Joest Racing

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Joest Racing
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Localisation Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau de l'Allemagne Reinhold Joest
Directeur Drapeau de l'Autriche Wolfgang Ullrich
Directeur technique Drapeau de l'Allemagne Jörg Zander
Pilotes Drapeau : Allemagne André Lotterer
Drapeau : Suisse Marcel Fässler
Drapeau : France Benoit Treluyer
Drapeau : Brésil Lucas di Grassi
Drapeau : France Loïc Duval
Drapeau : Royaume-Uni Oliver Jarvis
Drapeau : Portugal Filipe Albuquerque
Drapeau : Italie Marco Bonanomi
Drapeau : Allemagne René Rast
Pilotes essayeurs Drapeau : Allemagne Mike Rockenfeller
Caractéristiques techniques
Châssis Audi R18 e-tron quattro
Moteurs TDI (hybrid-électrique)
Pneumatiques Michelin
Résultats

Le Joest Racing (actuellement Audi Sport Team Joest) est une écurie automobile fondée en 1978. Les locaux de l'écurie se trouvent à Wald-Michelbach en Allemagne. Depuis 1984, le Joest Racing a remporté de nombreuses courses en endurance avec différentes marques, dont 13 fois les 24 heures du Mans. Son fondateur, Reinhold Joest est un ancien pilote de Sport-Prototypes qui a notamment remporté les 24 Heures de Daytona en 1980 et a terminé deuxième des 24 Heures du Mans la même année avec Jacky Ickx.

La fondation et premiers succès[modifier | modifier le code]

Reinhold Joest décide de fonder sa propre équipe après avoir terminé troisième des 24 Heures du Mans 1978 sur une Porsche 935. La première voiture qu'il aligne en compétition est une Porsche 908/3 dans le championnat d'Europe des voitures de sport. Il remportera lui-même cette compétition. L'année suivante, l'équipe s'engage dans le championnat du monde des voitures de sport où les premiers succès ne seront pas long à venir. Avec la 908/3, l'équipe remportera les 6 heures de Dijon et les 6 heures de Brands Hatch.

Les deux premières grandes victoires du Joest Racing arrive en 1980 puisque cette année-là, Reinhold Joest remporte avec Rolf Stommelen les 24 Heures de Daytona ainsi que les 1 000 km du Nürburgring sur le célèbre Nordschleife.

En 1982, Reinhold Joest décide de mettre un terme à sa carrière de pilote pour se concentrer uniquement sur le management de son équipe. L'équipe décide alors de recruter Bob Wollek. Ce dernier remporte au volant d'une Porsche 936 le Deutsche Rennsport Meisterschaft en 1982 et 1983. En 1983, l'équipe décide d'engager deux Porsche 956 pour le Mans ainsi qu'une 936 dotée d'un toit, qui permettra notamment à l'équipe d'être admise dans le Groupe C. Le Joest Racing y réalisera une bonne performance puisqu'elle se classera quatrième, derrière deux Porsche d'usine ainsi que le Kremer Racing. La même année, les Porsche du Joest Racing devance cette fois les Prototype 956 d'usine lors de la manche d'ouverture du WSC à Monza. En fin d'année, l'équipe parviendra à s'imposer en ESC, Porsche Cup ainsi qu'en DRM.

Les premiers succès au Mans[modifier | modifier le code]

Aux 24 Heures du Mans 1984, le Joest Racing remporte la première de ses neuf victoires au Mans, en l’absence de l’écurie d’usine de Porsche, avec Klaus Ludwig et Henri Pescarolo au volant d’une Porsche 956. La même année, l'équipe parvient à s'imposer aux 24 Heures de Daytona. En 1985, le Joest Racing devient la deuxième équipe après JW en 1968 et 1969 à remporter une deuxième victoire consécutive sur le même châssis. Il s’agissait du châssis Porsche 956 numéro 117. Ludwig était alors accompagné de l'italien Paolo Barilla et du pilote homme d'affaires allemand Louis Krages. En 1986, après notamment une troisième place au Mans, les Joest Racing parvient à monter plusieurs fois sur la plus haute marche du podium en WSC au Norisring ainsi qu'au Mont Fuji, devant les Porsche 962 d'usine.

