Le Pont-de-Beauvoisin (Savoie)

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Le Pont-de-Beauvoisin
Vue du pont sur le Guiers entre l'Isère et la Savoie
Vue du pont sur le Guiers entre l'Isère et la Savoie
Blason de Le Pont-de-Beauvoisin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Le Pont-de-Beauvoisin
Intercommunalité Communauté de communes Val de Guiers
Maire
Mandat
Raymond Ferraud
2014-2020
Code postal 73330
Code commune 73204
Démographie
Gentilé Pontois
Population
municipale
2 000 hab. (2011)
Densité 1 093 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 13″ N 5° 40′ 24″ E / 45.5369444444, 5.67333333333 ()45° 32′ 13″ Nord 5° 40′ 24″ Est / 45.5369444444, 5.67333333333 ()  
Altitude Min. 232 m – Max. 303 m
Superficie 1,83 km2
Localisation

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Le Pont-de-Beauvoisin
Liens
Site web lepontdebeauvoisin.fr

Le Pont-de-Beauvoisin est une commune française, située dans le département de la Savoie en région Rhône-Alpes.

Elle est l'homonyme de la commune Le Pont-de-Beauvoisin en Isère, dont le développement suit un cours parallèle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Route nationale 6, venant localement de Lyon et allant vers Chambéry.

Outre la route, la ville est desservie par une gare de la SNCF, accessible uniquement par le TER, unique pour les deux villes homonymes, et située en Isère, en dehors du centre-ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom latin de Pont de Beauvoisin est PONS BELLOVICINUS ou PONS BELLIVICINUS (beau voisin), et on trouve dans les écrits[1], Le Pont au IXe siècle, Pont de Belvezin au XIIe siècle, Belvoysin et Biauvoysin au XIIIe siècle.

Les noms officiels tels que définis par le Code officiel géographique pour les deux communes sont « Le Pont-de-Beauvoisin ». Toutefois, depuis le 7 novembre 1963 (date du rattachement de la commune de La Folatière), le nom utilisé localement pour les deux communes est « Pont-de-Beauvoisin » en Isère et « Le Pont-de-Beauvoisin » en Savoie. On va donc au Pont (en Savoie) et à Pont (en Isère) localement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg fut desservi, au début du XXe siècle, par deux chemins de fer secondaires :
- Le Tramway de Pont-de-Beauvoisin à Bompertuis des TOD (1909-1927)
- Le Tramway de Pont-de-Beauvoisin (TPB), qui reliait Saint-Genix d'Aoste à Saint-Béron (1897-1932), dont on voit ici une rame, Place Carouge, tracté par une locomotive Pinguely.

Ville française depuis le rattachement de la Savoie à la France en 1860.

La commune de Pont de Beauvoisin, de l'autre côté du Guiers, elle, devient française en 1349 par le rattachement du Dauphiné à la France.

Villes frontières, elles sont le lieu de certains des exploits de Louis Mandrin, capturé à Rochefort, village proche[2].

Giovanni Battista Scapaccino (it), carabinier italien, y mourut le 3 février 1834, lors d'une tentative d'invasion du Royaume de Sardaigne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Raymond Ferraud PS Professeur

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 000 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
1 062 1 103 1 353 1 453 1 388 1 395 1 330 1 242 1 054
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 202 1 240 1 637 1 583 1 493 1 620 1 543 1 407 1 269
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 089 1 157 1 049 1 063 1 109 1 130 1 106 1 412 1 403
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
1 605 1 426 1 572 1 841 1 879 2 000 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Le Pont-de-Beauvoisin est située dans l'académie de Grenoble.

La ville administre xx écoles maternelles et xx écoles élémentaires communales.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Le pont sur le Guiers[modifier | modifier le code]

La ville doit son nom au pont François Ier qui traverse le Guiers, rivière locale, qui sépare les deux villes qui portent le même nom, l'une en Savoie, l'autre en Isère. Ce pont, initialement en bois, fit l'objet d'un projet en pierre, datant de 1543, établi sous le roi François Ier (d'où son nom) mais il ne fut réalisé qu'en 1583, après sa mort. En dos d'âne, il fut reconstruit avec un tablier plat pour permettre le passage des carrosses.

Détruit en 1940 pour s'opposer au passage des troupes d'occupation, il fut reconstruit avec des méthodes modernes (longerons métalliques) et recouvert d'une partie des pierres initiales. Le reste des pierres est encore visible dans le cours d'eau, depuis le pont[5].

Le pont démoli en 1940
Reconstruction en 1945

L'église des Carmes[modifier | modifier le code]

Elle date de 1419. Restauration par Emmanuel Crétet, natif de la ville.

  • architecture particulière avec nef à un seul bas-côté, typique des ordres mendiants.
  • chapelle des Dix Mille Martyrs (restaurée).
  • peintures (datant de 1844 et classées en 1987) sur les 2 800 m2 des murs et des voûtes, effectuées par les deux frères Alonzo et Giuseppe Antonio Avondo, décorateurs d'église piémontais (La Descente de Croix et le Christ de Gethsemani sont deux exemples remarquables de leurs travaux ici).
  • vitraux du XIXe siècle, tableau de Jacques de Clermont et de son épouse Jeanne de Poitiers, donateurs honorés par un blason.
  • pavement à 45 pierres tumulaires, dalles gravées.
  • pierres tombales de nobles, dont celle du noble Jean Louis, curiosité comportant deux pistolets. Celles de Henri Crétet (frère d'Emmanuel Crétet), Jean de Montbel, de Anne de Varax, de Charles-Gabriel Pravaz.

Plusieurs éléments de l'ancien couvent des Carmes font maintenant parties intégrantes de l'Hôtel de ville (comme la salle capitulaire, le jardin…).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Pont-de-Beauvoisin

de gueules à la croix d'argent cantonnée au chef dextre d'une étoile du même

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice sur le nom de la ville
  2. Voir Histoire de Pont par le Musée Pontois
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. Photos du pont démoli et de sa reconstruction
  6. Bordeaux (P.-E.), « Le général de Montfalcon, 1767-1845 », Mémoires et documents, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie , t. 69, 1932, p. 177-195.
  7. sa biographie sur Mémoires des Pays du Guiers