Principauté de Moldavie

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Moldavie

13591859

Drapeau Blason
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Histoire et événements
1359 fondation par Bogdan Ier
1538 vassale de l’Empire ottoman mais garde son autonomie
1600 union avec la principauté de Transylvanie et la Valachie
1714 nomination de princes phanariotes
1775 annexion autrichienne de la région alors nommée Bucovine
1812 annexion russe de la moitié orientale alors nommée Bessarabie
1859 fusion de la partie occidentale avec la Valachie pour former la Roumanie

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La principauté de Moldavie (1359-1859) est un état européen historique. Avec la celle de Valachie et celle de Transylvanie, c'est l'une des trois principautés médiévales à population roumanophone. Elle avait une législation (Pravila), une armée (Oastea), une flotte sur le Danube (Bolozanele) et un corps diplomatique (Logofeții) : ce n'était donc pas, comme le représentent de façon inexacte la plupart des ouvrages historiques modernes, une province turque, mais une principauté d'abord indépendante, ensuite autonome, vassale seulement du sultan ottoman de Constantinople. Avec la Valachie c'est aussi l'une des deux « Principautés danubiennes », située géographiquement en Moldavie en tant que région historique, aujourd'hui partagée entre trois états modernes : Roumanie, Moldavie et Ukraine. Son histoire constitue une période importante du passé de la République de Moldavie et de la Roumanie, qui en revendiquent toutes deux la culture, les souverains, le patrimoine littéraire et les monuments (dont certains se trouvent aujourd'hui en Ukraine).

Histoire ancienne[modifier | modifier le code]

La Moldavie a été habitée depuis l'antiquité par des Thraces septentrionaux, les Tyragètes, puis elle passe sous influence romaine pendant un siècle et demi, en tant que marche septentrionale de la province de Mésie.

La romanisation des Thraces sur les territoires des actuelles Moldavie, Roumanie, Bulgarie et Serbie a perduré malgré le passage de divers peuples dont les plus importants furent les Goths, les Huns, les Slaves, les Magyars, les Petchenègues, les Coumans et les Mongols de la Horde d'or.

La formation du voïvodat moldave[modifier | modifier le code]

En 1247, le Diplôme des Chevaliers de Saint-Jean décrit à l'est des Carpates un voïvode valaque, tributaire du Khan tatare de la Horde d'or. En 1277, alors que les voïvodes Litovoi et Bărbat luttent pour leur autonomie, les Moldaves du nord de la Moldavie (cnésat d'Onut, près de Hotin) entrent en conflit avec leurs suzerains ruthènes de la principauté de Galicie voisine. Ceux du sud de la Moldavie, par contre (cnésat de Bârlad) restent fidèles à leurs alliances avec les Galiciens et les Hongrois, qui les aident à se défendre contre les raids tatars.

Le recul des Tatars de la Horde d'Or crée des conditions plus favorables à un processus d'unification des cnésats. Dans les premières années du XIVe siècle, les chroniques allemandes évoquent un pays des Valaques (Wlachenlant) conduit par un voïvode dans le nord de la Moldavie.

La Moldavie au XVe siècle, par Georg Reychersdorffer
Reconstitution du trône d'Étienne III le Grand, le meilleur des voïvodes moldaves et héros de deux pays actuels, Roumanie et Moldavie

Au XIIIe siècle la Moldavie est une fédération de cnésats (duchés vassaux de la Galicie et/ou de la Hongrie) : Onutu-Hotin, Strășineț, Baia, Neamțu, Soroca et ses monastères troglodytes, Hansca, Aski (aujourd'hui Iași ou Jassy, qui tire son nom des Iasses) et Bârlad. La Hongrie était aussi présente dans la future Moldavie avec les colons Csangos, à proximité de la rivière Siret, et postait des garnisons sur le chemin des invasions tatares : c'est l'origine des toponymes tels que Miclăușeni (Miklósfalu), Orhei (Varhély), Chișinău (kis-jenő : la petite source) ou Ciobruci (forme russifiée de Ciubărciu, de csupór, la baratte). La route commerciale le long du Siret, qui reliait le nord de l'Europe aux bouches du Danube, a joué un rôle important dans le développement économique et politique de ces territoires. Les villes moldaves se développent, dont Baia (civitas Moldaviae), mentionnée au XIVe siècle comme fief de Dragoș de Bedeu, un voïvode originaire du Maramureș, vassal du roi de Hongrie, Louis d'Anjou. Ce dernier avait organisé ce fief dans le bassin de la rivière Moldova, à la suite d'une expédition en 1343-1345 à l'est des Carpates, en vue de renforcer l'influence hongroise face aux Tatars et aux Galiciens.

