Baume-les-Messieurs

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Baume-les-Messieurs
Site de Baume-les-Messieurs.
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Blason de Baume-les-Messieurs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Voiteur
Intercommunalité Communauté de communes des coteaux de la Haute Seille
Maire
Mandat
Pascal Cardinal
2014-2020
Code postal 39210 et 39570
Code commune 39041
Démographie
Gentilé Baumois
Population
municipale
186 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 42′ 31″ N 5° 38′ 57″ E / 46.7086111111, 5.64916666667 ()46° 42′ 31″ Nord 5° 38′ 57″ Est / 46.7086111111, 5.64916666667 ()  
Altitude Min. 277 m – Max. 572 m
Superficie 13,09 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.baumelesmessieurs.fr/

Baume-les-Messieurs est une commune française, situé dans le département du Jura en région Franche-Comté. Il est labellisé par l'association Les plus beaux villages de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Reculée de Baume-les-Messieurs.

Baume-les-Messieurs se situe au fond d'un cirque, entouré par des falaises hautes d'une centaine de mètres entaillant le premier plateau jurassien : il s'agit d'une des reculées les plus célèbres du Jura.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nevy-sur-Seille Granges-sur-Baume La Marre Rose des vents
Lavigny N Mirebel
O    Baume-les-Messieurs    E
S
Pannessières Briod Crançot

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Baume-les-Messieurs est occupé depuis la préhistoire : trace d'abris sous roche, mobilier protohistorique et gallo-romain.

Si les fouilles archéologiques menées dans l'abbaye durant l'hiver 2011-2012 laissent envisager des constructions antérieures ce n'est qu'au IXe siècle que Baume-les-Messieurs entre dans l'Histoire.

En 888 le roi de Provence Rodolphe Ier fait don de la cella de Baume à Bernon, aristocrate bourguignon qui a fondé sur ses terres de Gigny sur Suran une abbaye dans laquelle il applique sa relecture de la règle de saint Benoit.

Bernon développe le monasterium de Baume et, selon la tradition, c'est de là qu'en 910, à la demande de Guillaume d'Aquitaine, il part, accompagné de six moines de Baume et six moines de Gigny, fonder l'abbaye de Cluny.

L'abbaye de Baume-les-Moines, tel est alors son nom, prospère : sa réputation est grande et, dans le contexte de la réforme grégorienne (XIe siècle) qui invite les laïcs à abandonner au profit de l’Église les biens religieux qu'ils possèdent, elle reçoit de fort nombreuses donations auxquelles s'ajoutent celles données pour sauver les âmes. Au XIIe siècle elle accueille une quarantaine de moines, possède une centaine de dépendances (prieuré, églises ) et de nombreuses terres : c'est une des plus puissantes abbayes du diocèse de Besançon.

Cependant Baume-les-Moines, tout en suivant la règle clunisienne,veut garder son indépendance alors que Cluny voudrait la réduire au rang de prieuré, ainsi qu'elle a fait pour Gigny. Les conflits se multiplient. L'empereur Frédéric Barberousse, comte de Bourgogne, opposé au Pape que soutient Cluny, va même jusqu'à lui décerner en 1157 le titre d'abbaye impériale, titre qu'elle ne garde cependant pas car, en 1177, Frédéric Barberousse se soumet à la papauté et Baume doit revenir dans le giron de Cluny. Néanmoins elle ne s'avoue pas vaincue et ce n'est qu'au XIIIe siècle qu'un compromis est enfin trouvé : elle garde son titre d'abbaye et ses abbés occupent la troisième place après ceux de Cluny et Moissac.

Au XVe siècle l'abbaye passe en commende. Nombre d'abbés se contentent de toucher les revenus mais certains laissent leur nom dans l'histoire : Amé de Chalon, Guillaume de Poupet, pour l'importance des travaux, mais aussi Jean de Watteville, personnage haut en couleurs, connu pour son rôle lors du rattachement de la Franche-Comté à la France.

Mais comme dans d'autres abbayes la discipline se relâche, les moines, ayant obligatoirement seize quartiers de noblesse, abandonnent le dortoir pour des appartements plus confortables, vivent de leur prébende et, en 1759, l'abbaye est sécularisée, les moines prennent le titre de chanoines et Baume-les-Moines devient Baume-les-Messieurs.

