Gaullisme de gauche

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Le gaullisme de gauche est un courant de pensée se réclamant des convictions de gauche au sein des partisans du général de Gaulle. Les fondateurs de ce courant sont pour la plupart des anciens socialistes, radicaux et autres sociaux-démocrates fidèles de De Gaulle depuis la France libre et la Résistance et représentent une minorité réformiste au sein des partis gaullistes des différentes époques.

Regroupés au sein de l'Union démocratique du travail (UDT) puis dispersés dans plusieurs mouvements, ils se sont progressivement ralliés à la gauche traditionnelle après la disparition du général de Gaulle, en réaction à la droitisation du néo-gaullisme pompidolien et au tournant libéral du RPR, depuis dissous dans l'UMP.

Sommaire

Thèses [modifier]

Gaullistes remettant en cause le capitalisme pour bâtir une troisième voie sociale, par l'association du capital et du travail et la participation, les gaullistes de gauche sont en partie les héritiers du christianisme social et des idées de Fourier, admettant la lutte des classes avec pour objectif de la surmonter.

La société de participation qu'ils défendent entend redonner toute sa dignité à l'homme en lui reconnaissant sa représentativité et sa responsabilité en tant que tel : le référendum de 1969, dont le texte prévoyait de fusionner le Sénat et le Conseil économique et social pour en faire une assemblée des forces vives de la nation, et de créer des collectivités décentralisées régionales, en est un exemple[1].

Cette participation s'étend au monde de l'entreprise, où les gaullistes de gauche contestent la mainmise du capital dans la gestion au détriment du travail. Ils envisagent simultanément l'intégration des salariés en tant que tels au processus de décision (système de cogestion), assortie d'une large et systématique distribution d'actions aux travailleurs en fonction de l'expansion économique de leur outil de production (théorie du pancapitalisme de Marcel Loichot).

Principaux mouvements gaullistes de gauche [modifier]

Années 1950-1960 [modifier]

Années 1970-1980 [modifier]

En activité aujourd'hui [modifier]

Quelques personnalités gaullistes de gauche [modifier]

Depuis les années 1980, ces mouvements se sont ralliés soit au néo-gaullisme du RPR, soit à la Gauche traditionnelle par rapprochement avec le PS lors de l'alternance de 1981[4], rejoignant la majorité présidentielle sans pour autant s'organiser dans une structure commune.

Certains ont rejoint le Pôle républicain de Jean-Pierre Chevènement sur la gauche de l'échiquier politique, jusqu'à sa disparition.

  1. http://referentiel.nouvelobs.com/archives_pdf/OBS0200_19680909/OBS0200_19680909_018.pdf
  2. http://bases.ourouk.fr/unite/u-result_frame.php?catalogueID=6114&NumeroJournal=284
  3. http://bases.ourouk.fr/unite/u-result_frame.php?catalogueID=12485&NumeroJournal=108
  4. Archives de l'Hebdo des Socialistes, "Épisodes savoureux de la campagne de 81 : les gaullistes de gauche soutiennent Mitterrand contre VGE" <http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/01/03/329/>