Prunay-en-Yvelines

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Prunay-en-Yvelines
Mairie
Mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Saint-Arnoult-en-Yvelines
Intercommunalité Communauté de communes Contrée d'Ablis-Porte des Yvelines
Maire
Mandat
Jean-Pierre Malardeau
2014-2020
Code postal 78660
Code commune 78506
Démographie
Gentilé Prunaysiens
Population
municipale
816 hab. (2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 44″ N 1° 47′ 46″ E / 48.5288888889, 1.79611111111 ()48° 31′ 44″ Nord 1° 47′ 46″ Est / 48.5288888889, 1.79611111111 ()  
Altitude Min. 127 m – Max. 164 m
Superficie 26,95 km2
Localisation

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Liens
Site web Prunay-en-Yvelines.fr

Prunay-en-Yvelines est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Prunay-en-Yvelines dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Prunay-en-Yvelines se situe à environ 15 km au sud de Rambouillet et à 49 km au sud-ouest de Versailles.

Avec près de 27 km2, elle est la cinquième commune du département en termes de superficie.

L'habitat est réparti d'une part dans le centre village, et d'autre part dans les différents hameaux. L'espace construit comprend quasi exclusivement des habitations individuelles.

La commune est à la fois proche de la région naturelle de la Beauce et de celle de l'Yveline.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le « ru de Perray » traverse le territoire communale.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • L'Abbé, au nord-est, en limite communale avec Sonchamp et Ablis,
  • Craches au nord
  • Marchais-Parfond au nord-ouest,
  • Gourville au sud,
  • La Chapelle au sud,
  • Villiers Landoue au sud.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Orcemont au nord, Sonchamp au nord-nord-est, Ablis à l'est, Orsonville au sud-sud-est, Auneau (Eure-et-Loir) au sud-sud-ouest, Bleury-Saint-Symphorien (Eure-et-Loir) à l'ouest et Orphin au nord-ouest.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La communication routière est assurée principalement par la RN 10 qui devient route départementale 910 lorsqu'elle retraverse la commune depuis Ablis en direction de Chartres. . Son territoire est également traversé par l'autoroute A 11 (l'Océane) dont l'échangeur le plus proche se situe dans la commune voisine d'Ablis. Plusieurs routes départementales (D101, D168, D177) assurent les communications avec les communes voisines.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les Gares SNCF les plus proches de la commune sont :

La Ligne Paris - Chartres par Gallardon traversait son territoire communale mais le village ne disposait pas de gare.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 05, 25 et 26 de la société de transport Transdev Rambouillet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Prunetum en 1162, Prunay-sous-Ablis, du latin prunus était planté de pruniers[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Tour sarrazine.

Le nom de Prunay, sous la forme de Prunetum apparaît en 1162, mais le village existait déjà, puisqu'une église à une seule nef était présente.

Les terres de Gourville, Gohervilla, auraient été données aux moines de Saint-Père-en-Vallée par la comtesse Chartraine Letgarde. Le prieuré de Villiers Landoue et de La Chapelle avait la même appartenance et dédié à saint Laurent. La tour du bas Prunay fait partie d'un système de défense édifié vers 1060 et marque la limite entre les terres de Gourville, dépendant des moines de Chartres et celles de Prunay, vassales des seigneurs de Montfort. La dénomination de « tour sarrazine » n'est justifiée que par sa forme carrée à la base.

En 1554 les querelles religieuses deviennent aiguës, c'est le moment où François de Brilhac, commanditaire des moines de Saint-Père-en-Vallée, fait édifier la « Maison Forte » de Gourville. Il n'en subsiste actuellement que la partie centrale. La même année, les habitants de Prunay dotent leur église d'une belle cloche sur laquelle on peut lire « Je fus fondue par les habitants de la paroisse de Prunay et fus nommée Pierre ». L'église de Craches placée est constituée d'une nef et d'un chœur datant du XIIIe siècle et d'un collatéral de la fin du XVe.

En 1834 est construit le lavoir du bas Prunay, les laveuses de Craches et Ablis auront accès moyennant une redevance qui ne sera abolie qu'en 1900. La période 1860 - 1870 est marquée par de grands travaux. Des ponts, remplaçant les passages à gué, sont construits au bas Prunay, à Gourville et sur la route d'Ablis. Le déplacement du cimetière, de l'entour de l'église à l'emplacement actuel, a pris trente ans. Il ne fut supprimé qu'en 1876 et transformé en place publique avec construction d'un perron pour accéder à l'église. La guerre de 1870 contre les Prussiens est marquée par des évènements dramatiques, des habitants de Prunay sont massacrés.

Les décennies suivantes sont marquées par quelques changements qui donnent au centre du village son aspect actuel. Vers 1906, la voie ferrée Paris-Chartres par Gallardon est construite, puis démantelée en 1944. Il n'en reste, comme vestiges, que le viaduc de Gourville. Après la libération de 1945, la vie va changer. La mécanisation de l'agriculture bouleverse la population et les activités de la région. Les formes modernes de déplacements, de travail, de commerce, d'urbanisation ont conduit au Prunay d'aujourd'hui.

En mars 1979, Prunay-sous-Ablis fusionne avec la commune de Craches pour devenir Prunay-en-Yvelines.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Parti
Les données antérieures à 2001 ne sont pas encore connues.
mars 2001 Jean-Pierre Malardeau

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 816 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
494 561 639 741 770 748 730 717 711
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
692 689 659 620 645 641 632 637 638
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607 586 638 503 510 501 483 465 441
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
470 472 512 623 762 846 814 816 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,3 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 20 %, 45 à 59 ans = 27,4 %, plus de 60 ans = 16,2 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 14,7 %, 30 à 44 ans = 22 %, 45 à 59 ans = 25,8 %, plus de 60 ans = 18,4 %).
Pyramide des âges à Prunay-en-Yvelines en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,5 
3,6 
75 à 89 ans
6,3 
12,4 
60 à 74 ans
11,6 
27,4 
45 à 59 ans
25,8 
20,0 
30 à 44 ans
22,0 
16,9 
15 à 29 ans
14,7 
19,3 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Commune exclusivement résidentielle.

Riche en terres agricoles, l'économie est quasi exclusivement liée à l'agriculture et à l'exploitation d'un massif forestier important.

Un centre de télécommunications internationales est installé dans la commune.

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école primaire accueille les élèves de la commune et ceux d'Orsonville et de Paray-Douaville.

Pour l'enseignement secondaire, les élèves sont scolarisés au collège Georges Brassens de Saint-Arnoult-en-Yvelines et ensuite, soit au lycée Louis Bascan de Rambouillet, soit aux lycées Francisque Sarcey et Alfred Kastler de Dourdan.

Pour les études supérieures, la commune dispose de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines mais aussi aux différentes universités parisiennes.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-Saint-Paul
  • Église Saint-Pierre Saint-Paul.
  • Viaduc de Gourville.
  • Maison Forte de Gourville.
  • Tour Sarrasine.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Corinne Gorse, animatrice de radio, connue sous le pseudonyme de « Kriss », dont les obsèques ont eu lieu le mercredi 25 novembre 2009, est inhumée dans le cimetière communal. Son père, Georges Gorse (1915-2002), ancien ministre, est également inhumé dans ce cimetière.

Haroun Tazieff (1914-1998), célèbre volcanologue, était propriétaire de la Maison Forte de Gourville[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. « Évolution et structure de la population à Prunay-en-Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2011)
  5. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2011)
  6. Voir Kreuth sur la Wikipédia germanophone.