Beauchalot

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Beauchalot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Saint-Gaudens
Canton Canton de Saint-Martory
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Saint-Martory
Maire
Mandat
Jean-Luc Picard
2008-2020
Code postal 31360
Code commune 31050
Démographie
Gentilé Beauchalotois
Population
municipale
489 hab. (2011)
Densité 77 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 30″ N 0° 52′ 11″ E / 43.1083333333, 0.869722222222 ()43° 06′ 30″ Nord 0° 52′ 11″ Est / 43.1083333333, 0.869722222222 ()  
Altitude Min. 295 m – Max. 410 m
Superficie 6,33 km2
Localisation

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Beauchalot est une commune française, située dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Beauchalotois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Comminges à 11 km à l'Est de Saint-Gaudens.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide fondée par les Capétiens

Fondation de la bastide de Beauchalot (1324)

À tous ceux qui verront les présentes lettres, nous, frère Guillaume, abbé du monastère de Bonnefont au diocèse de Comminges, de l'ordre cistercien, et professeur en écriture sacrée, et frère Arnaud Sixon, grand cellérier et procureur ou syndic desdits abbé et monastère, salut éternel en le Seigneur. Nous faisons savoir que nous, en notre nom et en celui dudit monastère, nous avons traité avec noble homme, sire Raoul Chaillot, chevalier et conseiller du roi de France et de Navarre notre sire, député par le roi notre sire pour la réformation générale du pays et pour plusieurs autres affaires dans la sénéchaussée de Toulouse et son ressort ; nous avons voulu et concédé, voulons et concédons que soit fait un pariage avec le roi notre sire de la manière suivante.

D'abord, dans toute la juridiction que nous et notre monastère avons et pourrions avoir dans les limites et le périmètre délimité plus bas, que ce soit sur la terre, sur les hommes ou les bois, tout sera commun, en indivis entre le roi notre sire et nous, c'est-à-dire depuis le fleuve de la Garonne en remontant par le ruisseau appelé Ruisselet jusqu'au fond de la vigne appelée Vigne du prieur dudit monastère, et de cette vigne en remontant par le ru du Fauconnier jusqu'aux fourches des Fins, et de ces fourches jusqu'au terroir de Lombers, en incluant le terroir de Burnal, puis à partir du terroir de Lombers tout le terroir appartenant au monastère vers Landorthe, et de ce terroir en descendant jusqu'à celui de Labarthe-Inard, et ensuite jusqu'au fleuve de la Garonne vers Montespan.

À l'intérieur de ce territoire et de ces limites, nous serons tenus de remettre et d'asseoir, selon le choix des gens du roi, 800 arpents de terre à la mesure de Toulouse, dans le lieu le plus approprié à la construction d'une bastide, et toute la coupe de notre bois ou forêt de Jô, pour la fondation et le peuplement de cette bastide. À l'intérieur de ces 800 arpents de terre, les cens, les oublies et les autres rentes ou redevances quelles qu'elles soient, avec toute la juridiction que nous avons et pouvons y avoir [...], seront et resteront en commun au roi notre sire et à nous, à l'exception des confiscations d'hérétiques et des autres cas qui appartiennent au roi notre sire et doivent relever du droit du roi, comme cela lui appartenait avant le traité de ce pariage et qui lui resteront librement comme avant le traité de pariage.

La maison et les bâtiments de la grange d'Apas, qui appartient au monastère, avec le potager, la borde, la petite île qui se trouve sur le fleuve de la Garonne, le colombier, la vigne, toute la clôture de la grange, telle qu'elle est actuellement et appartient au monastère, restera en notre main et celle du monastère, sans être démembrée, à l'exception de la soustraction cependant de ces 800 arpents de terre concédés par nous. [...] Les moulins qui seront construits à l'avenir, avec les fours indispensables à la bastide, seront communs au roi notre sire, à nous et au monastère; ils seront construits à frais communs. Mais si le roi notre sire ou ses gens renonçaient à construire ces moulins et ces fours, ou à les réparer, et si nous et le monastère voulions les édifier ou les faire réparer pour le bien commun, nous le pourrions de notre propre autorité et nous détiendrions les moulins et les fours en nos mains jusqu'à ce que nous ayons été remboursés de la moitié des dépenses afférentes, part retenant au roi notre sire [...].

Le roi notre sire donnera et sera tenu de donner et d'accorder des immunités, franchises et privilèges aux habitants de la bastide et de ses dépendances, comme il a l'habitude d'en donner et accorder aux habitants des nouvelles bastides édifiées par lui, seul ou associé à un autre, et spécialement à ceux des nouvelles bastides de Trie, de Saint-Luc ou de quelques autres bastides auxquelles furent concédés les privilèges les meilleurs et les plus larges.

