Terrasson-Lavilledieu

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Terrasson-Lavilledieu
La Vézère dans sa traversée de Terrasson.
La Vézère dans sa traversée de Terrasson.
Blason de Terrasson-Lavilledieu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Terrasson-Lavilledieu
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Delmon
2014-2020
Code postal 24120
Code commune 24547
Démographie
Gentilé Terrassonnais
Population
municipale
6 186 hab. (2014)
Densité 157 hab./km2
Population
aire urbaine
7 908 hab. (2013)
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 48″ nord, 1° 18′ 05″ est
Altitude Min. 82 m – Max. 299 m
Superficie 39,34 km2
Localisation

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Terrasson-Lavilledieu

Terrasson-Lavilledieu, anciennement Terrasson-la-Villedieu, est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Centre important du commerce de la truffes et des noix, en particulier par son marché de saison d'origine médiévale, Terrasson-Lavilledieu compte plus de 6 000 habitants, et son agglomération, près de 8 000. Située en limite de la Corrèze, elle incarne une porte d'entrée du Périgord noir. Elle est notamment connue pour ses Jardins de l'Imaginaire, sa ville ancienne et son église abbatiale Saint-Sour.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1963, la commune a été le chef-lieu du canton de Terrasson. Ce canton a été renommé en canton de Terrasson-Lavilledieu, après la fusion des communes de Terrasson et Lavilledieu. En 2015, le chef-lieu n'est plus qu'un bureau centralisateur.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le Pont Neuf sur la Vézère.

L'arrivée à Terrasson, proche de la Corrèze et du Lot, est une entrée dans le Périgord noir. La commune est traversée par la Vézère et arrosée par deux de ses affluents, l'Elle au nord-ouest et le Coly au sud-ouest.

La mise en service en janvier 2008 du tronçon Thenon - Terrasson de l'autoroute A89 a permis une circulation plus fluide sur la route départementale 6089 (l'ancienne RN 89) qui traverse la ville dans sa longueur.

Depuis 2010, la ville est située à une vingtaine de kilomètres (par la route) du nouvel Aéroport de Brive-Vallée de la Dordogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de onze communes, dont deux dans le département de la Corrèze.

Communes limitrophes de Terrasson-Lavilledieu
Villac,
Beauregard-de-Terrasson
Cublac
(Corrèze)
Mansac
(Corrèze),
Pazayac
Le Lardin-Saint-Lazare,
Condat-sur-Vézère
Terrasson-Lavilledieu Les Coteaux Périgourdins
Coly La Cassagne La Dornac

Toponymie[modifier | modifier le code]

En occitan, la commune porte le nom de Terrasson e la Vila Diu[1].

Au haut Moyen Âge, un monastère associé à saint Sour s'établit. L’origine du nom de la ville viendrait, selon la tradition bénédictine, d'une fondation légendaire. Il s'agirait d'un lâcher de deux colombes pour décider du lieu sacré pour y élever et bâtir un monastère, là où elles se poseraient à terre ; quand elles se sont posées, les assistants crièrent : Terra sunt « elles sont à terre, elles sont sur la terre sacrée » d’où le nom de la ville[2]. De manière assez triviale, et surtout moins légendaire, Terrasson pourrait désigner en ancien français un ter ou tier, c'est-à-dire une petite montagne, un tertre ou une colline, qualifié par l'adverbe asson signifiant « au sommet, au bout de la montée », du verbe assomer, dans le sens second de « monter au faîte, au sommet »[3]. Toutefois, le terme toponymique proviendrait de l'évolution locale d'un mot gaulois signifiant "au sommet de la colline ou du tertre", romanisé avant le Ier siècle de notre ère.

Une « ville Dieu » désigne un domaine exclusivement religieux à l'époque médiévale, en particulier dans le jargon des moines bénédictins.

