Canadiens de Montréal
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| Fondé en | 1909 (4 décembre) | |
| Siège | ||
| Patinoire | Centre Bell 21 273 places |
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| Couleurs | Rouge, bleu et blanc (dit Bleu, blanc, rouge) |
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| Ligue | LNH | |
| Conférence | Est | |
| Division | Nord-Est | |
| Capitaine | Saku Koivu | |
| Assistants capitaine | Alex Kovalev | |
| Entraîneur-chef | Guy Carbonneau | |
| Entraîneur(s) associé(s) | Roland Melanson Kirk Muller Doug Jarvis |
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| Directeur général | Bob Gainey | |
| Président | Pierre Boivin | |
| Propriétaire | George N. Gillett Jr. | |
| Représentant pour l'AJLNH | Anciennement Mike Johnson |
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| Assistant du représentant pour l'AJLNH | Michael Komisarek | |
| Équipe(s) affiliée(s) | Bulldogs de Hamilton (LAH) Cyclones de Cincinnati (ECHL) |
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| Site Web | canadiens.com | |
Le Canadien de Montréal est une équipe professionnelle de hockey sur glace. évoluant dans la ville de Montréal, au Québec, Canada. Elle est membre de la Division Nord-Est de la Conférence de l'Est de la Ligue nationale de hockey[1] (LNH). Bien que le nom le plus utilisé pour désigner cette équipe soit les « Canadiens de Montréal », son nom officiel est le « Club de Hockey Canadien ». De plus, de nombreux surnoms tels le Canadien, le Bleu-blanc-rouge, le Tricolore, les Glorieux, les Habs (pour « habitants »), le CH, le Grand Club ou la Sainte-Flanelle (faisant référence à l'uniforme) servent souvent à désigner l'équipe.
Fondé en 1909, le Canadien de Montréal est la plus ancienne équipe de la LNH et fait partie du groupe de formation de cette ligue nommé Original Six. Cette équipe a remporté plus de Coupes Stanley (24) que n'importe quelle autre équipe de la ligue, soit beaucoup plus que les Maple Leafs de Toronto, la seconde équipe la plus titrée de la LNH avec une récolte de treize Coupes Stanley. Du point de vue pourcentage, en 2008, cela fait du CH la troisième plus glorieuse, tous sports professionnels confondus en Amérique du Nord, ayant remporté 24,7% de tous les championnats. Seuls les Celtics de Boston (Basket-ball) (26,2%) et les Yankees de New York (Baseball) (25,0%) ont un meilleur pourcentage de réussite.
Le Canadien de Montréal dispute ses matches à domicile au Centre Bell[2], qui se nommait Centre Molson jusqu'en 2002. Auparavant, le Canadien jouait au mythique Forum de Montréal, où il a reçu les équipes adverses durant sept décennies ainsi que toutes ses Coupes Stanley sauf deux. C'est pour cette raison qu'il fut considéré comme un véritable temple du hockey par les amateurs du monde entier.
[modifier] Dynastie de la LNH
Cette équipe a remporté vingt-quatre Coupes Stanley, un record de la LNH. Elle détient aussi le record inégalé de cinq Coupes Stanley consécutives[3], de 1956 à 1960, exploit qu'elle a failli répéter de 1976 à 1979 alors qu'elle remporta quatre championnats d'affilée, ce moindre record étant plus tard égalé par une seule autre équipe, les Islanders de New York entre 1980 et 1983. Il s'agit donc de l'équipe la plus renommée de toute la LNH, sous plusieurs aspects. Statistiques à l'appui, le Canadien arrive bon premier du côté des assistances totales, et ce depuis 1996 (hormis une saison où le Canadien termine deuxième derrière les Red Wings de Détroit), l'année de l'inauguration du Centre Molson, qui est devenu le Centre Bell, l'un des plus grands arénas de hockey en Amérique du Nord situé au 1260 de la Gauchetière.