[...] Nous retenons un arpent de terre, hors de tout fief, pour y construire une demeure et un potager, tandis que le roi notre sire aura un autre arpent dans un lieu approprié et convenable de ce territoire. Nous retenons et aurons en outre, pour nous, nos successeurs et notre monastère, l'église ou les églises qui se trouveront être édifiées ou érigées dans la bastide, tout le droit spirituel ou ecclésiastique, et tout ce qui en raison de ces droits doit nous appartenir [...]. Le roi notre sire ou ses successeurs, un autre ou d'autres en son nom ou sur son mandement ne pourront construire ou faire construire dans la bastide une maison pour un autre établissement religieux, ou lui permettre d'en construire, pour quelque raison pieuse, sans l'accord conjoint et la volonté expresse de leurs successeurs, des nôtres et du monastère.

[...] Toutes les terres de cette donation attribuées aux constructions et toutes les autres terres, tant en culture qu'incultes et situées à l'intérieur des limites de cette donation, devront être distribuées aux jurés et aux habitants de la bastide pour en faire des tenures, des emplacements d'habitation et des arpents, redevables d'oubliés et de cens annuels payables selon les us et coutumes de la nouvelle bastide royale de Trie ou de celle de Carbonne, selon le règlement des gens du roi notre sire.

[...] Les consuls de la bastide seront créés par le juge commun, par nous et notre cellérier, syndic, comme on a coutume de le faire à Carbonne ou ailleurs, selon ce qui semblera le plus convenable de faire aux gens du roi notre sire et à nous. Tout cela et chacune des clauses susdites, nous avons promis et promettons de bonne foi de les accomplir et de les faire comme il a été dit plus haut. En témoignage de quoi, nous abbé susdit, en présence du cellérier et syndic, qui a donné son accord, nous avons fait apprendre notre sceau à ces lettres pendantes. Donné dans notre monastère le 8 mars, l'année du Seigneur 1324[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beauchalot est la seule commune en France de ce nom.

Henriette et Louis Gary, instituteurs, ont publié en 1949 chez Vanin (imprimeur à Saint-Gaudens) une "monographie d'un village commingeois de 1324 à 1947".

En ce qui concerne le nom du village, son origine, mystérieuse de prime abord, est assez simple à expliquer dès lors que l'étude des chartes en donne les clés. Remercions ce couple passionné dont la contribution à l'histoire de la commune demeure très précieuse. Signalons également les excellentes illustrations de cet ouvrage de Monsieur Louis Mothe, alors professeur de dessin au Lycée de Saint-Gaudens et archéologue de grande classe.

L'acte de paréage dont vous avez lu la livraison ci-dessus a été mis en œuvre par le sieur Raoul de Challot, Commissaire Royal chargé de traité. Le français n'étant devenu langue officielle que sous le règne de François Ier, par l'Édit de Villers-Cotterêts, la langue employée dans ce texte est le latin. Presque naturellement, cette nouvelle bastide est dénommée du nom de « Vallis Chaloti », nom de son fondateur. En français, cela donne « Vau Chalot ». On observera qu'il subsiste en français moderne le singulier de "vau" : val. D'où l'expression « aller à vau l'eau » qui signifie au pied de la lettre que par les "vau" toute l'eau ruisselle et par assimilation qu'il s'agit d'un phénomène que l'on ne peut ni empêcher ni contrôler.

Cependant la langue locale est alors le gascon, qui ne connaît pas le V mais le B (ainsi qu'en espagnol) et le nom usuel du village est alors « Bau Chalot », Bau se prononçant « baou ». Les auteurs rappellent aussi qu'il existe au moins un exemple connu de Vallis devenu Baou en gascon.

Spécialiste des formes de toponymes, Jean Séguy croit également pouvoir affirmer : « Chaillot (ou plus exactement Chalot) était de langue d'oil, il est donc naturel qu'il ait nommé la bastide en français vaus chalot ».

Nos instituteurs d'ajouter : « Avec nos éminents confrères, le chanoine Contrasty et M. Jean Séguy, nous conclurons en insistant sur le fait que la seule orthographe logique est BAUCHALOT ».

Il semble qu'une erreur portée sur le cadastre de 1807 ait transformé Bauchalot en Beauchalot, qui n'a aucun sens, alors que la toponymie de Bauchalot est à la fois logique et cohérente.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Luc Picard PS  
mars 2001 2008 Michel Fontan    
Les données manquantes sont à compléter.

1er adjoint du maire:

Jean-Luc Picard

2008-2014 Caroline Girard

2014-2020 Caroline Girard

Michel Fontan

2001-2008 A compléter


Commune faisant partie de la Huitième circonscription de la Haute-Garonne

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 489 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
333 313 389 444 552 509 486 527 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460 444 418 508 409 421 409 439 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412 406 360 330 321 317 301 307 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
316 315 342 350 380 390 451 452 492
2011 - - - - - - - -
489 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ch. Higounet, Cisterciens et bastides, dans Paysages et villages neufs au Moyen Âge, Bordeaux, 1975, p. 265-274. Repris dans G. Brunel et E. Lalou, Sources d'histoire médiévale, Paris, 1992, p. 292-295.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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