Massif de la Vanoise

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45° 24′ 19″ N 6° 49′ 39″ E / 45.4053, 6.8275

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Massif de la Vanoise
Massifs des Alpes occidentales
Géographie
Altitude 3 855 m, Grande Casse
Massif Alpes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Géologie
Roches Roches métamorphiques

Le massif de la Vanoise est un massif montagneux des Alpes françaises, intégralement situé en Savoie.

Il abrite d'importants glaciers, tant en nombre qu'en taille.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Désignant d'abord uniquement le col du même nom, Vanoise a fini par s'appliquer à tout le massif des montagnes l'entourant.

Son nom en arpitan est Vanouèsa. Cependant ce n'est pas un synonyme exacte du nom français ; il désigne un espace plus limité entourant le col du même nom[réf. souhaitée].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

À l'origine, le massif de la Vanoise était la partie montagneuse au sud du col de la Vanoise. Ensuite, par extension, il s'organisait autour de la commune de Pralognan-la-Vanoise, et du Doron, la rivière qui la traverse, ainsi que ses affluents, le divisant en trois parties : occidentale, septentrionale et méridionale. Division intervenue lors des travaux scientifiques largement exposés par les membres du Club alpin français, dans leurs publications internes (Annuaire du CAF) ou dans des publications autres (La Géographie). En fait, il semble qu'avec les rares sources venant du Moyen Âge, la Vanoise serait les actuelles vallées où est tracé le chemin Pralognan-Termignon. En effet, un document de Termignon du XIVe siècle mentionne une vallis noxia. Et un document de la fin du XIIIe siècle mentionne, pour Pralognan, un Summum de Vau Noysi pour désigner les vallons de la Glière et de l'Arcellin depuis les Fontanettes. Comme beaucoup de nom de lieu en montagne, il aurait migré, plus tard, pour désigner aussi des points hauts. L'aiguille (ou Ouille) de la Vanoise ne devrait être que l'ultime vestige territorial... L'ensemble des glaciers de la Vanoise n'étant qu'une imposition venant des cartographes...

[réf. nécessaire]

Désormais, au sens large, on le délimite au nord par l'Isère (vallée de la Tarentaise) et au sud par l'Arc (Maurienne).

Au sens géographique, on y rattache donc (d'ouest en est) les chaînons du Grand Arc (2 484 m), de la Lauzière (2 829 m) et du Cheval Noir (2 832 m), créant un relief compartimenté.

Autour du massif de la Vanoise ainsi défini s'élèvent au nord-ouest les Bauges, au nord le Beaufortain et le massif du Mont-Blanc, à l'est les Alpes grées, au sud le Mont-Cenis, les Cerces et les Arves, et à l'ouest Belledonne.

Principaux sommets[modifier | modifier le code]

La Grande Casse

Principaux glaciers[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif de la Vanoise a une géologie très complexe. Il est formé d'un socle cristallin (micaschistes, conglomérats de grès permiens, gneiss) surmonté selon les secteurs par une couverture sédimentaire autochtone (exemple : marbres de Pralognan) et de nappes de charriage formées de schistes calcaires et/ou argileux (exemple : nappe de la Grande Motte, nappe des schistes lustrés).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1859, certaines cartes indiquaient un sommet, le mont Iseran, culminant à 4 400 m d'altitude. Ce sommet intéresse l'alpiniste anglais William Mathews et son frère qui se rendent à Tignes. Cependant, arrivés au col de l'Iseran, aucune trace du sommet et il faut se rendre à l'évidence : le mont Iseran n'est qu'une légende.

L'année 1860 voit l'ascension de la Grande Casse par le guide chamoniard Michel Croz, l'Anglais William Mathews et le chasseur de chamois de Pralognan Étienne Favre. Ce prestigieux sommet tombe le 8 août, sous les coups de hache qui permettront de tailler 800 marches dans la glace. Le 4 octobre 1861, c'est Michel Croz qui parvient seul au sommet du mont Pourri. En 1862, il réitère cette ascension avec son frère Jean-Baptiste et les Anglais William Mathews et T.G. Bonney. Fin 1862, les deux principaux sommets du massif sont alors gravis.