La Porsche 962 qu'ils utilisèrent dans le Championnat IMSA GT.

Après avoir abandonné à la suite de problèmes de moteur aux 24 Heures du Mans 1987, et en abandonnant le titre en Porsche Cup, l'équipe termine troisième au Mans en 1988 et remporte à nouveau la Porsche Cup.

En 1989, la FIA introduit un nouveau règlement moteur pour le Groupe C. Il s’agit du moteur de 3,5 litres, déjà présent en Formule 1. Le poids des voitures comme les Porsche 962 du Joest Racing sont augmentés. L'équipe parviendra malgré tout à remporter les 6 heures de Dijon, à terminer deuxième du WSC ainsi que troisième des 24 Heures du Mans.

Porsche décidera de désigner le Joest Racing comme son équipe d'usine en 1990 avec trois Porsche 962. Mais malgré cette reconnaissance de Porsche, la saison sera décevante car son meilleur résultat sera une 4e place à Silverstone et au Mans. L’équipe décida de participer en parallèle au nouveau championnat IMSA GT qui commençait en 1990.

En 1991, l’équipe remporta les 24 Heures de Daytona avec Bob Wollek, Henri Pescarolo et Louis Krages. La Porsche Cup revient une nouvelle fois à Joest en fin de saison. Mais avec la montée en puissance des écuries d'usine de Nissan, Jaguar et autre Toyota, les Porsche du Joest Racing connurent une période de non-succès. Après une troisième place au 12 Heures de Sebring en 1992, l'équipe remportera une huitième fois la Porsche Cup. La dernière victoire dans le championnat IMSA de cette équipe eu lieu à Road America en 1993.

Le Joest Racing et Opel[modifier | modifier le code]

En fin ce saison, le Team commença une nouvelle histoire en développant et faisant courir les Opel Calibra en DTM. La nouvelle Opel fait son apparition pour la dernière manche de l'année 1993 à Hockenheim. À son volant, Keke Rosberg marque les 1er points de l'équipe. Ils remportèrent l’ITR Gold Cup à Donington Park en 1994 avec Manuel Reuter au volant. Ils remportèrent également en 1996 le nouveau championnat International ITC qui succéda provisoirement au DTM, toujours avec Opel. Pour la saison 1994, Manuel Reuter, Keke Rosberg et Louis Krages sont désignés comme pilote pour cette année. Malgré une saison globalement mauvaise, Manuel Reuter va mener à Donington l'Opel à sa 1re victoire. La saison 1995 est à peu près la même qu'en 1994 mais sans victoires. Seul Reuter terminera 2 fois sur un podium. Mais en 1996, le DTM a subi un gros changement. La volonté d'internationaliser cette série à conduit à la création de l'ITC. Et cette année la, Manuel Reuter parvient à remporter le sacre devant les Mercedes.

Le retour au Mans[modifier | modifier le code]

Le chassis Porsche WSC-95 préparé pour les 24 Heures du Mans 1998.

À la fin de l'année 1995, Porsche décida de faire préparer ses voitures par Tom Walkinshaw pour courir aux 24 Heures de Daytona 1996. La Porsche WSC-95 fut dessinée à partir de la Jaguar XJR-14. Le principal changement était le retrait du toit. Mais en raison d'un changement de règlement, le prototype fut abandonné. En 1996, Porsche décida de le reprendre et le confia de nouveau aux hommes du Joest Racing. Ils mirent au point la WSC-95 pour courir au 24 Heures du Mans.

L'équipe remporta la course de 1996 avec Davy Jones, Manuel Reuter et Alexander Wurz devant les deux Porsche GT1 d'usine. L'équipe revint en 1997 et remporta un deuxième succès consécutif avec la même voiture avec cette fois-ci à son volant, Michele Alboreto, Stefan Johansson et Tom Kristensen. Cette année-là, l'équipe n'avait à son programme que les 24 Heures du Mans, du fait de l'arrêt de l'ITC pour des raisons de coût trop élevés. Tout comme dans les années 1980 avec la 956, le Team Joest visait une troisième victoire consécutive en 1998. Mais cette fois-ci, pendant qu'une Porsche GT1 officielle remportait la victoire, les Porsche du Joest Racing ne terminèrent pas la course. L'équipe termina malgré tout à la deuxième place à Road Atlanta.

