Séparation de l'Église et de l'État

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Le concept de séparation de l'Église et de l'État est souvent crédité aux écrits du philosophe anglais John Locke. Suivant son principe de contrat social, Locke affirme qu'un gouvernement n'a pas d’autorité en ce qui relève de la conscience individuelle, puisqu'une personne rationnelle ne peut pas en confier le contrôle à un gouvernement. Pour Locke, cette conscience individuelle est un droit naturel qui doit être défendue contre toute autorité gouvernementale. Ces vues sur la tolérance religieuse et l'importance de la conscience individuelle sont devenues particulièrement influentes dans les colonies américaines et dans la rédaction de la constitution américaine.

À la même période, Pierre Bayle et quelques fidèles furent précurseurs de la séparation de l'Église et de l'État en affirmant que la foi est indépendante de la raison. Au XVIIIe siècle, les idées de Locke et de Bayle furent promues par les philosophes des Lumières et se démocratisèrent. En 1721, Montesquieu écrivit à propos de la tolérance religieuse et de l'introduction d'un degré de séparation entre la religion et le gouvernement. Voltaire défendit un certain niveau de séparation mais finit par subordonner l'Eglise aux besoins de l'État. Diderot quant à lui fut partisan d'une séparation stricte entre l'Eglise et l'État.

Voir aussi[modifier]


Bibliographie[modifier]