À la veille de la Révolution il ne reste que dix chanoines. En 1790 les bâtiments de l'abbaye, déclarés biens nationaux, sont vendus aux habitants du village qui obtiennent que l'église abbatiale devienne l'église paroissiale en lieu et place de l'église Saint Jean située à l'entrée du village et jugée trop petite.

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Baume-le-Jura[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :


D’azur aux deux clés d’or, les anneaux en losange pommeté en sautoir, celle en barre brochant sur celle en bande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1957 1989 Claude Maître Aucun  
1989 1995 René Weber Aucun  
1995 2001 Jean-Claude Soum Aucun  
mars 2001 2008 Bernard Grandvaux Aucun  
mars 2008 en cours Pascal Cardinal[2] Aucun  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 186 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
855 870 909 811 814 790 771 784 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 660 660 613 612 586 552 527 493
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
464 473 420 335 344 301 300 279 279
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
240 231 202 174 196 194 196 196 186
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Cirque, classé *** et Natura2000[18] avec sa reculée, ses cascades des Tufs, et ses grottes.

Baume-les-Messieurs dans les arts et lettres[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Certaines scènes des films suivants ont pour décor Baume-les-Messieurs :

Chanson[modifier | modifier le code]

Le « village perdu au fond de la vallée » de la chanson Les Trois Cloches, écrite en 1939, par Jean Villard dit Gilles, et interprétée par Édith Piaf et les Compagnons de la chanson en 1945, désigne Baume-les-Messieurs, où se serait égaré l'auteur, en route pour Paris. Quant au protagoniste de la chanson, Jean-François Nicot, il est directement inspiré de François Nicot (1858-1929), de l'écart de Sermu,dont Gilles a vu la tombe dans le cimetière du village[Note 3].

Littérature[modifier | modifier le code]

Le village sert, avec celui de Château-Châlon, à quelques kilomètres, de cadre à une partie du roman christologique, "La Cinquième source", de Pierre Desjardins, paru en 2008 aux éditions Dorval[19]

Personnalités[modifier | modifier le code]

nées dans la commune[modifier | modifier le code]

liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Carlo Rim (1905-1989), scénariste
  • Josette Coras (1926-2008) peintre, graveur, sculpteur. Elle habita de très nombreuses années le logis abbatial devenu aujourd'hui lieu d'expositions et où l'on peut découvrir les différents aspects de son travail.
  • Pierre Gascar (1916-1997) écrivain. Prix Goncourt 1953
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R.Locatelli, P.Gresser, R.Fieter, G.Moyse,J.Courtieu, L'abbaye de Baume-les-Messieurs, ed. Marque-Maillard, 1978
  • R.LocatelliSur les chemins de la perfection.Moines et chanoines du diocèse de Besançon, 1060-1220, publication de l'Université de Saint Etienne, 1992
  • D.Riche L'ordre de Cluny à la fin du Moye-Age, publication de l'Université de Saint Etienne, 2001
  • Léon A.Roy L'abbaye de Baume-les-Messieurs, Baume-les-Messieurs, 1928
  • M.J. Roulière-Lambert et S.Roy-Lebreton coord., Baume-les-Messieurs, Mère de Clunycoll.Franche-Comté.Itinéraires jurassiens, Centre Jurassien du Patrimoine, 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Les trois cloches symbolisent les trois moments importants de la vie : la naissance (et le baptême), le mariage, la mort. Une tradition locale y voit aussi une allusion au tintement simultané des cloches de l'abbaye et de l'église Saint-Jean-Baptiste de Baume, ainsi que de l'église Saint-Antoine des Granges-sur-Baume, commune dominant la reculée.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Baume-les-Messieurs », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 8 janvier 2013)
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. « Abbaye », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Chapelle Gindre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Croix du cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « Croix du Pré Saint-Jean », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Croix du Pois », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Eglise Saint-Jean-Baptiste », base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Oratoire de la Toupe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Oratoire du Champ du Bri », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Fermes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Manoir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Pont de La Peyrouse », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Pont de Favroz 1 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « Pont de Favroz 2 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Vieux pont », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Inventaire National du Patrimoine Naturel
  19. Site de l'auteur Pierre Desjardins

Articles connexes[modifier | modifier le code]