L'Aiguille de l'Èpéna sera le dernier sommet à être visité par Henri Mettier et ses guides Séraphin Gromier et Joseph Antoine Favre, le 17 juillet 1900. Ils utiliseront pour cela des moyens artificiels en plantant des barres de fer et des échelles improvisées.

Le 6 août 1933, Aldo Bonacossa et Binaghi ouvrent le célèbre couloir des Italiens à la Grande Casse (800 m à 55/60°). Cette course reste la référence en glace dans le massif de la Vanoise.

Le 13 juillet 1964, René Desmaison et André Bertrand ouvrent un itinéraire dans la magnifique face nord de l'aiguille de la Vanoise.

Dans les années 1960, les stations de ski se développent avec notamment Tignes (1956 et agrandissement en 1968), La Plagne (1961), Plan Peisey (1963), Les Arcs (1968), etc.

C'est pour protéger cet espace et pour réintroduire le bouquetin qu'en 1963, le parc national de la Vanoise est créé. Il est alors le premier parc national français.

Dans les années 1980 et l'apparition des techniques modernes de protection (spits, pitons à expansion…) permettent l'ouverture de grandes voies rocheuses dans la face nord de l'Épéna, de l'aiguille de la Vanoise et de la face sud du mont Pourri.

En 1992, la Savoie accueille les Jeux olympiques d'hiver à Albertville, ce qui permet de développer les infrastructures routières et faciliter l'accès aux stations de sports d'hiver et au massif.

Activités[modifier | modifier le code]

Stations de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

La Vanoise est considérée comme le royaume du ski alpin en France. Elle abrite parmi les plus grands domaines en la matière, grâce à la jonction de nombreuses stations, réunissant elles-mêmes plusieurs communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Claeyssen B., Le Guide du Parc National de la Vanoise, Glénat, 2003
  • Elizabeth Berlioz, La Vanoise, Romain Pages Éditions, 2000 (ISBN 2843500591)
  • Myriam Simon, Christian Simon, Secrets de Vanoise : Un autre regard sur la montagne, Edelweiss, 2005 (ISBN 2907984195)
  • Martine Gonthier, Lacs de montagne en Vanoise, Éd. Didier Richard, 2000 (ISBN 2703801866)
  • Pascal Urard, Panoramas de la Vanoise, La Fontaine de Siloe, 1996 (ISBN 2842060075)
  • Pascal Urard, Les Cols du parc de la Vanoise, Glénat, coll. « Montagne et Randonnée », 1993 (ISBN 2723415201)

Randonnée[modifier | modifier le code]

  • Christophe Gotti, Jean-Pierre Martinot, Vanoise : Les plus beaux circuits de randonnée, Glénat, coll. « Montagne Randonnée », 2005 (ISBN 2723444252)
  • Marie-Claire Merel, James Merel, 120 sommets pour randonneurs, 1995 (ISBN 2907984039)

Escalade[modifier | modifier le code]

  • Philippe Deslandes, James Merel, Topo de la Vanoise. Écoles et falaises d'escalade, Edelweiss, 1995

Alpinisme[modifier | modifier le code]

  • Patrick Col, Bernard Vion, Sommets de Vanoise : Les plus belles courses faciles, Glénat, coll. « Montagne Randonnée », 200 (ISBN 2723434559)
  • Philippe Deslandes, James Merel, Topo de la Vanoise. Itinéraires de haute montagne, Edelweiss, 2001 (ISBN 2951003404)
  • Charles Maly, Les 100 plus belles courses du massif de la Vanoise, Denoël, 1976
  • Dominique Mouchené, Yannick Prebay, Alpinisme en Vanoise : voies classiques et modernes, Glénat, coll. « Montagne Randonnée » (ISBN 9782723469289)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]