Joëlle Milquet

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Joëlle Milquet
Joëlle Milquet en 2004.
Joëlle Milquet en 2004.
Fonctions
Vice-Première ministre
Ministre fédérale de l’Intérieur et de l'Égalité des chances
En fonction depuis le
Premier ministre Elio Di Rupo
Prédécesseur Annemie Turtelboom
Vice-Première ministre
Ministre fédérale de l’Emploi et de l’Égalité des chances
Gouvernement Leterme I
Van Rompuy I
Leterme II
Prédécesseur Christian Dupont (égalité des chances)
Josly Piette (emploi)
Successeur Monica De Coninck
Présidente du cdH
1999
Prédécesseur Philippe Maystadt
Successeur Benoît Lutgen
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Charleroi (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Centre démocrate humaniste (cdH)
Vice-Premiers ministres belges

Joëlle F.G.M. Milquet, née le à Montignies-sur-Sambre (Charleroi), est une femme politique belge.

Elle est membre du Centre démocrate humaniste (ex-Parti social chrétien), dont elle a été la présidente de 1999 à 2011 et dont elle a été l'initiatrice du changement de dénomination en 2002. Sénatrice de 1995 à 1999, Députée fédérale de 2003 à 2008, elle a été vice-Première ministre, ministre de l’Emploi et de l’Égalité des chances, chargée de la Politique de Migration et d'Asile dans le gouvernement Leterme II jusqu'au 6 décembre 2011. Depuis le 6 décembre 2011, elle est vice-Première ministre, ministre de l’Intérieur et de l’Égalité des chances dans le gouvernement Di Rupo.

Formation et parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Joëlle Milquet a grandi à Loverval dans une famille d'enseignants. Son père décède lorsqu'elle est âgée de 6 ans[1]. Elle effectue des humanités gréco-latines à l'Institut des Dames de Saint André à Charleroi. Elle est licenciée en droit de l'université catholique de Louvain (UCL) en juin 1984 suivi d'un diplôme de spécialisation en droit des affaires à l'Europa Instituut de l'université d'Amsterdam (Pays-Bas).

De 1985 à 1992, Joëlle Milquet est inscrite au barreau de Bruxelles. Elle travaillera dans des cabinets d'avocats, sera assistante de 1986 à 1990 du professeur Marcel Fontaine au Centre de droit privé de l'UCL et quelque temps référendaire auxiliaire auprès du juge belge à la Cour de justice des Communautés européennes.

Elle rejoint dès 1987 le groupe parlementaire du Parti social chrétien au Sénat comme attachée parlementaire pour devenir ensuite conseillère, chef de cabinet adjoint du ministre de l'Enseignement supérieur Michel Lebrun, puis secrétaire politique du parti. En 1995, elle devient sénatrice.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

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Le , Gérard Deprez quitte la présidence du PSC francophone, en annonçant qu'il doit être remplacé par un nouveau président… et pourquoi pas une présidente, faisant clairement allusion à Joëlle Milquet. Soutenue par le président sortant et les personnalités du parti, sa candidature ne convainc pas la base dans un premier temps, elle devra attendre les brèves présidences de Charles-Ferdinand Nothomb (1996-1998) et de Philippe Maystadt (1998-1999) pour prendre la direction du parti.

Elle devient présidente du PSC en 1999 dans des conditions difficiles : le parti se retrouve dans l'opposition alors qu'il était au pouvoir depuis une quarantaine d'années et traverse un profond malaise, symbolisé par l'exclusion, en janvier 1998, de l'ancien président du parti, Gérard Deprez, qui fonde un parti dissident, le MCC (Mouvement des citoyens pour le changement), qui se lie au PRL puis au MR.

Joëlle Milquet lance alors un travail de réforme du PSC qui sera marqué par l'abandon du "C" de chrétien et la transformation du vieux PSC en cdH, centre démocrate Humaniste en 2002 afin de pouvoir élargir son électorat aux autres confessions, plus particulièrement la communauté musulmane. Malgré des scores faibles aux élections fédérales de 2003, elle est réélue par les militants présidente du cdH malgré de nombreuses tensions internes, la principale inquiétude de bon nombre de militants étant le virage radical à gauche du parti.

Suite aux élections régionales de 2004, le cdH entre dans la majorité politique des Gouvernements de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Région wallonne et de la Communauté française de Belgique. Voulant donner une image rénovée de son parti et montrer clairement la rupture avec l'ancien PSC, Joëlle Milquet choisit cinq ministres jeunes n'ayant jamais occupé de poste ministériel : Benoît Lutgen, Catherine Doyen-Fonck, Marie-Dominique Simonet, Benoît Cerexhe et André Antoine.

En octobre 2006, suite aux élections communales, le bourgmestre socialiste Freddy Thielemans, et la présidente du cdH, Joëlle Milquet, tous deux têtes de liste de leur parti à la ville de Bruxelles, ont officiellement annoncé l'accord de leurs formations respectives pour construire une majorité et diriger la ville. Joëlle Milquet devient première échevine de Bruxelles.

Lors des élections fédérales du 10 juin 2007, Joëlle Milquet occupe la première place de la liste du cdH pour la Chambre dans la circonscription de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Elle obtient 33 043 voix et est donc réélue députée fédérale.

À partir de juillet 2007, elle participe aux négociations menées par le formateur Yves Leterme entre les chrétiens démocrates et les libéraux pour former le gouvernement fédéral. Dans la presse flamande, elle est appelée Madame Non, du fait de sa réputation de rejeter les propositions émises par ses collègues flamands.

Joëlle Milquet fait partie en 2008 du groupe de 18 responsables politiques chargés de négocier la prochaine réforme de l'État sous la houlette d'Yves Leterme. Elle négocie également la participation de son parti (le cdH) au gouvernement intérimaire (Gouvernement Verhofstadt III) et au Gouvernement Leterme I.

