Éric IX de Suède

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Éric IX de Suède, sur le troisième sceau de Stockholm

Erik IX de Suède, également appelé Erik le Saint (den Helige) ou saint Éric, fut roi de Suède de 1156 à 1160. Il fut tué en 1160 par un prince danois. Il est fêté le 18 mai.

Origine[modifier | modifier le code]

Selon certaines sources postérieures, Erik Jedvardsson serait le cousin de Sverker Ier de Suède, le fils d'un noble Jedvard et de Cécilia, une fille de Blot Sven, ce qui paraît peu probable[1] Erik ou Éric est un noble originaire du Svealand et ses droits au trône semblent plus vraisemblablement provenir de son mariage avec Christine († 1170), fille unique du prince Björn Jernsida de Danemark († 1134) et de Catherine, fille du roi Inge Ier l'Ancien Stenkilsson.

Règne[modifier | modifier le code]

Erik Jedvardsson, proclamé roi en Uppland par les « Svear», reste très mal connu. L'historien danois Saxo Grammaticus, la meilleure source pour cette époque, l'ignore sans doute parce qu'il le considère comme un usurpateur. La première mention contemporaine qui en est faite repose sur une charte de son fils le roi Knut Eriksson.

Chasse de saint Éric à la cathédrale d'Uppsala

Son règne est marqué par la première tentative peut-être légendaire de conversion des Finlandais païens. Selon la Vita Santi Erici rédigée par l'évêque Israël Erlandsen de Västeras (1328/1329 †), il aurait organisé une croisade en Finlande au cours de laquelle l'évêque Henri d'Uppsala aurait trouvé la mort tué d'un coup de hache par un nouveau converti.

Éric doit cependant rapidement faire face à l'opposition du fils de Sverker Ier de Suède ; Karl, qui a été proclamé roi par l'ensemble du Götaland dès 1155/1158. Il est de plus attaqué par le prétendant danois Magnus Henriksson. Surpris à Uppsala par ce dernier alors qu'il assistait à la messe le jour de l'Ascension, il est tué le . Considéré comme martyr, il devient ainsi le saint patron de la Suède : Erik den Helige.

Le défunt roi, fort pieux, avait également favorisé le christianisme dans son pays et amélioré le sort des femmes. Il est le fondateur de la « dynastie d'Erik » qui alternera avec la dynastie de Sverker sur le trône de Suède jusqu'au début du XIIIe siècle.

Légende[modifier | modifier le code]

Selon des détracteurs du saint, le pape Alexandre III (1159-1181), aurait mis en garde le peuple suédois contre le culte rendu à saint Éric, lequel aurait été assassiné en état d'ébriété, ce qui interdirait de le considérer comme un saint, mais ces allégations ont été réfutées[2].

Postérité[modifier | modifier le code]

De l'union d'Eric avec Christine († 1170), fille unique du prince Björn Jernsida de Danemark naquirent :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sv) Carl Georg Starbäck, P. O. Bäckström, Berättelser ur svenska historien, Volume 1 F. & G. Beijers Förlag, 1885, p.267 .
  2. St. Eric of Sweden - the Drunken Saint ? Auteur(s) / Author(s): A. Jönsson ; Résumé / Abstract Dans une lettre adressée à un roi de Suède, le pape Alexandre III interdit de rendre un culte à un individu (hominem quemdam) parce que ce dernier était décédé en état d'ébriété. De nombreux érudits identifièrent cet individu avec St. Eric, roi de Suède (vers 1160). A.J. examine la question d'un point de vue historique et historiographique, pour conclure que l'identification traditionnelle est entièrement non fondée Revue/Journal Title: Analecta Bollandiana (ISSN 0003-2468), Source/Source 1991, vol. 109, no3-4, p. 331-346

Sources[modifier | modifier le code]