Ambassade de France en Algérie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Pix.gif Ambassade de France en Algérie
Drapeau de la France
France
Drapeau de l'Algérie
Algérie
Lieu 25, Chemin Abdelkader Gadouche, Hydra
Alger 16035
Coordonnées 36° 45′ 01″ N 3° 02′ 05″ E / 36.75034, 3.03476436° 45′ 01″ Nord 3° 02′ 05″ Est / 36.75034, 3.034764  
Ambassadeur Bernard Émié
Nomination 31 juillet 2014
Site internet Consulter

Géolocalisation sur la carte : Algérie

(Voir situation sur carte : Algérie)
Ambassade de France en Algérie

Géolocalisation sur la carte : Alger

(Voir situation sur carte : Alger)
Ambassade de France en Algérie

Voir aussi : Ambassade d'Algérie en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Algérie est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République algérienne démocratique et populaire. Elle est située dans la Wilaya d'Alger à Hydra, dans le Chemin Abdelkader Gadouche (ex-Chemin de La Madeleine). Son ambassadeur est, depuis 2014, Bernard Émié.

L'ambassade[modifier | modifier le code]

Elle est située, depuis 1962, au Parc Peltzer, sur les hauteurs d'Hydra, à Alger. Le site comprend environ quinze hectares au cœur desquels sont réunis tous les services de la chancellerie ainsi que le consulat général.

Sur le site, qui compte une quinzaine d’hectares, ne se trouvaient initialement que la chancellerie diplomatique et la mission militaire. L’ensemble des services administratifs y est regroupé depuis 1994 : le Consulat général de France à Alger[1] ; le service économique régional[2] ; la mission Ubifrance Algérie [3] ; le service de coopération et d’action culturelle ; le service de sécurité intérieure ; la trésorerie ; le service commun de gestion ; le service de presse et de communication[4].

La chancellerie diplomatique[modifier | modifier le code]

La chancellerie diplomatique est abritée, au sein du parc Peltzer, dans le « Bordj d’Hydra ». Cette vaste « villa » de campagne avait été édifiée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour Ali Agha, un général turc, commandant la cavalerie du Dey. Elle a ensuite été occupée par un médecin de la colonie britannique, le Dr Bowen, puis par le gendre de celui-ci, John Frédérik Schultze, consul de Suède et de Norvège. Le « château d’Hydra » est ensuite acquis par Serge Peltzer, Russe d’origine hollandaise, en 1902. La ville d’Alger y loge en 1942 le commandant de la Xe région militaire. En 1943, l’armée américaine l’occupe pour y héberger ses ambulancières. En 1962, Georges Gorse, premier ambassadeur de la République française en Algérie, entreprend une longue restauration.

La légende raconte qu’Alphonse Daudet, qui y séjourna quelque temps, y a écrit Tartarin de Tarascon. La villa a également été célébrée par Ernest Feydeau dans son livre Alger : « Une maison massive, presque sans fenêtres, aux murs tout blancs, dont le pied est caché par des touffes de caroubiers, et qui commande un vaste espace de terrain mamelonné coupé de haies d'aloès ».

La chancellerie

La Résidence de France[modifier | modifier le code]

La Résidence de France

La Résidence de France, aussi désignée comme la Villa des Oliviers (du nom d'un de ses propriétaires, Victor Olivier), est située à El Biar, en surplomb de la baie. Construite elle aussi à l’époque turque, la propriété fut acquise en 1835 par la Princesse de Mir, puis revint, en 1838, au consul Schultze et à son épouse qui la surnommait « La Calorama », c’est à dire « La Belle vue ». Elle a accueilli les généraux Weygand, Juin — lequel apprend le 8 novembre 1942 d’un envoyé spécial du président Roosevelt l’imminence du débarquement allié en Afrique du Nord — et De Gaulle[5].

En août 1943, le Général de Gaulle établit sa résidence aux Oliviers. Il y demeure jusqu’au 18 août 1944, date à laquelle il regagne la France. A l’indépendance, le président de la République émet le souhait que la Résidence de l’Ambassadeur de France soit établie à la Villa des Oliviers.