L'étymon sour semble proche de l'ancien français sovrin, signifiant à la fois en un sens de situation concrète « haut placé, élevé, au sommet » et aussi en un sens moral et figuré « quelqu'un qui est au sommet d'une sagesse, d'un art, d'une connaissance sacrée, et qui est ainsi digne de souveraineté spirituelle ». Les deux mots proviendraient du latin médiéval supranus, formé sur l'adverbe de lieu latin classique super, signifiant dessus. L'église originelle dédiée à sanctus Sorus ou saint Sour n'est peut-être qu'un sanctuaire déjà nommé à l'époque antique sanctus super(i)us c'est-à-dire un sanctuaire supérieur. Il ne peut que se placer sur une proéminence. Mais le mystère demeure, car l'adverbe « au-dessus » implique en latin une question « au-dessus de quoi ? ». Trivialement, au-delà des artefacts archéologiques, il s'agirait d'un lointain culte à la Terre-Mère, qui a bien sûr été identifiée à Dieu et à la divine Trinité par les moines bénédictins, toujours préoccupés de gommer ces antiques lieux de pèlerinage ou de culte, dont ils reprenaient paradoxalement avec une active rigueur la gestion après le VIIe siècle.

Les grottes voisines de saint Sours, admises comme un lieu profane supérieur gardent une marque de pluriel rémanente en ancien français, qui indique, en dépit de possibles intercessions occasionnelles ou contrôlées, une nette et permanente séparation méfiante avec l'espace religieux officiel et singulier attribué à "saint Sour". Ici la croyance en l'ours du calendrier qui hiberne ou sort pour renouveler le monde printanier, ou encore la lecture classique de l'anachorète ou saint homme des grottes désigné par le pseudo-mot gaulois "sour" proposé par les érudits aquitains se renforcent mutuellement. Ce n'est pas le cas de la fontaine saint Sour acceptée par tous, l'eau d'une source ou qui sourd d'une fontaine provenant du haut.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’occupation du site remonterait à l’âge du bronze, période de la protohistoire. En effet, plusieurs traces archéologiques telles que dolmens, grottes attestent de cette occupation ancienne. Par la suite, le site continue d’être habité aux différentes époques de notre histoire.

Gaule romaine et période mérovingienne[modifier | modifier le code]

La vie se développe à l’époque gallo-romaine : les vestiges d’une villa abandonnée, au hameau de Gaubert, à proximité de la Vézère ont été mis au jour. Une mosaïque et d’autres objets (fibules, ustensiles de cuisine…) retrouvés sur ce site sont aujourd’hui exposés au musée d'art et d'archéologie du Périgord, à Périgueux.

Les puissants souverains wisigoths dominent le pays à la fin du Ve siècle. Mais ils laissent s'imposer lentement l'hérésie arienne, qui dérange les autorités religieuses et parvient, par zèle, à faire déporter fidèles, prêtres et évêques résistants à l'assimilation. Ces troubles internes favorisent l'expansion subite des troupes franques du roi et chef de guerre Clovis, qui était autrefois facilement contenue sur le front ligérien. Le christianisme traditionnel est rétabli par les envahisseurs, mais longtemps les chrétiens trinitaires qui avaient dû se cacher dans les recoins reculés continuent à perpétuer leurs saintes retraites.

Selon l'hagiographie bénédictine de saint Sorus, rédigée à la hâte au XIe siècle, une communauté monastique, décrite aux environs de 550 à 585 comme érémitique et primitive, à laquelle le pauvre saint Sorus appartient, hante les grottes des rochers, aujourd'hui rochers saint Sour. Le pèlerinage aux rochers saint Sour, à Villedieu et à Pazayac était autrefois effectué de façon ordinaire aux vieilles Rogations, et exceptionnellement lors des graves sécheresses pour demander une pluie divine au Bon Dieu.

Le rédacteur, jeune moine ou ancien novice commis d'office, mais à l'humour ravageur, reconstitue une triplette trinitaire symbolique, comportant les saints auvergnats divaguant hors de leur réduit souterrain vers 585. Ces moines grossiers et hirsutes sont nommés Armand, Cyprien et Sorus. Le premier s'égare au loin et fonde le monastère saint Amand de Coly. Le second l'imite sans le savoir en fuyant et fonde le monastère saint Cyprien, également en Dordogne. Sorus, handicapé et abruti par la maladie, lent et même à l'agonie, ne peut installer son minuscule monastère qu'à Genouillac, c'est-à-dire sur la place du foirail actuel de Terrasson. Ce qui est probablement plus sûr, c'est que la zone de Genouillac ou les environs de ladite place du Foirail correspondaient alors à un cimetière gallo-romain, puis mérovingien. Les lieux de culte chrétiens associés à des anciens cimetières sont fréquents, ainsi saint Sorus au terme de sa vie chrétienne patronne ce lieu sacré avec un modeste sanctuaire, très visité mais ouvert à tous les vents et nullement protégé.

