Suédois obligatoire en Finlande

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Le suédois est l'une des deux langues officielles en Finlande, où il est la langue maternelle de 5,1 % de la population, sans compter les îles Åland, où le suédois est la première langue selon les traités internationaux et les lois finlandaises.

L'enseignement du suédois pour tous les élèves du primaire a été introduit dans les années 1970. Les services administratifs sont disponibles depuis le XIXe siècle dans les deux langues du pays; donc les employés doivent être compétents en finnois et en suédois. La réforme a été basée sur une volonté politique de renforcer les liens avec le monde occidental au travers de la Scandinavie, et pour montrer que la Finlande fait toujours partie des pays nordiques, et non du Bloc de l'Est.

Le statut du suédois comme langue officielle en Finlande est protégé par la constitution et indirectement par des traités internationaux (voir Åland). Le parti politique représentant les suédophones, le Parti du peuple suédois, a été avec succès un associé mineur dans la plupart des gouvernements depuis l'indépendance de la Finlande, il a également contribué à la position forte du suédois comme langue officielle (qui, selon certaines interprétations, est un résultat de la maîtrise financière que divers établissements d'investissement bien dirigés ont sur l'économie finlandaise).

Pakkoruotsi est un terme employé en particulier par les élèves parlant le finnois, pour désigner le suédois étudié dans les écoles de Finlande. Le terme signifie littéralement « le suédois forcé ». Parallèlement, les élèves suédois en Finlande étudient le finnois à l'école, désigné tvångsfinska, « le finnois forcé ».

Dans la terminologie gouvernementale « l'autre langue domestique » est le terme utilisé pour pakkoruotsi, comme le finnois est l'autre langue domestique pour des élèves ayant le suédois en tant que langue maternelle.

Dans le cycle secondaire, tous les élèves apprennent au moins deux langues étrangères, dont l'une est l'autre langue domestique (suédois ou finnois). Les finnophones étudient le suédois, et vice versa. Pratiquement tous les étudiants prennent l'anglais comme langue forcée ou facultative; 44 % choisissent l'allemand et 21 % le français.

Au cours des dernières années, le statut du suédois en Finlande a été utilisé par les Finlandais pour critiquer le gouvernement suédois. Puisque la Suède a été lente à mettre en application les droits des minorité selon les accords internationaux (et notamment les droits des finnophones résidant dans ce pays), le gouvernement finlandais a tenté d'exercer une pression diplomatique sur son voisin, cependant sans réel progrès. Cette question est toujours abordée dans les relations bilatérales. Les ambitions limités de la Suède sur le problème des minorités sont perçues par les opposants au pakkoruotsi comme un argument valable pour défendre leur cause.

Voir aussi[modifier | modifier le code]