Ligue savoisienne

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Ligue savoisienne
(frp) Liga de Savouè
Présentation
Secrétaire général Patrice Abeille
Fondation 1995
Siège 3, place du val d'arly
73400 UGINE
Idéologie Régionalisme, Indépendantisme
Affiliation européenne Alliance libre européenne
Couleurs blanc, rouge
Site web www.savoie-europe-liberte.org

La Ligue savoisienne est un parti politique indépendantiste (désannexionniste) savoisien fondé en 1995 par Jean de Pingon[1],[2]. Son activité a été suspendue en octobre 2012[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la Ligue savoisienne débute avec la parution d'articles signés par Jean de Pingon dans l'hebdomadaire Le Faucigny et Présence savoisienne (organe édité par le Cercle de l'Annonciade), en 1992 puis 1993[4],[2]. Il est rejoint par Jean-François Péronnier (membre de la Confédération de défense des commerçants et artisans), Patrice Abeille et d'autres. Prenant le nom de Ligue des Droits savoisiens, puis Ligue de Savoie, elle devient rapidement Ligue savoisienne. Ses statuts sont celle d'une association enregistrée à Genève[5]. Patrice Abeille devient secrétaire du parti en 1995, puis secrétaire général en 1996[6],[7]. Le mouvement va se faire connaître lors de rencontres-débats dans les villages de Savoie.

La Ligue fait un coup d'éclat en créant un « Gouvernement provisoire de la Savoie » en exil à Genève en 1996[8],[9],[10]. Cette année 1996 voit l'émergence d'un débat au niveau local sur l'émergence de ce courant et un nouveau débat sur l'identité savoyarde. Lors de la célébration de la « fête nationale » du 19 février, le mouvement réunit pas moins de 950 personnes à Albertville[11]. À l'automne de cette même année, la Ligue se fait connaître à travers des procès sur l'application de plaques savoisiennes marquées « États souverain de Savoie » à la place des plaques en vigueur en France[12]. Elle est aussi à l'origine de débat sur sa vision de l'histoire de la Savoie, qualifiée de « falsification » par des historiens dont André Palluel-Guillard ou Paul Guichonnet. Le professeur Palluel-Guillard est d'ailleurs assigné en justice par la Ligue en 1997 pour diffamation, à la suite d'une prise de position dans un article du Dauphiné libéré d'avril 1996. Une pétition pour soutenir l'enseignant est lancée[13]. Le mouvement indépendantiste réussit d'ailleurs à ce que le gentilé « Savoisien » rime avec « indépendantiste ».

Si dans un premier temps la Ligue refuse de participer aux élections, elle demande à ses membres de glisser un bulletin « Je vote pour la Savoie » en 1997, elle envisage d'intégrer le jeu politique lors des prochaines échéances de 1998 (cantonales et régionales)[14]. Présentant différents candidats aux cantonales, elle monte deux listes pour les régionales dans les deux départements savoyards avec à leur tête Patrice Abeille pour la Haute-Savoie et Joël Ducros pour la Savoie[15]. Le lendemain des résultats, un article du Monde titre « La percée de la Ligue savoisienne »[16]. En effet, les deux listes Renaissance savoisienne obtiennent 5,39 % des suffrages exprimés en Savoie, et Patrice Abeille devenir conseiller régional de Rhône-Alpes[16]. Patrice Abeille contribue à la chute de Charles Millon à la présidence de la Région, apportant son soutien à Jean-Jack Queyranne[17]. Cette percée électorale incite les élus locaux à réfléchir sur l'organisation et la coopération des deux départements savoyards. Ainsi, Michel Barnier, alors président du Conseil général de Savoie et sénateur RPR du département, fait le vœux d'une évolution de l'unité savoyarde voire de leur fusion[18]. L'idée d'une Région Savoie, lancée par le MRS en son temps, est reprise afin de contrer le projet savoisien[19]. Ravi du débat suscité, lors d'une interview, le secrétaire général du mouvement, refuse d'apporter sa voix à ce dernier débat préférant poursuivre le but souverainiste plutôt que régionaliste[20].

