François Grosdidier
| François Grosdidier | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur de la Moselle | |
| En fonction depuis le 1er octobre 2011 | |
| Élection | 25 septembre 2011 |
| Maire de Woippy | |
| En fonction depuis le 19 mars 2001 | |
| Prédécesseur | Jérôme Prache |
| Conseiller général du Canton de Woippy | |
| 27 mars 2011 – 1er août 2011 | |
| Prédécesseur | Jean-Claude Théobald |
| Successeur | Marie-Louise Kuntz |
| Conseiller régional de Lorraine | |
| 23 mars 1992 – 1er juillet 2002 | |
| Député de la 1e circonscription de la Moselle | |
| 19 juin 2002 – 30 septembre 2011 | |
| Élection | 16 juin 2002 |
| Réélection | 17 juin 2002 |
| Prédécesseur | Gérard Terrier |
| Successeur | siège vacant |
| 2 avril 1993 – 21 avril 1997 | |
| Élection | 28 mars 1993 |
| Prédécesseur | Jean Laurain |
| Successeur | Gérard Terrier |
| Biographie | |
| Date de naissance | 25 février 1961 |
| Lieu de naissance | Metz (Moselle) |
| Parti politique | UMP |
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François Grosdidier est un homme politique français, né le 25 février 1961 à Metz (Moselle).
Député pour la XIIe législature (2007-2012), dans la 1re circonscription de la Moselle, il est élu sénateur le 25 septembre 2011.
Sommaire |
Biographie [modifier]
François Grosdidier est le fils d'un ingénieur sidérurgiste et d'une bibliothécaire. Il obtient une maîtrise de droit et un DES d'administration municipale.
Entre 1978 et 1980, il milite pour le Parti des forces nouvelles avant d’adhérer au RPR en 1981, après la victoire de la gauche. En 1983, il est délégué départemental à la Jeunesse du RPR de Moselle. À l'Université de Metz, il anime le mouvement Serum.
Il est élu conseiller municipal de Metz de 1989 à 1995 et vice-président du conseil régional de Lorraine de 1992 à 2004, où il aura en charge la reconversion industrielle, les nouvelles technologies de la communication et de l'information, la formation, l'insertion et l'apprentissage.
En 1993, il bat l'ancien ministre socialiste Jean Laurain dans la circonscription de Metz 1. Élu à 32 ans à l'Assemblée nationale, parmi les 6 plus jeunes députés, il s'engage pour Jacques Chirac et prend une part très active à sa campagne présidentielle, puis à la défense de l'action du gouvernement d'Alain Juppé.
Président du Club 89 de Metz[réf. nécessaire], il en devient alors le porte-parole national. Il entre dans la nouvelle équipe dirigeante du RPR comme secrétaire national à la sécurité.
Il travaille aussi activement pour sa région et sera chargé par le Premier Ministre Alain Juppé d'une mission sur la reconversion industrielle. En 97, dans cette circonscription urbaine ou ouvrière, il est battu de peu en triangulaire par Gérard Terrier.
Il retourne alors à la vie professionnelle, tout en restant proche de la politique : il devient l'un des animateurs de l'Association des Amis de Jacques Chirac et l'organisateur des Conventions du Renouveau dans toutes les régions de France.
Aux municipales de 2001, il s'attaque à la ville qui lui a été le plus hostile : Woippy, 15 000 habitants, 78 % de logements sociaux, commune dirigée par le PS et le PCF depuis 1977 au fort vote FN, où la droite républicaine est traditionnellement troisième lors de triangulaires. Au terme d'une campagne musclée dominée par les thèmes de la sécurité, de l'urbanisme, de la solidarité et de l'insertion, il est élu avec 62 % des voix.
En 2002, il reconquiert la circonscription de Metz 1 avec 55 % des voix et 63,5 à Woippy. De retour à l'Assemblée nationale, il est rapporteur spécial du Budget de la Ville et de la Rénovation Urbaine.