Audi Sport Team Joest[modifier | modifier le code]

Le prototype R8 du Team Joest, vainqueur trois fois de suite des 24 Heures du Mans.

Après une longue histoire avec Porsche, le Joest Racing entre dans une nouvelle ère, en signant un contrat en 1998 avec Audi pour développer les nouvelles voitures pour les 24 Heures du Mans 1999. Audi, non certain de la meilleure option à suivre décide de préparer deux projets parallèlement. Tout d'abord la R8C, un prototype fermé, est développé par le Racing Technology Norfolk. Mais, alors que celui-ci ne parvient pas à fonctionner correctement, le Joest Racing prépare le prototype ouvert R8R, qui parvient, lui, à terminer 3e et 4e en 1999 derrière une Toyota et une BMW.

Après cette première participation, Audi choisit de développer la R8 avec le Joest Racing et commence une longue période de succès.

En 2000, Audi s'engage en ALMS, et débute pour la première fois avec la R8 au 12H00 de Sebring. Audi réalise le doublé devant les deux BMW V12 LMR officielles. Audi remporte 10 des 12 courses du calendriers de l'American Le Mans Series. Au Mans, Audi réalise un triplé assez facile par le manque de concurrence, notamment BMW qui a préféré ne pas défendre sa couronne cette année là.

Entre 2001 et 2002, la R8 remporte deux fois de suite les 24 Heures du Mans avec à son volant Tom Kristensen, Frank Biela et Emanuele Pirro ainsi que l'ALMS 2001 et 2002.

Bentley Speed 8

En 2003, le Joest Racing est de nouveau choisi par le groupe Audi pour reprendre le développement de la Bentley Speed 8 pour une année. La Bentley remporte l'édition 2003 et réalise un doublé facile avec à son volant Tom Kristensen, Rinaldo Capello et Guy Smith. La voiture est construite sur les bases de la R8C de 1999. La Bentley a également participé au 12H00 de Sebring avec une 3e et 4e place.

Le Team Joest était officiellement présent cette année là avec le Infineon Team Joest et la Audi R8 avec comme pilote Frank Biela et Marco Werner. L'équipe a remporté l'ALMS 2003 avec comme principal concurrent le Champion Racing ADT.

En 2004, le Joest Racing retourne en DTM, toujours avec Audi, en travaillant avec le Team Abt, mais les résultats seront très décevants avec notamment Emanuele Pirro et Frank Biela. Tout comme en 2005, le partenariat entre Joest et le team Abt pour Audi ne porte pas ses fruits.

Le Joest Racing revient au Mans pour développer la R10 à moteur Diesel pour la saison 2006, ce qui sera un grand succès, car elle remporte l'épreuve avec Frank Biela, Marco Werner ainsi que Emanuele Pirro. Le Audi Sport North America filiale du Team Joest remporte l'ALMS en 2006.

Audi R10 TDI

En 2007 Audi utilise toujours la R10 TDI et remporte les 24H00 du Mans ou la première confrontation avec Peugeot a eu lieu. La R10 TDI remporte l'American Le Mans Series 2007 et termine 2e derrière Peugeot du Le Mans Series 2007. En 2008 et pour la dernière année de la R10 TDI, Audi remporte l'ALMS, les 24H00 du Mans et le Le Mans Series.

Audi R15

Lorsque Audi décide de développer le nouveau prototype R15 pour 2009, après une victoire au 12H00 de Sebring face à Peugeot, la Audi R15 n'est pas au niveau et ne remportera qu'une seule course en 2009. Le Team Joest ne remporte pas les 24H00 du Mans 2009 et se contente d'une 3e place.

