24 Heures du Mans
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Les 24 Heures du Mans sont une course automobile d'une durée de 24 heures, se déroulant sur un circuit routier, près de la ville du Mans, dans le département de la Sarthe, France. Cette compétition existe depuis 1923.
Sommaire |
[modifier] Introduction
En 1920, l'Automobile Club de l'Ouest œuvre à la réalisation d'une compétition dont le caractère devait contribuer à l'évolution du progrès technique et favoriser l'essor de l'automobile. En 1922, le club annonce la création d'un nouveau type de compétition dans la Sarthe, une épreuve d'endurance. Pendant l'épreuve, des équipages de deux pilotes par voiture se relaieraient jour et nuit.
La première édition, avec trente-trois équipages, se déroule les 26 et 27 mai 1923 sur un circuit près de la ville du Mans dans le département de la Sarthe. Elle fut remportée par André Lagache et René Léonard sur une Chenard & Walcker. Ils couvrirent 128 tours à la moyenne de 92,064 km/h. Aujourd'hui, les « 24 Heures du Mans » ont lieu chaque année en juin. C'est la plus ancienne et la plus prestigieuse des courses d'endurance pour automobile de sport et Sport-Prototypes.
[modifier] Le circuit
La piste, mesurant 13,629 km, emprunte une partie du circuit Bugatti et comporte une grande partie de route nationale. Les passages les plus célèbres sont les virages du Tertre Rouge, Mulsanne, Arnage, Maison Blanche et la ligne droite des Hunaudières, longue de presque 6 km et où les prototypes maintenaient une vitesse de près de 400 km/h pendant une minute (le record de vitesse du circuit est de 405 km/h). Cette portion du circuit a été divisée en trois lignes droites par l'installation de deux chicanes en 1990. Ces chicanes ont pour but de limiter la recherche de la vitesse maximale par des réductions d'appuis aérodynamiques trop importants et de limiter par conséquence les différences de vitesse entre concurrents. L'envol de certains véhicules était dû à la géométrie de la piste avec un changement de plan qui pouvait créer un décrochage aérodynamique suivant leurs configurations et réglages aérodynamiques. La bosse a été aplanie pour l'édition 2001.
Le record de la plus haute vitesse moyenne sur un tour en course appartient à Stéphane Sarrazin sur Peugeot 908 avec un temps de 3’19"394 soit 246,07 km/h de moyenne lors de l'édition 2008.
[modifier] Organisation de la course
Quand Le Mans se met à l'heure de la course, ce ne sont pas seulement 24 heures mais une semaine complète d'évènements. Tout commence avec le pesage des véhicules, sur les Quinconces des Jacobins. Les essais et les qualifications suivent le mercredi et le jeudi. S'en suivent le classic British Welcome dans les faubourgs de la ville, la fameuse parade des pilotes dans le centre ville. Puis, dès le samedi et tout au long du week-end de la compétition, les animations sont nombreuses telle la fête foraine, les concerts, le village, et bien sûr la course.
[modifier] Les directeurs de course
- Charles Faroux : de 1923 à 1956
- Jacques Loste : de 1957 à 1968
- Charles Deutsch : de 1969 à 1980
- Marcel Martin : de 1981 à 2000
- Daniel Poissenot : depuis 2001
[modifier] Différents styles de départ
- Départ arrêté en ligne : 1923 à 1924
- Départ arrêté Le Mans : 1925 à 1969
- Départ arrêté en épi avec pilote à bord : 1970
- Départ lancé : depuis 1971
Le départ des voitures dans le style Le Mans, bien que le plus spectaculaire, les pilotes s'élançant en courant vers leurs voitures placées en épi sur le coté opposé, fut remis en cause en 1968 suite à l'accident de Willy Mairesse dû probablement à une portière mal fermée de sa Ford GT 40. L'année suivante, pour marquer son opposition à ce type de départ, Jacky Ickx traverse la piste en marchant et s'élance en dernier. Cela ne l'empêchera pas de finir premier. En 1970, le départ est légèrement amélioré avec les pilotes déjà à bord des voitures. L'année suivante, le départ voiture arrêtée est définitivement abandonné.
Depuis 1949, le départ est donné par une personnalité, différente chaque année, et non plus par un membre de l'ACO. On peut nommer entre autres 2 présidents de la République Française: en 1949 Vincent Auriol et en 1972 Georges Pompidou, des personnalités du monde du cinéma: en 1971 Steve Mac Queen, en 1996 Alain Delon et en 2003 Luc Besson ou dans le monde sportif: en 1978 Raymond Poulidor, en 1982 Luigi Chinetti et en 2000 Jacky Ickx. En 2008, le départ a même été donné depuis la station spatiale internationale[1].
