Lappeenranta

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Lappeenranta
Héraldique
Héraldique
Le port de Lappeenranta
Le port de Lappeenranta
Administration
Pays Drapeau de la Finlande Finlande
Région Carélie du Sud
Maire Seppo Miettinen
Langue(s) parlée(s) finnois
Démographie
Population 72 289 hab.[1] (31 août 2012)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 61° 03′ 30″ N 28° 11′ 10″ E / 61.058334, 28.18611261° 03′ 30″ Nord 28° 11′ 10″ Est / 61.058334, 28.186112  
Altitude Min. 17 m – Max. 130 m
Superficie 172 350 ha = 1 723,50 km2 [2]
· dont terre 1 433,36 km2 (83,17 %)
· dont eau 290,14 km2 (16,83 %)
Rang superficie (56e / 336)
Rang population (13e / 336)
Histoire
Province historique Carélie
Province Finlande méridionale
Fondation 1649
Droits de Cité depuis 1649
Localisation

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Lappeenranta
Liens
Site web http://www.lappeenranta.fi

Lappeenranta (Villmanstrand en suédois) est une ville située sur les rives du lac Saimaa dans le sud-est de la Finlande, environ à 20 km de la frontière avec la Russie. La ville se trouve dans la province de Finlande méridionale (Etelä-Suomen lääni en finnois), et est la capitale de la région de Carélie du Sud.

La municipalité voisine de Joutseno a été fusionné avec Lappeenranta le 1er janvier 2009, celle de Ylämaa le 1er janvier 2010.

Avec 72 698 habitants (au 30 septembre 2013) Lappeenranta est la 13ème plus grande ville de Finlande[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le site abrite déjà l'important marché de Lapvesi, bénéficiant de sa position stratégique sur une importante route commerciale entre la Scandinavie et les terres actuellement russes.

Fondation ed la ville et domination suédoise jusqu'en 1743[modifier | modifier le code]

En 1649, Johan Rosenhane le gouverneur des provinces de Viipuri et de Savonlinna demande la fondation de la ville. La même année, Christine de Suède lui octroie le droit de cité. La ville reçoit son nom suédois de Villmanstrand, la rive de l'homme sauvage, qui témoigne bien du peu de considération des maîtres suédois pour ces tribus caréliennes. Le blason a conservé le souvenir de ce nom[4]. Le gouverneur général Per Brahe annoncera la création de la ville. Les suédois commencent dans les années suivantes la construction de la forteresse. Les bourgeois obtiennent le droit de commercer avec d'autres villes commerçantes somme Viipuri mais pas de faire directement du commerce international. A sa création la superficie de la ville st de 1,1 km2 et elle abrite quelques centaines d'habitants. Pendant la Guerre russo-suédoise de 1741-1743 les troupes Russes prennent le contrôle de la ville le 23 août 1741 par la la bataille de Vilmanstrand[5]. À la fin de la guerre, le Traité d'Åbo cède la Carélie à la Russie : Lappeenranta se retrouve donc en Russie 65 ans avant le reste de la Finlande.

L'empire russe 1743–1811[modifier | modifier le code]

Près le Traité d'Åbo de 1743, les fortifications de Lappeenranta, Hamina et d'Olavinlinna sont dans la partie cédée à la Russie. En 1744, ils fondent le gouvernement de Viipuri qui rassemble les provinces de Viipuri, Käkisalmi et de Kyminkartano. Jusqu'à la Guerre de Finlande cette zone sera nommée l'ancienne Finlande pour la discerner de la nouvelle finlande. Lappeenranta devient le centre administratif de la province de Kyminkartano.

Catherine II de Russie modernisera l'administration de la ville, le droit de commerce est libéré et tout un chacun a le droit de commercer. La ville connaît alors un important développement en tant que ville frontière, tout en restant dans l'ombre de Vyborg. Elle développe une tradition militaire autour de son imposante forteresse. On y trouve encore aujourd'hui l'école militaire la plus prestigieuse du pays.

L'autonomie 1812–1917[modifier | modifier le code]

En 1812 Lappeenranta comme le reste de l'ancienne Finlande est rattachée au Grand-duché de Finlande. En 1812, la ville a 210 habitants et est située dans l’enceinte fortifiée, elle commence à s’étendre à l'extérieur des fortifications et son nombre d'habitant augmente. Le XIXe siècle voit un important développement de l'industrie.

L'indépendance[modifier | modifier le code]

Les oppositions politiques sont exacerbées par les réactions au Manifeste de février de 1899 et par la Grande grève de 1905 (fi). Après la grande grève, on fonde les gardes populaires et après la révolution russe les milices de travailleurs deviennent la garde rouge contre laquelle on crée la Garde blanche. A Lappeenranta le régiment de la garde rouge est fondé le 11 novembre 1917. Des affrontements ont lieu entre les gardes et au début 1918 les gardes rouges prennent le contrôle des gares ferroviaires de la ville pour protéger la circulation des trains[6]. En avril les rouges effectueront des meurtres de masse. Les blancs reprennent le contrôle de la ville me 26 avril et commence l'épuration. A la fin de la guerre, le 13 mai on crée le Camp de prisonniers de Lappeenranta (fi) dont des prisonniers seront tués arbitrairement. Comme dans le reste du pays, la guerre civile finlandaise créera un traumatisme à long terme et une forte amertume[6].

