Justin de Naplouse
| Justin de Naplouse ou Justin Martyr |
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![]() Justin, Les Vrais Pourtraits et Vies Hommes Illustres, 1584 |
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| Apologète et martyr chrétien | |
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| Naissance | Vers le début du IIe siècle Flavia Neapolis |
| Décès | Vers 165 Rome |
| Fête | 1er juin |
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Justin de Naplouse ou Justin de Néapolis, né à Flavia Neapolis (actuelle Naplouse en Cisjordanie) vers le début du IIe siècle et mort à Rome vers 165, est un apologète et philosophe chrétien, auteur d'une œuvre en grande partie perdue, à l'exception de deux Apologies et d'un Dialogue avec Tryphon, considérés comme des premiers jalons dans la séparation entre le christianisme et le judaïsme[1].
Également connu comme Justin Martyr ou encore Justin le Philosophe, vénéré comme saint et martyr par les chrétiens, il est fêté le 1er juin[2].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Formation classique [modifier]
La biographie de Justin est mal connue, basée sur une documentation fragmentaire qui « [laisse] subsister bien des zones d'ombre autour de sa personne et de ses activités »[3]. Il est né à Flavia Neapolis, actuelle Naplouse, dans la province de Syrie-Palestine[3], dans la dernière décennie du Ier ou la première du IIe siècle[4]. Il descend probablement de colons d'origine grecque et latine, installés dans la « ville nouvelle » que Vespasien a fondée au lendemain de la Grande révolte juive (66-70)[3].
De naissance libre, il est vraisemblablement citoyen romain[5] et sa famille est de religion polythéiste. Non circoncis[3], il déclare appartenir à « la race »[6] (en grec ancien γένος, genos)[7] des samaritains[N 1], mais il semble n'avoir pratiqué ni l'hébreu, ni l'araméen et ne témoigne d'aucune connaissance particulière de la religion samaritaine[3]. En revanche, il est informé de certaines interprétations rabbiniques, d'une partie des croyances juives[3] et connaît l'existence de « chrétiens d'origine juive[8] » qu'il appelle « juifs croyants »[N 2]. Par ailleurs, sans qu'il le mentionne jamais explicitement, il s'assimile à la culture hellénique dont il a étudié la philosophie et a cru aux divinités[7]. Après avoir reçu une formation à dominante littéraire, classique à l'époque, il suit un enseignement philosophique de niveau supérieur[9] qui lui permet « de dialoguer efficacement avec l'élite intellectuelle de son temps »[4].
Il étudie notamment la philosophie auprès de plusieurs professeurs. Dans le Dialogue avec Tryphon, il évoque, les méandres de son cheminement[10] et « les faiblesses de ses professeurs : la suffisance du stoïcien, l'âpreté au gain du péripatéticien, les prétentions encyclopédiques du pythagoricien »[10]. Il rencontre enfin un platonicien des plus éminents auprès duquel il pense « immédiatement accéder à la vison de Dieu, car tel est le but ultime de la philosophie de Platon[11] ». C'est au terme de ce parcours éclectique — assez habituel à l'époque — et impressionné par le courage des chrétiens devant la mort[12] qu'il en arrive au christianisme[13]. Cette conversion semble se situer avant ou à l'époque de la révolte de Bar Kokhba (132-135), en Palestine ou dans la province romaine d'Asie[4]. Il ne renonce pas pour autant à la philosophie mais cherche, au contraire, à prouver que les philosophes grecs l'ont conduit au Christ.
Chrétien à Rome [modifier]
« Prêchant la parole de Dieu et combattant dans ses ouvrages pour la défense de la foi »[14], Justin voyage beaucoup[15] avant de s'installer à Rome lors de son second passage dans cette ville, peut-être à l'époque d'Antonin le Pieux[16], où il ouvre une école de philosophie et y enseigne la doctrine des chrétiens[17], insistant toujours sur les fondements rationnels de celle-ci. Cette approche assez neuve suscite de nombreuses controverses avec ses confrères comme avec des philosophes, notamment Crescence le Cynique (en) avec lequel Justin entretient des controverses publiques et qui l'aurait dénoncé auprès des autorités pour la propagation de doctrines déviantes[N 3]. Il est également possible que Justin ait contrevenu aux « ordonnances impies sur l’idolâtrie » qui prescrivaient aux sujets de l'empire de sacrifier aux dieux[N 4]. En tout état de cause, il est mis en accusation devant les autorités.