[modifier] Accidents
Avec les vitesses élevées qui sont associées au Mans, la piste a vu un certain nombre d'accidents ; certains ont été mortels aux pilotes mais aussi aux spectateurs. Le pire moment dans l'histoire du Mans est l'accident survenu durant l'édition du 11 juin 1955 au cours de laquelle plus de 80 spectateurs, ainsi que le pilote Pierre Levegh sont tués par l'envol de la Mercedes 300 SLR de ce dernier. Ce carnage provoque un choc dans le monde des sports automobiles qui conduit à la suppression de beaucoup de courses principales et mineures en 1955, telles que les Grand Prix d'Allemagne et de Suisse, ce dernier pays bannissant même, encore à ce jour, toute compétition motorisée sur circuit sur son territoire. Cet accident a apporté de nouvelles règlementations sur la sécurité des pilotes et des spectateurs dans toutes les catégories de sports motorisés.
En 1986, Jo Gartner se tue au volant d’une Porsche 962C qui s'est brisée sur les barrières de la ligne droite de Mulsanne. Son accident mortel est le plus récent pendant la course elle-même, toutefois il y eut un autre décès en 1997, celui de Sébastien Enjolras sur WR lors des essais préliminaires suite à l'envol de sa voiture qui était retombée sur le rail de sécurité.
Dans un des accidents récents les plus notables, la fatalité frappera de nouveau Mercedes-Benz, bien que sans conséquence mortelle. La CLR Mercedes-Benz qui courait en 1999 souffrait d’instabilité aérodynamique qui transformait ces voitures en avions sous certaines conditions. Après une première alerte le jour des qualifications, où la CLR numéro 4 conduite par Mark Webber décolle de l'avant et s'immobilise le long des rails, Mercedes déclare avoir résolu le problème. Cependant, lors du warm up quelques heures avant la course, la même voiture réparée avec le même pilote reprend un envol et se retrouve sur le toit, puis un nouvel accident se produit en course. La CLR numéro 5 de Peter Dumbreck s’envole à plusieurs mètres de hauteur en tournoyant, passe au-dessus des rails de sécurité et va s’échouer dans les bois plusieurs mètres plus loin. Aucun conducteur n'est sérieusement blessé dans ces trois accidents, mais Mercedes-Benz retire rapidement la voiture restante en course et, par la suite, arrête son programme de développement de voitures de sports prototype.
[modifier] Catégories
Les voitures qui participent à cette épreuve sont réparties en plusieurs catégories.
- Les prototypes :
- LMP1 (anciennement LMP900) (type Audi R10)
- LMP2 (anciennement LMP675) (type Porsche RS Spyder)
- Les Grand Tourisme :
- LMGT1 (type Aston Martin DBR9)
- LMGT2 (type Porsche 911 GT3 RSR)
L'abréviation LM signifie Le Mans.
[modifier] Palmarès
[modifier] Records
[modifier] Victoires par pilote
| Rang | Pilote | Victoires | Année |
|---|---|---|---|
| 1 | 8 | 1997, 2000, 2001, 2002, 2003, 2004, 2005, 2008 | |
| 2 | 6 | 1969, 1975, 1976, 1977, 1981, 1982 | |
| 3= | 5 | 1975, 1981, 1982, 1986, 1987 | |
| 3= | 5 | 2000, 2001, 2002, 2006, 2007 | |
| 3= | 5 | 2000, 2001, 2002, 2006, 2007 | |
| 6= | 4 | 1958, 1960, 1961, 1962 | |
| 6= | 4 | 1972, 1973, 1974, 1984 | |
| 6= | 4 | 1992, 1994, 1995, 1999 |
[modifier] Victoires consécutives par pilote
| Rang | Pilotes | Victoires consécutives |
Années |
|---|---|---|---|
| 1 | 6 | 2000 à 2005 | |
| 2= | 3 | 1928 à 1930 | |
| 2= | 3 | 1960 à 1962 | |
| 2= | 3 | 1972 à 1974 | |
| 2= | 3 | 1975 à 1977 | |
| 2= | 3 | 2000 - 2002 | |
| 2= | 3 | 2000 à 2002 | |
| 2= | 3 | 2005 à 2007 |
[modifier] Victoires par nations
