Aspet

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Aspet
Blason de Aspet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Aspet (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées (Haute-Garonne)
Maire
Mandat
Josette Sarradet
2014-2020
Code postal 31160
Code commune 31020
Démographie
Gentilé Aspétois
Population
municipale
953 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 58″ N 0° 48′ 08″ E / 43.0161111111, 0.80222222222243° 00′ 58″ Nord 0° 48′ 08″ Est / 43.0161111111, 0.802222222222  
Altitude Min. 399 m – Max. 1 240 m
Superficie 26,37 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Aspet (en gascon Aspèth), est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Aspétois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au pied des Pyrénées dans le Comminges à 15 km au Sud-Est de Saint-Gaudens et au pied du pic de Cagire qui domine la vallée à 1 912 m.

Aspet est traversée par le Ger, affluent de la Garonne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aspet est issu du basque azpeta qui signifie en pied de falaise. Le nom de la commune se dit Aspèth (ou « Aspetch », comme écrit André Bouéry) en gascon.

Le rapprochement est tentant entre aspet et azpeta. Mais il n'y a aucune falaise à Aspet. Le paysage de collines est tout en arrondi.

Par ailleurs, dans les premiers documents qui se rapportent à la ville, celle-ci est appelée « Spel » (1068), ou « Espel », ce qui est loin de « Azpeta ».

Dauzat aussi bien que Nègre ou d'autres, sont très hésitants sur l'origine du mot. Aymard y voit le radical « asper », « lieu abrupt », mais alors il s'agirait de la situation élevée de la ville, sur un promontoire entre la vallée du Ger et le vallon du Soueil.

Histoire[modifier | modifier le code]

On ignore à quel moment exact s’est constituée la seigneurie d’Aspet. Le premier seigneur dont le nom a été conservé s’appelait Ramon-At(hon). Il vécut autour de 1068. Plusieurs seigneurs d’Aspet participent aux Croisades, en particulier Arnaud II, qui s’embarque avec Philippe-Auguste à Gênes en 1190. Au début du XVe siècle, la baronnie passe à la famille de Coarraze, dont la dernière représentante sera dame Catherine, à qui l’on doit, selon la légende,la fontaine qui orne encore la place principale de la ville. Raymond-Arnaud de Coarraze participe, aux côtés de Jeanne d’Arc, à la prise d’Orléans. Dame Catherine meurt en 1492 et la baronnie passe ensuite à la maison de Foix. Son dernier baron sera Henri III de Navarre, qui deviendra Henri IV. C’est sous son règne que la baronnie sera rattachée à la Couronne[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Aspet

Son blasonnement est : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à une meule de moulin d'argent; au deuxième parti de gueules à deux otelles adossées d'argent, une en chef posée en bande, l'autre en pointe posée en barre et d'or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur ; le troisième contourné du deuxième.

La clé de voûte de la chapelle seigneuriale, qui se trouve derrière le chevet de l'église paroissiale, comporte les armes des Coarraze, qui furent seigneurs d'Aspet au XVe siècle.

Raymond-Arnaud de Coarraze décrit ainsi ses armes : « d'or à deux brebis passantes de sinople, accornées et clarinées d'argent, qui était Coarraze, écartelé d'azur à une meule de moulin d'or, chargée de son anille de sable, qui était Aspet ». À la clé de voûte, on voit effectivement les brebis passantes, ainsi que les meules, mais aussi les otelles, qui figurent dans les armes de Comminges. La chapelle gothique date, sûrement, de l'époque des Coarraze.

Les brebis passantes sont devenues ensuite vaches, celles-ci étant l'emblème du Béarn.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Josette Sarradet PRG Conseillère régionale

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 953 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 492 4 059 3 855 3 707 5 575 2 784 2 573 2 751 2 600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 435 2 457 2 510 2 509 2 591 2 637 2 550 2 302 2 048
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 015 1 961 1 853 1 587 1 613 1 552 1 571 1 405 1 344
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 307 1 186 1 229 962 986 923 942 953 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin.
  • Chapelle dédiée à la Vierge (Miejecoste).

Aspet a conservé peu de vestiges de ces temps. On sait que la ville a été entourée de "clausuras = clôtures", vraisemblablement au XIVe siècle, qu’elle avait trois portes, dont la Porte Saint-Martin, dominée par le clocher de l'église qui abrite un carillon célèbre de 16 cloches. Derrière le chevet actuel de l’église on voit encore la chapelle seigneuriale, de style gothique, dont la clef de voûte est ornée des armes des Coarraze.

Certains érudits locaux affirment encore aujourd'hui que la tour du Chucaou, qui domine la ville, est une "tour à signaux". Pour cela, ils se basent sur une série d'anciens articles de Maurice Gourdon, publiés en 1910, 1911 et 1912 dans la Revue de Comminges[4]. Or, cette idée émise par Maurice Gourdon, qui l'a décrite, est totalement gratuite et ne repose sur aucun fondement. Elle est malheureusement reprise dans toutes les brochures touristiques. Selon Mondon et Gourdon, elle aurait été édifiée entre le XIIe et le XIVe siècles. Elle est donc attribuée au Moyen Âge central ou au bas Moyen Âge sans plus de certitude. La question de sa datation n'est donc pas tranchée, et les Chartes d'Aspet sont totalement muettes à son sujet. On lui donne également - à tort - la dénomination de « tour sarrasine ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Ducos, Le canton d'Aspet, Éditions Catherine de Coarraze, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D’après P.-E. Ousset, Les anciens seigneurs d’Aspet, in Revue du Comminges, 4e trimestre 1950, tome LXIII
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Les tours à signaux ou tours de guet dans le Haut-Comté de Comminges, in Revue du Comminges, 1910, fasc. 2,3,4, p. 91-122 ; 1911, fasc. 1, 2, 3, p. 13-41 et p.122-134 ; 1912, fasc. 1, 2, 3, p. 17-25
  5. Décret du 9 juin 2010 portant nomination du grand chancelier de la Légion d'honneur

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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