[modifier] Contexte précurseur
À l'époque de la naissance du hockey, les étudiants francophones commencèrent à pratiquer le hockey, en compagnie des irlandais qui partageaient les mêmes établissements scolaires catholiques de Montréal. Toutefois, ce fut un début difficile, les francophones n'étant pas acceptés par les dirigeants d'équipes et de ligues exclusivement anglophones. Les liens entre irlandais et Québécois étaient cependant demeurés forts, et jouèrent un rôle déterminant dans l'acceptation des francophones au sein des ligues montréalaises. Leur équipe, les Shamrocks de Montréal, a toujours milité en faveur d'une équipe francophone dans les rangs du hockey sénior. En 1884, un groupe d'hommes d'affaires francophones fondait l'Association Athlétique d'amateurs Nationale, par la suite plus simplement appelée le National, qui fonde deux équipes exclusivement composée de joueurs francophones pour jouer des parties hors concours. En 1904, le National fait ses débuts dans une ligue sénior, la Ligue de Hockey Amateur Fédérale. Ce n'est qu'à partir de 1905 que les autres équipes commencèrent à accepter les francophones au sein de leurs organisations.
[modifier] Naissance du CH et genèse de la LNH
En 1909, la principale ligue de hockey venait de devenir la Canadian Hockey Association (CHA), suite à la dissolution de l'ECHA (Eastern Canada Hockey Association). Sa situation était cependant nébuleuse : dans la même réunion du CHA où l'on a réadmis le National au sein de la ligue, les Wanderers en ont été expulsés, leur propriétaire voulant que tous les matches se jouent à l'aréna Jubilée (qu'il possédait aussi). D'autre part, une équipe de Renfrew voulait se joindre à la ligue durant cette année, mais elle a été refusée.
Naissance du CH — Les représentants des deux équipes laissées de côté par la CHA, le Renfrew et les Wanderers, se sont alors rencontrés à l'Hôtel Windsor de Montréal afin de former une nouvelle ligue : la National Hockey Association (NHA), précurseure de la Ligue nationale de hockey (LNH). Ironiquement, cette réunion se tenait dans la chambre voisine de celle où avait lieu la réunion de la CHA.
C'est à ce moment qu'une nouvelle ère dans l'histoire du hockey commença, en corrélation avec l'influence du Québec sur ce sport. Durant cette réunion, le Renfrew était représenté par John Ambrose O'Brien, homme riche et ambitieux possédant aussi une autre ligue dans le nord de l'Ontario. Afin d'attirer des spectateurs à l'aréna Jubilée, les Wanderers ont proposé une nouvelle équipe francophone, qui devait se nommer les Canadiens, et avancèrent le nom de Jean-Baptiste Laviolette pour que ce dernier la mette sur pied. Celui-ci pouvait compter dès lors sur l'aide financière d'O'Brien afin de bâtir sa nouvelle équipe et d'être en mesure de disputer au National les meilleurs joueurs francophones du Québec; cette guerre de contrats dura un an, puis se termina finalement par une fusion du National au sein du Canadien, le 15 janvier 1910. Au début de l'équipe, les journaux francophones croyaient qu'O'Brien avait fait cet investissements dans le seul but de faire un coup de marketing ou pour faire de l'argent et nul ne se doutait des futurs succès du Canadien.
Une assise définitive — Depuis qu'il avait acquis les Canadiens, O'Brien maintenait qu'il voulait que l'équipe soit cédée à un entrepreneur francophone aussitôt que cela serait possible. Cependant, à l'été 1910, le Club athlétique Canadien poursuivait O'Brien en justice à propos de l'utilisation du nom. Dans un règlement hors cour, le club fit l'acquisition de l'équipe, qu'il posséda jusqu'en 1921, année où elle fut vendue suite au décès de son gérant George Kennedy. L'équipe sera achetée par Léo Dandurand, Louis Létourneau et Joseph Cattarinich et elle sera revendue en 1935. Ce trio fera la conception de l'actuel logo en 1926 et du chandail rouge qui comporte la barre horizontale bleue.