Il s'active aussi à la mise en place de l'UMP en Moselle. Il en a été le président départemental avant de quitter cette fonction lors de son élection au poste de Président de la Fédération des Maires de la Moselle.
François Grosdidier est un maire engagé en matière d'environnement : il a fondé l’association Écologie Responsable et est aujourd'hui le président de l'association "Valeur écologie, pôle écologiste de la droite et du centre". En novembre 2008, cette association fusionne avec l'association Valeur écologie, présidée par Serge Lepeltier, ancien ministre de l'Environnement, maire de Bourges. François Grosdidier est aujourd'hui le président de l'association Valeur écologie, le pôle écologiste de la majorité présidentielle, toujours avec Serge Lepeltier, qui en est devenu président d'honneur. Ce groupe compte une quarantaine de députés et de sénateurs adhérents ou sympathisants.
En avril 2008, François Grosdidier devient le leader des opposants UMP au projet de loi OGM. François Grosdidier se bat pour revenir au texte initial, celui présenté par le gouvernement.
En septembre 2008, il a publié "Tuons nous les uns les autres, qu'avons nous retenu des grandes catastrophes naturelles ?" (éditions du Rocher) dans lequel il dénonce notre aveuglement collectif face aux leçons de l'histoire récente des catastrophes écologiques et sanitaires.
Il est membre du groupe d'études sur le problème du Tibet de Assemblée nationale[1].
Lors du renouvellement sénatorial de 2011 en Moselle, il est candidat tête de liste aux élections, dans le cadre d'une double investiture de l'UMP unique en France avec le département du Val-d'Oise, l'autre liste concurrente est celle de l'UMP Philippe Leroy, ancien Président du Conseil Général jusqu'en mars 2011. Le 25 septembre 2011, il est élu sénateur de la Moselle et quitte l'Assemblée nationale. Il reprend à cette occasion un siège à la gauche qui en détenait 3 sur 5 sénateurs, étant ainsi le seul candidat UMP à faire gagner un siège à la droite en France métropolitaine, dans le contexte de la perte de la majorité au Sénat par l'UMP et le centre, le faisant basculer à gauche. L'autre siège gagné par l'UMP étant en Nouvelle-Calédonie. Il reprend un siège pour la droite mosellane en battant Jean-Pierre Masseret, sénateur PS depuis 1983 et Président du Conseil régional.
Le 26 juillet 2012, il est mis en examen pour "détournement de biens publics" et "prise illégale d'intérêts" par un juge d'instruction de Metz[2].
En avril 2013, il vote en faveur de l'article 1 de la Loi ouvrant le mariage et l'adoption au personnes de même sexe.
Polémiques [modifier]
François Grosdidier a créé une polémique fin 2005 en saisissant le 22 novembre le Ministère de la justice contre les artistes de rap Monsieur R, Smala, les membres du groupe Lunatic (dissous), 113, Ministère Amer (ibid) et les chanteurs Fabe et Salif pour « incitation au racisme et à la haine »[3]. Courant juin 2006, François Grosdidier a été débouté de sa plainte, jugée irrecevable par le tribunal correctionnel de Melun et donc Monsieur R relaxé[4].
François Grosdidier crée une autre polémique, huit jours plus tard, en utilisant le terme « you-you »[5] à l'Assemblée nationale à propos des mariages entre personnes issues de l'immigration maghrébine et africaine dans sa commune de Woippy[6],[7].
À l’occasion du procès de Charlie Hebdo lors de l’affaire des caricatures, François Grosdidier a fait une déclaration[8] diversement interprétée. Le Nouvel Observateur[9] le classe dans les personnes apportant leur soutien au journal car il affirme que le blasphème n’est pas condamnable, mais les sites pro-Charlie, comme Prochoix, considèrent qu’il souhaitait une condamnation du journal pour islamophobie et amalgame entre terrorisme et islam[10].
François Grosdidier s'est prononcé pour une modification de la loi de 1905 sur les relations entre les Églises et l’État afin de permettre aux collectivités locales de financer le culte islamique[11].