Mais les Moldaves s'unissent contre Dragoș et lui préfèrent Bogdan de Dolha, lui aussi voïvode originaire du Maramureș mais opposé à la suzeraineté hongroise. Après plusieurs années de guérilla, en 1359, Bogdan est reconnu par les Moldaves comme prince à la place des descendants de Dragoș, qui doivent retourner au Maramureș. La cité de Baia devient capitale de la fédération en 1359 sous le sceptre de Bogdan, désormais appelé Bogdan Ier le Fondateur (Bogdan Întemeietorul). Cette fédération de cnésats devient alors un Voïvodat gouverné par des Voïvodes, tandis que les anciens cnésats deviennent des comtés (ținuturi), gouvernés par les grandes familles de boyards.

Ce regroupement au XIVe siècle des cnésats moldaves situés entre Carpates, Dniestr et Mer Noire, vassaux de la Galicie ou des Tatars au XIIIe siècle, est parallèle à celui qui a lieu dans la Valachie voisine, dont les cnésats étaient vassaux de la Hongrie. Tous ces petits duchés avaient repris les couleurs (or et sinople à six fasces) du Regnum Valachorum (1186-1261, fondé par les dynasties Deleanu, Caloian et Asan dans les actuelles Roumanie méridionale, Bulgarie et Macédoine) dont ils se considéraient les héritiers[1]. D'abord appelée Bogdania ou Bogdano-Valachie, la principauté de Moldavie s'étend des Carpates au Dniestr et s'inscrit sur la carte de l'Europe sous la forme d'un pays souverain.

Le roi de Hongrie, Louis Ier le Grand, ne renonce pas de bon gré à sa souveraineté sur le pays moldave à l'est des Carpates, et ce qui s'était passé en 1330 en Valachie se répète en 1364-1365 en Moldavie. Louis Ier de Hongrie organise une expédition pour soumettre la Moldavie et remplacer Bogdan, mais il n'y réussit pas, l'état moldave s'étant consolidé économiquement, mieux organisé politiquement et militairement, de plus en plus développé démographiquement.

Sur le plan héraldique, les armoiries de la Moldavie médiévale sont de « gueules » portant tête d'Aurochs d'or, entourés du soleil d'or entre ses cornes, d'une rose d'or à cinq pétales à sa gauche et d'un croissant de lune à sa droite. Deux erreurs extrêmement répandues circulent au sujet de ces armoiries : la tête d'aurochs est prise pour une tête de bison d'Europe[2] et le soleil est pris pour une étoile et représenté comme tel (y compris dans l'infobox de cet article)[3].

Histoire médiévale[modifier | modifier le code]

Au début du Moyen Âge, la Principauté de Moldavie forme donc un État souverain, mais disputé par ses puissants voisins du nord et de l’ouest, les royaumes de Hongrie et de Pologne, et régulièrement attaqué par les Tatars, au sud et à l’est. Contre ces derniers, le voïvode Étienne Ier cherche l’alliance des Jagellons et se reconnaît vassal de la Pologne (1387-1455 : cela n’en fait pas pour autant un « fief personnel » du roi de Pologne ni une province de ce royaume, comme le montrent par erreur certaines cartes[4]). À cette époque, la Moldavie prospère car aux XIVe et XVe siècles, avec la chute de Constantinople et surtout avec le règne d’Étienne III le Grand, de nombreux Romées (Byzantins) se réfugient en Moldavie (et en Valachie) et on voit ainsi le centre de l'Orthodoxie se déplacer vers le nord avec l’érection de plus de 40 monastères en style byzantin et recouvertes de fresques. La Moldavie s’émancipe des Hongrois et des Polonais et devient pleinement indépendante.

Alexandre Ier le Bon (Alexandru cel Bun) reçoit de la Valachie (sous le nom de Bessarabie d’après la dynastie fondatrice de la Valachie : celle des Basarab) le pays de Vrancea au sud du Trotuș et cinq ports des bouches du Danube et de la Mer Noire : Galați, Reni, Oblucița, Chilia et Cetatea Albă.

Sous Étienne III le Grand (Ștefan cel Mare), la Moldavie atteint sa puissance et son étendue maximales. Ce prince devenu célèbre lève une armée de boyards et de paysans libres, et arrive à tenir en échec les forces très supérieures des envahisseurs Ottomans, Polonais ou Tatars au cours de 36 batailles, dont 34 victoires et 2 résultats indécis confirmant le statu quo. Toutefois, à la fin de son règne de cinq décennies, la souveraineté de la Moldavie est assurée, non plus par la force des armes, mais par la négociation et au prix d’une lourde perte : outre l’or moldave qui doit trouver le chemin d’Istanbul, Ștefan cel Mare doit céder à l’Empire ottoman en 1484 quatre des cinq ports des bouches du Danube et de la Mer Noire : Reni, Oblucița, Chilia et Cetatea Albă. la Moldavie préserve ainsi son indépendance, mais perd sa flotte et des débouchés commerciaux, sources de richesse.

