Le Pont-de-Beauvoisin

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45° 32′ 13″ N 5° 40′ 24″ E / 45.5369444444, 5.67333333333

Le Pont-de-Beauvoisin
Vue du pont sur le Guiers entre l'Isère et la Savoie
Vue du pont sur le Guiers entre l'Isère et la Savoie
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Le Pont-de-Beauvoisin
Code commune 73204
Code postal 73330
Maire
Mandat en cours
Raymond Ferraud
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Val de Guiers
Démographie
Population 1 950 hab. (2008)
Densité 1 066 hab./km2
Gentilé Pontois, Pontoises
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 13″ Nord
       5° 40′ 24″ Est
/ 45.5369444444, 5.67333333333
Altitudes mini. 232 m — maxi. 303 m
Superficie 1,83 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Le Pont-de-Beauvoisin est une commune française, située dans le département de la Savoie et la région Rhône-Alpes.

Elle est la quasi-homonyme de la commune Pont-de-Beauvoisin, en Isère, dont le développement suit un cours parallèle.

Sommaire

[modifier] Géographie

Également traversée par la route nationale 6 comme la commune homonyme iséroise, elle est desservie par la gare de Pont-de-Beauvoisin accessible uniquement par le TER, unique pour les deux villes, et située en Isère.

[modifier] Toponymie

Du nom celtique Labisco ou Lavisco, sa première dénomination ; le latin de Pont de Beauvoisin est PONS BELLOVICINUS ou PONS BELLIVICINUS (voisin de guerre), et on trouve dans les écrits[1], Le Pont au IXe siècle, Pont de Belvezin au XIIe siècle, Belvoysin et Biauvoysin au XIIIe siècle.

Depuis le 7 novembre 1963, les noms exacts des deux villes voisines sont Pont-de-Beauvoisin en Isère et Le Pont-de-Beauvoisin en Savoie, même si de nombreux documents administratifs ne gèrent pas correctement cette précision. On va donc au Pont (en Savoie) et à Pont (en Isère) localement.

[modifier] Histoire

[modifier] Héraldique

Blason de Pont-de-Beauvoisin

de gueules à la croix d'argent cantonnée au chef dextre d'une étoile du même

[modifier] Faits historiques

Ville française depuis le rattachement de la Savoie à la France en 1860.

La commune de Pont de Beauvoisin*, de l'autre côté du Guiers, elle, devient française en 1349 par le rattachement du Dauphiné à la France.

Villes frontières, elles sont le lieu de certains des exploits de Louis Mandrin, capturé à Rochefort, village proche[2].

Giovanni Battista Scapaccino (it), carabinier italien, y mourut le 3 février 1834, lors d'une tentative d'invasion du Royaume de Sardaigne.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Raymond Ferraud PS Professeur

[modifier] Jumelages

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Insee[3])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2009
1106 1412 1403 1605 1426 1572 1879 1870
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Personnalités de la ville

  • Emmanuel Crétet de Champmol, né le 10 février 1747 au Pont-de-Beauvoisin en Savoie, mort le 28 novembre 1809 à Paris, administrateur et homme politique français, député en 1795, sénateur et conseiller d'État en 1799, premier gouverneur de la Banque de France puis Ministre de l'Intérieur de Napoléon en 1807. Il est inhumé au Panthéon de Paris. (Le jardin de ville porte son nom depuis le 15 septembre 2007).
  • Son frère, Henri Crétet, maire de la commune, dont la pierre tombale est dans l'église des Carmes
  • sa sœur, Elisabeth, épouse de l'industriel grenoblois Mathieu Teisseire, est la mère de l'homme politique Camille Teisseire.
  • Élie Perrin, peintre devenu pontois[4]

[modifier] Lieux et monuments

[modifier] Le pont sur le Guiers

La ville doit son nom au pont François Ier qui traverse le Guiers, rivière locale, qui sépare les deux villes qui portent le même nom, l'une en Savoie, l'autre en Isère. Ce pont, initialement en bois, fit l'objet d'un projet en pierre, datant de 1543, établi sous le roi François Ier (d'où son nom) mais il ne fut réalisé qu'en 1583, après sa mort. En dos d'âne, il fut reconstruit avec un tablier plat pour permettre le passage des carrosses.

Détruit en 1940 pour s'opposer au passage des troupes d'occupation, il fut reconstruit avec des méthodes modernes (longerons métalliques) et recouvert d'une partie des pierres initiales. Le reste des pierres est encore visible dans le cours d'eau, depuis le pont[5].

Le pont démoli en 1940
Reconstruction en 1945

[modifier] L'église des Carmes

Article détaillé : Église des Carmes.

Elle date de 1419. Restauration par Emmanuel Crétet, natif de la ville.

  • architecture particulière avec nef à un seul bas-côté, typique des ordres mendiants.
  • chapelle des Dix Mille Martyrs (restaurée).
  • peintures (datant de 1844 et classées en 1987) sur les 2 800 m² des murs et des voûtes, effectuées par les deux frères Alonzo et Giuseppe Antonio Avondo, décorateurs d'église piémontais (La Descente de Croix et le Christ de Gethsemani sont deux exemples remarquables de leurs travaux ici).
  • vitraux du XIXe siècle, tableau de Jacques de Clermont et de son épouse Jeanne de Poitiers, donateurs honorés par un blason.
  • pavement à 45 pierres tumulaires, dalles gravées.
  • pierres tombales de nobles, dont celle du noble Jean Louis, curiosité comportant deux pistolets. Celles de Henri Crétet (frère d'Emmanuel Crétet), Jean de Montbel, de Anne de Varax, de Charles-Gabriel Pravaz.

Plusieurs éléments de l'ancien couvent des Carmes font maintenant parties intégrantes de l'Hôtel de ville (comme la salle capitulaire, le jardin...).

[modifier] Notes et références

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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