aussi des saisons seches et humides, avec des saison humide d'avril à octobre et sèche pendant les cinq autres mois. La ville compte environ 1.450 millimètres de précipitations annuelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Luang Prabang est selon des preuves archéologiques habitée depuis les années 8 000 avant Jésus-Christ. Capitale de la principauté de Muong Xua avant le XIVe siècle, elle se nommait Xieng Thong Xieng Dong. En 1353, le roi Fa Ngum, de retour d'un exil au royaume Khmer, entreprit de réunir les diverses principautés et fonda le Royaume du Million d'Éléphants (Lan Xang), avec pour capitale Xieng Thong Xieng Dong. En 1358 une délégation monastique eut mission d'apporter une précieuse statue de Bouddha datant du VIIe siècle et d'origine srilankaise, le s'appelait Phra Bang. Quand la capitale du Lan Xang fut transférée à Vientiane pour des raisons de sécurité[réf. souhaitée], Xieng Thong Xieng Dong prit le nom de Luang Phra Bang en l'honneur de la statue, considérée comme un palladium national.

En 1773, la ville fut pillée par les Birmans de la dynastie Konbaung. L'année suivante, le centre-ville totalement construit en bois est détruit par les flammes lors du traditionnel Nouvel An Lao. La fin du XIXe siècle fut marquée par une forte instabilité : Luang Prabang fut pillée par des Pavillons noirs chinois en 1887, puis occupée par les troupes du Siam.

En 1893, le royaume de Luang Prabang accepta le protectorat français pour tout le pays. Henri Mouhot (1826-1861), Francis Garnier (1839-1873), Ernest Doudart de Lagrée (1823-1868), Louis Delaporte (1842-1925), Louis de Carné (1843-1871), Auguste Pavie (1847-1925), tous ces voyageurs ont avoué leur coup de coeur pour cette cité royale.

Les Français reconstruisirent Vientiane, la dotant d'infrastructures, de routes et d'universités, et agrandirent le Royaume de Luang Prabang en intégrant des provinces du nord et de l'ancien État de Vientiane. La cité de Luang Prabang, où résidait le commissaire français, se dota dès lors d'une architecture coloniale.

En 1989, le Laos ouvre ses portes au tourisme stimulant la croissance économique et la revitalisation de Luang Prabang. Les maisons de bois traditionnelles et maisons de maîtres coloniales ont été restaurées, retrouvant leurs lustres d'antan, sous la forme de belles maisons d'hôtes, d'hôtels et restaurants pour répondre à l'offre touristique grandissante.

Classée en 1995 au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO, Luang Prabang est l'une des plus jolies villes d'Asie, des plus préservées aussi grâce à la présence de la Maison du Patrimoine qui veille à la sauvegarde de la vieille ville. La ville est aussi un des très hauts symboles du bouddhisme en Asie, jouissant d'une grande aura auprès d'une population encore très fervente et très pratiquante. Avec les dizaines de temples occupant près d'un tiers de sa surface, Luang Prabang est encore aujourd'hui le siège de nombreuses manifestations religieuses ; les moines vêtus de la robe safran se comptent par milliers, ce qui renforce son caractère singulièrement mystique. Elle conserve aujourd'hui de très nombreuses traces de la présence française. Le palais royal, construit entre 1904 et 1909 sous le règne du roi Sisavang Vong, a été transformé en 1975 en musée national.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Le palais royal de Luang Prabang, siège du musée national, où on peut voir le Bouddha Pha Bang (en fait une copie, l'original est conservé dans un coffre).
  • Le Vat Mai, typique de l'architecture de Luang Prabang, est également appelé Banpakham. Le roi Anourouth (Anurutha) voulut, en 1796, édifier le plus beau des monastères pour sa capitale, mais il en fut empêché. C’est en 1821 que le roi Manthatourat (Manthaturath), débuta sa construction, ou restauration[1], pour en faire le plus grand et le plus richement décorés des temples de Luang Prabang. Il fut achevé en 1891, sous le règne du roi Sakhaline (Zakarine], par la construction des galeries est et ouest[2]. C'est là qu'a l'occasion du Nouvel An, le Phra Bang (la statue du Bouddha d'or), est amenée du Palais royal, pour être exposé à la vénération de la population. Selon un rite immémorial, le cortège est annoncé par huit brahmanes en sampot et dolman blanc, précédés de vieux souffleurs de conques. Une statue de Bouddha en émeraude[réf. nécessaire] se trouve à l'intérieur rouge et or du bâtiment. Le Wat Mai, est la résidence du plus haut dignitaire de l’église bouddhiste lao, le patriarche suprême, que le nouveau régime appelle désormais le président des moines.
  • Le Vat Visoun, le plus ancien de la ville (vers 1450), reconstruit en 1898.
  • Le Wat Pa Phon Phao, Wat Phon Phao, Wat Phonphao, ou Wat Phol Phao, (signifiant « Temple de la Paix »), est un temple bouddhiste situé sur une colline au sud-est de Luang Prabang, près du Mékong et de l'aéroport de Luang Prabang. Le temple, un stūpa en or[pas clair], est utilisé pour la retraite de méditation en forêt. Il compte une belle collection de peintures murales.

Transports[modifier | modifier le code]

Aéroport international de Luang Prabang.

Luang Prabang, une des premières destinations touristiques du pays, est desservi par un aéroport situé à 4 kilomètres du centre-ville (en 2010, 70 % des touristes arrivent par avion). Les travaux d'extension de cet aéroport ont commencé en février 2010, sans interruption de service. Ils sont prévus pour s'achever en 2013. La piste, portée à 3 000 mètres, pourra d'accueillir des avions gros porteurs (sauf l'Airbus A380), et 4 Boeing 737 et 7 ATR pourront y stationner en même temps. Le coût prévisionnel des travaux est de 86,4 millions de $ américains, financés grâce à un prêt du gouvernement chinois. 500 familles doivent être déplacées[3].

La desserte routière de Luang Prabang depuis Vientiane doit également être améliorée par la construction d'un nouveau tronçon de 68 km, comportant 10 ponts, pour un coût de 60 millions de $. Les travaux ont commencé en 2008. Lorsqu'ils seront achevés en 2013, le trajet ne prendra plus que quatre heures, contre environ huit aujourd'hui[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à Luang Prabang[modifier | modifier le code]

Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Luang Prabang est jumelée avec une seule ville:

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Luang Prabang, La cité du Bouddha d’or et du flamboyant, par Françoise Capelle (Thalia édition, Collection Patrimoine du monde, 2006 ISBN 2352780179)
  2. Il fut construit (ou restauré) en 1821 ou vers la fin du XVIIIe siècle siècle selon certaines sources.
  3. a et b Vientiane Times, 16 février 2010, p. 1

Liens externes[modifier | modifier le code]

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