Le 12 mars 1999, Le Monde publie un article de Luc Rosenzweig sur le « populisme alpin » où la Ligue est associée à d'autres mouvements comme le Parti autrichien de la liberté (FPÖ) de Jörg Haider ou la Ligue du Nord d'Umberto Bossi. Cette critique d'un mouvement « populiste et xénophobe » est souvent utilisée pour dénoncer le mouvement dès ses débuts. Dans un droit de réponse, Patrice Abeille rappelle que la Ligue se sent plus proche des mouvements membres du Parti Démocratique des Peuples d' Europe - Alliance Libre Européenne (PDPE-ALE) au sein du Parlement européen, dont la ligue est un membre observateur[21]. Par ailleurs, au niveau local, si l'entente avec le mouvement historique MRS avait été tendu, l'élection d'un nouveau président, Benoît Bro, marque une rupture et le rapprochement entre les deux mouvements, s'accompagnant de participations conjointes aux élections[22]. Cette alliance permet ainsi au mouvement de se rapprocher de la fédération Régions et peuples solidaires[23], dont le MRS était un membre fondateur, pour en devenir un membre observateur en 2003, malgré un discours rebutant par les différents membres de la fédération. Elle en est exclue deux ans plus tard.

La Ligue continue sa progression après une centaine d'adhérents dans les premières années, ce sont un millier de participants qui se réunissent lors de la 5e « fête nationale » organisée par le mouvement[24]. Lors du débat sur le statut de la Corse en 2000, la Ligue savoisienne rappelle qu'elle « refuse à traiter avec Matignon », considérant que le processus de Matignon est une « prime à la bombe »[25],[26]. Cependant le débat sur la région Savoie se poursuit et 41 % des Savoyards semblent favorables à sa création selon un sondage[27]. La Ligue décide de s'impliquer dans les élections locales, en présentant quasiment 36 candidats lors des cantonales de 2001, et incitant ses adhérents à intégrer des listes pour les municipales[28]. Les scores électoraux avoisinent ceux réalisés en 1998 avec pas moins de 5 % des suffrages en moyennes pour les cantonales, mais ne permettent pas d'obtenir d'élus[29]. Seul Jean-Pierre Rambicur, membre du mouvement, devient maire mais déclaré sans étiquette[30]. Elle intervient désormais comme une force politique locale, notamment autour de la question du transport et la question de la liaison Lyon-Turin[31].

L'année 2002 marque cependant la fin d'une dynamique. En effet, la participation aux législatives aux côtés de membres du MRS se solde par des résultats avoisinant les 2 %[2]. En 2004, le nouveau mode de scrutin des élections régionales, avec des listes régionales et non plus départementales, favorise désormais les partis nationaux au détriment des partis locaux. Dans ces conditions, contrairement aux scores réalisés en 1998, la Ligue savoisienne ne recueille que 0,04 % des voix et n'obtient aucun siège[32],[33]. Par ailleurs, le nombre de participants à ses manifestations décroit[2]. Malgré la volonté de rester présente au plan local, ses différentes participations aux scrutins ne connaissent plus la dynamique de la fin des années 1990.

Lors de son 17e congrès, le 21 octobre 2012[33], la Ligue savoisienne décide de suspendre ses activités[3].

Ressources[modifier | modifier le code]

La Ligue savoisienne a diffusé plusieurs discours en vue de sensibiliser les Savoyards à leur thèse indépendantiste :

  • Discours historique, juridique et international reprochant le non-respect du Traité de Turin de 1860, remise en cause de l'Annexion de la Savoie considérant ce traité comme caduc. Deux arguments sont mis en avant : le non-respect de la Grande zone-franche, supprimé en 1919[32], effective en 1923, et l'absence de notification du traité auprès des Nations Unies au lendemain de la guerre, soit le 14 mars 1947[34].
  • Discours économique, établissant l'autosuffisance de la Savoie.
  • Discours politique, participation aux élections françaises depuis 1998.

Diffusion de ces discours à travers des conférences (au début de la création), puis dans un mensuel (Le Patriote savoisien (1995-97, 57 numéros), qui fut remplacé par l'Echo de Savoie (1997-2004, 77 numéros), lui-même devenu le Savoisien (2005-2007, 22 numéros[35]), puis Savoie Nouvelle).

