Trie-Château

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trie-Château
Mairie (à g.) et la route d'Évreux à Breteuil.
Mairie (à g.) et la route d'Évreux à Breteuil.
Blason de Trie-Château
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Chaumont-en-Vexin
Intercommunalité Communauté de communes du Vexin Thelle
Maire
Mandat
Didier David
2014-2020
Code postal 60590
Code commune 60644
Démographie
Population
municipale
1 503 hab. (2011)
Densité 162 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 06″ N 1° 49′ 20″ E / 49.285, 1.82222222222 ()49° 17′ 06″ Nord 1° 49′ 20″ Est / 49.285, 1.82222222222 ()  
Altitude Min. 52 m – Max. 146 m
Superficie 9,29 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte administrative de Oise
City locator 14.svg
Trie-Château

Géolocalisation sur la carte : Oise

Voir sur la carte topographique de Oise
City locator 14.svg
Trie-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Trie-Château

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Trie-Château
Liens
Site web mairie-trie-chateau.fr

Trie-Château est une commune française située dans le département de l'Oise et la région Picardie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Trie-Château est un bourg du Vexin français au confluent de la Troesne et de l'Aunette. Trie-Château est située à 1 km de Gisors, à 6 km de Chaumont-en-Vexin, à 15 km d'Auneuil et à 30 km de Beauvais.

La commune est desservie par une gare de la ligne Paris-Saint-Lazare - Gisors-Embranchement.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est attesté sous les formes Tretum au XIe siècle, puis Tria au XIIe siècle[réf. nécessaire], Tria villa en 1337[1].

En dépit des mauvaises latinisations, certains spécialistes supposent une évolution phonétique à partir du gallo-roman *TRAIECTU « gué, passage d'eau », terme issu du latin trajectum et qui a régulièrement abouti à trait en français. Il partage vraisemblablement la même étymologie que le Trait (Seine-Maritime, Tractus 1025 ?) désignant un lieu de passage de la Seine, Utrecht (Pays Bas, Rheno Trajectum, Utraiectum) désignant un lieu de passage en aval du Rhin et Maastricht (Pays-Bas, Mosae Trajectum, Masetrieth en 1051) désignant un lieu de passage de la Meuse (Maas). Trie aurait d'abord désigné un lieu de passage sur la Troesne qui était traversée par l'antique voie Beauvais - Saint-Clair-sur-Epte.

Albert Dauzat et Charles Rostaing ont rapproché Trie de Trilbardou (Seine-et-Marne, Tria vers 1172), Trilport (Sene-et-Marne, Tria portus 1221) et Treix (Haute-Marne, Trie 1188), qu'ils font remonter au francique thresk « jachère »[2], sans doute veulent-ils dire le vieux bas francique *thresk.

D'abord partie de Trie-la-Ville, l'ajout du déterminant château est tardive.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune se situe à l'endroit où l'antique voie romaine (partant de Beauvais/Caesaromagus) franchissait la Troesne pour se diriger vers Saint-Clair-sur-Epte.

Lors de la septième croisade, en 1250, le roi Saint-Louis est fait prisonnier par les Ayyoubides de Baybars lors de la bataille de Fariskur. Afin de payer la rançon du roi, le seigneur de Rolleboise, Jacques de Trie[3], achète, au nom du roi, 120 arpents de bois dans la forêt d'Arthies[4].

Jacques de Trie était l'un des seigneur les plus riche de son temps. Il possédait dans le Vexin, les domaines de Sérifontaine, de la forêt de Thelle, de Vaumain, de Valvaux, de Vaudancourt, de la Trouée, de Lattainville, de la Villetertre, de Trie, de Magny, de Buhy, de Montreuil, de Coppières, d'Omerville, de Villarceaux, de Limay, de Rolleboise, de Mousseaux, de Méricourt en partie ... Il épouse, le 20 février 1403, Catherine fille de Philippe de Florigny et de Marguerite le Drouais et meurt le 5 octobre 1432. De son mariage il eut 7 filles[5]

En 1285, Renaud de Trie se trouve à Chauvency-le-Château près de Montmédy : il est l'un des invités du comte de Chiny et se distingue dans les joutes et dans le tournoi, dont il est l'un des héros. Jacques Bretel le met à l'honneur et le cite plusieurs fois dans son beau reportage poétique : Le Tournoi de Chauvency.

En 1835, Trie-la-Ville est détachée de Trie qui prend le nom de Trie-Château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Jacques Karpoff   ex chef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 503 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
866 786 902 1 088 1 110 773 793 851 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
748 852 777 702 777 816 873 840 896
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
881 942 874 840 804 808 783 758 730
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
815 957 1 052 1 357 1 412 1 460 1 515 1 503 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 17,2 %, 30 à 44 ans = 17,9 %, 45 à 59 ans = 23,5 %, plus de 60 ans = 24,3 %) ;
  • 51,4 % de femmes (0 à 14 ans = 15 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 22,4 %, plus de 60 ans = 29,6 %).
Pyramide des âges à Trie-Château en 2007 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,4 
90  ans ou +
4,2 
6,9 
75 à 89 ans
11,6 
16,0 
60 à 74 ans
13,8 
23,5 
45 à 59 ans
22,4 
17,9 
30 à 44 ans
19,0 
17,2 
15 à 29 ans
14,0 
17,1 
0 à 14 ans
15,0 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de Trie-Château se blasonnent ainsi :

D'or à la bande d'azur

Économie[modifier | modifier le code]

L'un des centres commerciaux desservant l'agglomération de Gisors est situé à Trie-Château. Voir site internet www.mairie-trie-chateau.fr

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Trie-Château compte six monuments historiques sur son territoire.

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1979 (ISBN 2-85023-076-6), p. 684a sous Treix
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  3. Généalogie des seigneurs de Trie dans le Vexin
  4. Monographie communale de Rolleboise aux AD des Yvelines
  5. Biographies. Anciens seigneurs, artistes, hommes de lettres, savants... du canton de Magny-en-Vexin, par Alfred Potiquet
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. « Évolution et structure de la population à Trie-Château en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  9. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 14 novembre 2010)
  10. « Dolmen des Trois Pierres », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  11. « Église Sainte-Madeleine », base Mérimée, ministère français de la Culture ; l'église n'est pas dédicacée à saint Étienne contrairement à ce qui est prétendu ; cf. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Trie-Château, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 307-310 et Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Chaumont-Oise, Beauvais, Achille Desjardins,‎ 1827, 130 p. (lire en ligne), p. 310.
  12. « Château de Trie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Hôtel de ville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Porte de la ville », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Tour d'enceinte », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. Voir site internet de la mairie de Trie-Chateau.