À Rome, c'est le préfet de la Ville qui a en charge tant l'application de la loi que le maintien de l'ordre et c'est à l'époque[N 5] le philosophe stoïcien Junius Rusticus (en), maître et ami de l'empereur Marc Aurèle, qui exerce cette fonction[16]. Suivant la tradition, Justin subit le martyre — fouet et décapitation — avec six de ses compagnons[N 6] vers 165[18]. Son disciple Tatien le Syrien, originaire de l'Adiabène, est ultérieurement l'auteur d'un Diatessaron, une harmonisation des quatre évangiles qui sera diffusée dans les Églises de langue syriaque jusqu'au Ve siècle[19].
Doctrine [modifier]
Justin ne s'est pas contenté de clamer l'innocence des chrétiens et de plaider la cause de ces « hommes de toute race, injustement haïs et persécutés »[20]. Dans l'introduction de son Dialogue, Justin ancre sa foi chrétienne dans une perspective platonicienne de la vérité, où le christianisme constitue l'aboutissement de la connaissance de l'être divin. Mais cette connaissance ne peut pas tenir d'une contemplation passive : elle se découvre dans la pratique de la « justice ». Dans son Apologie, Justin éclaire cette pratique liée à la foi en soulignant particulièrement cinq vertus propres au christianisme : l'amour des ennemis, la patience, la chasteté, le respect de la vérité, et le courage face à la mort. Le caractère indissoluble qui rattache l'expérience vécue de la Charité à la connaissance du divin constitue pour Justin la « marque » essentielle de sa religion. Selon lui, la morale et l'amour dont témoignent les chrétiens dans leur mode de vie est la preuve que ceux-ci détiennent la « vérité ». Leur doctrine serait l'accomplissement de la destinée philosophique, qui consiste pour Justin dans la « quête de Dieu ».
Pour Justin, Platon représente le « pont spirituel » par lequel l'intelligence peut accéder à la vérité des prophètes de l'Ancien Testament. Il s'agit donc de voir en Dieu la plénitude de l'Être unique et suprême que la philosophie recherchait en termes de Logos. Toute l'histoire de l'esprit, toute l'entreprise de sa quête trouverait ainsi sa finalité dans le Christ, logos incarné définitivement pour éclairer la conscience de l'homme (cf. prologue de l'évangile johannique). Le Christ est lui-même la Raison divine, dont la création jaillit, et qui s'incarne pour enseigner la vérité aux hommes. Après l'avoir défini comme le « législateur nouveau », voilà comment Justin explique sa crucifixion : les vrais philosophes sont toujours persécutés.
On voit donc dans quel étroit rapport à la vérité Justin insère la philosophie. Dans sa perspective, l'objet de quête du philosophe est la vérité une et suprême, et la mission du philosophe est de servir cette vérité. Ce service n'est pas sans impliquer une lutte avec le « monde » (au sens chrétien), puisque selon lui, le gouvernement romain persécute les chrétiens pour leur foi. Voilà comment Justin exhorte les Romains dans sa « mission » : « Ne vous laissez pas intimider par la force brutale des préjugés et de la superstition, ne cédez pas à la pression de la foule ignorante, ne rendez pas votre sentence poussée par une précipitation irraisonnable et influencée par de vieilles et méchantes calomnies ! Vous pouvez nous tuer, vous ne pouvez pas nous porter dommage[21]. »
Justin consacre une grande partie de ses Apologies à réfuter les accusations portées contre les chrétiens[20]. Sa défense se place au plan doctrinal. « D'une part il souligne les points communs qui font de la philosophie et du christianisme des alliés dans la lutte de la raison et de la vérité contre le polythéisme traditionnel ; d'autre part il s'attache à prouver que la doctrine chrétienne est supérieure à toute les philosophies profanes[20]. »
Justin et les Juifs [modifier]
Dans son Dialogue avec Tryphon le Juif (133, 3), Justin révèle sa pensée sur les Juifs à Tryphon :
« mais maintenant encore, en vérité, votre main est levée pour le mal ; car, après avoir tué le Christ, vous n’en avez pas même le repentir ; vous nous haïssez, nous qui par lui croyons au Dieu et Père de l’univers, vous nous mettez à mort chaque fois que vous en obtenez le pouvoir ; sans cesse vous blasphémez contre lui et ses disciples[N 7]. »
Cette citation permet de voir la vision de Justin sur les Juifs. Cette vision a quelque chose d'historique, car les premiers chrétiens furent souvent martyrisés ou maltraités dans la société romaine ; dans la société juive, en revanche, l'accusation de persécutions anti-chrétiennes semble gravement exagérée par la polémique antijuive[22][réf. obsolète].
Œuvre [modifier]
Outre son martyre, dont le compte rendu du procès-verbal officiel de l'interrogatoire a été conservé, l'essentiel de ce qui est connu sur sa vie provient de ses propres écrits (Clavis Patrum Græcorum 1073-1089).
