Parti social-démocrate de Finlande
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| Parti social-démocrate de Finlande (fi) Suomen Sosialidemokraattinen Puolue (sv) Finlands Socialdemokratiska Parti |
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Logo officiel |
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| Présentation | |
|---|---|
| Chef | Jutta Urpilainen |
| Fondation | 1899 |
| Siège | Helsinki (Uusimaa) |
| Eduskunta |
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| Parlement européen |
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| Idéologie | Social-démocratie |
| Affiliation internationale | Internationale socialiste |
| Affiliation européenne | Parti socialiste européen |
| Couleurs | Rouge |
| Site web | www.sdp.fi/ |
Le Parti social-démocrate de Finlande (en finnois: Suomen Sosialidemokraattinen Puolue, SDP ; en suédois : Finlands Socialdemokratiska Parti) est un parti politique finlandais, social-démocrate, fondé en 1899. Il est membre du Parti socialiste européen et de l'Internationale socialiste.
À l'instar du Parti du Centre (agrariens) et du Parti de Coalition (conservateurs), le SDP fut l'un des grands partis finlandais du XXe siècle et est longtemps resté la principale force politique finlandaise. Par conséquent, il a assuré à de nombreuses reprises l'exercice du pouvoir depuis les années 1960 et reste un partenaire incontournable dans les négociations post-électorales présidant à la formation des coalitions gouvernementales.
Par ailleurs, depuis 1982, le SDP a systématiquement réussi à faire élire à la Présidence de la République son candidat : c'est ainsi que se sont succédé à ce poste Mauno Koivisto (1982–1994), Martti Ahtisaari (1994–2000) et Tarja Halonen (2000-2006), tous sociaux-démocrates.
Lors de sa création, et jusqu'au premier conflit mondial, le SDP va s'imposer comme le premier parti de Finlande, réunissant à lui seul entre 30 % et 47 % des voix à compter de l'instauration du suffrage universel. Néanmoins, comme la plupart des partis socialistes et sociaux-démocrates, il fait l'objet d'une scission au début des années 1920 entre sociaux-démocrates et communistes tenants de la ligne dictée par le Komintern.
Durant l'entre-deux-guerres, le SDP accepte les règles du jeu démocratique, mais demeure écarté du gouvernement, qu'il n'intégrera que pendant le conflit, dans le cadre d'une « Union nationale ». Son audience électorale se stabilisera alors autour de 20-25 % et reste ancrée depuis à cet étiage.
À l'heure actuelle, le SDP compte 60 000 membres. Il est présidé depuis juin 2008 par Jutta Urpilainen.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Fondation [modifier]
D'inspiration marxiste, le SDP est créé en 1889 sous le nom de Parti ouvrier de Finlande et ne prendra son nom actuel qu'en 1893. Son audience au sein de la population finlandaise va rapidement croître, mais il demeure une force politique extra-parlementaire jusqu'à l'instauration du suffrage universel en 1906. Lors de ces premières élections, il parvient à obtenir plus de 40 % des voix et s'impose comme le premier parti du pays.
L'entre-deux-guerres [modifier]
Le parti est exsangue à la fin de la guerre civile de 1918, marquée par la victoire des « blancs ». La majeure partie de ses responsables sont en effet alors décédés, prisonniers ou en exil à Moscou. Qui plus est, comme la majeure partie des mouvements socialistes à l'époque, le SDP est l'objet de profondes division entre marxistes-léninistes souhaitant l'adhésion au Komintern (qui quittent le SDP pour fonder le SKP, cette nouvelle formation étant rapidement interdite en Finlande) et tenants d'une ligne social-démocrate et réformiste, conforme à l'action menée avant-guerre.
Lors des élections de 1919, sous l'égide de Väinö Tanner, conserve cependant ses positions en emportant 80 des 200 sièges du parlement. Mais, au cours des années suivantes, la division entre SDP et SKP se fait sentir plus clairement en termes de résultat.
Durant la majeure partie de l'entre-deux-guerres, la méfiance des formations modérées et conservatrices à son égard conduiront le SDP à demeurer le principal parti d'opposition, ne participant qu'épisodiquement au gouvernement au cours de l'année 1926.
Il ne sera totalement réintégré dans le jeu politique qu'après le déclenchement du second conflit mondial, durant la guerre d'hiver, sous la présidence de Kyösti Kallio.
Après la Seconde Guerre mondiale [modifier]
À l'issue de la Guerre de Continuation (1941-44), l'URSS contraint la Finlande à légaliser l'existence du SKP, sous le nom de SKDL (Ligue démocratique du peuple de Finlande) et les années d'après-guerre seront marquées à gauche par une féroce compétition entre communistes et sociaux-démocrates, au cours de laquelle le SDP choisira de soutenir avec les partis « bourgeois », une ligne privilégiant avant toute chose la défense de la démocratie parlementaire et de la souveraineté finlandaise dans une stricte neutralité à l'égard des blocs et à l'opposé de la ligne du parti communiste, ce qui conduit à l'exclusion de ce dernier du cabinet ministériel et entraine de vives critiques de l'URSS à l'égard du SDP.