[modifier] Contes et légendes : le CH mythique
[modifier] Les Flying Frenchmen sur le chemin de la gloire
À l'origine, ce club était majoritairement composé de francophones, chose visée lors de sa genèse, d'où son nom de Canadiens de Montréal. En effet, ce sont les francophones qui étaient alors étiquetés comme canadiens, les anglophones se considérant toujours comme britanniques. C'est aussi pour cette raison que les couleurs officielles du club sont le bleu-blanc-rouge : le « Tricolore », symbole rappelant aux supporteurs francophones la filiation de l'équipe avec les origines françaises du peuple « canadien ». Le but : créer un nouveau club de hockey pouvant rivaliser avec les Wanderers de Montréal du quartier McGill College, bastion anglophone de l'époque (ce qui n'est plus le cas de nos jours)... Bien entendu, plusieurs joueurs anglophones marquèrent la gloire de cette équipe à ses débuts (ainsi que les débuts de la LNH), notamment Howie Morenz et Joe Malone, autant que plus tard avec les Frank et Pete Mahovlich, Steve Shutt, Ken Dryden, Larry Robinson, Dickie "Digger" Moore, Doug Harvey, Bob Gainey, Toe Blake, Elmer Lach, l'entraîneur Scotty Bowman, pour ne nommer que les plus connus.
Les grandes équipes du Club de Hockey Canadien de Montréal virent ses hordes de francophones dominer les autres équipes par leur vitesse et leur habileté. Rappelons que le hockey sur glace représentait alors l'une des rares portes offertes aux Québécois de l'époque, leur permettant de s'affranchir d'un statut de citoyen de seconde classe qui leur était attribué; de s'affirmer jusqu’à la limite de l'émancipation sociale, et ce en se dirigeant vers la Révolution tranquille qui marqua le début des années 1960. Bref, c'est ainsi que naquirent les légendaires et mythiques Flying Frenchmen (français volants) du CH, des « conquérants » longtemps redoutés à travers la LNH jusqu'au jour où le privilège bien avantageux d'obtenir le premier choix québécois à chaque début de saison fut retiré au CH dans les années 1970. Sous l'inspiration du fougueux Maurice the Rocket (la fusée) Richard, puis plus tard celle des autres Flying Frenchmen menés par Jean La Classe Béliveau (dit aussi Le Gros Bill), Yvan Cournoyer, le Démon Blond Guy Lafleur et le Big Three, la plus célèbre dynastie du hockey fit sa place parmi les moments mémorables du sport moderne.
[modifier] La Coupe Stanley veut Montréal
En 1947, après le 5e match, la série finale entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto se transporte à Toronto avec les Leafs en avant 3-2. Malheureusement pour eux, la Coupe Stanley fut oubliée à Montréal, et les Leafs ont été privé de cette dernière pour célébrer leur triomphe après leur victoire dans le 6e match. Le célèbre trophée annonçait ses couleurs pour les décennies à venir...
[modifier] Maurice Richard, la fierté d'un peuple
Maurice Richard[4], aussi appelé The Rocket ou Monsieur Hockey, fut l'un des joueurs les plus marquants du hockey. Aux États-Unis, on parle de lui comme étant le Babe Ruth de son sport. Il fut adulé dans toutes les villes de hockey nord-américaines, grâce à sa vision unique du jeu et son talent surprenant, seule sa présence suffisait à remplir les amphithéâtres : à New York au Madison Square Garden, le gros Earl Seibert s'accroche à ses épaules afin de le ralentir et éventuellement le faire tomber, mais le Rocket réussi néanmoins à le traîner ainsi jusqu'au but de Harry Lumley, en maniant son bâton (et la rondelle) d'une seule main, pour finalement terminer cette chevauchée par un but[5]; son fameux combat contre le rude Bob Dill; son but marqué en se traînant sur les genoux contre le gardien Emile Francis des Blackhawks de Chicago alors qu'il tirait deux défenseurs adverses accrochés à lui depuis la ligne bleue[6]; ses huit points obtenus dans un match après avoir passé une journée éreintante à déménager des meubles[7], établissant un nouveau record de LNH pour le plus grand nombre de points en un match (huit : cinq buts et trois passes); sa résurrection suite à une commotion cérébrale subie lors d'un match qui lui permit à la toute fin de marquer le but donnant la victoire de la série demi-finale contre les Bruins de Boston[8]... Il fut le tout premier joueur à marquer cinquante buts en cinquante matches, d'où le fait que le trophée remis au meilleur buteur de la LNH durant la saison porte son nom. Aux côtés de ses coéquipiers Elmer Lach et Toe Blake, il était le pilier de la glorieuse Punch Line, la plus célèbre et spectaculaire ligne d'attaque de la LNH. Vedette populaire de la Grande Noirceur[9] et victime de son époque, il devient malgré lui porte-étendard de l'émancipation des Québécois. À travers ses actes qualifiés d'héroïques, Maurice Richard a su influencer les Canadiens français de l'époque en leur fournissant une source d'inspiration leur permettant d'envisager une dignité nouvelle que le climat social de jadis leur refusait.