La vieille ville de Terrasson et son église.

À la fin du VIIe siècle, un monastère est probablement créé à l'instigation de l'assemblée chrétienne du ban mérovingien récemment fondé. Il est confié à des moines gyrovagues de la mouvance trinitaire et dédié, peut-être plus tard, à saint Sour, vénérable patron tutélaire du lieu pour les habitants du ban qui le considère en outre comme un bonhomme thaumaturge et intercesseur efficace auprès du Christ pantocrator, régulateur de saisons et du climat. La vie religieuse du ban s’organise autour de cette fondation autonome, qui est probablement détruite ou interdite par les premiers maîtres pépinides, ancêtres des Carolingiens, après la conquête violente de Charles Martel, intervenant en Aquitaine suite à l'invasion surprise des Maures musulmans.

Période carolingienne et moyen-âge[modifier | modifier le code]

Les soldats de Pépin le Bref qui a évincé non sans violence la dynastie ducale d'Aquitaine contrôlent la vallée de la Vézère en occupant le castrum de Terrassum, ils sont associés à quelques moines bénédictins qui se considèrent en missionnaires autorisés dans une région marquée par l'hérésie, soit à cause de la courte occupation ou influence par alliance des maures diaboliques soit par le relâchement des mœurs.

Le monastère probablement détruit est remplacé par un centre bénédictin à la fin du VIIIe siècle, garant de l'ordre et de l'orthodoxie religieuse des Carolingiens, mais l'entité bénédictine enrichie rentre en décadence au IXe siècle et l'autorité publique du duché-royaume d'Aquitaine instaure une restauration autoritaire sous l'égide de Cluny. L'abbaye locale de l'ordre de Cluny ne serait toutefois attestée qu'au début du XIe siècle. Ce serait cette autorité religieuse qui aurait fait rédiger les rares hagiographies locales dans son atelier-scriptorium.

La popularité de saint Sour reste grande, au point que les bénédictins de l'ordre de Cluny organisent en grandes pompes le transfert de ses reliques dans l'église de leur beau ensemble abbatial fortifié, qui comprend palais abbatial et couvent, sur le "castrum de Terrasson". À partir de la fin du XIe siècle, le château et le couvent bénédictin sont placés définitivement sous l'invocation populaire de saint Sour. Il est vrai, que les puissants moines bénédictins avaient pris soin de refonder sur l'ancien sanctuaire (privé des saintes reliques) une petite église dédiée au saint martyr Julien de Brioude.

L'abbaye de saint Sour, filiale de Cluny, est désormais riche et prospère au début du XIIe siècle. Des habitants, souvent autant bons paysans qu'habiles artisans, vivent dans sa ville basse. Mais l'abbaye et le couvent saint Sorus doivent contribuer aux finances de son abbaye patronne, ainsi que d'autres de ses filiales en déclin. L'abbé et les moines, pour une fois alliés, complotent avec l'évêque de Périgueux pour s'émanciper de Cluny, jugée trop rigoriste ou gourmande en matière financière. L'abbaye saint Sour réussit enfin à se placer sous la tutelle du pape Alexandre III grâce à la bulle du 28 mai 1165. L'affranchissement partiel vis-à-vis de l'ordre de Cluny se justifie ainsi par l'autorité directe du pape, puis par défaut de l'évêque de Périgueux et bientôt du roi de France qui survient en 1229.

L'abbaye protégée par la royauté capétienne érige une belle église gothique. De 1317 jusqu'en 1792, la paroisse de Terrasson fait partie du diocèse de Sarlat.

Mais l'abbaye et le monastère sont en partie dévastée par les épidémies pesteuses et les guerres, en particulier celles de la guerre de Cent Ans, entre le milieu du XIVe et le XVe siècle. Vers 1350, les compagnies de soudards du prince anglais Édouard III pillent à plusieurs reprises l'ensemble abbatial du roi très chrétien rival, dont les fortifications sont lacunaires. Au XVe siècle, suite au refus des habitants paysans de payer les dîmes, le monastère bénédictin est à l'abandon.