Par ailleurs, le mouvement a très rapidement mis en place des éléments participants à l'élaboration d'un futur État avec l'usage du drapeau « Croix de Savoie », la reprise de l'hymne Les Allobroges mais remanié, l'établissement de la fête nationale le 19 février, une carte d'identité, une monnaie la Livre savoisienne (jusqu'à la mise ne place de l'Euro), ainsi que des plaques d'immatriculation au nom du « Souverain État de Savoie »[36]

À la suite d'un rapprochement avec le Mouvement Région Savoie en 1999, la Ligue Savoisienne a pu obtenir un statut d'observateur au sein de la fédération Régions et peuples solidaires (exclue en 2005 à la suite de déclarations à tendance islamophobes de son fondateur). Cette stratégie leur a permis, par ailleurs, de devenir membre de l'Alliance libre européenne et de pouvoir lier des contacts avec d'autres mouvements nationalistes au niveau européen. Cette union s'est concrétisée en avril 2007 avec la création du mouvement Savoie Europe Liberté[37], et l'installation de locaux communs à Ugine. En 2009 cependant, le MRS a décidé avec succès de s'allier avec Europe Écologie, et, le 14 novembre de la même année s'est affranchi de la Ligue savoisienne en votant à une large majorité son retrait de Savoie Europe Liberté.

Europe[modifier | modifier le code]

Le 11e congrès a eu lieu en novembre 2006 à Saint-Gervais-les-Bains. Lors de ce congrès, les savoisiens ont confirmé leur attachement à une Europe fédérale. Ils estiment que la construction européenne est actuellement "bloquée à cause de la France", dont le trou financier n'a cessé de s'agrandir depuis 1981 or "le pays n'est plus réformable"[38].

Participations électorales[modifier | modifier le code]

Refusant dans un premier temps le jeu électoral, en demandant à ses adhérents de ne prendre part aux différents scrutins qu'avec l'utilisation de bulletins « Je vote pour la Savoie » ou « Savoie souveraine », le mouvement indépendantiste intègre la compétition politique officiellement en présentant des candidats à partir de 1998 :

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Ne pouvant prétendre jouer le jeu de l'élection présidentielle, la Ligue y participe symboliquement « pour se compter » en faisant diffuser ses bulletins. Cependant, en 2007, elle soutient le candidat fédéraliste Jean-Philippe Allenbach[39]. Celui-ci n'ayant pas obtenu les 500 parrainages nécessaires, le mouvement appelle à voter "Savoie", blanc ou nul. En 2012, Le mouvement invite à nouveau à glisser un bulletin estampillé « voter pour la Savoie »[40] .

Élection européenne[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 1999, le mouvement invite ses adhérents à voter avec le bulletin « Savoie souveraine et européenne » (bulletin édité par le mouvement). En 2004, elle tente une participation dans la circonscription du Sud-Est sous le nom A.L.P.E. (Alliance pour la Liberté des Peuples d'Europe)[41] et obtient 0,04 % des suffrages. Ce très faible score s'explique en partie par la difficulté pour le mouvement de diffuser son message au-delà de la région et d'éditer des bulletins en très grand nombre.

Élections sénatoriales[modifier | modifier le code]

Lors des sénatoriales de 2004, Jean Blanc candidate en Savoie et obtient 11 voix[42]. Le maire de Margencel, Jean-Pierre Rambicur, se présente en Haute-Savoie et obtient 42 voix[43].

Élections législatives[modifier | modifier le code]

La Ligue savoisienne présente depuis 2002 des candidats dans certaines circonscriptions de Savoie aux Législatives.