La Principauté de Moldavie, ses routes et ses comtés (ținuturi) à la veille de l'invasion ottomane (1483).
Article connexe : Guerres Moldo-ottomanes.

La vassalité envers l'empire ottoman[modifier | modifier le code]

En 1512 la principauté doit payer tribut aux Turcs ottomans pour sauvegarder son autonomie et ses institutions. Mais, comme la Valachie et la Transylvanie, elle ne devient pas province turque pour autant, comme l'indiquent par erreur la plupart des atlas historiques occidentaux. En 1561, le Voïvode Alexandru Lăpușneanu fonde l'Université de Moldavie. Après 1711 les voïvodes prennent le titre de Hospodars et sont nommés parmi les Romées dits phanariotes (nom d'un quartier chic de Constantinople) qui louvoient entre le sultan ottoman et le tsar russe dont ils espèrent leur émancipation.

Sous le règne des princes suivants, moins durables et affaiblis par le système de monarchie élective en vigueur dans la Principauté, l'aristocratie des Boyards prend de plus en plus de pouvoir : la Moldavie décline et s’appauvrit. À partir de 1512, le sultan ottoman commence à se mêler de l'élection des voïvodes (favorisant le plus offrant) et à partir de 1538 la Principauté devient officiellement vassale de l'Empire ottoman auquel elle verse un tribut sans cesse croissant. Cette même année, elle doit céder à l'Empire ottoman le comté de Tighina, désormais appelée Bender (« la porte » en turc).

À quelques exceptions près, la plupart des voïvodes ne restent au pouvoir que deux ans en moyenne, le temps d'amortir leur « cadeau » (le Bakşış en turc, d'où vient le mot bakchich) à la Sublime Porte ottomane et de s'enrichir. Certains se disputent le trône par les armes, d'autres règnent deux ou trois fois à quelques années d'intervalle, et pressurent les paysans, qui s'endettent et perdent leur liberté : le servage s'installe, et les souverains sont contraint de remplacer la levée par des armées de mercenaires (souvent Albanais, Hongrois, Cosaques) peu fiables.

Toutefois à la différence des pays balkaniques et de la Hongrie centrale, transformés en Paşalık(pachaliks : provinces turques gouvernées par un pacha) les principautés moldave et valaque sauvegardèrent leur autonomie interne. Par traité, en échange de certains monopoles commerciaux, les Ottomans s'obligeaient à respecter les frontières des principautés et les institutions du pays, le sultan se réservant cependant le droit de confirmer par firman l'élection du voïvode ; en outre, le traité garantissait les anciennes lois et coutumes, et une éventuelle protection envers des agresseurs venus du nord (Pologne, Autriche, Russie). En échange, les principautés reconnaissaient la suzeraineté de la Porte, s'engageaient à respecter les obligations matérielles et militaires (comme de prêter main-forte au sultan), et ne pouvaient conclure de traités non contresignés par la Sublime Porte.

Dans la vie politique, l'ingérence de la Porte se faisait sentir surtout lorsqu'il s'agissait de nommer ou changer les princes. L'ancien conseil princier (sfatul țării), devenu divan uniquement consultatif sur le modèle ottoman, était souvent manipulé par les Turcs par l'intermédiaire de dignitaires qui leur étaient acquis. La capitale de la Moldavie est transférée à Iași, ville plus proche du territoire ottoman. Afin que le pays ne constitue plus une menace, son armée fut subordonnée en quelque sorte à la Porte, et certaines fortifications furent occupées par les Ottomans (Hotin en 1713). Avec ces restrictions, la Moldavie continua pourtant à se gouverner de façon autonome.

Le tribut de 2 000 ducats d'or fixé en 1456 s'élève en 1541 à 12 000 ducats. Le montant des prestations envers l'état Ottoman continue à croître. En ce qui concerne les produits alimentaires, les obligations du pays envers les Turcs augmentent : en 1565-1566, la livraison annuelle obligatoire de blé par la Moldavie représente 2,225 tonnes (ce qui est énorme compte tenu de la productivité de l'époque, qui dépassait rarement 2,5 pour 1).

Les princes sous la vassalité ottomane[modifier | modifier le code]

Citadelle médiévale de Hotin sur le Dniestr, face à la Roumanie.
Citadelle médiévale de Cetatea Alba sur le Liman du Dniestr, face aux Tatars.
Église peinte de Sucevitsa (1584) au centre d'un monastère fortifié.

