Salmson

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Société des Moteurs Salmson

Création 1913
Disparition 1962
Fondateurs Émile Salmson
Personnages clés Jacques Bernard, Emile Petit
Siège social Drapeau de France Boulogne-Billancourt (France)
Activité Aéronautique
Automobile
Hydraulique
Produits Moteurs
Avions
Véhicules sport et luxe
Pompes

La Société des Moteurs Salmson est un ancien constructeur aéronautique français de moteurs et d'avions.

À partir de 1919, il se lance dans la fabrication d'automobiles, d'abord des cyclecars (3 roues) puis des voitures à double arbre à cames en tête ensuite.

Histoire[modifier | modifier le code]

La marque tient son nom d'Émile Salmson (1859-1917), fils de Jean-Jules Salmson et petit-fils de Jean-Baptiste Salmson, d'origine suédoise, qui ouvre vers 1890 un atelier spécialisé dans le domaine des pompes et des machines à vapeur.

Moteur d'avion Salmson à sept cylindres en étoile refroidi par eau.
Salmson Grand Sport - Grand Prix 1927 (Lars-Göran Lindgren).

Il se développe ensuite dans l'aéronautique en fabriquant à partir de 1909 le moteur d'avion Canton-Unné à sept cylindres en étoile monté par Breguet et Voisin[1].

Début 1913, la Société des Moteurs Salmson (SMS) est créée. Fin 1915, vole le premier aéroplane de la marque. La même année il s'associe avec l'ingénieur René Moineau en créant le Salmson-Moineau, biplan biplace qui équipera l'armée française pour des escadrilles de reconnaissance.

Pendant la Première Guerre mondiale, la SMS construit des moteurs d'avion, des biplans Sal. 2A2, des magnétos, des machines-outils et des machines à bois.

La paix revenue, une partie de l'activité se reconvertit dans la fabrication sous licence du cyclecar anglais G.N. (Godfrey et Nash) lancé pour le Salon de Paris 1919.

Deux ans plus tard, le type AL utilise un moteur à double arbre à cames en tête sur la version GS (Grand Sport). Fortement modifiée (GSS, GSC et GS-GP), celle-ci remportera de nombreuses courses dans sa catégorie, notamment le Bol d'or[2] (1923), les 24 Heures du Mans (1926, 1927, 1928) et les 200 Milles de Brooklands (1922, 1923, 1924, 1925).

À l'automne 1921, la croix de Saint-André devient l'emblème de la marque. Fin 1922, la SMS lance sa première voiture, la 10 HP type D munie d'un moteur à double arbre à cames en tête remplacée par la S4 au Salon de Paris 1929. À partir de 1933, des moteurs d'avions à cylindres disposés en ligne et en V sont fabriqués.

À l'automne 1934, la S4-D possède désormais une calandre inclinée, des roues avant indépendantes, une direction à crémaillère et une boîte de vitesses électromagnétique Cotal à quatre rapports en série. Au printemps 1936, apparaît l'avion de tourisme « Cri-Cri ».

La crise de 1929, l'augmentation du coût du travail, les bombardements alliés du printemps 1942 sur Boulogne-Billancourt visant les usines Renault pendant la Seconde Guerre mondiale, le manque d'innovation de la marque (pas de voiture tout acier et pas de moteur à turbine pour l'aéronautique) et la concurrence de la Citroën Traction Avant 15-Six rendent la situation financière difficile à la fin des années 1940. En juin 1956, le Super-Phrygane est le dernier avion de la firme.

Malgré quelques sursauts, les ventes d'automobiles n'en finissent pas de baisser. Fin 1953, le coupé 2300 S conçu par Eugène Martin ne réussit pas à inverser le cours de l'histoire. Reprise par Jacques Bernard puis par le Comptoir national du logement, la SMS disparaît début 1962 après plusieurs faillites.

Sans rapport avec la SMS, le nom Salmson est encore présent dans le domaine des pompes. Créée en 1919, la société Les fils d’Émile Salmson intègre le groupe Oplander en 1984. En 1996, est créé le groupe Wilo-Salmson AG qui devient Wilo AG en 2002.

Avions produits[modifier | modifier le code]

  • Hanriot HD.3,
  • Hanriot H.26,
  • Hanriot H.31,
  • Hanriot H.33,
  • Salmson-Moineau A92H,
  • Salmson-Moineau S.M.1,
  • Salmson-Moineau S.M.2,
  • Salmson 1 A.3 (triplace pour pointage d'artillerie),
  • Salmson 2 A.2 (biplace pour pointage d'artillerie),
  • Salmson 2 Berline (Transport dérivé du 2 A.2)
  • Salmson 2 de l'Aéropostale,
  • Salmson 3 C.1 (chasseur),
  • Salmson 4 Ab.2 (attaque au sol),
  • Salmson 5 A.2 (biplace pour pointage d'artillerie),
  • Salmson 6 A.2 (biplace pour pointage d'artillerie),
  • Salmson 7 A.2 (biplace pour pointage d'artillerie),
  • Salmson 16 A.2 (biplace pour pointage d'artillerie),
  • Salmson D-1 Phrygane (1934),
  • Salmson D-2 Phrygane,
  • Salmson D-3 Phryganet,
  • Salmson D-4 Phrygane Major,
  • Salmson D-6 CriCri (1936),
  • Salmson D-7 CriCri Major,
  • Salmson D-21 Phrygane,
  • Salmson D-211 Phrygane,
  • Salmson D-57 Phryganet.

Modèles automobiles[modifier | modifier le code]

Berline Salmson S4-C sans montant central de 1932.
  • De 7 à 10 CV :
    • S4 (1929)
    • S4-C (1932)
    • S4-D (1934)
    • S4-DA (1936)
    • S4-61 (1938)
  • 13 CV :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'industrie aéronautique et spatiale française, tome 1 (1907-1947), édité par le groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales.
  2. Gilles Fournier, Amilcar, Paris, Rétroviseur,‎ 1994. (ISBN 2-84078-022-4, OCLC 34727205)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claude et Laurent Chevalier, Salmson. La belle mécanique française, édition E.T.A.I., 2010 (ISBN 978-2-7268-8988-6)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]