Renaissance et Temps modernes[modifier | modifier le code]

Après 1490, une fois revenues les substantielles entrées dîmières, l'abbaye se restaure en gothique flamboyant sous l'autorité des seigneurs abbés Bertrand de Rouffignac (1491-1505) et de Bertrand Arnal de La Faye (1520-1540).

La navigation sur la Vézère, affluent de la Dordogne, reprend de l’importance au XVIe siècle: c’est le temps des gabares et autres embarcations à fond plat.

Pendant les violentes guerres de Religion, les troupes catholiques du duc d'Anjou, mises en déroute en juillet 1569, pillent par vengeance la ville soupçonnée de collusion avec les réformés et l'ensemble abbatial. Le 3 octobre 1569, l'amiral de Coligny laisse les troupes huguenotes incendier l'église gothique flamboyante, la voûte s'effondre sous la proie du feu, le tombeau de saint Sour est brisé et ses trésors sont pillés.

L'abbé Antoine le Sage (1595-1623) refait la voûte du chœur. Mais l'édifice n'est pas correctement entretenu dans la seconde partie du XVIIIe siècle. Vendu avec les biens nationaux, l'ensemble est en partie exploité comme carrière de pierres ou comme lieu de stockage, puis investi par de nouvelles maisons.

Période contemporaine et actuelle[modifier | modifier le code]

Vers 1825, la vieille église saint Julien est rasée, de façon à laisser la place à une nouvelle église paroissiale. Elle intègre néanmoins une chapelle mortuaire avec un gisant contenant les dernières reliques de saint Sour, pieusement préservées par les habitants.

Au milieu du XIXe siècle, la ville bénéficie des progrès de la révolution industrielle. Dans le domaine des transports, le chemin de fer fait son apparition, de nouvelles routes sont aménagées, le Pont Neuf est édifié. Ce progrès annonce la fin de la navigation traditionnelle. D’autre part, la découverte de plusieurs gisements de charbon, à proximité de la ville (Le Lardin, La Villedieu, Saint-Lazare) donne lieu à des centres d'exploitation, véritables embryons industriels. Plusieurs verreries s’installent à leurs voisinages. Avant 1870, Terrasson est déjà connue pour ses exploitations de houille et son commerce de truffes.

Fort de la richesse et de l'attention assidue des paroissiens de Terrasson à ses conférences savantes, dès les années 1850, le jeune vicaire Auguste B. Pergot s'efforce de préserver le portail gothique flamboyant, inséré dans les habitations, et qui reste le seul monument élevé de l'ensemble abbatial, à côté du vieux presbytère. Avec les dons cumulés de ses paroissiens, et l'appui technique et architectural de l'abbé Jean-Baptiste Chevalt, par ailleurs restaurateur reconnu de l'ensemble religieux de Rocamadour, le curé et chanoine bâtisseur entreprend de réédifier une église abbatiale saint Sour autant de ses rêves contemporains que de la fin du XVe siècle, l'édifice est finalement consacré le , puis promue église paroissiale en remplacement de la désormais trop vielle église saint Julien. En 1906, les restes des bâtiments abbatiaux qui n'étaient pas insérés dans la nouvelle église saint Sour sont détruits. Des places voisines sont également élargies pour conférer une majesté imposante à l'édifice néo-gothique.

À partir de l'armistice de juin 1940, le département est divisé en deux et Terrasson est en zone libre[4]. À la suite du débarquement anglo-américain effectué le en Algérie et au Maroc, les Allemands envahissent la zone libre le 11 novembre, s'installent à Périgueux et Saint-Astier, et de nombreuses troupes traversent Terrasson pour s'installer à Brive[4].

À la suite de la fusion des anciennes communes de La Villedieu et de Terrasson en 1963, la commune a d'abord porté le nom de Terrasson-la-Villedieu qui a été changé en 1997 (décret du , publié au Journal officiel du 24 décembre de la même année) en Terrasson-Lavilledieu[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Dès 1790, la commune de Terrasson est le chef-lieu du canton de Terrasson qui dépend du district de Montignac jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton dépend de l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[6]. En 1963, la fusion des communes de Terrasson et de Lavilledieu entraine la modification du nom du canton pour « canton de Terrasson-la-Villedieu », renommé en « canton de Terrasson-Lavilledieu » en 1997.