L'augmentation de la dépendance politique de la Moldavie se manifeste dans la pratique de la confirmation du Prince sur le trône du pays, qui prend souvent l'aspect d'une vente aux enchères. À la fin du XVIe siècle le bakchich qu'un prétendant au trône de Prince de Moldavie doit offrir au Sultan dépasse cinq fois le tribut annuel. Ces dépenses sont énormes et le futur Prince doit souvent emprunter à des créanciers (souvent Vénitiens, Juifs, Grecs de Constantinople ou Turcs) auxquels il doit ensuite verser les intérêts. Certains en font profession et s'installent à Iassy et Bucarest : ce sont les premières banques. Une autre charge pesante, devenue presque officielle, est l'habitude d'offrir des bakchich aux dignitaires de la cour Ottomane afin de les remercier de leurs services ou de les acheter. Au XVIIe siècle, afin de se voir confirmer ses droits, le Prince doit payer un tribut lors des deux fêtes principales de l'islam. Si Pierre IV Rareș paie 150 000 ducats d'or, Aron Tiranul dépense presque un million de ducats. En 1551, le Prince de Moldavie arrive à Constantinople accompagné de 100 chevaux en bakchich. Plus tard, les Ottomans imposent la confirmation du Prince tous les trois ans et l'activité du divan est surveillée par le représentant du Sultan appelé divan efendi. Le pouvoir princier est instable puisque, au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, presque 50 princes se succèdent sur le trône de Moldavie, certains y accédant deux ou trois fois.

Les princes (voïvodes) se succèdent sur le trône de Moldavie :

  • Bogdan III l'Aveugle (Bogdan Chiorul) en 1504, qui combat le prince de Valachie Radu IV cel Mare de Valachie en 1507, s'oppose à la Pologne en 1508, et meurt en 1517.
  • Pierre IV Rareș en 1517, qui cherche à rétablir de bonnes relations avec la Pologne. Il lance des expéditions dans le pays des Sicules, et tente de s'emparer de Brașov en 1529. Il s'empare de la Pocutie en 1530, déclenchant la riposte des armées polonaises en 1531, et une contre-riposte victorieuse en 1532. Il prend parti dans la querelle entre Ludovico Gritti, envoyé du Sultan en Hongrie, pour régler le conflit pour la possession du trône de Hongrie entre Ferdinand de Habsbourg et Jean Ier Zapolya. Lundovico Gritti tente alors une prise de pouvoir en Transylvanie, et provoque un soulèvement général. Petru Rares soutient István Maylad, futur Voïvode de Transylvanie, qui s'est assuré de l'appui de Ferdinand de Habsbourg, à la tête d'une armée de Sicules et de Saxons contre Ludovico Gritti, qui est tué. Il est finalement vaincu par une coalition de Polonais, de Turcs et de Tatars, et doit se réfugier à Ciceu, dans sa forteresse de Transylvanie, après l'incendie de la capitale Iași.
  • Étienne V la Sauterelle en 1538, qui est complètement sous contrôle des Ottomans, assassiné par les nobles moldaves qui conspirent contre le souverain en 1540.
  • Alexandre III Cornea en 1540, assassiné à son tour en 1541.
  • Pierre IV Rareș en 1541, rappelé par les Turcs sur le trône, et qui meurt en 1546.
  • Ilias II Rareș en 1546, qui se convertit à l'islam en 1551
  • Étienne VI Rareș en 1551, qui est éliminé en 1552 avec l'appui des nobles et de la Pologne
  • Alexandre IV Lǎpusneanu qui s'installe en 1552 à Suceava, prête serment de vassalité au roi de Pologne, et est détrôné en 1561, et s'enfuit en Turquie avec le trésor princier.
  • Ioan Jacob Heraclide de Moldavie en 1561, qui se fait chasser du trône par les nobles moldaves en 1563 et par l'hetman Ștefan Tomșa
  • Étienne VII de Moldavie en 1563, qui doit fuir à Lviv après cinq mois de règne, Alexandre IV Lăpusneanu ayant été confirmé par les Ottomans comme prince à sa place.
  • Alexandre IV Lǎpusneanu qui se ré-installe en 1563 avec l'aide des Tatars qui pillent le pays. Il abandonne sa capitale Suceava pour la transférer à Iași en 1565, et envahit la Pocutie pendant que les Tatars ravagent la Podolie. Il meurt en 1568.
  • Bogdan IV de Moldavie, après la régence de sa mère Ruxandra en 1571, déposé en 1572 par les Ottomans.
  • Jean IV le Cruel en 1572, qui améliore la condition des paysans, déposé par les Ottomans en 1574.
  • Pierre V le Boiteux en 1574 qui améliore les relations commerciales avec la Pologne, et expulse les Juifs, déposé en 1579
  • Jean III le Saxon en 1579, déposé en 1583, qui s'enfuit en Pologne avec son trésor.
  • Pierre V le Boiteux, remis sur le trône en 1583. Il doit faire face aux incursions de Cosaques, et tente de rapprocher l'Église orthodoxe moldave de l'Église catholique romaine.
  • Étienne de Moldavie son fils, associé au trône en 1584 sous sa régence. Lui et son père doivent s'exiler en Autriche, à la suite d'un différend avec les Turcs sur le montant du tribut à payer, en 1591.
  • Aaron le Tyran en 1591, déposé en 1592.
  • Pierre VI le Cosaque qui s'empare de Iași en 1592, et est exécuté par les Turcs.
  • Aaron le Tyran ré-installé en 1592, déposé en 1595 par Sigismond Bathóry.
  • Étienne VIII Răzvan en 1595, détrôné par les Polonais en 1595.
  • Jérémie Movila en 1595, qui gouverne sous la protection des Polonais. Il est chassé par le voïvode de Valachie et de Transylvanie Michel Ier le Brave (Mihai Viteazul) en 1600, qui réalise pour la première fois l'union des trois voïvodats.
  • Marc Cercel (Marcu Cercel), neveu de Mihai Viteazul, est installé comme régent en 1600, déposé par les Polonais en 1600.
  • Jérémie Movila en 1600, après l'assassinat de Mihai Viteazul par les Autrichiens, qui abdique en 1606.
  • plusieurs membres de la famille Movila se succèdent alors sur le trône de Moldavie :
  • après ce règne, l'instabilité politique est marquée par de fréquents changements de princes sur le trône de la Moldavie, certains ne gardant le pouvoir que pendant quelques jours.