Auteur fécond, on lui attribue une dizaine d'ouvrages (apologies, controverses). Justin est ainsi le premier dont il nous reste un exposé dans son ensemble de sa vision de la doctrine chrétienne et le rapport de la foi à la raison. Son style confus, ses digressions et certaines incohérences en font un auteur difficile à suivre ; quoi qu'il en soit, son œuvre est majoritairement perdue ou connue par fragments ou citations. On lui a aussi prêté l'écriture de livres apologétiques du même genre mais qui lui sont postérieurs.
Alain Le Boulluec lui attribue d'avoir inventé la notion d'« hérésie »[23].
- Œuvres conservées :
- Grande apologie adressée à Antonin le Pieux et à ses fils adoptifs, au Sénat et au peuple romain (fourchette entre 153 et 161[24]) ;
- requête au Sénat dite « deuxième apologie » (composée après la Grande apologie et avant 161[25]) ;
- dialogue avec Tryphon (rédigé en Syro-Palestine, entre 150 et 155) ;
- les fragments d'un traité « De la Résurrection », conservés par les Sacra parallela de Jean Damascène, lui sont attribués[26].
- Mention de ses œuvres et courtes citations :
- Irénée parle de son martyre et de Tatien en tant que son disciple (Haer. I., xxviii. 1). Il le cite à deux reprises (IV.,6,2, V.,26, 2), et est marqué par son influence ;
- Tertullien en fait mention dans Adversus Valentinianos ;
- tout comme Hippolyte de Rome et Méthode de Patare dans leurs écrits.
- Eusèbe de Césarée dans son Histoire de l'Église en parle abondamment, cite en abrégé 2 Apologie, 3 (Histoire ecclésiastique, IV, 16,3-6) et mentionne les ouvrages suivants :
- la Première Apologie des Chrétiens, adressée vers 150 à l'empereur Antonin le Pieux ;
- une suite Seconde Apologie adressée au Sénat ou peut-être à Marc Aurèle et Lucius Verus vers 155, beaucoup plus courte ;
- Livres contre toutes les hérésies (perdu) ;
- le Discours aux Grecs (perdu), une discussion avec les philosophes sur la nature des dieux ;
- Exhortation aux Grecs (perdu) ;
- le traité Sur la Monarchie de Dieu où sont mêlées les références aux autorités païennes et chrétiennes ;
- Le Psalmiste (perdu) ;
- le traité Sur l'âme (perdu) ;
- le Dialogue avec Tryphon, écrit vers 160, longue discussion avec un juif instruit ;
- De la résurrection (Histoire ecclésiastique IV,18), des fragments dans Sacra parallela en proviendraient.
- Enfin, Méliton en cite un court fragment.
Autres ouvrages perdus :
- Explication sur l'Apocalypse ;
- Contre Europhorias le Sophiste.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Donc pas dans la dimension religieuse, l'usage du terme à l'époque ne différenciant pas les deux aspects dans une distinction qui apparaitra plusieurs siècles plus tard ; cf. (en) Ted Kaizer, op. cit., 2008, p. 161-162.
- « Littéralement les juifs qui croient au Christ » ; cf. Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, Paris, Albin Michel, 2004, p. 35-36.
- Si l'on en croit Eusèbe de Césarée qui se réfère à Tatien, cf. Marie-Françoise Baslez, op. cit., p. 90.
- Si l'on suit les Actes de Justin, cf. Marie-Françoise Baslez, op. cit., p. 90.
- Entre environ162 et 168.
- Parmi les six autres condamnés, cinq ont des noms grecs : Chariton et sa sœur Charito, Euelpistos (originaire de Cappadoce, un esclave de la maison impériale), Hiérax (Phrygien) et Péon ; cf. Charles Munier, op. cit., p. 15.
- Selon certains auteurs, c'est une possible référence à la prière juive de la « Birkat ha-minim » (malédiction contre les hérétiques) de la liturgie juive, mais la réalité de cette allusion « implicite » — par exemple selon Dan Jaffé — est débattue, puisqu'aucune mention de prière n'est faite qui autorise ce rapprochement ; cf. à ce sujet Liliane Vana, « La birkat ha-minim est-elle une prière contre les Judéo-chrétiens ? », dans Nicole Belayche (dir.), Les communautés religieuses dans le monde gréco-romain, éd. Brepols, 2003, p. 207.
Références [modifier]
- Pierre Maraval et Simon Claude Mimouni, Le christianisme ancien des origines à Constantin, éd. P.u.f./Nouvelle Clio, 2007, p. 272, 395.
- Saint Justin, sur Nominis. Consulté le 16 juillet 2012.
- Charles Munier, « Introduction », dans Justin, Apologie pour les chrétiens, éd. Cerf, Paris, 2006 (ISBN 9782204082549), p. 12.
- Charles Munier, op. cit., p. 14.