En 1997, comme indiqué dans la section « Histoire », le mouvement savoisien décide d'une première participation originale lors des législatives en invitant ses membres et sympathisants à glisser un bulletin « "Je vote pour la Savoie" » (bulletin édité par le mouvement), afin « de se compter »[14]. Lors des élections de 2002, suite aux succès aux régionales et cantonales de 1998, la Ligue présente huit candidats, en association avec le Mouvement Région Savoie (MRS), soit dans chacune des circonscriptions des deux départements savoyards. Ces derniers se trouvent sous les couleurs nationales de la fédération Régions et peuples solidaires[44]. Les Savoisiens obtiennent moins de 2 % des suffrages exprimés sur le territoire. Cinq années plus tard, écartés de R&PS, la Ligue présente à nouveau huit candidats sur la Savoie, liste Savoie Europe Liberté, toujours avec le soutien du MRS. Les suffrages exprimés sur les candidats du mouvement rassemblent entre 0,1 % et 0,01 %. En 2012, le mouvement ne présente plus que deux candidats (un dans la 6e circonscription de la Haute-Savoie, obtenant 1,4 %, et un dans la nouvelle de la Savoie, 1,57 %).

Élections régionales[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de la région Rhône-Alpes.

En 1998, pour la première fois le mouvement se lance dans la compétition politique, en parallèle des cantonales. Troublions de l'élection et dénigrements, font place à l'étonnement lorsque les deux listes Renaissance savoisienne obtiennent des résultats cumulés de 5,39 % sur le territoire de la Savoie. Si la liste menée par Joël Ducros ne remporte que 4,42 % des suffrages[45] pour le département de la Savoie, celle de Haute-Savoie menée par le secrétaire général du mouvement, Patrice Abeille, se voit accorder 6,04 %[46], obtenant ainsi un siège au Conseil régional de Rhône-Alpes et faisant gagner au mouvement une certaine notoriété au niveau régional, sinon national. En raison d'un changement de modalité de scrutin aux élections régionales avec la loi du 11 avril 2003, ouvert à des listes régionales, pour les échéances de 2004, la Ligue ne tente plus de participation.

Élections cantonales[modifier | modifier le code]

    • 2011, 5 candidats[47]
    • 2008, 7 candidats sous l'étiquette Savoie Europe Liberté, (6,64 % des suffrages exprimés, de 2,34 % à 17,43 % suivant les cantons, maximums à Aime (17,43 %) et Albens (10,3 %), progression en termes de voix brutes sur les cantons représentés par rapport à 2001 de 25 %)
    • 2004, 8 candidats sur 36 (de 1,6 % à La Chambre à 10,14 % à Lanslebourg, seul résultat au-dessus de 5 %)
    • 2001, 34 candidats sur 36 (5,14 % des suffrages exprimés, 13 candidats à plus de 5 %)
    • 1998, 13 candidats sur 33 (2,44 % des suffrages exprimés)

Élections municipales[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Obtention d'un siège de Maire (Jean-Pierre Rambicur à Margencel) qui s'était présenté à ses électeurs "sans étiquette"[30] en raison de la nom reconnaissance par l'État français de l'appellation "Ligue Savoisienne" qui est une association de droit suisse. La Ligue obtient une dizaine d'adjoints au maire dans les communes de Savoie.
  • 2008 : Réélection de Jean-Pierre Rambicur, à Margencel, même si ce dernier indique qu'il s'est éloigné du mouvement[48].

Jeunes Savoisiens[modifier | modifier le code]