La guerre polono-turque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre polono-turque (1672-1676).

En 1669, les Turcs s'attaquent à la Pologne, affaiblie par une longue guerre contre la Russie. Kamenec (Kameniets) et Lviv (Lwow, ou Lemberg, en allemand) sont assiégées en 1672, et le prince Ștefan XI Petriceicu se réfugie en Pologne (où il est connu comme Étienne XI Petreczeikus) dont le futur roi Jan III Sobieski écrase les Turcs à Hotin en 1673, mais sans pouvoir reprendre Kameniets. Jean Sobieski est élu roi de Pologne en 1674 et met en échec les Turcs à Zurawno. La France favorise la conclusion du Traité de Zurawno de 1676, qui restitue à la Pologne Kamenets-Podolski et les deux tiers de l'Ukraine.

  • Le voïvode moldave Gheorghe II Duca participe au siège de Vienne de juillet à septembre 1683 au côté des Turcs. À son retour, il est fait prisonnier par des partisans de Ștefan Petriceicu, et meurt à Varsovie.
  • Ștefan XI Petriceicu s'empare du trône avec l'appui polonais de Stepan Konicky et ses Cosaques, qui passe le Dniestr en 1683, avant de se faire pourchasser par les Tatars vassaux des Ottomans de retour du siège de Vienne. Il se réfugie en Pologne.
  • Dumitraṣcu Cantacuzène (Dumitraṣcu Cantacuzino) est nommé en 1685 à la place de Gheorghe Duca.
  • Constantin Cantemir arrête en 1691 devant Iași les troupes polonaises de Jan Sobieski, qui a des prétentions sur la Moldavie, en opposition avec les Habsbourg, qui soutiennent la vassalité de la Moldavie envers la Hongrie, dont ils sont les souvezrains.

Les Turcs vont s'attaquer aux possessions des Habsbourg dès 1681. À partir de 1683, la frontière austro-turque pivote autour de l'axe fixe constitué par les confins militaires de Croatie et se porte successivement en 1699 sur la ligne de la Save, de la Tisza et du Mureș. En arrière de la nouvelle frontière, l'implantation de colons d'origine germanique et de religion catholique jalonne la progression autrichienne en direction du sud-est européen à partir de 1718.

(Dimitrie Cantemir) Les Ottomans déclarent la guerre à la Russie le 25 février 1711, poussés par la France et les Tatars. *Dimitrie Cantemir, voïvode du 6 novembre 1709 au 23 novembre 1710, propose son aide aux Russes, contre la reconnaissance de l'indépendance de la Moldavie. Mais les Turcs sont vainqueurs des Russes à Stanilesti, sur le Prut, et le traité de Falciu de 1711, confirmé par le traité de Constantinople de 1712 et le traité de Andrinople de 1713, exige la restitution d'Azov aux Ottomans, et interdit à la Russie de se mêler des affaires de la Pologne. Dimitrie Cantemir est destitué et se réfugie à Moscou.

L'inauguration du régime phanariote se fait par le remplacement de Cantemir par Nicolas Mavrocordato le 23 novembre 1710.