C’est à la Résidence de France que se tiennent traditionnellement les manifestations du 14 juillet données à l’occasion de la fête nationale.

Discours d’André Parant à l’occasion de la fête du 14 juillet 2013

Chancellerie diplomatique[modifier | modifier le code]

L'ambassadeur est entouré d’une équipe rapprochée de conseillers qui constitue la « chancellerie diplomatique » et a pour vocation de travailler, en lien avec les différents services de l’ambassade, à la cohérence et à l’efficacité de l’action diplomatique française ainsi qu’à la qualité de la relation bilatérale. Le « numéro deux » de l’ambassade de France en Algérie est doté du titre de ministre-conseiller, qui, en l’absence du chef de poste, le remplace en qualité de « chargé d'affaires ». La chancellerie diplomatique est secondée par le service de presse et de communication qui contribue, en collaboration avec les autres services de l’ambassade, à trois missions essentielles : la veille médiatique, la relation avec les médias algériens et la communication externe.

Les services[modifier | modifier le code]

Communication internet[modifier | modifier le code]

L’ambassade dispose d’un site internet francophone et arabophone[6] qui présente notamment les dernières actualités et les documents de référence concernant la relation franco-algérienne et des albums photographiques. Elle anime une page Facebook bilingue et est également présente sur Twitter. Elle publie chaque trimestre une lettre d’information électronique en version française (« Entre nous ») et arabe (« Binatna »)[7].

Pôle économique[modifier | modifier le code]

Le pôle « Économique et commercial » de l’ambassade de France en Algérie se compose du Service économique régional et du bureau Ubifrance-Algérie, l’un des 80 bureaux répartis dans plus de 70 pays de l’Agence française pour le développement international des entreprises[8].

Le Service économique régional d’Alger est chargé de l’analyse et la veille économique et financière - y compris l’analyse du risque pays -, du suivi des politiques publiques et de l’environnement des affaires. Il anime les relations économiques, financières et commerciales bilatérales et met en œuvre des actions de coopération économique, financière et sectorielle. Il est également chargé du soutien public au développement international des entreprises qu’il s’agisse des exportations, des investissements français ou de la participation aux grands projets.

Action culturelle[modifier | modifier le code]

Placé sous l’autorité du conseiller de coopération et d’action culturelle qui est aussi directeur de l’Institut français d’Algérie, le Service de coopération et d’action culturelle a pour mission, sous l’égide de l’ambassadeur, de piloter et de mettre en œuvre la coopération franco-algérienne. Depuis la signature du dernier document-cadre de partenariat franco-algérien en décembre 2012, la coopération se structure selon trois priorités :

  • Le renforcement du capital humain (coopération universitaire, recherche, formation, appui au système éducatif algérien, développement des relations culturelles et de la francophonie)
  • L’appui au développement économique durable : aide à la création d’un environnement favorable au rapprochement économique entre les deux pays, développement du secteur productif et mobilité des compétences.
  • L’accompagnement de la réforme administrative et de la modernisation du secteur public, le renforcement de la coopération décentralisée.

L’Institut français d'Algérie[9] intervient dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la francophonie et des échanges culturels et artistiques. Il comprend cinq antennes réparties sur le territoire national : Alger, Annaba, Constantine, Oran et Tlemcen.

Le service des anciens combattants dépend de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, établissement public placé sous la tutelle du Ministère de la Défense et des Anciens combattants. Il met en œuvre des prestations dans les domaines social, médical et administratif. Il est chargé du suivi de l’appareillage orthopédique des 500 grands mutilés de guerre de l’Armée française résidant en Algérie. Il s’agit quasi exclusivement de vétérans blessés au combat au cours de la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 2005, il prend en charge, pour le compte du Ministère de la défense, l’entretien des nécropoles militaires françaises d’Algérie :

  • la nécropole du Petit Lac, à Oran, où reposent plus de 10 000 militaires français, sur un site de 8 hectares qui comprend également un carré britannique relevant de la War Grave Commission ;
  • le cimetière marin de Mers el-Kébir où reposent 1 297 marins morts au cours de l’attaque du 4 juillet 1940.