| Rang | Nation | Pilotes vainqueurs |
|---|---|---|
| 1 | 29 | |
| 2 | 26 | |
| 3 | 14 | |
| 4 | 12 | |
| 5 | 11 | |
| 6 | 10 | |
| 7 | 8 | |
| 8 | 3 | |
| 9= | 2 | |
| 9= | 2 | |
| 9= | 2 | |
| 9= | 2 | |
| 9= | 2 | |
| 15= | 1 | |
| 15= | 1 | |
| 15= | 1 | |
| 15= | 1 | |
| 15= | 1 |
[modifier] Victoires par constructeurs
| Rang | Constructeur | Victoire | Année |
|---|---|---|---|
| 1 | 16 | 1970, 1971, 1976, 1977, 1979, 1981, 1982, 1983, 1984, 1985, 1986, 1987, 1994*, 1996*, 1997*, 1998 |
|
| 2 | 9 | 1949, 1954, 1958, 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965 | |
| 3 | 8 | 2000, 2001, 2002, 2004, 2005, 2006, 2007, 2008 | |
| 4 | 7 | 1951, 1953, 1955, 1956, 1957, 1988, 1990 | |
| 5 | 6 | 1924, 1927, 1928, 1929, 1930, 2003 | |
| 6= | 4 | 1931, 1932, 1933, 1934 | |
| 6= | 4 | 1966, 1967, 1968, 1969 | |
| 8 | 3 | 1972, 1973, 1974 | |
| 8= | 3 | 1992, 1993, 2009 | |
| 10= | 2 | 1925, 1926 | |
| 10= | 2 | 1937, 1939 | |
| 12= | 1 | 1923 | |
| 12= | 1 | 1935 | |
| 12= | 1 | 1938 | |
| 12= | 1 | 1950 | |
| 12= | 1 | 1952 | |
| 12= | 1 | 1959 | |
| 12= | 1 | 1975 | |
| 12= | 1 | 1978 | |
| 12= | 1 | 1980 | |
| 12= | 1 | 1989 | |
| 12= | 1 | 1991 | |
| 12= | 1 | 1995 | |
| 12= | 1 | 1999 |
* En 1996 et 1997, Porsche n'était que motoriste de la voiture gagnante, avec un châssis TWR. En 1994, la Dauer 962 GT1 était très largement dérivée de la Porsche 962 Groupe C.
[modifier] Victoires consécutives par constructeurs
| Rang | Constructeur | Victoires consécutives |
Années |
|---|---|---|---|
| 1 | 7 | 1981 - 1987 | |
| 2 | 6 | 1960 - 1965 | |
| 3 | 5 | 2004 - 2008 | |
| 4= | 4 | 1927 - 1930 | |
| 4= | 4 | 1931 - 1934 | |
| 4= | 4 | 1966 - 1969 | |
| 7= | 3 | 1955 - 1957 | |
| 7= | 3 | 1972 - 1974 | |
| 7= | 3 | 1996 - 1998 | |
| 7= | 3 | 2000 - 2002 | |
| 11= | 2 | 1925 - 1926 | |
| 11= | 2 | 1970 - 1971 | |
| 11= | 2 | 1976 - 1977 | |
| 11= | 2 | 1992 - 1993 |
[modifier] Numéros vainqueurs
- Le numéro le plus souvent premier est le 1, neuf fois victorieux en 76 éditions devant le 3 le 4 et le 7 six fois victorieux[3]. Seuls numéros à avoir gagné deux années de suite : le 7 et le 1, à chaque fois le numéro était attribué au même concurrent, voire à la même voiture (même châssis) Porsche 956 n°7 en 1984 et 1985, et TWR Porsche n°7 en 1996 et 1997 avec le Joest Racing, Audi n°1 en 2001 et 2002
| Numéro | Année | Constructeur | Victoires |
|---|---|---|---|
| 1 | 1929 1939 1967 1982 1986 1992 2001 2002 2007 |
9 | |
| 2 | 1937 1966 1978 1988 2008 |
5 | |
| 3 | 1927 1957 1983 1990 1993 2005 |
6 | |
| 4 | 1928 1930 1935 1954 1956 1977 |
6 | |
| 5 | 1925 1950 1959 2004 |
4 | |
| 6 | 1926 1955 1962 1969 |
4 | |
| 7 | 1974 1984 1985 1996 1997 2003 |
6 | |
| 8 | 1924 1932 2000 2006 |
4 | |
| 9 | 1923 1934 1968 2009 |
4 | |
| 10 | 1961 | 1 | |
| 11 | 1933 1960 1973 1975 1981 |
5 | |
| 14 | 1958 | 1 | |
| 15 | 1938 1972 1999 |
3 | |
| 16 | 1931 1980 |
2 | |
| 17 | 1987 | 1 | |
| 18 | 1953 | 1 | |
| 20 | 1951 1964 1976 |
3 | |
| 21 | 1952 1963 1965 |
3 | |
| 22 | 1949 1971 |
2 | |
| 23 | 1970 | 1 | |
| 26 | 1998 | 1 | |
| 36 | 1994 | 1 | |
| 41 | 1979 | 1 | |
| 55 | 1991 | 1 | |
| 59 | 1995 | 1 | |
| 63 | 1989 | 1 |
- Le numéros furent longtemps attribués par ordre décroissant de la cylindrée des voitures, mais ce n'est plus le cas, des « tranches de numérotation » sont réservées aux catégories : 1 à 24 pour les LMP1, 25 à 49 pour les LMP2, 50 à 75 pour les GT1 et 76 à 99 pour les GT2. Il est donc de moins en moins probable que les « gros » numéros sortent.