Les princes Hospodars phanariotes[modifier | modifier le code]

L'orientation toujours plus évidente des pays roumains de l'est et du sud des Carpates vers la Russie dans l'espoir de se libérer de la domination turque, la tendance des Habsbourg à s'étendre sur la Transylvanie et la Moldavie, la méfiance des Turcs vis-à-vis de l'aristocratie roumaine (les Boyards), expliquent le remplacement des princes autochtones roumains par des Romées du quartier constantinopolitain du Phanar, de langue grecque, de 1710 à 1821. Certains princes phanariotes descendaient des familles impériales byzantines (Paléologues, Cantacuzènes…); d'autres appartenaient à la noblesse de robe (Mourousi...) et le Sultan leur confiait une double mission : celle de maintenir les pays roumains sous la vassalité ottomane, et celle de les intégrer le plus possible dans le système économique turc, afin d'assurer l'approvisionnement de la Porte. Toutefois, la plupart des phanariotes étaient de culture humaniste, souvent éduqués en France ou par des précepteurs français imprégnés de l'esprit des Lumières, et tout en jouant plus ou moins le jeu Ottoman, ils ouvrirent la Moldavie et la Valachie à l'influence française, au commerce allemand, à la technologie britannique. Ils fondèrent des hôpitaux, des asiles, des chantiers navals, des écoles, des bibliothèques... Affilié à la franc-maçonnerie, Constantin Mavrocordato donne une Constitution en 1741 (Marele Hrisov, traduit en 1742 dans le Mercure de France) et abolit le servage le 17 avril 1749 (entre le Prut et le Dniestr, le servage sera rétabli par les Russes en 1812 et jusqu'en 1861).

1 Para 3 Dengi de la Principauté de Moldavie - Valachie
  • Nicolae Mavrocordat le remplace sur le trône de Moldavie en 1711, et inaugure le règne des Phanariotes.
  • Constantin Mavrocordat succède à son père en 1730. Il réforme la fiscalité. Il souhaite s'attaquer aux privilégiés, et tente de réduire les avantages qu'ils ont acquis au cours de l'histoire en définissant un nouveau statut de la noblesse en fonction de l'ancienneté de la famille et de la fonction publique détenue. La réforme de la fiscalité entraine la réforme de la vie sociale, et, à terme, l'abolition du servage. La réaction des nobles moldaves est très forte, et il est muté en Valachie en février 1756... où il mènera les mêmes réformes!
  • Constantin Racoviță est nommé en 1756, avec l'appui de la diplomatie française.

Les annexions autrichiennes et russes[modifier | modifier le code]

Pays traditionnels (Haut-pays, Bas-pays et Bessarabie originelle) et partages successifs de la Moldavie (1775-1812 à 1918, puis 1940 à nos jours).

La volonté de la Russie de posséder les bouches du Danube provoque une nouvelle guerre avec les Ottomans en 1768. La Moldavie est occupée par les Russes et la guerre se porte au sud du Danube. Les victoires dans les Balkans et en Crimée obligent la Turquie à demander la paix. Le traité de Küçük Kaynarca en 1774 accorde, entre autres, le droit de donner à des sujets ottomans de confession chrétienne une patente de naturalisation, ces derniers échappant alors aux lois et aux impôts ottomans. La Russie va user et abuser de ce droit, en enlevant à l'Empire ottoman des milliers de sujets chaque année. L'influence de la Russie se renforce, et les Moldaves, comme d'autres peuples d'Europe, voient en elle leur salut.

Pour le prix de son aide diplomatique dans la guerre russo-turque, le traité austro-turc du 4 mai 1775 donne une partie de la Moldavie du nord, la Bucovine, à l'Autriche. La nouvelle frontière austro-moldave marque sur le terrain une suite de « dents de scie » orientées tantôt est-ouest, tantôt nord-sud : aucune contrainte topographique ne l'explique, mais les archives en dévoilent la raison : à chaque bakchich autrichien, la commission Ottomane s'enfonçait plus profondément vers l'est en territoire moldave, mais à chaque protestation du Hospodar Grigore III Ghica (Grigorie Ghica) elle revenait vers le sud-ouest, de crainte que la colère du Sultan ne s'abatte sur elle. À la fin de l'année 1781, les autorités autrichiennes décident de transférer le siège du diocèse de Radautz à Czernowitz et colonisent dans ce nouveau Kronland appelé dès lors Bucovine, des populations ruthènes (ukrainiennes), allemandes et juives. Les autochtones de Bucovine (roumains) sont marginalisés et n'ont que difficilement accès à l'Université de Czernowitz ou Cernăuți (aujourd'hui Tchernivtsi), créée en 1875, qui devient un bastion de la culture allemande. Cela va créer des rancœurs croisées qui s'exprimeront en 1918 lorsque l'Assemblée de Bucovine, où les roumains sont majoritaires, vote son rattachement à la Roumanie. Dans l'entre-deux guerres ces rancœurs vont empoisonner l'ambiance pourtant multiculturelle et tolérante de cette Doulce Bucovine, mais c'est pendant la seconde guerre mondiale qu'elles tourneront au génocide croisé (des Juifs par les fascistes du régime Antonescu, et des Roumains par les agents du NKVD stalinien), malgré l'action de Traian Popovici, maire de Cernăuți/Czernowitz, qui réussit à sauver environ 16 000 Juifs. On retrouve trace de ces tragédies et de ces rancœurs jusque dans les ouvrages historiques actuels publiés sur la Bucovine : rares sont ceux qui parviennent à s'en tenir aux sources et à éviter l'invective... Aujourd'hui, la région nord de la Bucovine appartient à l'Ukraine, sous le nom d'Oblast de Tchernivtsi, et la région sud appartient à la Roumanie sous le nom de Județ de Suceava.

