Bugatti Type 57

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Bugatti Type 57
Bugatti Type 57
Bugatti Type 57 Atalante de 1936

Marque Drapeau : France Bugatti
Années de production 19341939
Production 685[1] exemplaires
Classe Berline
Usine(s) d’assemblage Molsheim, France
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 8 cylindres en ligne avec double arbres à cames en tête[1]
Position du moteur Longitudinal avant
Cylindrée 3 287[1] cm3
Puissance maximale 140 - 220 ch
Couple maximal 135 : 5 000 Nm
Transmission entrainement mécanique
Boîte de vitesses Manuelle 4 vitesses
Poids et performances
Poids à vide 950[1] kg
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé - Cabriolet - Roadster
Châssis Châssis tubulaire en acier
Suspensions
  • Arbres rigide, ressort elliptique 1/2
  • Arbre rigide, ressort elliptique 1/4 renversé
Freins Freins à tambour avec câble de commande
Dimensions
Longueur 3 300 mm
Largeur 1 350 mm
Empattement 3 300 mm
Voies  AV/AR 135 mm  / 135 mm
Chronologie des modèles
Précédent Bugatti Type 49 Bugatti Type 101 Suivant
Bugatti Type 57C Berline Galibier de 1939
Bugatti Type 57 SC Atalante de 1938

La Bugatti Type 57 est un des modèles les plus importants dans l’histoire de Bugatti commercialisée entre mars 1934 à mai 1940. Il existe deux versions de la Bugatti Type 57:

  • La Bugatti Type 57 déclinée en de nombreuses carrosseries de prestiges : Galibier, Ventoux, Stelvio, Atalante, Aérolithe et Atlantic. Elle fut victorieuse avec la version 57G tank aux 24 Heures du Mans en 1937 et en 1939 dotée d'un compresseur.
  • La Bugatti Type 57S (Sport), déclinée en coupé Atlantic, coupé Atalante (noter les différences avec l’Atalante sur châssis 57) et cabriolet Aravis qui peut être considéré comme un modèle à lui tout seul.

Historique[modifier | modifier le code]

  • 1936 : remplacement du carburateur Bugatti par un carburateur double-corps Stromberg, châssis renforcé, moteur monté sur silent bloc en caoutchouc, amortisseurs De Ram en option, changement de style du tableau de bord, collecteur d'échappement à sortie vers l'arrière.
  • 1937 : apparition de la T57C à compresseur de 160 ch et d'une version encore plus puissante, la T57S (sport) de 180 ch à châssis court et surbaissé, reconnaissable à son radiateur en coupe-vent. La 57SC, version à compresseur de la 57S, développe 200 ch.
  • 1938 : montage d'amortisseurs télescopiques Allinquant et freins à commande hydraulique.

Type 57[modifier | modifier le code]

La Bugatti Type 57 est présentée au mondial de l'automobile de Paris en octobre 1933 et remplace la Bugatti Type 49.

Elle utilise un châssis conventionnel de type Bugatti Type 49, mais sa mécanique est plus moderne avec un moteur 8 cylindres en ligne de 3 257 cm3 à double arbre à cames en tête de 135 ch à 4 500 tr/min (140 ch à partir de 1935), pour 155 km/h, formant un bloc avec l'embrayage et la boîte, le tout faisant office d'entretoise de châssis.

Les Type 57 et déclinaisons sont vendues avec des carrosseries d’usine dessinées et produites sous la direction de Jean Bugatti, ou par des carrossiers indépendants comme le colmarien Gangloff, qui travaillait en étroite collaboration avec Bugatti :

  • Berline Galibier : l'originale sans montant central
  • Coach Ventoux
  • Cabriolet Stelvio
  • Coupé Atalante
  • Prototype Aérolithe : exemplaire unique sur la base du châssis Type 57 normal, dessiné et réalisé par Jean Bugatti.

Type 57T[modifier | modifier le code]

Bugatti 57T Tourer de 1935

La Bugatti Type 57T est une version améliorée de la version de base de la Type 57. Elle est capable d'atteindre les 185 km/h.

Type 57C[modifier | modifier le code]

En 1937, Bugatti crée une version pour la course automobile. La version Bugatti Type 57C dotée d'un compresseur pour une puissance de 160 ch et pouvant atteindre 175 km/h. Environ 750 voitures seront produites.

