Massif du Mont-Cenis

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Massif du Mont-Cenis
Massifs des Alpes occidentales
Géographie
Altitude 3 612 m, Pointe de Ronce
Massif Alpes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Région
Région
Rhône-Alpes
Piémont
Département
Province
Savoie
Turin
Géologie
Roches Roches sédimentaires et métamorphiques

Le massif du Mont-Cenis est un massif des Alpes du Nord à la frontière entre la France (département de la Savoie) et l'Italie traversé par le col du Mont-Cenis. Il abrite des glaciers de taille moyenne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Mont-Cenis désignerait le « mont des cendres ». Il est ainsi composé des termes mont, une grande élévation naturelle (lat. Montem), et de Cenis, un lieu de « la couleur de la cendre, cendré, gris » (lat. Cinicius)[1],[2].

Selon la tradition, à la suite d'un incendie de forêt, une grande quantité de cendres se serait accumulée sur le sol, d'où le nom. Le sentier de cendres a été retrouvé lors des travaux de construction de la route[3].

Le mont Cenis est ainsi mentionné en 739 par Alpes in Cisinio[1], Monte Ciniso en 756[1]. Le Frédégaire (compilation historiographique de 768) l'indique sous le toponyme Mons Cinisius[2]. Il est par la suite désigné par les toponymes Montem Cinisium ou clusas Montis Cenisii au IXe siècle, Mont Cinis en 1275, Mons Sinisius au XIIIe siècle, Mont de Senis 1518[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un ancien plateau (dépression), maintenant noyé par le lac du Mont-Cenis (barrage EDF) et traversé par le col du Mont-Cenis (2 081 m).

Il est composé principalement du massif du Mont-Cenis à proprement parler, du massif d'Ambin, du massif du Sommeiller, et de Scolette.

L'ensemble est entouré du massif de la Vanoise au nord, des Alpes grées au nord-est, des Alpes cottiennes au sud, et du massif des Cerces au sud-ouest.

Enfin, il est bordé par l'Arc au nord (vallée de la Maurienne), la vallée de Ribon au nord-est, la Bardonèche et la Dora Riparia (vallée de Suse) au sud. Il est également entaillé par les vallons d'Étache et d'Ambin.

Principaux sommets[modifier | modifier le code]

  • Pointe de Ronce, 3 612 m, le point culminant
  • Aiguille de Scolette, 3 506 m
  • Mont Lamet, 3 504 m
  • Pointe du Vieux, 3 464 m
  • Pointe de la Haie, 3 452 m
  • Roche Michel, 3 429 m
  • Signal du Grand Mont-Cenis, 3 377 m
  • Mont d'Ambin, 3 378 m
  • Rognosa d'Étache, 3 373 m
  • Dent d'Ambin, 3 372 m
  • Pointe des Pignes, 3 372 m
  • Pointe Ferrand, 3 365 m
  • Pointe Nible, 3 346 m
  • Pointe Sommeiller, 3 332 m
  • Mont Giusalet, 3 312 m
  • Costiera Bramanette, 3 269 m
  • Cime du Vallonetto, 3 217 m
  • Pointe de Paumont, 3 171 m
  • Cime de Bard, 3 168 m
  • Pointe Clairy (Signal du Petit Mont-Cenis), 3 162 m
  • Cime du Grand Vallon, 3 129 m
  • Cime Gardoria, 3 137 m
  • Longe Côte, 3 104 m
  • la Belle Plinier, 3 086 m
  • Pointe Valfredda, 3 051 m
Versant nord (Maurienne) du massif du Mont-Cenis, depuis Sollières-Sardières.
Versant nord (Maurienne) du massif du Mont-Cenis, depuis Aussois.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le massif du Mont-Cenis est un massif en majorité cristallin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le col est contrôlé par les Graiocèles, jusqu'à la conquête romaine en 13 avant J.-C.

Le 12 juin 1812, le docteur Balthazard Claraz sauva la vie du Pape Pie VII à l'hospice du Mont Cenis, lors de son transfert secret de Savone à Fontainebleau[4].

En 1860, la Savoie est annexée par la France, mais le plateau devient italien en 1862.

Le tunnel ferroviaire du Mont-Cenis, commencé en 1857, est achevé et inauguré en 1871.

Un vaste complexe défensif italien va être érigé entre 1877 et 1908 : le Campo trincerato del Moncenisio

Le fort Variselle commande l'ensemble du complexe.

Autour, des forts détachés à flanquement mutuel, des batteries permanentes ou semi-permanentes et des casernes fortifiées sont reliées par un réseau de routes militaires :

  • fort de la Cassa
  • fort de Ronce
  • Pattacreuse
  • Malamot (2 914 m)
  • de nombreuses autres annexes et forts plus petits

Côté français, des postes d'observations et des forts sont aussi construits :

  • fort de la Turra
  • poste du col de Sollière
  • poste du Mont Froid
  • d'autres petites unités.

Il convient d'ajouter a cette liste un autre fort : le fort du chat. C'était une petite tour équipée de 4 canons construite en 1812 par Napoléon 1er pour surveiller le passage. Il se trouvait sur une colline surplombant l'hospice napoléonien dans le sens de la France vers l'Italie.

Ce qui restait de ce fort a été détruit lors le l'agrandissement du barrage et il n'en reste que les fondations. Il est bien entendu englouti par le barrage actuel.

Le plateau a été le théâtre de violents combats lors de la Seconde Guerre mondiale. Les troupes alpines commandées par le lieutenant Prudhon ont résisté à l'attaque italienne jusqu'à l'armistice.

La plupart des ouvrages sont encore en place et pour certains, la visite est possible mais risquée, car ces fortifications sont abandonnées depuis des décennies et sises en haute montagne où les bâtiments se dégradent très vite. De plus, les galeries enterrées peuvent être noyées et cacher des puits.

Activités[modifier | modifier le code]

Stations de sports d'hiver[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. Formations préceltiques, celtiques, romanes, vol. 1 : Formations dialectales (suite) et françaises : étymologie de 35000 noms de lieux, Genève, Librairie Droz,‎ 1990, 708 p., p. 320.
  2. a et b Charles Marteaux, « Sur le sens et l'étymologie de quelques noms de lieux savoyards », Recueil des travaux de l'Institut de géographie alpine, vol. 6, no 6_2,‎ 1918 (lire en ligne), pp. 139.
  3. Gianni Bisio, article du quotidien la Stampa du 18 avril 2001, p. 51 chronique de Turin.
  4. Comment en 1812 le pape Pie VII faillit mourir au Mont Cenis

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]