Pont de la Caille

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Pont Charles-Albert
Image illustrative de l'article Pont de la Caille
Géographie
Pays France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Localité Allonzier-la-Caille
Coordonnées géographiques 46° 00′ 45″ N 6° 06′ 42″ E / 46.0125, 6.11166746° 00′ 45″ N 6° 06′ 42″ E / 46.0125, 6.111667  
Fonction
Franchit Les Usses
Caractéristiques techniques
Type pont suspendu
Longueur 192 m
Hauteur 147 m
Construction
Construction 11 juillet 1839
Architecte(s) E. Belin

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

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Pont Charles-Albert

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Pont Charles-Albert

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(Voir situation sur carte : France)
Pont Charles-Albert

Le pont Charles-Albert, couramment appelé pont de la Caille, est un pont suspendu à suspension classique en fil de fer situé en France, à cheval sur les communes d'Allonzier-la-Caille et de Cruseilles dans le département de la Haute-Savoie en région Rhône-Alpes.

Conçu pour permettre le franchissement de la rivière des Usses, il est inauguré le 11 juillet 1839[1] et est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 6 mai 1966[2].

Il a été doublé par le pont Caquot, qui supporte la circulation automobile sur la Route départementale 1201. Tous deux surplombent de 150 mètres la rivière au niveau de la gorge au fond de laquelle se trouvaient les bains de la Caille, connus des Romains, aujourd'hui désaffectés mais où la source jaillit toujours.

Pont Charles-Albert[modifier | modifier le code]

Le premier pont fut appelé pont Charles-Albert car il fut commandé par le duc de Savoie Charles-Albert, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem. Jusqu'à sa mise en service, le franchissement du torrent se faisait par un pont romain nommé Vieux Pont et dont on peut encore voir les vestiges.

Il fait 192 mètres de long et surplombe le torrent à 147 m. Il a été construit sous la direction de l'ingénieur Émile Fulrand Belin et fut inauguré le 11 juillet 1839. Il est suspendu par deux groupes de douze câbles appuyés sur quatre tours crénelées. Le tablier est en madriers de bois.

Ce pont suspendu a été doublé en 1929 par un deuxième pont en béton non armé, il est depuis réservé aux piétons et aux bicyclettes.

Le monument fait régulièrement l'objet de travaux d'aménagements ou de réparations. En 2007, la maçonnerie des quatre tours a été rénovée pour un coût de 236 000 euros, financé pour 8 % par le Ministère de la Culture. L'ensemble de la structure, 1 500 m2, a été nettoyée par projection de sablage. 316 m2 de joints ont été refaits à la chaux et 2 m3 de molasses et de calcaires ont été remplacés par du grès des Vosges et de la pierre de Hauteville.

Pont Caquot[modifier | modifier le code]

Nouveau pont.

Le second pont, appelé couramment pont Neuf, a été construit entre 1924 et 1928 sous la direction de l'ingénieur Albert Caquot. Son tablier est supporté par un arc de béton non armé, ce fut à l'époque une des plus grandes voûtes au monde ainsi construite. Il était initialement prévu pour accueillir une ligne ferroviaire entre Annecy et Saint-Julien-en-Genevois, mais le projet fut abandonné et l'ouvrage fut ouvert à la circulation routière.

En 2007, environ 25 000 véhicules le franchissaient chaque jour.

De lourds travaux ont démarré en mars 2009 et se poursuivront jusqu'en août 2010, afin de refaire d'abord l'ensemble du tablier et de procéder ensuite aux travaux de peinture. La circulation y a été interdite jusqu'au 15 décembre 2009 et des déviations avaient été établies utilisant les voies techniques et le nouveau viaduc des Usses, construit dans le cadre de la section autoroutière A41 Annecy/Genève, ouverte juste avant le début des travaux du pont Caquot. Les travaux de nettoyage, de ponçage et de peinture se poursuivront d'avril 2010 jusqu'en août et nécessiteront ponctuellement la mise en place d'une circulation alternée.

Financé par le département, nouveau propriétaire du pont depuis 2006, le budget des travaux est de 5 millions € auquel s'ajoute 2,2 millions € pour les frais d'aménagement des déviations.

Valorisation touristique[modifier | modifier le code]

Bois et ruisseau en contrebas.

Spectaculaire sur le plan architectural et paysager, le pont de la Caille bénéficie, malgré le peu d'aménagements réalisés, d'une importante notoriété régionale et d'une fréquentation spontanée importante en toute saison et particulièrement en période estivale.

La récente construction de l'autoroute A41 va lui permettre de bénéficier du fonds « 1 % paysage-développement » qui permet de subventionner des actions liées à la mise en valeur des territoires situés à proximité de la nouvelle infrastructure. Parmi les actions envisagées : mise en lumière, création d'espaces verts et de cheminements piétons et de randonnées, ouverture d'activités commerciales (snack-bar et magasin de produits locaux).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marcel Prade, Les Ponts monuments historiques, p. 323
  2. Notice Mérimée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marcel Prade, Les Ponts monuments historiques, Brissaud, Poitiers, 1986 (ISBN 2903442819)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]