En 1956, Karl-August Fagerholm, candidat du SDP, perd l'élection présidentielle avec seulement deux voix de retard sur le chef agrarien Urho Kekkonen. Il réussit néanmoins quelques mois plus tard a former un gouvernement minoritaire avec le soutien des conservateurs du Parti de la Coalition nationale (KOK) et de petits partis situés au centre de l'échiquier politique. Néanmoins, la pression soviétique à l'égard du Cabinet Fagerholm conduira celui-ci à la démission en 1958, au profit d'un retour des agrariens au pouvoir.
La réorganisation du parti à la suite de cet épisode conduit au retour à sa tête de Väinö Tanner, d'une courte majorité; tandis que l'aile gauche pro-soviétique groupée autour de l'ancien président du parti Emil Skog décide de faire scission et de fonder le TPSL (Union social-démocrate des Travailleurs et des petits Agriculteurs), mouvement éphémère dont les membres choisiront de revenir au bercail dans les années 1960, ou de rejoindre le SKP.
La participation au pouvoir [modifier]
Ce n'est qu'en 1966, en période de détente internationale et après le départ de Tanner, que le SDP obtint le feu vert officieux de l'URSS pour participer au gouvernement, ce qu'il fit en participant alternativement aux coalitions menées par le KESK (agrariens, centristes) et le KOK (conservateurs). Puis en 1972, pour la première fois (à l'exception de l'intermède Fagerholm), le SDP prend durablement la tête du gouvernement dans le cadre d'une alliance avec le KESK, sous l'égide de Kalevi Sorsa (1972-75, 1975-79, 1982-85) et de Mauno Koivisto (1979-82), puis réussit à faire élire ce dernier à la présidence.
Par la suite, le SDP participe au gouvernement du conservateur Harri Holkeri, avant de se retrouver rejeté dans l'opposition entre 1991 et 1995, lorsque les frères ennemis du centre-droit, le KESK et KOK, alliés à de petites formations centriste parviennent à reformer un gouvernement exclusivement composé de formations « bourgeoises ». Cependant, cette période post-guerre froide sera essentiellement marquée par le processus d'adhésion à l'Union européenne, sur le principe duquel sociaux-démocrates, centristes et conservateurs ont des positions qui convergent.
À l'issue de cette mandature, le SDP revient au pouvoir, d'abord en coalition avec le KOK puis, après les élections de 1999, à la tête d'une vaste coalition « arc-en-ciel » composée (outre ces deux partis), des Verts Vihr, des néo-communistes VAS et du parti représentant la minorité suédoise SFP. En 2003, il cède le poste de premier ministre aux centristes du KESK, arrivés en tête, mais demeure au gouvernement.
Histoire récente [modifier]
Lors des élections législatives de 2007, le SDP obtint 45 sièges (sur 200) à l'Eduskunta, arrivant en troisième position. Conformément à la tradition parlementaire finlandaise, qui veut que les deux grands partis arrivés en tête forment la coalition majoritaire, les sociaux-démocrates se retrouvent dans l'opposition au nouveau gouvernement de centre-droit de Matti Vanhanen.
Le 7 juin 2008, la jeune (32 ans) Jutta Urpilainen est élue présidente du SDP contre Erkki Tuomioja par 218 voix contre 132 lors du congrès du parti.
Sociaux-démocrates importants [modifier]
- Oskari Tokoi
- Yrjö Sirola - fondateur du Parti communiste de Finlande.
- Väinö Tanner : Premier Ministre, ministre des Affaires étrangères pendant la Guerre d'Hiver
- Karl-August Fagerholm : Premier ministre, président du Parlement
- Rafael Paasio : Premier ministre
- Kalevi Sorsa : Premier ministre
- Mauno Koivisto : Président 1982–1994
- Martti Ahtisaari : Président 1994–2000
- Erkki Tuomioja : Ministre des Affaires étrangères 2000–2007
- Paavo Lipponen : Premier ministre 1995–2003 et président du Parlement
- Tarja Halonen : Présidente 2000–2012
Dirigeants[1] [modifier]
- Nils Robert af Ursin - 1899-1900
- J. A. Salminen - 1900
- K. F. Hellstén - 1900-1903
- Taavi Tainio - 1903-1905
- Emil Perttilä - 1905-1906
- Edvard Valpas - 1906-1909
- Matti Paasivuori - 1909-1911
- Otto Wille Kuusinen - 1911-1913
- Matti Paasivuori - 1913-1917
- Kullervo Manner - 1917-1918
- Väinö Tanner - 1918-1926
- Matti Paasivuori - 1926-1930
- Kaarlo Harvala - 1930-1942
- Väinö Salovaara - 1942-1944
- Onni Hiltunen - 1944-1946
- Emil Skog - 1946-1957
- Väinö Tanner - 1957-1963
- Rafael Paasio - 1963-1975
- Kalevi Sorsa - 1975-1987
- Pertti Paasio - 1987-1991
- Ulf Sundqvist - 1991-1993
- Paavo Lipponen - 1993-2005
- Eero Heinäluoma - 2005-2008
- Jutta Urpilainen - depuis 2008
Résultats électoraux [modifier]
Élections législatives
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Élections municipales
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Élections européennes
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Élections présidentielles
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Notes et références [modifier]
- (en) Dirigeants du SDP, SDP
Liens externes [modifier]
- (fi) (en) (sv) Site officiel du parti