Jean-Louis Missika

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Jean-Louis Missika

alt=Description de l'image Paris de la Recherche - Jean-Louis Missika 2.jpg.
Naissance 6 mars 1951
Alger (Algérie)
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités
Professeur / Conseiller politique

Jean-Louis Missika, né le 6 mars 1951, est un homme de télévision et sociologue français. Il est membre du Conseil de Paris et adjoint (apparenté au groupe PS) au maire de Paris chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, ainsi que de l'université Panthéon-Sorbonne en sciences économiques et philosophie (licence), il a ensuite déposé une « thèse sur travaux »[1].

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Missika débute sa carrière en devenant en 1979 conseiller de Maurice Ulrich et Pierre Desgraupes, présidents-directeurs généraux successifs d’Antenne 2. Il occupera ce poste jusqu'en 1984.

Entre 1985 et 1986, il rejoint l'INA comme directeur de recherche au département de la recherche prospective

À partir de 1986, il devient rédacteur en chef de la revue MédiasPouvoirs.

En 1988 il occupe le poste de chef du Service d’information et de diffusion du Premier ministre Michel Rocard, fonction qu'il exercera jusqu'à la démission de celui-ci en 1991.

Il intègre ensuite la direction générale du Groupe de la Cité (1991-1993) puis de la Sofres comme directeur général adjoint et directeur des activités médias (1993-1995). En 1995 et durant 3 ans, il dirige BVA, avant de créer sa société de consultant médias, JLM Conseil, filiale d'Altedia, et conseiller de Bertrand Delanoë.

Administrateur d'Iliad depuis 2004, il est nommé vice-président de la société en janvier 2007[2]. Il est aussi membre du comité d’investissement en capital risque d’Axa Private Equity (désormais Ardian). Il démissionne de ces deux fonctions en avril 2008 à la suite de son élection comme conseiller de Paris, afin d'éviter un possible conflit d'intérêt.

Carrière professorale[modifier | modifier le code]

Il enseigne en parallèle de son parcours professionnel, depuis 1984, la sociologie des médias à l'Institut d'études politiques de Paris dans le cadre du DEA d'Études politiques et a publié plusieurs essais sur le sujet, plus particulièrement sur la place de la télévision dans la société.

Il réalise une série d'interview d'hommes tel que Raymond Aron ou le cardinal Lustiger[précision nécessaire]. Durant la campagne présidentielle de 2007, il publie un livre avec Denis Bertrand et Alexandre Dézé sur les mutations et les effets de la rhétorique politique des candidats à la présidentielle.

Sa nomination comme professeur au Conservatoire national des Arts et Métiers est annulée à deux reprises pour vices de procédure[3]. Le journaliste auteur de l'article s'étonne par ailleurs que lui ait été accordé un doctorat « sur travaux », procédure habituellement réservées aux auteurs de travaux non-universitaires « remarquables ».

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Avec Bertrand Delanoë[modifier | modifier le code]

Jusqu'alors analyste des stratégies politiques et de la relation aux médias, Jean-Louis Missika s'engage dans l'action politique en 2008. Candidat « d'ouverture » pour Bertrand Delanoë, il est élu conseiller de Paris, Conseiller d'Arrondissement du 12e arrondissement de Paris aux élections municipales de mars 2008, et nommé adjoint au maire de Paris, chargé de l'innovation, de la recherche et des universités en mars 2008.

À ce titre, il est membre de droit des Conseils d'Administration de l'ESPCI ParisTech[4] et de l'EIVP, à la présidence desquels il a été élu.

Jean-Louis Missika est également membre nommé aux conseils d'administration de la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche, de l'Institut Curie, de Chimie ParisTech, de Télécom ParisTech, de l'École des Ingénieurs de la Ville de Paris, de MINES ParisTech, d'AgroParisTech, de l'UPMC, des universités Paris Diderot et Paris Sorbonne, de Cap Digital et de l'AP-HP, et membre élu aux conseils d'administration de Paris Développement et du pôle de compétitivité mondial Medicen Paris Région. Enfin, il est invité permanent du Conseil scientifique de Paris.

Avec Anne Hidalgo[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Missika est codirecteur de la campagne d'Anne Hidalgo avec Rémi Féraud, en vue de l'élection municipale de 2014 à Paris. Il figure sur la liste du 12e arrondissement[5].

À la suite de l'élection de celle-ci, il est nommé, le 5 avril 2014 adjoint au maire chargé de l'urbanisme, de l'architecture, des projets du Grand Paris, du développement économique et de l'attractivité[6].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Essayiste, il a rédigé plusieurs livres sur les médias et la politique.

  • Les Dégâts du progrès. Les travailleurs face au changement technique, Seuil, 1977
  • Les Réseaux pensants. Télécommunication et société, Masson, 1978
  • Informatisation et emploi : menace ou mutation, 1981
  • Raymond Aron, le spectateur engagé, Julliard, 1981
  • La Folle du logis. La télévision dans les sociétés démocratiques, avec Dominique Wolton, Gallimard, 1983
  • Le Choix de Dieu. Entretiens avec Jean-Louis Missika et Dominique Wolton par Jean-Marie Lustiger, Éditions de Fallois, 1987
  • « Médias (influence des) » avec N. Haudegand in Dictionnaire des questions politiques.
  • Les Entreprises publiques de télévision et les Missions de service public, rapport de mission pour le ministre de la Culture et de la Communication (1997)
  • 60 enjeux de la France contemporaine, L'Atelier, 2000
  • L’Économie du câble en France, étude pour l’ART, 2003
  • La Fin de la télévision, Seuil, 2006
  • Parler pour gagner, sémiotique des discours de la campagne présidentielle de 2007, avec Denis Bertrand et Alexandre Dézé, Presses de Sciences Po, 2007.

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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