Ces deux sites ont fait l’objet au cours des dernières années d’une réhabilitation complète : plus de 500 000 euros ont été consacrés à ces opérations depuis 2005.

Depuis 2008, un service de proximité, destiné aux 65 000 ressortissants du code français des pensions militaires d’invalidité résidant en Algérie a ouvert dans le centre-ville d’Alger, sur le site du Telemly (1, ex-rue du Professeur Vincent). Il met en œuvre à travers un accueil personnalisé des vétérans, des prestations dans les domaines social (aides financières), médical (consultations et conseils gratuits) et administratif (conseils et aide à la constitution des dossiers en matière de cartes, de retraite et de pensions). Ce dispositif complète les importantes mesures de revalorisation des pensions militaires décidées par le gouvernement français en décembre 2006 et qui bénéficient, depuis avril 2007, à plus de 60 000 pensionnés algériens : plus 9,6 milliards de dinars sont versés annuellement.

Sécurité intérieure, justice et défense[modifier | modifier le code]

Le service de sécurité intérieure est placé sous la direction d’un commissaire divisionnaire de police, assisté d’un colonel de Sécurité Civile et d’un lieutenant-colonel de Gendarmerie. Il assure la préparation et le montage des actions de coopération technique (formations, séminaires, évaluations…) entre services de police, de gendarmerie et de sécurité civile algériens et français. Il facilite également les échanges entre services d’investigation, lorsqu’ils en font la demande. Plus de 120 actions de coopération ont été organisées en 2013 par le service de sécurité intérieure de l’ambassade et par ses correspondants de la DGSN, de la Gendarmerie nationale et de la Protection civile.

Le magistrat de liaison représente le ministère de la justice en Algérie et facilite l’entraide judiciaire entre les deux pays.

La Mission de défense représente les différentes autorités du Ministère de la Défense auprès des autorités militaires algériennes.

Ambassadeurs de France en Algérie[modifier | modifier le code]

De À Ambassadeur
1962 1963 Jean-Marcel Jeanneney[10]
1963 1967 Georges Gorse[11]
1967 1968 Bruno de Leusse[12]
1968 1971 Jean Basdevant[13]
1971 1975 Jean-Marie Soutou[14]
1975 1979 Guy de Commines de Marsilly[15]
1979 1981 Jean-Marc Mérillon[16]
1981 1984 Guy Georgy[17]
1984 1986 François Sheer[18]
1986 1988 Bernard Bochet[19]
1988 1992 Jean Audibert[20]
1992 1994 Bernard Kessedjian[21]
1994 1997 Michel Lévêque[22]
1997 2000 Alfred Siefer-Gaillardin[23]
2000 2002 Hubert Colin de Verdière[24]
2002 2004 Daniel Bernard[25]
2004 2007 Hubert Colin de Verdière[26]
2007 2008 Bernard Bajolet[27]
2008 2012 Xavier Driencourt[28]
2012 2014 André Parant[29]
2014 auj. Bernard Émié[30]

Relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

Consulats[modifier | modifier le code]

Outre celui d'Alger, il existe deux consulats généraux de France en Algérie :

Le service des visas traite chaque année plus de 270 000 demandes, avec un taux de délivrance dépassant 75 %[31].

Communauté française[modifier | modifier le code]

Le nombre de Français établis en Algérie est difficile à estimer avec précision en raison de l'importance numérique des binationaux. Il est néanmoins en augmentation depuis 2001, après avoir fortement décru entre 1994 et 2001. Ce changement d'évolution est dû à l'amélioration du climat sécuritaire et des relations économiques[32]. Au 31 décembre 2013, 31 677 Français sont inscrits sur les registres consulaires en Algérie[33]. Au 31 décembre 2011[34], les 28 830 inscrits étaient ainsi répartis entre les 3 circonscriptions : Alger : 17 560 • Annaba : 6 930 • Oran : 4 340[35].