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, et supprimant la moitié des cantons du département, la commune reste attachée au même canton qui devient plus étendu lors des élections départementales de mars 2015[7]. La commune en est le bureau centralisateur.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Fin 2003, Terrasson-Lavilledieu intègre la communauté de communes du Terrassonnais dont elle est le siège. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort dont elle est également le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1953 1977 Jean Rouby SFIO puis PS Entrepreneur
Conseiller général du canton de Terrasson (1958-1982)
Conseiller régional d'Aquitaine (1972-1979)[8].
mars 1977 mars 1983 Aubin Laramade PS Fonctionnaire
mars 1983 mars 1989 Edgard Bardagué PCF Fonctionnaire,
Conseiller général (1982-1988)
mars 1989 (réélu en mars 2014[9]) en cours Pierre Delmon SE[10] puis UMP[11] Industriel

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Terrasson-Lavilledieu sont appelés les Terrassonnais(es).

Jusqu'en 1962, les communes de La Villedieu et de Terrasson étaient indépendantes[15].

Démographie de La Villedieu[modifier | modifier le code]

Article connexe : La Villedieu (Dordogne).

Démographie de Terrasson, puis de Terrasson-Lavilledieu[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1963, La Villedieu fusionne avec Terrasson, formant la nouvelle commune de Terrasson-la-Villedieu, renommée ensuite le 25 décembre 1997 en Terrasson-Lavilledieu[15].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués depuis 1793 à Terrasson, puis à Terrasson-Lavilledieu. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2004, 2009, 2014, etc. pour Terrasson-Lavilledieu[16]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales. En 2014, Terrasson-Lavilledieu comptait 6 186 habitants.

           Évolution de la population de Terrasson, puis de Terrasson-Lavilledieu  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 398 2 969 2 880 2 709 2 935 2 945 2 893 3 095 3 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 336 3 234 3 682 3 680 3 884 4 078 3 997 3 864 3 737
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 627 3 572 3 794 3 413 3 570 3 510 3 657 3 751 3 684
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4 146 5 528 6 221 6 305 6 004 6 180 6 336 6 222 6 186
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique de Terrasson, puis de Terrasson-Lavilledieu

L'agglomération et l'aire urbaine de Terrasson-Lavilledieu[modifier | modifier le code]

En 1999, l'unité urbaine de Terrasson-Lavilledieu (l'agglomération) regroupait cinq communes : Terrasson-Lavilledieu, Beauregard-de-Terrasson, Condat-sur-Vézère, Le Lardin-Saint-Lazare et Cublac dans le département de la Corrèze, ce qui en faisait la troisième agglomération de Dordogne, derrière celles de Périgueux et de Bergerac.

En 2010, l'Insee en a séparé les trois communes de l'agglomération du Lardin-Saint-Lazare[18]. De ce fait l'unité urbaine de Terrasson-Lavilledieu ne comprend plus que deux communes : Cublac et Terrasson-Lavilledieu[19], soit 7 908 habitants en 2013[20].

Elle s'étend le long de la Vézère et se rapproche progressivement de l'agglomération de Brive-la-Gaillarde en Corrèze, dont elle pourrait à terme faire partie intégrante. D'ailleurs, l'Insee considère déjà l'unité urbaine de Brive-la-Gaillarde comme interdépartementale[21], avec les communes de La Feuillade et Pazayac. Entre Pazayac et Terrasson, les deux agglomérations ne sont distantes que d'environ six kilomètres en suivant la route départementale 6089.

L'aire urbaine s'étend sur les deux mêmes communes de Cublac et Terrasson-Lavilledieu[22].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Centre culturel - scène conventionnée
  • Club de BMX
  • Centre nautique, piscine, complexe sportif, stade, équitation
  • Bibliothèque, cinéma
  • Pêche, randonnée
  • Rugby : Union Sportive Cublac-Terrasson
  • Cirque : école de cirque cucico

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

L'emploi des habitants[modifier | modifier le code]

En 2012[23], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent 2 540 personnes, soit 40,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (547) a augmenté par rapport à 2007 (418) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 21,5 %.

