Conliège

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Conliège
Vue de la rue Neuve à Conliège et du clocher de l'église paroissiale de l'Assomption.
Vue de la rue Neuve à Conliège et du clocher de l'église paroissiale de l'Assomption.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Canton de Conliège
(chef-lieu)
Intercommunalité Espace Communautaire Lons Agglomération
Maire
Mandat
Roger Rey
2014-2020
Code postal 39570
Code commune 39164
Démographie
Population
municipale
696 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 20″ N 5° 36′ 01″ E / 46.6556, 5.600346° 39′ 20″ Nord 5° 36′ 01″ Est / 46.6556, 5.6003  
Altitude Min. 302 m – Max. 550 m
Superficie 6,05 km2
Localisation

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Conliège' est une commune française, située dans le département du Jura de la Communauté de Communes ECLA en région Franche-Comté. Ce village d'un peu plus de 700 habitants au début des années 2000 — et qui a quelques atouts esthétiques[1] — essaie de compenser une perte d'activité capturée par la zone commerciale proche de Lons-Perrigny.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Conliège
Perrigny Briod
Montaigu Conliège
Revigny Publy

Géologie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal repose sur le bassin houiller du Jura, où le charbon est découvert par un sondage[2].

Transports[modifier | modifier le code]

Conliège fait partie des communes autour de Lons-le-Saunier bénéficiant de bus du réseau Tallis-Malis. Le village était autrefois desservi par les chemins de fer vicinaux du Jura.

Tourisme, Histoire et Héraldique[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le bourg de type village-rue se développe en longueur dans un schéma en Y dont l’une des branches suit le ruisseau - la Vallière - et l’autre prend en écharpe le versant de la reculée. La partie basse, dont les noms des rues sont sans ambigüité - Rue Basse et Rue Neuve - offre un voyageur un paysage bâti caractéristique des XIXè et début du XXè siècles, tandis que la rue montante, la Rue Haute, est bordée de bâtiments généralement plus anciens. Distribuées selon un plan d’urbanisation mitoyenne et serré, les façades XVIIIè y dominent. Mais de nombreuses portes cochères et ouvertures portent soit à la clé, soit au linteau une date plus ancienne, XVIè ou du XVIIè siècles. Cette abondance de marques dans l’architecture est un indice fort d'une forme d'aisance que la ville a connu à l’Époque moderne, plusieurs grandes familles locales y ayant élu domicile[3]. La Rue Haute qui s’est appelée un moment Grand’Rue est potentiellement une des plus belles rues du département du Jura. La famille seigneuriale de Binans (aussi Binan ou Binand), y tint justice dans une maison encore visible (porte cochère remarquable). L’habitat ancien de Conliège exhibe clairement ce moment d’expansion sociale qui a fait entrer définitivement la Franche-Comté dans la sphère économique française. Divers monuments s’ajoutent à la palette : l’Eglise Notre-Dame, située au noeud du “Y”, flanquée de la mairie et du monument-aux-morts, borde la place qui est bercée par les trois filets d’eau qui dégueulent (sens propre, sens ancien) des dauphins de la fontaine d'époque Louis-Philippe. Une maison dite Maison de la Familiarité qui fonctionnait avec l’église borde l’autre coté de cette place. En haut de la Rue Haute, une chapelle dédiée à Notre-Dame de Lorette précède une fontaine-captage de style belle-époque. L’ouvrage le plus populaire est sans doute l’Ermitage (écriture ancienne : hermitage) qui, perché haut sur le versant nord de l’entrée de la reculée, est accessible par un chemin de randonnée qui conduit à Saint-Etienne-de-Coldre. Trois oratoires sont dispersés sur le territoire de la commune : celui de Sainte Anne (lien ici) sur le chemin qui monte à l'Ermitage, celui du Saint Esprit, face aux n°s 44 et 46 la Rue Haute et celui de Saint-Roch (lien ici) dont le Saint qui fut vénéré pour éloigner la peste a disparu. Malgré un plan de circulation difficile à gérer, la promenade dans les rues de Conliège est plaisante. Ajoutons que les gares, gardes-barrières, tunnels et viaducs des voies ferrées qui bordent la Voie Verte conduisant de Perrigny à Revigny et au delà de Louhans à Clairvaux-les-Lacs offrent au promeneur un parcours en pente douce des plus variés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg de Conliège qui a compté plus de 1000 habitants au début du XIXè siècle[4] est un passage naturel entre la ville de Lons-le-Saunier et le Premier Plateau jurassien par la Reculée de Conliège. A la réforme cantonale de 2014, qui verse le village dans le nouveau canton de Poligny, Conliège perd son étiquette de chef-lieu de canton. En voie de devenir une cité résidentielle à la périphérie de Lons-le-Saunier la “ville” ou “villette” (même source) a compté tous les corps de métier. La commune déborde sur un important espace agricole situé sur le plateau. La vigne occupait la quasi totalité des versants. Cette culture a régressé brutalement à la suite de la crise du phylloxéra de la fin du XIXè siècle. Abandon accéléré par les conséquences des deux guerres mondiales du XXè siècle qui - outre la décimation de la population mâle en 1914-18 - ont empêché la reprise économique et accéléré l’exode rural vers la ville proche (6 km). Deux voies ferrées ont desservi Conliège “en bas” (le Tramway ou Tacot) et “en haut” (le train) pendant un peu plus d’un demi-siècle, le “train” à voie standard ayant mieux résisté (dernière circulation 1953[5]) que le Tram. Au début du XXIè siècle, la vigne retrouve progressivement une place notable sur les coteaux et la démographie se relève assez nettement. Plusieurs lotissements, dont certaines maisons ont pris soin de prendre un peu de cachet, se déploient à l’écart de la voie de circulation principale (la RD 678).