L'émeute, premier pas vers la Révolution tranquille — Le 5 mars 1955, le président de la ligue, Clarence Campbell, impose à Richard une suspension qui l'empêcha de participer aux séries éliminatoires. Deux jours plus tard, Campbell se présente au Forum de Montréal pour assister à un match du Tricolore. S'éveille alors une rumeur grandissante dans tout le Forum : la foule ne pardonnait pas à Campbell d'avoir puni si sévèrement son idole et considérait sa présence au match (annoncée sur un ton de défi) telle une arrogance élitiste. L'étincelle mit le feu aux poudres : une bombe lacrymogène fut alors lancée en sa direction, forçant les policiers à faire évacuer le Forum[10]. Par la suite, des gens saisirent cette occasion pour renverser et brûler des voitures, fracasser les vitrines des commerces, et piller cette « zone de l'exploiteur » que représentait l'ouest de la rue Sainte-Catherine à leurs yeux. Montréal n'avait pas vécu de telles scènes depuis les manifestations contre la conscription. Dès lors confronté aux excès populaires que le contexte social provoquait, le peuple s'éveilla et se mit en marche vers la Révolution tranquille après qu'un groupe d'artistes, Les Automatistes[11], eut mis la table à l'aide d'un manifeste intitulé Refus global[12], dont Maurice Richard était l'un des éléments déclencheurs. Bien malgré lui, et lors d'une soirée de hockey, dans un amphithéâtre de sport, Maurice Richard lance un appel au calme à la radio[13].
[modifier] Jacques Plante : le gardien masqué
Outre la manière innovatrice de jouer au hockey, la plus spectaculaire des innovations du CH pourrait être le port du masque protecteur rigide pour gardien de but, mis de l'avant par le cerbère Jacques Plante à la fin des années 1950, années où le CH gagna cinq Coupes Stanley consécutives (durant les dernières années de Maurice Richard).
New York, Madison Square Garden, le 1er novembre 1959. Un tir foudroyant du joueur de centre Andy Bathgate fracture le nez de Jacques Plante. Heureusement, aux portes de la pause entre deux périodes du jeu, ce dernier peut retourner au vestiaire et s'y fait poser de nombreux points de suture afin de refermer la plaie ouverte. À cette époque, les gardiens de but ne portaient pas encore de masque protecteur car on croyait que ceux-ci nuiraient à leur vision. Seul Plante l'utilisait durant les séances d'entraînement. À sa sortie de la clinique, Plante interpella son entraîneur, Toe Blake, et lui mentionna qu’il reviendrait dans la joute sous condition d’utiliser son masque (à l’époque chaque équipe ne possédait qu’un seul gardien de but régulier). Alors Toe, qui ne voulait rien entendre depuis près de quatre saisons, n’eut d’autre choix que d’accéder à sa demande. Le Canadien est revenu de l’arrière pour remporter la joute ainsi que les onze rencontres suivantes, pour finalement remporter la Coupe Stanley au terme de la saison. Par la suite, plus jamais on a demandé à Plante d’enlever son masque, les adversaires en étaient d'ailleurs intimidés. Une légende était née...