Après la Guerre de Continuation, l'essentiel de la Carélie du Sud est annexée par l'URSS et Lappeenranta, auparavant toujours en second plan par rapport à Vyborg, se retrouve par défaut en position de jouer les premiers rôles à l'échelle régionale.

La ville s'est fortement agrandie après le rattachement de 3 municipalités rurales voisines entre 1967 et 1989.

Géographie[modifier | modifier le code]

La municipalité compte 37 km de frontière avec la Russie et un poste frontière (Nuijamaa). Une petite partie nord de la commune est occupée par le lac Saimaa, mais l'essentiel est constitué de forêts et de terres agricoles. Le Salpausselkä traverse également la commune, bloquant au nord les eaux du Saimaa. Les municipalités voisines sont Joutseno à l'est, Taipalsaari et Lemi au nord, Luumäki à l'ouest et Ylämaa au sud-ouest.

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis 1980, la démographie de Lappeenranta a évolué comme suit[7],[8]:

Année 1980 1985 1990 1995 2000 2005 2010 2013
population 68 814 69 112 68 662 69 850 70 587 71 435 71 982 72 698

Économie[modifier | modifier le code]

Le socle traditionnel de l'économie repose comme dans les villes voisines sur la pâte à papier. UPM est le premier employeur privé de la ville.

Aujourd'hui, Lappeenranta mise beaucoup sur le tourisme, en forte augmentation. Pour les Finlandais, c'est une ville attractive en raison du cadre de vie, de l'histoire et du grand lac Saimaa. Lappeenranta est devenue une place très prisée des Russes. Les statistiques de ventes en tax-free placent ainsi Lappeenranta au second rang des villes de Finlande, juste derrière Helsinki avec 76,5 millions d'euros en 2011[9] soit pour environ 30% des ventes en Finlande[10].

Employeurs principaux[modifier | modifier le code]

Parmi les employeurs les plus importants[11]:

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Lappeenranta compte 11 500 étudiants en 2011[10], répartis dans 4 établissements d'enseignement supérieur, dont l'Université de technologie de Lappeenranta (LUT) et l'Université des sciences appliquées du Saimaa.

L'université de technologie de Lappeenranta

Transports[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Lappeenranta.
Le port une nuit d'août.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La ville est reliée au réseau ferroviaire finlandais la mettant à 2h45 d'Helsinki. Lappeenranta est sur la voie de Carélie Luumäki-Joensuu. De la gare ferroviaire de Vainikkala, le train Allegro rejoint Saint-Pétersbourg en 90 minutes.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La ville compte également l'Aéroport de Lappeenranta, fondé en 1918 et le plus ancien de Finlande. L'aéroport a accueilli 98 300 passagers en 2013[12].

L’aéroport a des liaisons régulières avec Riga par airBaltic et Düsseldorf-Weeze, Milan-Bergamo et Barcelone-Girona par Ryanair.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Le Canal du Saimaa relie la ville à Vyborg et au Golfe de Finlande.

Transport routier[modifier | modifier le code]

Enfin, la ville, bien qu'excentrée, est bien reliée aux autres villes finlandaises par voie routière, traversée par la nationale 6 (Helsinki-Joensuu-Kajaani) et elle est le point de départ de la nationale 13 vers Mikkeli.

Distances:

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]


Jumelages[modifier | modifier le code]

Lappeenranta est jumelée avec[10]:

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fi) « Väestötietojärjestelmä Rekisteritilanne 31.08.2012 », Centre finlandais du registre de la population (consulté le 27 décembre 2012)
  2. (fi) « Superficie par municipalité au 1er janvier 2011 », Maanmittauslaitos (consulté le 29 décembre 2012)
  3. (fi) « KUNTIEN ASUKASLUVUT AAKKOSJÄRJESTYKSESSÄ », VÄESTÖTIETOJÄRJESTELMÄ,‎ 30 septembre 2013
  4. (fi) « Kaupunki-info », Ville de Lappeenranta (consulté le 18 juillet 2014)
  5. (fi) Antti O. Arponen, « Hurja pako haavoittuneena halki metsien », Etelä-Saimaa,‎ 5.10.2003 (consulté le 18 juillet 2014)
  6. a et b (fi) Pekka Toivanen, « Punaisten ja valkoisten sota Lappeenrannassa 1918 », Musée de Carélie du Sud,‎ 1999 (consulté le 18 juillet 2014)
  7. (fi) « KUNTIEN ASUKASLUVUT AAKKOSJÄRJESTYKSESSÄ », VÄESTÖTIETOJÄRJESTELMÄ,‎ 31 août 2013 (consulté le 10 novembre 2013)
  8. (fi) « Väestö kielen mukaan sekä ulkomaan kansalaisten määrä ja maa-pinta-ala alueittain 1980 - 2012 », Väestökeskus (consulté le 28 janvier 2014)
  9. (fi) « Tax free -kauppa kasvoi Etelä-Karjalassa », Yle,‎ 4 janvier 2012 (consulté le 17 juillet 2014)
  10. a, b et c (fi) « Lappeenranta: Tilastoja », Ville de Lappeenranta (consulté le 17 juillet 2014)
  11. (fi) « Elinkeinorakenne », Ville de Lappeenranta (consulté le 28 janvier 2014)
  12. « Finavia’s air traffic statistics 2012 », Finavia (consulté le 28 janvier 2014)