Le 30 juillet 2012, le site Marianne2 et Le Républicain lorrain, qui affirment s’appuyer sur des enregistrements audios, l'accusent d'avoir échafaudé un scandale sexuel pour se débarrasser d’un de ses collègues du Sénat, Jean-Louis Masson. François Grosdidier se défend en prétendant « avoir évoqué ce genre de sujet avec un escroc qu’il soupçonnait d’être envoyé par Jean-Louis Masson »[12].
En 2011 il accorde un subvention de 80 000 euros à sa propre association, Valeur Écologie, financée par sa réserve parlementaire[13]. En novembre 2012 une plainte sera déposée contre lui pour prise illégale d’intérêts et détournements de fonds publics[14] par un ancien opposant, Philippe Mousnier.
Mandat parlementaire [modifier]
Député
- 02/04/1993 - 01/06/1997 : député de la 1re circonscription de la Moselle (département)
- 19/06/2002 - 30/09/2011 : député de la 1re circonscription de la Moselle
Sénateur
- Depuis le 01/10/2011 : Sénateur de la Moselle
Mandats locaux [modifier]
Conseil municipal
Conseil général
- 27/03/2011-01/08/2011 : conseiller général de la Moselle pour le canton de Woippy
Conseil régional
- 23/03/1992 - 07/2002 : Vice-président du conseil régional de Lorraine
Communauté d’agglomération
- Depuis le 01/01/2002 : vice-président de la Communauté d'agglomération de Metz Métropole
Autres
- Vice-président du Syndicat mixte du SCOTAM
- Président de l'UMP Moselle : 2006-2009
- Président des Maires de Moselle : depuis 2009
Notes et références [modifier]
- Groupe d'études sur le problème du Tibet
- Un sénateur UMP mis en examen, Le Figaro, 26 juillet 2012.
- « Rap: la réponse aux censeurs », L'Humanité, 30 novembre 2005.
- Monsieur R relaxé (Actualités Skyrock.com)
- « Ma question ne porte pas sur le racisme anti-blanc, a-t-il commencé, mais dans ma commune lors d'un mariage sur deux, l'Hôtel de ville résonne des you-you »
- Compte rendu de la séance du 30 novembre 2005
- « Mais pour près d'un mariage sur cinq, il n'y avait que les futurs époux et les témoins, qui ne se connaissaient manifestement pas. J'ai vu des époux qui avait 40 ou 50 ans de différence, l'amour ne connaît pas la différence d'âge mais… » a poursuivi François Grosdidier.
- « Ce n'est pas le blasphème qui est condamnable, mais l'amalgame entre le terrorisme et l’ensemble des musulmans. (…) L’islamophobie doit être condamnée comme tous les racismes. L'’antiracisme n’est pas divisible. (…) La justice doit faire respecter effectivement les limites posées par la loi sur la liberté de la presse. » – source Nouvel Observateur, en ligne
- Nouvel Observateur 2007-02-07
- Prochoix 2007-02-08
- Le débat sur l'islam a déjà lieu au sein de l'UMP, Samuel Laurent, Le Monde, 24 février 2011
- Marianne2 et Rue89.
- http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2013/02/12/reserve-parlementaire-100-000-de-plus-pour-valeur-ecologie
- http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/11/08/nouvelle-plainte-contre-f-grosdidier
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Marcel Grosdidier de Matons, son grand-père
Liens externes [modifier]
- Site officiel de Francois Grosdidier
- Sa fiche sur le site de l’Assemblée nationale
- Sa fiche sur le site du Sénat
- Personnalité du Rassemblement pour la République
- Personnalité de l'Union pour un mouvement populaire
- Ancien député de la Moselle
- Conseiller régional de Lorraine
- Maire de la Moselle
- Naissance en 1961
- Naissance à Metz
- Personnalité de l'Union nationale inter-universitaire
- Sénateur de la Moselle
- Député de la XIIIe législature de la Ve République
- Député de la Xe législature de la Ve République
- Député de la XIIe législature de la Ve République