Aspet

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43° 00′ 58″ N 0° 48′ 08″ E / 43.0161111111, 0.802222222222

Aspet
Armoiries
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Aspet (chef-lieu)
Code commune 31020
Code postal 31160
Maire
Mandat en cours
Josette Sarradet
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées (Haute-Garonne)
Démographie
Population 947 hab. (2009)
Densité 36 hab./km2
Gentilé Aspétois
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 58″ Nord
       0° 48′ 08″ Est
/ 43.0161111111, 0.802222222222
Altitudes mini. 399 m — maxi. 1 240 m m
Superficie 26,37 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Aspet (en occitan Aspèth), est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Aspétois.

Sommaire

[modifier] Blason

Blason : écartelé : au premier et au quatrième d'azur à une meule de moulin d'argent; au deuxième parti de gueules à deux otelles adossées d'argent, une en chef posée en bande, l'autre en pointe posée en barre et d'or à deux vaches de gueules, accornées, colletées et clarinées d'azur ; le troisième contourné du deuxième.

La clé de voûte de la chapelle seigneuriale, qui se trouve derrière le chevet de l'église paroissiale, comporte les armes des Coarraze, qui furent seigneurs d'Aspet au XVe siècle.

Raymond-Arnaud de Coarraze décrit ainsi ses armes : « d'or à deux brebis passantes de sinople, accornées et clarinées d'argent, qui était Coarraze, écartelé d'azur à une meule de moulin d'or, chargée de son anille de sable, qui était Aspet ». À la clé de voûte, on voit effectivement les brebis passantes, ainsi que les meules, mais aussi les otelles, qui figurent dans les armes de Comminges. La chapelle gothique date, sûrement, de l'époque des Coarraze.

Les brebis passantes sont devenues ensuite vaches, celles-ci étant l'emblème du Béarn.

[modifier] Géographie

Située au pied des Pyrénées dans le Comminges à 15 km au Sud-Est de Saint-Gaudens et au pied du pic de Cagire qui domine la vallée à 1 912 m.

Aspet est traversée par le Ger, affluent de la Garonne.

[modifier] Étymologie

Aspet est issu du basque azpeta qui signifie en pied de falaise. Le nom de la commune se dit Aspèth (ou « Aspetch », comme écrit André Bouéry) en gascon.

Le rapprochement est tentant entre aspet et azpeta. Mais il n'y a aucune falaise à Aspet. Le paysage de collines est tout en arrondi.

Par ailleurs, dans les premiers documents qui se rapportent à la ville, celle-ci est appelée « Spel » (1068), ou « Espel », ce qui est loin de « Azpeta ».

Dauzat aussi bien que Nègre ou d'autres, sont très hésitants sur l'origine du mot. Aymard y voit le radical « asper », « lieu abrupt », mais alors il s'agirait de la situation élevée de la ville, sur un promontoire entre la vallée du Ger et le vallon du Soueil.

[modifier] Histoire

On ignore à quel moment exact s’est constituée la seigneurie d’Aspet. Le premier seigneur dont le nom a été conservé s’appelait Ramon-At(hon). Il vécut autour de 1068. Plusieurs seigneurs d’Aspet participent aux Croisades, en particulier Arnaud II, qui s’embarque avec Philippe-Auguste à Gênes en 1190. Au début du XVe siècle, la baronnie passe à la famille de Coarraze, dont la dernière représentante sera dame Catherine, à qui l’on doit, selon la légende,la fontaine qui orne encore la place principale de la ville. Raymond-Arnaud de Coarraze participe, aux côtés de Jeanne d’Arc, à la prise d’Orléans. Dame Catherine meurt en 1492 et la baronnie passe ensuite à la maison de Foix. Son dernier baron sera Henri III de Navarre, qui deviendra Henri IV. C’est sous son règne que la baronnie sera rattachée à la Couronne[1] .

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Josette Sarradet PRG Conseillère régionale
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Commune faisant partie de la Huitième circonscription de la Haute-Garonne

[modifier] Démographie

1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 -
1 065 1 186 1 229 962 986 923 942 947 -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
Source : Base Insee[2],[3],[4].

[modifier] Lieux et monuments

Aspet a conservé peu de vestiges de ces temps. On sait que la ville a été entourée de "clausuras = clôtures", vraisemblablement au XIVe siècle, qu’elle avait trois portes, dont la Porte Saint-Martin, dominée par le clocher de l'église qui abrite un carillon célèbre de 16 cloches. Derrière le chevet actuel de l’église on voit encore la chapelle seigneuriale, de style gothique, dont la clef de voûte est ornée des armes des Coarraze.

Certains érudits locaux affirment encore aujourd'hui que la tour du Chucaou, qui domine la ville, est une "tour à signaux". Pour cela, ils se basent sur une série d'anciens articles de Maurice Gourdon, publiés en 1910, 1911 et 1912 dans la Revue de Comminges[5]. Or, cette idée émise par Maurice Gourdon, qui l'a décrite, est totalement gratuite et ne repose sur aucun fondement. Elle est malheureusement reprise dans toutes les brochures touristiques. Selon Mondon et Gourdon, elle aurait été édifiée entre le XIIe et le XIVe siècles. Elle est donc attribuée au Moyen Âge central ou au bas Moyen Âge sans plus de certitude. La question de sa datation n'est donc pas tranchée, et les Chartes d'Aspet sont totalement muettes à son sujet. On lui donne également - à tort - la dénomination de « tour sarrasine ».

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Bibliographie

  • Jacques Ducos, Le canton d'Aspet, Éditions Catherine de Coarraze, 2003

[modifier] Notes et références

  1. D’après P.-E. Ousset, Les anciens seigneurs d’Aspet, in Revue du Comminges, 4e trimestre 1950, tome LXIII
  2. Résultats du recensement de la population - Aspet sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  3. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  4. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  5. Les tours à signaux ou tours de guet dans le Haut-Comté de Comminges, in Revue du Comminges, 1910, fasc. 2,3,4, p. 91-122 ; 1911, fasc. 1, 2, 3, p. 13-41 et p.122-134 ; 1912, fasc. 1, 2, 3, p. 17-25
  6. Décret du 9 juin 2010 portant nomination du grand chancelier de la Légion d'honneur

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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