En 1783, en violation du traité de Küçük Kaynarca de 1774, la Russie avait annexé le khanat de Crimée. Le 15 septembre 1785, à la suite de l'ultimatum des Turcs exigeant son évacuation, la Russie déclare leur déclare la guerre, et la Moldavie est de nouveau le théâtre des opérations militaires. L'Autriche prête la main à la Russie le 9 février 1788. Par le Traité de Jassy de 1792, l’Empire ottoman cède la Tauride et le Yedisan aux Russes. En 1792, dans le territoire compris entre Bug et Dniestr, Catherine II décide de procéder à une colonisation systématique, et attire de nombreux colons en leur accordant des conditions avantageuses.

Le 12 août 1806, le Sultan ottoman décide de destituer Alexandre Mourousi (Alexandru Moruzi) et de le remplacer par Scarlat Kallimachis (Scarlat Calimachi) : La Russie considère que la destitution de Mourousi, russophile, constitue une infraction au traité russo-turc. Le Sultan ré-intègre Mourousi dans ses fonctions, mais le 28 octobre 1806 le Tsar ordonne à l'armée russe de franchir le Dniestr, ce qu'elle fait le 10 novembre 1806. L'attitude attentiste de Mourousi conduit le Tsar à nommer Constantin Ypsilántis souverain de Moldavie et de Valachie, qui est destitué peu après. Dès leur entrée en Moldavie, les autorités russes interviennent dans les affaires intérieures. Entre décembre 1806 et juillet 1812, le tsar désigne plusieurs présidents de l'Assemblée des Nobles. Le 17 février 1808, le Tsar nomme Kouchnikov président des deux assemblées de Moldavie et de Valachie. La paix est signée entre la Turquie et la Russie en 1812. Par le traité de Bucarest de 1812, la moitié est de la Moldavie occupée par les troupes russes jusqu'au Prut est annexée à la Russie, sous le nom de Goubernia de Bessarabie, dont les deux tiers forment aujourd'hui la République de Moldavie. Le 12 juillet 1812, le Tsar nomme Scarlat Sturza gouverneur de la Bessarabie et place un commandant militaire russe à ses côtés. Sturza meurt le 17 juin 1813, et le commandant militaire russe cumule les deux fonctions, et on s'aperçoit alors que la nouvelle suzeraineté ne fait pas mieux que l'ancienne, d'autant que les Russes y rétablissent le servage, aboli en 1749 par le Hospodar réformateur Constantin Mavrocordato.

Après la défaite des Russes dans la guerre de Crimée (1853-1856), le traité de Paris de 1856 stipule que la Moldavie et la Valachie doivent être garanties collectivement par les sept puissances étrangères qui ont signé le traité de rétrocession du sud de la Bessarabie à la Moldavie, soit les régions d'Oblucitsa (Izmail), Palada (Bolhrad), Chilia et Frumoasa (Cahul). En 1859, l’état moldave fusionne alors avec la Valachie, en choisissant le même prince pour les deux principautés, en la personne du Moldave Alexandre Jean Cuza (Alexandru Ioan Cuza). C’est la fondation de la Roumanie moderne. Mais le traité de Berlin de 1878, redonne le sud de la Bessarabie à l’Empire russe jusqu'en 1918.

La construction du chemin de fer par les Russes n'avait eu d'autre but que d'amener à Odessa les récoltes de Bessarabie. La région annexée tombe dans une pauvreté grandissante jusqu'à son rattachement en 1918 à la Roumanie Entière, née en 1859 de l'élection démocratique du même prince-président par les parlements de Valachie et de Moldavie. La Roumanie Entière qui comprend aussi la Bucovine et la Transylvanie austro-hongroise, est prospère économiquement. Elle s'inspire des institutions de l'État Français de l'époque et représente la seule période d'émancipation totale du peuple roumain dans son histoire.

Après 1859[modifier | modifier le code]

Finalement la partie occidentale de la Principauté va s'unir à la Valachie pour former la Petite Roumanie en 1859. Dès lors, l'histoire de la moitié occidentale de la Moldavie se confond avec celle de la Roumanie.

La partie orientale s'y est également rattachée par un vote de son Conseil en mars 1918 (réunification de la Moldavie au sein de la Grande Roumanie) jusqu'en 1940 quand l'URSS, selon le pacte Hitler-Staline, annexe à nouveau la partie orientale de la Moldavie, devenue en août 1991 la République de Moldavie.