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004 2005
7 389 12 541 22 202 30 964 38 080
2006 2007 2008 2009 2010
41 498 36 782 34 718 30 993 28 287
2011 2012 2013 - -
28 830 30 344 31 677 - -
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012 et 2013)


Circonscriptions électorales[modifier | modifier le code]

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Algérie représente une circonscription électorale ayant pour chef-lieu Alger[36]. Elle attribue 4 sièges à cette assemblée.

Pour l'élection des députés des Français de l'étranger, l'Algérie dépend de la 9e circonscription.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du Consulat général de France à Alger.
  2. Service économique régional.
  3. Ubifrance Algérie.
  4. L'ambassade en bref sur le site de l'ambassade de France en Algérie.
  5. « Alger : Villa des Oliviers », Fondation Charles-de-Gaulle.
  6. Ambassade de France en Algérie
  7. Lettre d'information de l'Ambassade de France en Algérie.
  8. Bureau Ubifrance Algérie
  9. Institut français d'Algérie.
  10. Décret du 5 juillet 1962, JORF no 160 du 8 juillet 1962, p. 6669.
  11. Décret du 18 janvier 1963, JORF no 17 du 20 janvier 1963, p. 694.
  12. Décret du 17 mai 1967, JORF no 114 du 18 mai 1967, p. 4870.
  13. Décret du 16 novembre 1968, JORF no 271 du 19 novembre 1968, p. 10780.
  14. Décret du 15 novembre 1971, JORF no 266 du 16 novembre 1971, p. 11270.
  15. Décret du 14 avril 1975, JORF no 88 du 15 avril 1975, p. 3916.
  16. Décret du 27 août 1979, JORF no 199 du 29 août 1979, p. 2111.
  17. Décret du 22 décembre 1981, JORF no 301 du 24 décembre 1981, p. 3504.
  18. Décret du 11 janvier 1984, JORF no 12 du 14 janvier 1984, p. 305.
  19. Décret du 25 février 1986, JORF no 50 du 28 février 1986, p. 3187.
  20. Décret du 22 décembre 1988, JORF no 300 du 24 décembre 1988, p. 16198, NOR MAEA8820410D.
  21. Décret du 5 août 1992, JORF no 183 du 8 août 1992, p. 10814, NOR MAEA9220357D.
  22. Décret du 29 décembre 1994, JORF no 5 du 6 janvier 1995, p. 273, NOR MAEA9420682D.
  23. Décret du 29 janvier 1997, JORF no 26 du 31 janvier 1997, p. 1684, NOR MAEA9720014D.
  24. Décret du 10 avril 2000, JORF no 87 du 12 avril 2000, p. 5585, NOR MAEA0020159D.
  25. Décret du 30 août 2002, JORF no 211 du 10 septembre 2002, p. 14998, texte no 40, NOR MAEA0220445D.
  26. Décret du 21 juillet 2004, JORF no 169 du 23 juillet 2004, texte no 95, NOR MAEA0420268D.
  27. Décret du 4 septembre 2006, JORF no 205 du 5 septembre 2006, texte no 61, NOR MAEA0620304D.
  28. Décret du 21 août 2008, JORF no 195 du 22 août 2008, texte no 36, NOR MAEA0816198D.
  29. Décret du 3 avril 2012, JORF no 82 du 5 avril 2012, texte no 51, NOR MAEA1204869D.
  30. Décret du 31 juillet 2014, JORF no 177 du 2 août 2014, texte no 50, NOR MAEA1413017D.
  31. [PDF]L'ambassade en bref,p. 13.
  32. Maison des Français de l'étranger.
  33. [PDF] Population française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2013.
  34. [PDF] Population française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2011.
  35. 2009 : total 30 993, Alger 18 739; Annaba 7 093 et Oran 5 161
    2010 : total 28 287, Alger 17 239; Annaba 6 481 et Oran 4 567
  36. Décret no 2005-552 du 24 mai 2005.