Le 20 mars 2008, elle est nommée vice-première ministre, ministre de l’Emploi et de l’Égalité des chances dans le Gouvernement Leterme I et annonce sa volonté de quitter la présidence du cdH pour ne pas cumuler les postes, elle est temporairement remplacée à la Ville de Bruxelles par Hamza Fassi-Fihri, la loi interdisant le cumul d'une fonction de Ministre avec une fonction exécutive au niveau communal.

Le 31 août 2011, Joëlle Milquet cède la présidence du cdH à Benoît Lutgen.

Depuis le 6 décembre 2011, elle est vice-Première ministre, ministre de l’Intérieur et de l’Égalité des chances dans le gouvernement Di Rupo.

Lors de la sa campagne électorale d'octobre 2012, Joëlle Milquet déclare dans une interview sur Maghreb TV [2] qu'elle ne voit aucun problème a l'instauration d'horaires adaptés pour les femmes dans les piscines en faisant référence aux Assises de l'Interculturalité. Une polémique s'est faite avec le sénateur Alain Destexhe qui y voit un abandon de nos valeurs occidentales fondamentales comme l'égalité homme-femme.

Depuis le 3 décembre 2012, elle est également conseillère communale à la Ville de Bruxelles et chef de groupe cdH.

Son action comme ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

À la suite de la diffusion du documentaire Femme de la rue, Milquet dépose le 12 juillet 2013 avec Annemie Turtelboom un projet de loi modifiant la loi régissant la lutte contre la discrimination entre hommes et femmes de manière à défendre les victimes d’agressions verbales à caractère sexiste dénoncés dans celui-ci[3],[4]. Face à la problématique d’islamistes belges partis combattre avec les rebelles en Syrie, Joëlle Milquet a proposé[Quand ?] la fermeture des frontières à leur égard avant leur départ[5]. Des membres du comité ministériel restreint [6]. remettent en cause l'efficacité des mesures prises[7], (notamment au vu de la participation de djihadistes belges à la décapitation d'un prisonnier de guerre sur place[8]) et ont émis des doutes sur l'engagement politique véritable de Joëlle Milquet en prétendant qu'elle soignait plus son image par son agitation médiatique que tout autre chose[9],[10] Répondant à une mesure d'exclusion des registres de la population prise par Bart de Wever à Anvers, Joëlle Milquet annonce[Quand ?] qu'elle est possible mais non efficace. En étant rayés des registres, les 22 islamistes radicaux partis en Syrie perdraient leurs droits sociaux[11].

Joëlle Milquet a été menacée de mort à cause d'une photo d'elle en compagnie de terroristes salafistes liés à al-Qaeda. Elle argue pour sa défense qu'elle ignorait à l'époque les liens terroristes des prédicateurs salafistes[12]

Récemment, un chauffeur de taxi belgo-marocain a été arrêté[13] et est suspecté, seul ou avec des complices[14], d'avoir violé 29 jeunes femmes. Suite à ces faits graves, Joëlle Milquet lance une campagne visant à briser le silence sur les viols, en collaboration avec les ministres de la Santé et de la Justice, Laurette Onkelinx et Annemie Turtelboom[15].

Mandats électifs exercés[modifier | modifier le code]

  • 1995-1999 Sénatrice fédérale élue directement par le collège électoral français
  • 1995-2006 conseillère communale à Woluwe-Saint-Pierre
  • 1999-2008 Députée fédérale de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde
  • 2006- conseillère communale à la Ville de Bruxelles
  • 2006-2012 Première échevine (« empêchée » à partir de mars 2008) en charge de l'État Civil, de la Culture et de l'Emploi-Formation de la Ville de Bruxelles
  • mars 2008 à décembre 2011 Vice-Première ministre, ministre de l'Emploi et de l'Égalité des chances (de juillet 2009 à fin 2011, également chargée de la Politique de Migration et d'Asile)
  • 6 décembre 2011 - Vice-Première ministre, ministre de l’Intérieur et de l’Égalité des chances

Décoration[modifier | modifier le code]

Joëlle Milquet est chevalier de l'ordre de Léopold.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La blessure que Joëlle Milquet a toujours cachée - La Dernière Heure -
  2. http://www.dhnet.be/infos/belgique/article/411219/ca-chauffe-entre-destexhe-et-milquet.html
  3. Joëlle Milquet sur le sexisme: «Les mentalités doivent changer», Le Soir en ligne, 12 juillet 2013
  4. Le sexisme sanctionné pénalement et des indemnités prévues au civil, Le Vif, 12 juillet 2013
  5. « Les combattants belges en Syrie déchirent les alliés MR et cdH », in lalibre.be, 12 avril 2013.
  6. Le comité ministériel restreint s'appelle « kern », signifiant noyau, en Belgique
  7. Véronique Lamquin, « Joëlle Milquet contre-attaque »,Le Soir, 29 avril 2013, page 4.
  8. « Des Belges ont-ils décapité un homme en Syrie ? », in lesoir.be, 7 juin 2013.
  9. Joelle Milquet contre-attaque,Véronique Lamquin, Le Soir, 29 avril 2013, page 4
  10. Selon leurs dires, "elle fait beaucoup de vent mais ne fait pas grand-chose"
  11. Milquet: "Schrappen Syriëstrijders mogelijk maar niet doeltreffend, ADB, De Morgen, page 3, 15 juin 2013
  12. avoir-menace-joelle-milquet-sur-facebook?id=8186461
  13. [1]
  14. [2]
  15. Télétexte Rtbf. Dépêche Agence Belga

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]