Séniergues

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Séniergues
Séniergues
Mairie.
Blason de Séniergues
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Causse et Bouriane
Intercommunalité Communauté de communes du Causse de Labastide-Murat
Maire
Mandat
Michel Thébaud
2014-2020
Code postal 46240
Code commune 46304
Démographie
Population
municipale
131 hab. (2017 en augmentation de 3,97 % par rapport à 2012)
Densité 7,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 04″ nord, 1° 32′ 51″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 425 m
Superficie 18,17 km2
Localisation
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Séniergues
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Séniergues

Séniergues est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Séniergues[1]
Ginouillac Carlucet
Soucirac Séniergues[1]
Montfaucon

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Séniergues ou Séniergas en occitan a une origine gallo-romaine, basée sur l'anthroponyme Senetius ou Senicius ou Sinnius et la terminaison -anicis variante de -anicum. Sénizergues a été réduit en Séniergues[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Séniergues est très liée à celle de sa voisine Montfaucon.

Fondation[modifier | modifier le code]

La paroisse de Séniergues apparut aux environs du début du XIIe siècle. Selon l'abbé Foissac, la coupole de son église Saint-Martin était déjà admirée. Vers 1291, le roi Édouard Ier d'Angleterre décida d'établir une bastide pour que les seigneurs, officiers, juges et répartiteurs de taxe se réunissent. Il chargea son sénéchal Hélie de Campène et son clerc Étienne de Fites d'acheter au seigneur Fortanier de Gourdon, pour 2000 livres, des terres de Séniergues en vue d'y fonder la bastide de Montfaucon[4].

Les seigneurs de Rassiols[modifier | modifier le code]

Rassiols est un lieu-dit situé à deux kilomètres au nord-est du bourg de Séniergues. Ce lieu est aussi lié à une puissante famille qui posséda une vaste propriété féodale très morcelée. Le blason des Rassiels était d'or à trois bandes de gueules[5].

Arrivée de la famille de Rassiels[modifier | modifier le code]

Un acte des consuls de Cahors, daté d'octobre 1254, fait savoir que Guillaume de Cardaillac a vendu à un citoyen de Cahors nommé Guillaume du Lard la moitié de la villa de Senhergas pour 27000 sols cahorsins. En 1255, ce dernier échangea son bien avec la famille Rassiels originaire de l'actuel village de Trespoux-Rassiels. Ils donnèrent leur nom un peu déformé à leur nouveau fief : Rassiols[4].

En 1258, le premier seigneur de Rassiols, Galhard, résista au seigneur de Cardaillac qui était aussi le seigneur de Séniergues. En 1293, il se plaint du comportement des officiers et habitants de Montfaucon au roi d'Angleterre. En 1266, Bernard de Rassiols donne des terres aux religieuses d'Obazine. Son fils Raymond confirme et leur donne un droit de passage[4].

Ascension de la famille[modifier | modifier le code]

Dès 1300, ils possèdent des terres à Vaillac et s'allie à d'autres familles nobles. En 1321, Raymond et en 1321 Bernard étaient chevaliers. En 1370, Galhard II, qui s'était allié au roi d'Angleterre, est déclaré rebelle par le roi de France. ses biens sont confisqués et donnés à Bertrand de Cardaillac[4].

Après la guerre de Cent Ans, la famille de Rassiols est de nouveau prospère. Bernard de Rassiols (né en 1380[6]) par son mariage avec une de Vassal devint seigneur de Vaillac. Sa fille Jeanne (vers 1415 - [6]) s'allie le [6], en secondes noces, à Jean Ricard (vers 1420 - après 1484[7]), co-seigneur de Gourdon, seigneur de Genouillac et frère aîné de Galiot de Genouillac. Elle possédait de nombreux fiefs à Sénierges et Montfaucon[4].

En 1546, Le château de Rassiols appartint à noble Pierre Jaubert, sieur de Rassiols. Vers 1760, Antoine de Jaubert possède une propriété totalisant 420 hectares.

Extinction et destruction du château[modifier | modifier le code]

Le dernier descendant s'éteignit sous la Restauration. En 1907, le château de Rassiols brûla, les pierres furent vendues à un dénommé Wapler. il ne subsiste plus qu'une cave sous les ronces[4].

Séparation de Montfaucon[modifier | modifier le code]

Après la Révolution, Séniergues devint une section cadastrale de Montfaucon.

La séparation de Séniergues et Montfaucon fut difficile. De 1848 à 1936, les habitants ne cessèrent de demander que leur hameau fut érigé en commune indépendante. Le , leur vœu fut exaucé et le Noël Poujade fut élu premier maire de la nouvelle commune[8].

Seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Noël Poujade organisa la résistance dans le secteur de Gourdon. Il fut fusillé en 1944 par les Allemands au pont de Nuzéjouls à Boissières[9],[10].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2014 Huguette Monestier SE Retraitée
2014   Michel Thébaud SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1936. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[12].

En 2017, la commune comptait 131 habitants[Note 1], en augmentation de 3,97 % par rapport à 2012 (Lot : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
207189149145108118130128113
2006 2007 2012 2017 - - - - -
132135126131-----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Noël Poujade (25 décembre 1899 - 30 juin 1944) : premier maire de Séniergues, organisateur de la résistance dans la région de Gourdon, fusillé par les Allemands à Boissières[9],[10].

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 42,124
  3. Gaston Bazalgues, « Les noms des communes du Parc », Les cahiers scientifiques du Parc naturel régional des Causses du Quercy, vol. 1,‎ , p. 115 (lire en ligne)
  4. a b c d e et f Anne Gary, Montfaucon en Quercy : À la découverte du passé, t. 1 : Des origines à la Révolution, Bayac, Éditions du Roc de Bourzac, , 115 p. (ISBN 2-87624-047-5), p. 26
  5. Anne Gary, Montfaucon en Quercy 1992, p. 54-57
  6. a b et c Cyril Delmas-Marsalet, « Fiches Familiales (fiches 281498 et 140749) », sur pagesperso-orange.fr/cdelmars (consulté le 6 novembre 2009)
  7. Cyril Delmas-Marsalet, « Fiches Familiales (fiche 140748) », sur pagesperso-orange.fr/cdelmars (consulté le 6 novembre 2009)
  8. Anne Gary, Montfaucon en Quercy : À la découverte du passé, t. 2 : De l'empire à nos jours, Bayac, Éditions du Roc de Bourzac, , 127 p. (ISBN 2-87624-054-8), p. 145
  9. a et b « Noël POUJADE », sur memorialgenweb.org (consulté le 2 novembre 2009)
  10. a et b « Quercy.net - Résistance en Quercy », sur quercy.net, Quercy.net (consulté le 4 novembre 2009)
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. Église Saint-Martin : classement monument historique par arrêté du 7 août 1974 [1]
  16. Marguerite Vidal, Jean Maury, Jean Porcher, Quercy roman, pp. 30, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°10), La Pierre-qui-Vire, 1979
  17. « Église Saint-Martin », notice no PA00095259, base Mérimée, ministère français de la Culture

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.