L'emploi sur la commune[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune offre 2 941 emplois pour une population de 6 237 habitants[24]. Le secteur tertiaire prédomine avec 39,5 % des emplois mais le secteur comprenant l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale est également très présent avec 28,4 %.

Répartition des emplois par domaines d'activité

  Agriculture, sylviculture ou pêche Industrie Construction Commerce, transports et services Administration publique, enseignement, santé, action sociale Total
Nombre d'emplois 33 689 222 1 162 835 2 941
Pourcentage 1,1 % 23,4 % 7,6 % 39,5 % 28,4 % 100 %
Source des données[24].

Établissements[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2013, la commune compte 615 établissements[25], dont 376 au niveau des commerces, transports ou services, 87 relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, soixante-neuf dans la construction, cinquante-sept dans l'industrie, et vingt-six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[26].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, classées en termes de chiffre d'affaires hors taxes en 2012-2013, deux sur les cinquante premières sont implantées à Terrasson-Lavilledieu[27] :

  • Société d'outillage et de caoutchouc pour applications techniques (fabrication d'articles en caoutchouc) : 21e avec 34 292 k€ ;
  • Les fermiers du Périgord (transformation et conservation de la viande de volaille) : 26e avec 30 120 k€.

Par secteur économique dans le département, on trouve implantées à Terrasson-Lavilledieu :

  • dans l'industrie, trois entreprises[28] :
    • Société d'outillage et de caoutchouc pour applications techniques : 8e ;
    • Société périgourdine d'emballages métalliques (fabrication d'emballages métalliques légers) : 27e avec 10 376 k€ ;
  • dans le commerce, la société Reverderie - Intermarché (supermarché) : 32e avec 17 547 k€[29] ;
  • dans les services, la société Patrick logistique (transports routiers de fret de proximité) : 41e avec 4 443 k€[30] ;
  • dans l'agroalimentaire, trois entreprises[31] :
    • Les fermiers du Périgord : 3e ;
    • Bovetti chocolats (fabrication de cacao, chocolat et de produits de confiserie) : 29e avec 3 863 k€ ;
    • Coopérative des éleveurs de palmipèdes prêts à gaver Corrèze Périgord (élevage de volailles) : 30e avec 3 825 k€ ;
  • dans le BTP, la SAS Lagarde & Laronze (construction de routes et autoroutes) : 24e avec 5 650 k€[32].

Tous secteurs confondus, parmi les entreprises ayant leur siège social en Dordogne, la société Bovetti chocolats se classe 46e avec 980 k€, en termes de chiffre d'affaires hors taxes à l'exportation en 2012-2013[33].

La société Lhoist France Ouest (Groupe Lhoist) — anciennement Chaux du Périgord — exploite une carrière de calcaire et fabrique des chaux industrielles et agricoles sur le site des Justices.

Zones d'activité[modifier | modifier le code]

La commune possède sur son territoire plusieurs zones d’activités spécifiques : la zone d'activité économiques et de services (ZAES) du Moulin rouge, la zone industrielle du Coutal et la zone commerciale du Coutal[34].

À terme, deux autres ZAES (Fauries 1 et Fauries 2) ainsi qu'une zone intercommunale d'activités industrielles et logistiques d'intérêt régional compléteront ce très important pôle économique du département[34].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour du château Jeanne d'Arc et l'Abbaye Saint-Sour.

Patrimoine historique[modifier | modifier le code]

Terasson-Laviledieu possède nombreux monuments historiques :

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Créations récentes[modifier | modifier le code]

Les Jardins de l'Imaginaire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Terrasson-Lavilledieu Blason Au premier de gueules au lion contourné d'or regardant, à la queue léopardée, sortant des débris de sa cage du même et brisant ses chaînes d'argent, au chef cousu d'azur semé de fleurs de lys aussi d'or, au second d'azur aux deux clefs affrontées d'or passées en sautoir, au chef du même chargé de trois épées basses de gueules
Détails Armoiries validées par le conseil municipal en 1990[45].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 20 avril 2014.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]