Le triplé Audi en 2010

En 2010, de grosses évolutions sont faites sur la R15, devenant la R15+ TDI. L'équipe termine 2e de l'ILMS 2010 mais remporte les 24H00 du Mans 2010 par un triplé miraculeux, qui a vu les 4 Peugeot 908 HDI FAP nettement au dessus des R15 abandonner les unes après les autres.

En 2011, Audi abandonne le prototype ''ouvert'' et passe à un prototype ''fermé'' pour un meilleur aérodynamisme. La R18 TDI remporte les 24H00 du Mans 2011 ou 2 des 3 Audi ont été détruites dans un accrochage avec une GT. À part au Mans où Audi était au dessus, la R18 a souffert face à la Peugeot 908 comme les années précédentes.

Audi R18 e-tron quattro

En 2012, alors que l'endurance va connaître une bagarre à trois avec Toyota, Peugeot et Audi tous équipés d'un système hybride. La firme française décide de se retirer. La R18 TDI remporte les 12H00 de Sebring et les 6H00 de SPA, ou la R18 e-tron quattro a fait ses débuts. Au Mans, durant les premières heures, Toyota et Audi vont se rendre coup pour coup, mais l'abandon des deux Toyota avant la nuit va laisser une lutte entre les 4 Audi R18, deux diesels, et deux diesels hybride. C'est finalement un doublé des Audi R18 e-tron quattro et une 3e et 5e place de la R18 classique après la course. Audi remporte le WEC, nouveau championnat du monde d'endurance.

En 2013, Audi va survoler le championnat du monde d'endurance et les 24H00 du Mans de nouveau avec la R18 e-tron quattro face à Toyota.

En 2014, l'équipe réalise un doublé au Mans grâce à l'Audi R18 e-tron quattro, modèle hybride similaire à celui déjà victorieux sur le même circuit en 2012 et 2013. L'équipe ne conserve pas son titre et termine deuxième du WEC derrière Toyota mais devant Porsche.

En 2015, Audi aligne toujours 3 voitures au Mans et 2 en WEC ou sera également présent Nissan, Porsche et Toyota.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Date Championnat Epreuve Pilotes
2 et IMSA 24 Heures de Daytona Joest-Stommelen
4 et IMSA 24 Heures de Daytona Pescarolo-Ludwig
16 et WSC 24 Heures du Mans Pescarolo-Ludwig
15 et WSC 24 Heures du Mans Ludwig-Barilla-Krages
2 et IMSA 24 Heures de Daytona Pescarolo-Krages-Wollek
15 et - 24 Heures du Mans Wurz-Jones-Reuter
14 et - 24 Heures du Mans Kristensen-Alboreto-Johansson
ALMS 12 Heures de Sebring Biela-Kristensen-Pirro
17 et - 24 Heures du Mans Kristensen-Biela-Pirro
ALMS Petit Le Mans Alboreto-Capello-McNish
ALMS 12 Heures de Sebring Capello-Aïello-Alboreto
16 et - 24 Heures du Mans Kristensen-Biela-Pirro
ALMS Petit Le Mans Frank Biela-Emanuele Pirro
ALMS 12 Heures de Sebring Capello-Pescatori-Herbert
15 et - 24 Heures du Mans Kristensen-Biela-Pirro
ALMS Petit Le Mans Kristensen-Capello
ALMS 12 Heures de Sebring Biela-Werner-Peter
17 et - 24 Heures du Mans Biela-Werner-Pirro
16 et - 24 Heures du Mans Biela-Werner-Pirro
LMS 1 000 km de Silverstone McNish-Capello
ALMS 12 Heures de Sebring Kristensen-McNish-Capello
12 et - 24 Heures du Mans Dumas-Bernhard-Rockenfeller
11 et - 24 Heures du Mans Fässler-Lotterer-Tréluyer
16 et WEC 24 Heures du Mans Fässler-Lotterer-Tréluyer
22 et WEC 24 Heures du Mans Kristensen-McNish-Duval
14 et WEC 24 Heures du Mans Fässler-Lotterer-Tréluyer