Jean-Luc Moudenc

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Jean-Luc Moudenc
Jean-Luc Moudenc à Toulouse, en mars 2008.
Jean-Luc Moudenc à Toulouse, en mars 2008.
Fonctions
Maire de Toulouse
En fonction depuis le 4 avril 2014
Prédécesseur Pierre Cohen
6 mai 200421 mars 2008
Prédécesseur Philippe Douste-Blazy
Successeur Pierre Cohen
Député de la 3e circonscription de la Haute-Garonne
20 juin 201210 avril 2014
Élection 17 juin 2012
Prédécesseur Pierre Cohen
Successeur Laurence Arribagé
Biographie
Nom de naissance Jean-Luc Moudenc
Date de naissance 19 juillet 1960 (54 ans)
Lieu de naissance Toulouse (Haute-Garonne)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Diplômé de Université des sciences sociales de Toulouse

Jean-Luc Moudenc, né le 19 juillet 1960 à Toulouse, est un homme politique français. Membre de l'UMP, il est maire de Toulouse depuis 2014, après l'avoir été une première fois de 2004 à 2008. Il a par ailleurs été député de la troisième circonscription de la Haute-Garonne de 2012 à 2014.

Parcours scolaire[modifier | modifier le code]

Son enfance se déroule à Toulouse, il est élève au lycée polyvalent du Mirail-Rive gauche. Son baccalauréat de lettres en poche, il entre à l’Université des Sciences sociales et obtient un DESS en droit du travail et gestion du personnel. Durant ses études, il est président de la mutuelle étudiante SMESO.

Entrée en politique[modifier | modifier le code]

À la fin 1977, Jean-Luc Moudenc s’engage en politique. Il n’a alors que 17 ans lorsqu’il adhère au Centre des démocrates sociaux (CDS). Puis en 2002, il rejoint l’UMP qui fédère les courants d’idées des trois grandes familles de la Droite et du Centre. Il appartient à la tendance centriste et humaniste. En décembre 2010, il prend la présidence de l’UMP de Haute-Garonne[1].

Premiers mandats[modifier | modifier le code]

En 1987, il devient conseiller municipal de Toulouse sur la liste de Dominique Baudis alors maire de Toulouse. Il est chargé des « Relations avec les associations étudiantes »[2].

En 1992, il devient le plus jeune conseiller régional de Midi-Pyrénées sur la liste de Marc Censi. Il lance le « Plan Université 2000 » qui permet la reconversion de l’ex-manufacture des tabacs, les Instituts universitaires professionnalisés de l’Université Paul Sabatier, l’extension de l’Institut national des sciences appliquées (INSA) et l’implantation de l’école d’agriculture. Il participe également à l’élaboration du classement du Canal du Midi à l’Unesco[3].

En 1994, il est élu conseiller général du Canton de Toulouse-9 (qui englobe les quartiers de Sauzelong, du Pont des Demoiselles, de Montaudran et de la Terrasse, ainsi que la commune de Ramonville). Il devient le plus jeune conseiller général de Haute-Garonne. En 2001, il est réélu au conseil général avec 57% des voix et démissionne de son mandat régional.

En 1995, il est réélu sur la liste de Dominique Baudis qui lui confie alors la délégation des déplacements urbains. Il deviendra le président de la Semvat, entité qui gère les transports de l’agglomération toulousaine.

De 1998 à 2001, il est vice-président du SMTC, le Syndicat mixte des transports en commun qui devient ensuite Tisséo, et impulse l’élaboration du Plan de déplacements urbains qui structure le développement des transports de l’agglomération de 2001 à 2012. Il mènera également le projet de création de Ligne B du métro de Toulouse et lancera les travaux de la Ligne T1 du tramway de Toulouse.

En 2001, il devient troisième adjoint chargé des déplacements urbains, de l’urbanisme et supervise plusieurs opérations d’urbanisme comme le Val de Limayrac, les Ponts-Jumeaux, Job, l’avenue de Lombez et impulsera les projets de la Cartoucherie, de Montaudran, de Niel et de Borderouge nord.

Premier mandat de maire de Toulouse[modifier | modifier le code]

Jean-Luc Moudenc à un meeting de Nicolas Sarkozy, en avril 2007.

Le 6 mai 2004, Jean-Luc Moudenc est élu maire de Toulouse, à la suite de la démission de Philippe Douste-Blazy, appelé au gouvernement.

Dans le domaine social il opère un quasi-doublement du Grand projet de ville pour les quartiers en difficulté, avec une priorité à la rénovation scolaire et à la construction de crèches et d’équipements de quartiers. La rue d'Alsace-Lorraine devient piétonne et une plus grande place aux vélos est faite au centre ville[4].

Il instaure la mise à disposition de vélos en libre-service dans tous les quartiers toulousains : Vélô Toulouse[5].

Dans le domaine culturel, il inaugure le muséum d’histoire naturelle rénové, la Cité de l'espace agrandie, la Maison de l’occitanie. En 2007, il initie le déménagement du Parc des expositions et la transformation de l’Île du Ramier en « île aux loisirs » et l’aménagement des berges de la Garonne pour les piétons-cycles.

Au premier tour des municipales de 2008, Jean-Luc Moudenc obtient 42,60% des voix. Au second tour, il réalise un score de 49,58% et perd l'élection[6].

Il devient conseiller municipal, puis conseiller communautaire à la communauté urbaine du Grand Toulouse à partir de février 2009. Il devient le leader de l'opposition municipale sur la ville de Toulouse.

Député de Haute-Garonne[modifier | modifier le code]

En octobre 2011, Jean-Luc Moudenc annonce sa candidature aux élections législatives dans la Troisième circonscription de la Haute-Garonne. Il affronte 12 candidats, dont le maire de Balma, Alain Fillola et François Simon (alliance PS et Verts). Il l’emporte avec 50,41% des voix au second tour face à François Simon[7].

À l’Assemblée nationale, il siège à la Commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire. Il est également vice-président des groupes d’études « industrie aéronautique » ainsi que « villes et banlieues » et il est membre des groupes d’études sur « les langues régionales » et sur « les voies navigables et transports multimodaux/canaux ».

Il est vice-président du groupe d’amitié France-Espagne et secrétaire du groupe d’amitié France-Israël[8].

À la suite de son élection à la mairie de Toulouse, il démissionne de son mandat de député, provoquant ainsi une élection partielle à laquelle Laurence Arribagé, sa suppléante à l'Assemblée nationale, est candidate[9].

Second mandat de maire de Toulouse[modifier | modifier le code]

Il se porte candidat à la mairie de Toulouse en 2014, menant une liste d'union de la droite. En dépit de mauvais sondages, sa liste arrive largement en tête au premier tour, avec 38,2 %, contre 32,3 % pour celle du maire sortant socialiste, Pierre Cohen, auquel il faisait déjà face en 2008. La liste qu'il mène remporte ensuite le second tour avec 52,06 % des voix face à celle de Pierre Cohen, qui en obtient 47,94 %[10]. Toulouse est ainsi la plus grande ville reconquise par la droite. Jean-Luc Moudenc est formellement élu maire le 4 avril, lors de la première réunion du nouveau conseil municipal. Il devient le 24 avril président de la communauté urbaine de Toulouse Métropole[11]. Enfin le 20 mai suivant, il est élu président de l'Association des maires de grandes villes de France, par 46 voix, contre 39 à Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon[12].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]