- Depuis 2006 des Aston Martin GT1 portent les numéros « 007 », « 008 » ou « 009 » en référence à l'agent « 007 » très attaché à cette marque, malgré l'existence des numéros 7 8 ou 9 en LMP1.[4]
- Le plus gros numéro porté au Mans est le 203 de 1987 à 1990
- Le fameux numéro 13 fut au départ en 1923 et 1925 puis absent jusqu'à ce que le constructeur manceau Yves Courage (et lui seul) le reprenne 13 fois de 1983 à 2007. Il réapparait cependant en 2009 sur la Lola-Aston Martin du Speedy Racing Team Sebah.
[modifier] Divers
- Dès la seconde édition, il fut décidé que l'épreuve se déroulerait lors du deuxième week-end de juin, en raison des performances des phares de l'époque. Cette organisation du deuxième week-end de juin a subi des modifications ultérieures, dues davantage à des circonstances extérieures. En 1968, l'épreuve s'est tenue en septembre en raison des événements de mai. En 1998, l'épreuve a eu lieu le premier week-end de juin afin de ne pas se superposer à la Coupe du monde de football organisée en France. Depuis 1998, l'organisation a été assouplie, la course a lieu soit le deuxième, soit le troisième week-end de juin.
- De 1924 à 1928, les véhicules devaient effectuer un certain nombre de tours (20 en 1924) avec la capote fermée
- En 1926, trois La Lorraine B 3-6 aux trois premières places des 24 Heures du Mans avec pour chacune une moyenne supérieure à 100 km/h. Ce fut la première fois que cette moyenne fut franchie.
- En 1930, première participation féminine : Mmes Mareuse et Siko, 7e sur Bugatti 1496 cc
- En 1931, l'Alfa Roméo 8C des anglais Lord Earl Howe en Sir Henry Birkin parcourut pour la première fois plus de 3 000 km en 24 heures.
- Lors de sa victoire en 1950, Louis Rosier disputa pratiquement toute la course en solitaire, ne laissant son fils piloter que durant deux tours. En 1952, Levegh disputant seul la course sur une Talbot-Lago, faillit battre les Mercedes d'usine, abandonnant lors de la dernière heure sur une casse mécanique provoquée par un rétrogradage raté alors qu'il occupait la tête de la course. C'est à la suite de cet exploit que l'écurie Mercedes lui avait proposé un volant d'usine lors de la tragique édition de 1955, l'associant à des pilotes aussi prestigieux que Juan Manuel Fangio, Stirling Moss et Karl Kling.
- En 1953, c'est la limite des 4 000 km en 24 heures qui fut franchie par quatre voitures dont trois Jaguar XK120 C.