Sur la base du Conseil des Jeunes Savoisiens (CJS) s'est créé Abad-Te («bouge-toi» en arpitan), un mouvement régionaliste semi-indépendant regroupant une partie des jeunes adhérents de la Ligue savoisienne, remplacé en 2004 par un comité plus représentatif du mouvement indépendantiste dénommé Waiting for freedom in Savoy.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes »,‎ 2006, 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 455.
  2. a, b, c et d Brice Perrier, « Petite histoire du régionalisme savoyard », www.lavoixdesallobroges.org,‎ 2010 (consulté le 17 juin 2012) / La version initiale de cet article a été publiée dans la version papier n°13 de la Voix des Allobroges, été 2007.
  3. a et b Thoma Lanier, « Ligue savoisienne : Patrice Abeille est bien décédé de mort naturelle à 59 ans », Le Dauphiné libéré,‎ 24 juillet 2013 (lire en ligne).
  4. Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Yens, Cabédita, Collection « Espace et horizon »,‎ 2003, 156 p. (ISBN 2-88295-368-2 et 978-2-88295-368-1), p.46.
  5. Article de A. Veyret, « Une Savoie à la sauce italienne », édition du 27 mars 1996 du Dauphiné libéré.
  6. Xavier Crettiez et Isabelle Sommier, La France rebelle, Editions Michalon,‎ 2002, 569 p. (ISBN 978-2-8418-6178-1), p.80.
  7. Emmanuel Le Roy Ladurie et Jacques Julliard, Histoire de France des régions : la périphérie française des origines à nos jours, Éditions du Seuil, «Points»,‎ 2005, 438 p. (ISBN 978-2-0207-8850-2), p.270.
  8. Article de V. Duby, « Même provisoire le gouvernement existe », édition du 19 février 1996 de La Tribune de Genève.
  9. Arricle de A. Campioli, « Paris défié : un gouvernement de Savoie s'établit à Genève », édition du 20 février 1996, Le Nouveau Quotidien.
  10. Article « Savoia liberia : Governo in esilio sede a Gineva », édition du 21 février 1996 de La Stampa.
  11. Article de Ch. Vincent, « Les croisés de la Savoie », édition du 18-19 février 1996 du Monde.
  12. Article F. Rieu, « Procès publicitaire », édition du 13 septembre 1996 de L'Essor savoyard.
  13. Article Ch. Moucaud, « Les historiens se mobilisent contre la Ligue savoisienne », édition du 31 janvier 1997 de La Vie Nouvelle.
  14. a et b Article de J. Caron, « La Ligue savoisienne songe aux prochaines élections électorales », édition du 2 septembre 1997 de La Tribune de Genève.
  15. Article de M. Egss, « La Ligue savoisienne choisit ses têtes de listes », édition du 22 novembre 1998 de La Tribune de Genève.
  16. a et b Article de F. Revil, « La percée de la Ligue savoisienne », édition du 31 mars 1998 du Monde.
  17. Portrait de Patrice Abeille, « Le bourdonnement savoisien » dans l'édition du 12 avril 1998 de Libération.
  18. Article et interview « Playdoyer pour l'unité savoyarde et une nouvelle organisation du territoire », édition du 10 avril 1998 de La Vie nouvelle.
  19. Article de J. Carron, « L'idée d'une Région Savoie n'en finit pas de rebondir », édition du 29 octobre 1998 de La Tribune de Genève.
  20. Interview de L Chiuch, « Le savoisien Patrice Abeille ne mouillera pas sa chemise pour la région Savoie », édition du 11 mars 1999 de La Tribune de Genève.
  21. Réponse de Patrice Abeille « La Ligue savoisienne n'est ni populiste, ni xénophobe », édition du 25 décembre 199 du Monde, page "Débats" n°17.
  22. [Amoudry 2003] Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Yens, Cabédita, Collection « Espace et horizon »,‎ 2003, 156 p. (ISBN 2-88295-368-2 et 978-2-88295-368-1), pp.55-56.
  23. Article « La Ligue savoisienne devient membre observateur de R&PS », L'Echo de Savoie, n°66, septembre 2003.
  24. Article de C Girod, « Près d'un millier de Savoisiens célèbres la 5e fête nationale », édition du 21 février 2000 de La Tribune de Genève.
  25. Dossier de Th. Desjardins, « La fatiguée de l'Etat », édition du 14 août 2000 du Figaro.
  26. « Vite dit », édition du 6 septembre 2000 du Canard enchainé.
  27. Sondage paru dans l'édition du 21 août 2000 du Messager, pp.4-5.
  28. Article de R. Bardelaye, « A la Ligue savoisienne : cantonales et municipales en vue », édition du 5 octobre 2000 du Messager.
  29. Article N. Weil, « Les régionalistes n'ont pas percé aux municipales et aux cantonales », édition du 20 mars 2001, du Monde.
  30. a et b Article de C. Bellivier, « Le premier maire savoisien est en Chablais », édition du 1er juin 2001 de La Tribune du Mont-Blanc.
  31. Article R. Bardelaye, « Un débat était organisé par la Ligue Savoisienne : comment traverser les Alpes ? », édition du 14 décembre 2001 du Messager.
  32. a et b Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 50.
  33. a et b [PDF] Patrick-Alain Bertoni, « Ligue savoisienne, congrès du Bois : "Le poison de la division" rendu responsable de sa soustraction du paysage politique », Le Faucigny, 1er novembre 2012, n°43.
  34. S J, « Quand la Savoie se libère du joug français... », Le Messager,‎ 1er avril 2010 (lire en ligne).
  35. Les 22 sommaires en ligne.
  36. Erwan Chartier, Ronan Larvor, Malo Louarn, La France éclatée ? : enquête sur les mouvements régionalistes, autonomistes et indépendantistes en France, Barcelone, Coop Breizh,‎ 2004 (ISBN 978-2-84346-203-0 et 2-84346-203-7, LCCN 2004476475).
  37. Les statuts ont été déposés en avril 2007 et les locaux ont été inaugurés le 24 novembre de cette même année, à Ugine. Information sur le site du Journal Officiel.
  38. P.A. "Clairvoyants et déterminés!", Le Savoisien, Edition décembre 2006.
  39. Article Patrice Abeille, « Pourquoi nous soutenons Jean-Philippe Allenbach », dans l'organe du mouvement Le Savoisien, n°22, mars 2007.
  40. Article de Guillaume Armand, « Les Savoisiens ne soutiendront aucun candidat à la présidentielle », paru dans Le Dauphiné libéré, édition du 20 février 20102.
  41. Article « Alliance pour la Liberté des Peuples d'Europe », paru dans L'Echo de Savoie (organe du mouvement).
  42. www.senat.fr, « Élections sénatoriales de 2004 (Résultats pour la Savoie) » (consulté le 17 juin 2012).
  43. www.senat.fr, « Élections sénatoriales de 2004 (Résultats pour la Haute-Savoie) » (consulté le 17 juin 2012).
  44. Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Yens, Cabédita, Collection « Espace et horizon »,‎ 2003, 156 p. (ISBN 2-88295-368-2 et 978-2-88295-368-1), p.56.
  45. www.interieur.gouv.fr, « Élections régionales de 1998 (Résultats pour la Savoie) » (consulté le 27 juin 2012).
  46. www.interieur.gouv.fr, « Élections régionales de 1998 (Résultats pour la Haute-Savoie) » (consulté le 27 juin 2012).
  47. Franck Grassaud, « Alpes : Le retour de la Ligue Savoisienne », France 3 Alpes, Cantonalles 2011.
  48. Article E. Rouxel, « Conseil général : le fauteuil de Jean Denais fait des envieux », dans l'édition du 11 novembre 2012 du Messager.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Auteurs savoisiens :