- Gabriella Aragione, Les chrétiens et la loi : Allégeance et émancipation aux IIe et IIIe siècles, éd. Labor et Fides, 2011, p. 147.
- Justin, Dialogue avec Tryphon, 1, 20:6 ; cf. Apologie, II, 15, 1, cité par Charles Munier, op. cit., p. 12.
- (en) Ted Kaizer, The Variety of Local Religious Life in the Near East In the Hellenistic and Roman Periods, éd. Brill, 2008, p. 161-162.
- Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'Antiquité, Paris, Albin Michel, 2004 (ISBN 9782226154415), p. 35-36.
- Charles Munier, op. cit., p. 13.
- Charles Munier, op. cit., p. 10.
- Justin, Dialogue avec Tryphon, 2, 6, cité par Charles Munier, op. cit., p. 10.
- « En entendant les accusations portées contre les chrétiens et en les voyant intrépides devant la mort, il se disait qu'il était impossible qu'ils vécussent dans le mal et dans l'amour des plaisirs », Apologie I, 12, 1, cité par Charles Munier, op. cit., p. 11
- Marie-Françoise Baslez, Les persécutions dans l'Antiquité : victimes, héros, martyrs, éd. Fayard, 2007, p. 90.
- Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, IV, 11, 8 ; 17, 1, cité par Charles Munier, op. cit., p. 11.
- Charles Munier, op. cit., p. 11.
- (en) David Rokeah, Justin Martyr and the Jews, éd. Brill, 2002, p. 1.
- À ce sujet, voir Henri Dominique Saffrey, « Les débuts de la théologie comme science », dans Le Néoplatonisme après Plotin, éd. Vrin, 2000, p. 224.
- Charles Munier, op. cit., p. 15.
- Pierre Maraval et Simon Claude Mimouni, op. cit., p. 376.
- Charles Munier, op. cit., p. 57.
- Justin, Apologie I, 2, 1.
- Marcel Simon, Verus Israel. Étude sur les relations entre chrétiens et Juifs dans l’Empire romain (135-425), Paris, 1964 (1re éd. 1948, 2e éd. avec post-scriptum 1983), p. 149-155, « Le témoignage de la littérature hagiographique : le rôle des Juifs dans les persécutions est modeste. »
- Alain Le Boulluec, La notion d'hérésie dans la littérature grecque, Études augustiniennes, 1985, cité par Daniel Boyarin, La partition du judaïsme et du christianisme, Cerf, 2012, p. 24-27.
- Charles Munier, op. cit., p. 24-28.
- Charles Munier, op. cit., p. 21-28.
- O. Bardenhewer, F. Loofs, Pierre Prigent, André Wartelle l'attribuent à Justin, d'après la présentation des fragments de ce traité de la Résurrection dans Œuvres complètes de Justin martyr, Migne, 1994 (ISBN 2-908587-17-3), p. 341.
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Bibliographie [modifier]
Traductions et éditions [modifier]
- Justin, Dialogue avec Tryphon, éd. par Philippe Bobichon, Fribourg, Academic press, 2003, 2 vol.
- Justin, Apologie pour les chrétiens, coll. « Sources chrétiennes », Éditions du Cerf, 2006 (ISBN 2-204-08254-6).
- Justin martyr, Œuvres complètes, coll. « Bibliothèque », Éditions Migne (ISBN 2-908587-3359).
Études [modifier]
- (en) M. Hirshman, « Polemic literary units in the classical midrashim and Justin Martyr's Dialogue with Trypho », dans The Jewish Quartely Review, LXXXIII, n° 3-4, p. 369-384.
- S. J. C. Sanchez, Justin martyr, le Dialogye avec Tryphon, État de la question, Introduction critique et bibliographie, [DEA Sorbonne], 1994.
- Charles Munier, L'Apologie de Saint Justin, philosophe et martyr, Fribourg, 1994, coll. « Paradosis XXXVIII ». Étude historique et théologique de l'Apologie.
- Luc Fritz, Les apologistes grecs et le Logos, cours de théologie patristique, 2005, « Saint Justin », p. 82-97 [lire en ligne].
Liens externes [modifier]
- (grc)(fr) Dialogue de saint Justin avec le Juif Tryphon, sur http://remacle.org/. Consulté le 16 juillet 2012.
- (grc)(fr) Deuxième apologie, sur http://remacle.org/. Consulté le 16 juillet 2012.
- Œuvres de saint Justin en grec, italien, anglais et portugais sur Migne, Patrologie grecque, sur Documenta Catholica Omnia. Consulté le 16 juillet 2012.
- [PDF] Apologies 1 et 2 et Actes de saint Justin et de ses compagnons, sur http://www.samizdat.qc.ca/. Consulté le 16 juillet 2012.