- L'édition 1955 fut endeuillée par un grave accident ayant causé 92 morts : 83 sur le site (dont un gendarme sur la piste) et 9 autres dans les jours qui suivirent. Des débris (moteur, train avant et capot) de la Mercedes 300 SLR de Pierre Levegh furent catapultés dans les tribunes de la ligne droite des stands à la suite d'une collision avec l'Austin-Healey de Lance Macklin. La course se poursuivit normalement (à l'exception du retrait volontaire de l'écurie Mercedes). Toutefois cet accident provoqua un important émoi médiatique et eut des conséquences notables sur l'histoire du sport automobile, en entraînant l'interdiction des courses automobiles sur circuit sur le territoire Suisse pendant plus de cinquante ans, et en incitant la firme Mercedes-Benz (dont le retour sportif avait été mal accepté en France, le succès des flèches d'argent d'avant-guerre étant encore associé à la période hitlérienne) à ne plus participer à des compétitions automobiles de haut niveau pendant une trentaine d'années. La course fut par ailleurs remportée par Mike Hawthorn, dont la responsabilité semblait engagée dans l'accident, ce qui déclencha une polémique médiatique contre le pilote britannique. La question des responsabilités de Macklin ou de Hawthorn ne fut jamais clairement élucidée.
- En 1966, la moyenne de 200 km/h pendant 24 heures fut battue par deux Ford MkII. Les deux machines franchirent la ligne d'arrivée en même temps, selon les ordres du team manager qui souhaitait avoir une double-victoire au Mans pour le constructeur américain. Mais le règlement de l'épreuve stipulant que la première place revenait à l'équipage et à la voiture ayant parcouru la plus grande distance durant 24 heures, la victoire fut attribuée à la voiture n°2 car elle s'était qualifiée en 4e position, soit deux rangs plus loin que sa consoeur, et avait donc parcouru une distance légèrement plus importante pendant ces 24 heures.
- L'année suivante, c'est la limite des 5 000 km en 24 heures qui fut franchie par trois voitures : une Ford Mk IV et deux Ferrari 330 P4.
- Jusqu'en 1970, la procédure de départ (reproduite dans de nombreuses autres épreuves d'endurance) imposait aux pilotes de traverser la piste en courant pour rejoindre leur voiture, stationnées en épi sur la ligne de départ. Cette tradition rendait spectaculaire le départ des courses automobiles, mais fut la cause de nombreux accidents, certains pilotes préférant ne pas boucler leur harnais de sécurité afin de figurer parmi les mieux placés à l'issue des premiers tours. Lors de l'édition 1969, Jacky Ickx boycotta cette procédure en traversant la piste en marchant, cela afin de s'élancer délibérément dernier. Cela ne l'empêcha pas de remporter (avec Jackie Oliver) à l'arrachée la course, devant la Porsche 908 de Hans Herrmann et Gérard Larrousse. Ce geste de protestation fut concomitant à un changement du règlement technique de la FIA, qui permettait aux constructeurs d'aligner des prototypes de 5 litres de cylindrées, surpuissants (leurs performances étaient supérieures à celles des F1 de la même époque), mais dont l'engagement exigeait une réflexion approfondie et commune à l'ensemble des sports mécaniques, sur le degré de professionnalisme avec lequel la sécurité des pilotes et des spectateurs était prise en compte. L'impact du geste de Ickx fut d'autant plus légitime que, cette même année, le départ de la course fut précisément le théâtre d'un accident coûtant la vie au pilote britannique John Woolfe, qui pilotait la toute nouvelle Porsche 917, voiture emblématique de cette époque.
- L'édition 1970 a servi de sujet et de cadre au tournage du film Le Mans avec Steve McQueen.
- Le record absolu de l'épreuve (en termes de distance parcourue) fut réalisé au cours de l'édition 1971 par Helmut Marko et Gijs van Lennep, avec 5 335,313 km (soit 222,304 km/h de moyenne) sur une Porsche 917. Il demeure difficile à battre du fait de l'installation de chicanes (pour des raisons de sécurité) dans la ligne des droites des Hunaudières en 1990.
- Graham Hill, vainqueur sur Matra en 1972, est à ce jour le seul pilote à avoir remporté les trois compétitions automobiles considérées comme les plus prestigieuses (triple couronne) : le Grand Prix automobile de Monaco de Formule 1, le Mans et les 500 Miles d'Indianapolis. Mario Andretti, détenteur d'un titre de champion du monde de Formule 1, et également vainqueur à Indianapolis, a lui aussi disputé le Mans à plusieurs reprises, mais n'a pas pû se classer mieux que troisième (avec son fils Michael sur Porsche 956 en 1983) et deuxième (sur Courage-Porsche en 1995). En 2007 et 2008 Jacques Villeneuve tenta, sans succès, de rejoindre Graham Hill (à noter cependant que si Villeneuve fut champion du monde de F1, il ne gagna jamais à Monaco) au volant d'une Peugeot 908.
- L'édition 1979 a vu l'acteur Paul Newman se classer deuxième.
