Saint-Gaudent

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Saint-Gaudent
L'église (fin XIXe).
L'église (fin XIXe).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Montmorillon
Canton Civray
Intercommunalité Communauté de Communes des Pays Civraisien et Charlois
Maire
Mandat
Josette Colas
2014-2020
Code postal 86400
Code commune 86220
Démographie
Population
municipale
298 hab. (2011)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 00″ N 0° 17′ 24″ E / 46.1166666667, 0.29 ()46° 07′ 00″ Nord 0° 17′ 24″ Est / 46.1166666667, 0.29 ()  
Altitude Min. 113 m – Max. 153 m
Superficie 11,76 km2
Localisation

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Saint-Gaudent est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne (région Poitou-Charentes).

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Gaudent est une commune rurale.

Communes limitrophes de Saint-Gaudent
Saint-Saviol Saint-Pierre-d'Exideuil Civray
Saint-Macoux
Voulême
Saint-Gaudent Genouillé
Lizant

La grande ville la plus proche de Saint-Gaudent est Poitiers et se trouve à 52,33 kilomètres au nord.

Le Ruisseau du Pas de la Mule est le principal cours d'eau qui traverse le territoire de la commune.

La commune est proche du parc naturel régional Périgord Limousin.

Les citoyens de Saint-Gaudent sont nommés les Saint Gaudentais et les Saint Gaudentaises.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier arbre de la liberté de la Révolution française est planté par le curé de Saint-Gaudent, Pressac de la Chassagnaye, en mai 1790[1]. Norbert Pressac, curé proche de ses paroissiens et progressiste[2], fait un discours sur les bienfaits de la Révolution, et exhorte ses concitoyens à finir leurs procès par des arbitrages afin que la concorde et l’union fasse prospérer cet arbre[3]. En 1811, un autre arbre est planté en l’honneur de la naissance du fils de Napoléon Ier, Napoléon II le roi de Rome[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 André Cordeau    
mars 2008   Gabriel Ordonneau    

Saint-Gaudent est rattachée à la communauté de communes du Civraisien.

Saint-Gaudent dépend de la Sous-Préfecture de la Vienne à Montmorillon.

La commune de Saint-Gaudent dépend de l'Académie de Poitiers et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Vienne. L’école primaire publique de Saint-Gaudent est une classe unique de cycle 3 (CE2-CM1-CM2) de 22 élèves. L’école fait partie d’un regroupement pédagogique avec les communes de Voulême (cycle 2) et Lizant (Cycle1).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
367 384 333 361 385 388 401 426 407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
412 420 418 416 423 409 412 431 415
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
395 396 377 355 344 346 356 376 376
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
320 317 327 337 341 305 285 288 294
2011 - - - - - - - -
298 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 25 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune de Saint-Gaudent ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie administre une population totale de 306 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (12 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 294 habitants.

La répartition de la population par sexe en 2004 était de 50,9 % d'hommes (48,9 % en 1999) et 49,1 % de femmes (51,1 % en 1999).

En 2004, selon l'Insee :

  • le nombre de célibataires était de 22,9 % ;
  • les couples mariés représentaient 64,1 % de la population ;
  • les divorcés représentaient 4,5 % ;
  • le nombre de veuves et veufs était de 8,6 %.

Le nombre de naissances entre 1999 et 2009 est de 22 et celui des décès, durant cette décennie, de 35.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[8], il n'y a plus que 10 exploitations agricoles en 2010 contre 23 en 2000. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement de la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[9].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 160 hectares en 2000 à 855 hectares en 2010. 43% sont destinées à la culture des céréales (blé tendre pour 88% des surfaces céréalières mais aussi d'orge), 32% pour les oléagineux (colza et tournesol à part égale), 8% pour le fourrage et 15% reste en herbes[8].

5 exploitations en 2010 (contre 9 en 2000) abritent un élevage de bovins (586 têtes en 2010 contre 875 têtes en 2000). L'élevage d'ovins a disparu au cours de cette décennie[8]. Cette évolution est conforme à la tendance globale du département de la Vienne. En effet, le troupeau d’ovins, exclusivement destiné à la production de viande, a diminué de 43,7% de 1990 à 2007[10].

Développement durable[modifier | modifier le code]

Sur le sol de la commune, un parc, regroupant 12 éoliennes, devrait voir le jour en mai 2014 après 9 ans de procédure. Ce parc, le plus grand du département de la Vienne, est à cheval sur les communes de Saint-Macoux, de Saint-Gaudent, de Lizant et de Voulême. Ce parc représente une puissance totale de 24 MW pour une production estimée à 53 GWh, soit la consommation annuelle moyenne de 26 500 habitants. Les éoliennes sont composées d'un mât de 100 m de hauteur et de pales de 50 m. Cette énergie renouvelable devrait permettre d'économiser chaque année 17 000 tonnes de CO2.

Emplois[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage en 2004 était de 5,8% et en 1999 il était de 8,1%.

Les retraités et les préretraités représentaient 30,5% de la population en 2004 et 24,9% en 1999.

Le taux d'activité était de 77,7% en 2004 et de 68,9% en 1999.

Le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois de catégories A(personnes sans emploi et recherchant activement un emploi),B (personnes recherchant un emploi et ayant exercé une activité de 78h ou moins au cours du mois), C (personnes recherchant un emploi et ayant exercé une activité de plus de 78h au cours du mois) au 31 décembre 2011 était de 12.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église a été construite de 1880 à 1882 par les architectes Boutaud et Perlat.
  • Château de la Roche-d'Orillac est inscrit comme Monument Historique depuis 1935 pour sa cheminée,son portail et son élévation.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 19-20
  2. Robert Petit, op. cit., p. 22-23
  3. Robert Petit, op. cit., p. 20-21
  4. Robert Petit, op. cit., p. 22
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. Agreste – Enquête Structure 2007
  10. Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013