Type 57G - 24 Heures du Mans[modifier | modifier le code]

  • Carrossée en « Tank », elle gagne les 24 Heures du Mans en 1937 et de 1939. La première Type 57G était basée sur un châssis de Type 59 avec un moteur de Type 57 non compressé. Elle fit son entrée avec trois voitures au Grand Prix de France de 1936 où Wimille/Sommer gagna et les deux autres furent placées sixième et treizième. À Reims, Wimille gagna encore, les deux autres arrivèrent second et quatrième. Beaucoup de records de vitesse en classe C furent atteints par la Type 57G en 1936, incluant le record de vitesse moyenne à l'heure s'établissant à 218 km/h et les 24 heures à 199 km/h.
  • En 1937, la Type 57G gagna les 24 heures du Mans avec un nouveau record de moyenne à 137 km/h. La voiture fut améliorée et devint la Type 57S45. Elle fut produite pour la saison 1937. Elle avait le moteur compressé du Type 50B.
  • Finalement, en 1939, une troisième version, avec le moteur de la Type 57C compressé fut construit. Cette machine gagna cette année-là Le Mans. Ce fut la dernière victoire pour Bugatti. Jean Bugatti rencontra la mort en testant la voiture victorieuse du Mans en août 1939, sortant de la route en voulant éviter un cycliste.

Palmarès global[modifier | modifier le code]

1935 : Grand Critérium international de tourisme Paris-Nice avec la T57 torpedo (tourer) 8 cylindres 3.2L. (vainqueur Gaston Descollas).
1935 : Rallye des Alpes françaises toujours avec G. Descollas.
1936 : Grand Prix de l'ACF, Grand Prix de la Marne et Grand Prix du Comminges (Jean-Pierre Wimille, Type 57G).
1937 : Victoire absolue aux 24 Heures du Mans de la Type 57G carrossée en tank de Roger Labric, pilotée par Jean-Pierre Wimille et Robert Benoist.
1937 : Grand Prix de Pau, Grand Prix de Bône, et Grand Prix de la Marne (Jean-Pierre Wimille, Type 57G).
1939 : Victoire absolue aux 24 Heures du Mans de la Type 57C à compresseur carrossée en tank de Jean-Pierre Wimille, pilotée par Jean-Pierre Wimille et Pierre Veyron.
1939 : Grand Prix du Centenaire Luxembourg (Jean-Pierre Wimille, Type 57S45).

Type 57S (Surbaissé)[modifier | modifier le code]

Type 57SC Atlantic de 1938
Type 57SC Gangloff Roadster

En 1937, châssis surbaissé et raccourci de 3.30 à 2,98 m pour un poids de 950 kg, l’essieu AR passe à travers les longerons, et avec moteur plus puissant. Exclusive et chère, habillée de carrosseries élégantes et sportives à 2 places, reconnaissable à son radiateur en coupe-vent, la T57S est sans doute la voiture qui illustre le mieux le concept de « grand tourisme rapide ». La 57S a une suspension indépendante à l'avant. Elle n'a été produite qu'à 43 exemplaires. Moteur de 180 ch pour une vitesse de plus de 200 km/h, déclinée en 3 carrosseries :

  • Coupé Atlantic : sur base Aérolithe et châssis Type 57S, produite à 3 exemplaires[2].
  • Coupé Atalante (noter les différences avec l'Atalante sur châssis 57) produite à 17 exemplaires.
  • Cabriolet Aravis : 19 exemplaires.

Type 57SC[modifier | modifier le code]

Type 57 SC Atalante

La Type 57 SC, pour SuperCharged, est une Type 57S avec un compresseur qui fait monter la puissance de 175 ch (150 kW) à 200 ch (150 kW). La Bugatti Type 57SC carrossée par Gangloff et Atalante. Seuls trois exemplaires de la Type 57 SC ont été construits, mais la plupart des possesseurs de la Type 57S ont fait équiper leurs exemplaires du fameux compresseur. La voiture arrive à 190 km/h.

La cote[modifier | modifier le code]

  • Une Bugatti 57 C Atalante carrossée par Gangloff en 1938, modèle à restaurer, a été adjugée aux enchères début juin 2007, durant le traditionnel concours d'élégance de Greenwich dans le Connecticut pour 852 500 dollars (estimation 300/400 000 dollars).
  • Une Bugatti 57 S Atalante coupé de 1937 a été adjugée aux enchères le 7 février 2009, durant la vente aux enchères organisée par Bonhams dans le cadre du salon Rétromobile, à Paris pour 3 417 500 euros. Ce modèle, à restaurer, avait pour premier propriétaire Francis Curzon, pilote plus connu sous le nom de Earl Howe, et a été découvert en 2008 dans un garage privé de Newcastle, en Angleterre[3].
  • Une Bugatti 57SC a été adjugée entre 30 et 40 millions de dollars US en 2010, ce qui constitue le record du prix d'une voiture. Anciennement propriété du collectionneur Peter D Williamson, cette Type 57SC est l'un des 3 exemplaires existant dans le monde.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d http://www.bugatti.com/en/tradition/bugatti-models/t57.html
  2. Jean-Paul Thevenet et Peter Vann, Berlinettes, coupés d'hier et d'aujourd'hui, EPA (ISBN 2-85120-252-2[à vérifier : isbn invalide])
  3. Car worth £3m is found in garage

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]