- Jean Rondeau est le seul pilote à s'être à ce jour imposé au Mans (victoire en 1980, associé à Jean-Pierre Jaussaud) sur une voiture de sa conception (Groupe VI : Distance parcourue : 4 608 km à la moyenne de 192 km/h).
- En 1985, l'écurie privée Joest alignant une Porsche 956 « client » réussit l'exploit de devancer à la régulière les voitures engagées par l'usine.
- Roger Dorchy réalise la vitesse record de 405 km/h en course sur la ligne droite des Hunaudières en 1988 avec une W.M Peugeot.
- Mazda, avec un moteur rotatif, devient le premier constructeur japonais victorieux en 1991.
- En 1992 et 1993, Peugeot remporte l'épreuve avec sa 905 au terme d'une lutte avec Toyota. 1er et troisième en 1992, la marque réalise un triplé historique en 1993, ce fut la dernière victoire d'une écurie française avant 2009 où Peugeot l'emporte avec un doublé de Peugeot 908
- Michael Schumacher participe à l'édition 1991, peu de temps avant le début de sa carrière en F1. Il signe à cette occasion une prestation très convaincante : 5e sur Sauber-Mercedes (avec Karl Wendlinger et Fritz Kreutzpointer), et détenteur du meilleur tour en course sur le circuit de l'époque.
- L'édition 1999 fut marquée par l'envol des deux Mercedes CLR du team AMG, au niveau de la courbe rapide précédant le virage d'Indianapolis et de la ligne droite des Hunaudières suite à un manque de stabilisateurs pour la première et à une perte de l'un des stabilisateurs lors d'une touchette avec une Porsche 911 GT2 (ancienne appellation) pour la deuxième.
- Parmi les pilotes les plus malchanceux ayant participé à l'épreuve figure certainement Bob Wollek (disparu en 2001) : quadruple vainqueur des 24 heures de Daytona, vainqueur des 12 heures de Sebring, il est monté sept fois sur le podium sans jamais figurer parmi les vainqueurs de l'épreuve mancelle.
- L'édition 2002 a servi en partie de sujet et de cadre au tournage du film Michel Vaillant avec Sagamore Stévenin.
- Le 13 décembre 2005, Audi présente l' R10, équipée d'un moteur diesel, qui effectue ses débuts au Mans à l'occasion de l'édition 2006. Aidée par sa faible consommation et son couple énorme, c'est une vitrine pour introduire en masse la technologie diesel sur le premier marché automobile au monde, les États-Unis, au moment où la norme imposera une faible teneur en soufre.
- La coutume veut que la piste soit envahie par les spectateurs lors du podium final. Les écuries automobiles retirent alors tout ce qui peut être pris comme souvenirs (panneaux indiquant le numéro et le nom de la voiture…).
- L'édition 2005 fut particulièrement chaude, un mécanicien d'une Aston Martin DBR-9 dut utiliser un extincteur pour refroidir l'habitacle de la voiture. En 2004, année également chaude, les thermomètres installés dans les Chevrolet Corvette affichaient 62°C au moment du départ. En 2005, les ingénieurs américains ont utilisé des feuilles d'aluminium pour protéger les deux véhicules des rayons du soleil. Depuis l'édition 2009, la climatisation est obligatoire dans les voitures fermées.
- Audi place pour la première fois un moteur diesel sur le podium des 24 Heures avec ses deux R10 TDI qui finissent en 1re et troisième positions de l'édition 2006.
- Quinze éditions consécutives (1994 à 2008) ont été remportées par une voiture disposant d'un moteur allemand (neuf fois Audi, quatre fois Porsche et deux fois BMW) ; la Bentley anglaise victorieuse en 2003 avait un moteur dérivé du moteur Audi de la R8 et la Mclaren de 1995 un moteur BMW.
- Les douze dernières éditions furent remportées par des voitures équipées de pneus Michelin.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Notes et références
- ↑ Une procédure de départ de la course extraordinaire - Le Mans Sarthe Wright, 14 Juin 2008
- ↑ Cf. l'article sur son fondateur Adrien de Turckheim
- ↑ Le guide Information presse - Media guide, édité par l'Automobile Club de l'Ouest, Département communication
- ↑ Base de données du palmarès des 24 Heures du Mans - Site officiel
[modifier] Lien externe
- (fr) (en) (ja) Site officiel des 24 Heures du Mans
- (fr) (es) (en) (pt) Toutes les voitures des vainqueurs des 24 Heures du Mans à l'échelle 1/43