[modifier] Boom Boom et le lancer-frappé
Si Jacques Plante est reconnu comme l'instigateur du masque pour gardien de but, tous reconnaissent que c'est Bernard Geoffrion qui a inventé le lancer-frappé (Slapshot)[14]. Effectivement, lors d'un match où Geoffrion était frustré de rater la cible avec des lancers du poignet et des lancers du revers, il se met à frapper la rondelle comme si c'était une balle de golf. Le résultat fut que la rondelle fusa vers le filet pour finalement marquer un but, ce qui médusa tous les spectateurs présents au match! Une nouvelle manière foudroyante de lancer une rondelle de hockey venait de naître. Alors que Geoffrion pratiquait ses lancers pendant un entraînement au Forum, un journaliste du journal The Gazette nommé Charlie Moore épiait ses gestes. Après avoir entendu le son des lancers frappés de Geoffrion, un son lorsqu'après l'élan arrière, le bâton frappe la glace au contact de la rondelle (un premier "Boom"), puis un autre lorsque la rondelle percute la bande de bois en bout de parcours (un second "Boom"), Moore lui colla dès lors le sobriquet de « Boom Boom Geoffrion », qui devint plus tard Le Boomer.
[modifier] Le Forum de Montréal, Temple du Hockey
Le Forum de Montréal fût construit en 1924 pour les Maroons de Montréal, l'équipe anglophone de la ville. Vers la fin des années trente, les Maroons quittent la scène montréalaise et le Forum devient le domicile des Canadiens, l'équipe francophone de Montréal. Les Canadiens gagneront vingt-deux de leurs vingt-quatre Coupes Stanley dans ce prestigieux aréna. Le Forum verra évoluer les Howie Morenz, Aurel Joliat, Toe Blake, Maurice Richard, Doug Harvey, Jacques Plante, Bernard Geoffrion, Ken Dryden, Guy Lafleur, Patrick Roy et plusieurs autres. Le fameux édifice ferma ses portes le 11 mars 1996 après une victoire des Canadiens sur les Stars de Dallas. Il est aujourd'hui converti en centre commercial comportant plusieurs salles de cinéma et s'appelle désormais le Forum Pepsi.
[modifier] Les Super Séries de 1975
L'inoubliable 31 décembre 1975[15] : le CSKA Moscou contre le Canadien de Montréal. Le rouge-bleu-blanc contre le bleu-blanc-rouge, les deux meilleurs clubs de hockey au monde à cette époque[16]. Vu par plusieurs comme le plus grand duel de l'histoire du hockey, ce fut un match d'anthologie dont on se souvient encore plusieurs décennies plus tard. Le hockey à son meilleur, tout en finesse et rapidité, viril mais sans animosité, contrairement aux rencontres précédentes entre les autres équipes de la LNH et les Soviétiques (particulièrement aux États-Unis). Trois jours plus tôt, le club de l'Armée rouge a aisément vaincu les Rangers de New York 7 à 3. En pleine Guerre froide, le match revêt dès lors un certain caractère politique : pour les joueurs des deux meilleures équipes au monde, il est impératif de gagner[17], et à talent brut contre talent brut, tous se préparaient à vivre une grande soirée de hockey[18]. Ce qui est considéré comme l'un des plus beaux matches de l'histoire n'a pas fait de vainqueur (une nulle de 3 à 3), mais continue d'alimenter les discussions dans les salons et les bars trente ans plus tard. Yvan Cournoyer et Vladislav Tretiak, auteur de trente-cinq arrêts, furent choisis joueur par excellence de leur camp respectif. Aux yeux de l'entraîneur Viktor Tikhonov, Bob Gainey est cependant le joueur le plus complet au monde. Ken Dryden, qui garda les filets du Canadien lors de cette rencontre, soutint dans son livre The Game, qu'il a joué cette partie avec un équipement abîmé. Cela aurait permis à l'Armée rouge de marquer deux de leurs trois buts.
Déjà couronnée championne en 1971 et 1973, en cette veille du Jour de l'An, Montréal s'apprêtait à vivre une séquence de quatre conquêtes consécutives de la Coupe Stanley, un exploit que seul le Canadien avait pu accomplir par le passé[19].
[modifier] René Lecavalier et Dick Irvin : les voix du CH
Alors que le hockey était présenté seulement à la radio, le poste télévisé francophone de Radio-Canada présente le premier match télévisé de l'histoire du hockey au Canada. Au Forum, à partir de 1952 jusqu’à sa retraite en 1982, c'est René Lecavalier qui commente les matches du Canadien pour Radio-Canada[20]. C'est Lecavalier qui francisa le hockey en développant, en français, des mots propres au hockey (hors-jeu, mise en échec, etc.).