Après la Deuxième Guerre mondiale l'URSS va procéder ensuite à une russification de la République de Moldavie beaucoup plus intense que celle due à l'Empire russe, par la déportation de centaines de milliers de Moldaves vers la Sibérie et l'installation à leur place de populations russes et ukrainiennes[5]). La Bessarabie sera pour l'URSS ce qu'elle avait été pour l'Empire russe : un grenier agricole. Aucun projet important de modernisation n'est entrepris par les soviétiques sur la rive droite du Dniestr, et les industries sont concentrées sur la rive gauche qui fait sécession lors de l'indépendance, de telle sorte que, après 1991, la République de Moldavie est le plus pauvre pays de l'Europe, contrairement à la partie de la Moldavie qui se trouve en Roumanie. Après l'indépendance, un référendum pour unifier la République de Moldavie avec la Roumanie donne le « non » gagnant, car la Russie (fournisseur énergétique) menace de couper le gaz et l'électricité (« Journées noires ») et suscite des sécessions armées chez les Russophones et les Gagaouzes (« Journées rouges » : guerre civile de 1992).

Aujourd'hui la partie orientale de la Moldavie historique se trouve sur le territoire d'un état indépendant, la république de Moldavie, tandis que la partie occidentale appartient à la Roumanie. Sa partie septentrionale, la Bucovine, est partagée entre la Roumanie et l'Ukraine et la région proche de la Mer Noire est en Ukraine. La Roumanie a promis de donner la nationalité roumaine à toutes personnes prouvant que leur parents ou grands-parents étaient citoyens roumains avant 1940 (mais les bureaux sont surchargés et la procédure très lente).

La plupart des partis politiques de Roumanie sont favorables à une unification avec la Moldavie à tout moment, à condition que la République de Moldavie en prenne l'initiative. Mais cela ne risque pas d'arriver, car l'hémorragie continue des romanophones vers la Roumanie et l'Italie, jointe au fait que depuis l'époque soviétique, les russophones sont majoritaires dans les instances dirigeantes de l'économie et de la politique, a fait de la République de Moldavie ce qu'Alain Ruzé a appelé un oblast russe à majorité romanophone aux portes de l'Europe[6].

Cartes historiques[modifier | modifier le code]

Atlas historique de la région de Moldavie
La Moldavie dans l'Antiquité
La Moldavie durant les grandes invasions
Les premiers canesats et voïvodats de Moldavie
La Principauté de Moldavie lors de sa fondation
La Principauté de Moldavie avec la Bessarabie
La Moldavie sous suzeraineté turque au XVIe siècle
La Moldavie partagée, avec la moitié orientale devenue russe
La Moldavie après la Guerre de Crimée
La Moldavie mi-roumaine, mi-russe
La Moldavie réunifiée au sein de la Roumanie conformément aux 14 points du président Wilson
La Moldavie selon l'« Ordre nouveau » hitléro-stalinien, en 1940
La Moldavie aujourd'hui, mi-européenne, mi-post-soviétique

[7].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nic. Serban Tanașoca, Héraldique roumaine, Anuarul Inst. A.D.Xenopol, Iași, 1997
  2. Alexandru Filipașcu : Sălbăticiuni din vremea strămoșilor noștri(Animaux sauvages du temps de nos ancêtres, Ed. Științifică, Bucarest 1969, p. 66-72
  3. Grigore Jitaru, Blazoane domneşti din Ţara Românească şi Moldova : sec. XII-XV (Blasons princiers de Valachie et Moldavie), ed. Ştiinţa, Chişinău 1992.
  4. Voir [1] : les tentatives de rectification de cette carte, sources à l’appui, ont néanmoins été revertées par son auteur.
  5. Nikolaï F. Bugaï, Депортация народов из Украины, Белоруссии и Молдавии // Лагеря, принудительный труд и депортация, Германия, Эссен, 1999 ; Les Déportation des peuples d'Ukraine, de Biélorussie et Moldavie. Camps, travail forcé et déportation. Ed.: Dittmar Dahlmann et Gerhard Hirschfeld. - Essen 1999, p. 567–581.
  6. Alain Ruzé, La Moldova, L'Harmattan, Paris, 1997 (ISBN 2-7384-6018-6).
  7. La série de cartes est une synthèse du Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte, 1985, ISBN 3-14-100919-8, du DTV Atlas zur Weltgeschichte, 1987 traduit chez Perrin, ISBN 2-7242-3596-7, du Putzger historischer Weltatlas Cornelsen 1990, ISBN 3-464-00176-8, de l'atlas Europe centrale de la série « Atlas des Peuples » d'André et Jean Sellier à La Découverte : 1992, ISBN 2-7071-2032-4 et de l’Atlas pour l'histoire de la Roumanie de Ştefan Pascu (dir.), éd. Didactică și pedagogică, Bucarest 1983, avec des détails pris dans le Történelmi atlasz de l’Académie hongroise, 1991, ISBN 963-351-422-3 CM et dans l’Atlas istorico-geografic de l'Académie roumaine, 1995, ISBN 973-27-0500-0.

Articles connexes[modifier | modifier le code]