  • Abeille (P), 1998, Renaissance savoisienne. Le Livre Blanc, Cabédita
    Secrétaire général de la Ligue savoisienne
  • de Pingon (J),1996, Savoie française. L'histoire d'un pays annexé, Cabédita, coll. Archives vivantes
    Fondateur de la Ligue savoisienne

Autres :

  • Chartier (E), Larvor (R), 2004, La France éclatée. Régionalisme - Autonomisme, Indépendantisme, Coop Breizh, 352 p.
  • Gras (C), Livet (G), 1977, Région et Régionalisme en France du XVIIIe à nos jours, PUF
  • Ihl (O), Chene (A), Vial (E), Waterlot (G) (sous la dir.), 2003, La Tentation populiste au cœur de l'Europe, coll Recherches, La Découverte
    Actes du Colloque International de Grenoble, "La tentation populiste : un phénomène politique et ses manifestationsdans l'arc alpin", Université de Grenoble, 27-29 septembre 2001

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Escale savoisienne, documentaire réalisé par Brice Perrier (1998), VF Films Production – 26 min. – DVCAM (diffusé sur Planète le 25 octobre 2000)
  • Portrait dans Questions d'identité ?, émission proposée par France 3 Rhône Alpes Auvergne, 22 avril 1999, durée 15 min.

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]