En 2014, le village ainsi que celui de Perrigny ont accueilli la 18e Percée du vin jaune. 43 000 personnes ont participé à cette manifestation  ; Jean-François Stévenin en était le parrain.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Conliège Blason D'azur à la croix de Lorraine fleuronnée d'argent mouvant d’un croissant du même; enlacée d'un cep de vigne d'argent, fruité de gueules, accosté de deux épis de blé d'argent, le tout mouvant du pied de la croix.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 janvier 2006 Alain Brune PS Professeur,
mort en fonction[6]
mars 2008 en cours Roger Rey    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 696 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 178 1 201 1 285 1 146 1 183 1 223 1 271 1 155 1 136
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
982 1 029 1 026 1 025 995 1 412 1 010 920 879
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
853 857 747 611 705 757 788 787 882
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
899 938 847 779 752 731 715 711 696
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Oratoire du Saint-Esprit (XVIIIe), Rue Haute, inscrit à l'IGPC depuis 1986[15].
  • Presbytère (XVIIIe), Rue Haute, inscrit à l'IGPC depuis 1986[16].
  • Croix de chemin (XIXe), Rue Basse, inscrite à l'IGPC depuis 1986[17].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maison de la Familiarité (XVIIIe), Rue Haute, inscrite à l'IGPC depuis 1986[35].
  • Fontaine (XIXe), Place de l'Eglise, inscrite à l'IGPC depuis 1986[36].
  • Moulin du Salot (XIXe-XXe), Rue Basse, inscrit à l'IGPC depuis 1995[37].
  • Tunnel ferroviaire des Cent Marches (XIXe).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Reculée de Vertancul.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Personnalité de Conliège.
  • Mile (ou Emiland) Pariset (XVIe s), archiprêtre et chancelier de l'église de Mâcon.
  • Louis Nachon (1898-1983), député sous la Troisième République.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir la catégorie : Conliège.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Chaffanjon, « pages perso », Autour de Conliège, deux vallées, deux voies ferrées, Août 2013, consulté le 1er novembre 2014
  2. Georges Lienhardt, Géologie du bassin houiller stéphanien du Jura et de ses morts-terrains, Éditions Technip Chambéry, Impr. réunies, coll. « Mémoires du BRGM »,‎ 1er janvier 1962, p. 39, figure 15.
  3. Rousset, A. Dictionnaire historique, géographique et statistique des communes de la Franche-Comté, département du Jura. Besançon: Bintot. Vol. II. 1854, p. 275
  4. Rousset, A. Dictionnaire historique, géographique et statistique des communes de la Franche-Comté, département du Jura. Besançon: Bintot. Vol. II. 1854, p. 272-281
  5. Daniel Chaffanjon, déjà cité
  6. Bernard Girard, « Alain Brune (1944-2006) », Racines Comtoises, 20 décembre 2008, consulté le 8 mai 2010
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. « Nécropole », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. « Eglise de l'Assomption », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. Site de l'Ermitage
  12. « Ermitage », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Oratoire Saint-Roch », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Chapelle Notre-Dame-de-Lorette », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Oratoire du Saint-Esprit », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Croix », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Oratoire Sainte-Anne », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Maisons 1 à 16 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Maison 17 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Maison 18 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Maison 19 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Maison 20 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  24. « Maison 21 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Maison 22 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. « Maison 23 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Maison 24 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « Maison 25 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Maison 26 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Maison 27 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Maison 28 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. « Maison 29 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Maison 30 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. « Maison de la Familiarité, Place de l'Eglise », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  35. « Maison de la Familiarité, Rue Haute », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Fontaine », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Moulin », base Mérimée, ministère français de la Culture.