Chez la CBC, la version anglaise de Radio-Canada, c'est Dick Irvin qui couvre les matches du Canadien avec l'émission « Hockey Night in Canada »[21]. En fait, Irvin a voyagé avec le Canadien durant plus de trente ans en tant que leur commentateur radio et a couvert près de 3000 matches à la télévision et à la radio.
Avec l'avènement du hockey télévisé, de plus en plus de personnes peuvent savoir à quoi ressemble un match de hockey professionnel puisqu'ils peuvent regarder le hockey sur glace à la télévision, ce qui provoque la faillite de certaines équipes amateures des régions pour lesquelles l'assistance baisse de manière fulgurante.
[modifier] Le Démon Blond Guy Lafleur
Guy Lafleur est le tout premier joueur de la LNH à marquer plus de cinquante buts en une saison durant six années consécutives. Il fut le pilier de l'équipe de Montréal qui remporta quatre Coupes Stanley d'affilée entre 1975-1976 et 1978-1979. Outre ses nombreux jeux dignes d'anthologie, il fit les manchettes avec Mireille Mathieu, sa chanteuse préférée (Mme Mathieu semblait apprécier ce sport rapide et viril) : cette dernière, assistant à un match au Forum de Montréal et ne pouvant plus se contenir, vint presque à enjamber la bande afin de donner un bisou à cet athlète qu'elle admirait tout autant... Guy Lafleur marqua trois buts ce soir là, un tour du chapeau en toute révérence de gentleman.
On a volé la Coupe Stanley : le Démon Blond démarre une nouvelle tradition. Durant la saison de1979, tout de suite après la parade dans les rues de Montréal célébrant la victoire de la Coupe Stanley, Lafleur prit cette dernière et parti en voiture sans avertir le responsable officiel. Lafleur se présenta à la maison de ses parents à Thurso, et plaça la coupe sur le parterre à l'avant de la maison où tous les gens pouvaient venir se faire photographier en sa compagnie. Guy Lafleur rendit la Coupe Stanley plus tard ce soir là, et reçu un avertissement de la part de la ligue lui ordonnant de ne plus recommencer. Dès ce jour, chaque joueur et membre de l'organisation de l'équipe gagnante a le droit de disposer de la Coupe Stanley à sa guise durant deux jours, dont la présenter à son village, sa ville natale, son lieu de résidence. Elle fut déjà transportée aux plus hautes cimes des montagnes rocheuses canadiennes par un joueur et visita plusieurs contrées d'Europe de l'Est.
[modifier] Le CH, terreau pour gardiens de but
Le Canadien a souvent su profiter d'un excellent entraîneur pour gardiens de but, tel Roland Melanson. Ainsi pourvu d'un tel atout, le Canadien de Montréal a toujours pu compter sur un solide gardien de but pouvant le mener loin durant la saison régulière mais surtout dans les séries éliminatoires, lorsque chaque match est excessivement important pour accéder à la ronde suivante. De plus, les bons gardiens du Tricolore lui ont souvent permis de «sauver les meubles» lorsque les parties commencaient à mal tourner pour l'équipe, puisque le gardien de but est souvent le joueur qui peut faire la différence pour sceller l'issue d'un match.
[modifier] Les 100 ans de l'organisation
Le décompte du centenaire est commencé et les dirigeants ont annoncé plusieurs événements spéciaux pour souligner les cent ans du Club de hockey Canadien. L'organisation retirera une série de chandails, dont cinq qui ont été retirés depuis 2005-2006. Si tout va pour le mieux pour les Canadiens, le calendrier 2009 sera fort chargé. Un film de deux heures sur l'histoire de Canadien sera réalisé au coût de cinq millions de dollars pour souligner l'événement. Celui-ci devrait sortir dans les salles à l'automne 2008. L'équipe a présenté sa candidature pour l'organisation du Championnat mondial junior 2009, débutant à la fin décembre 2008 et se prolongeant au début de janvier 2009. Finalement, c'est la ville d'Ottawa qui fut choisie. Le 23 janvier 2007, le commissaire Gary Bettman annonce que le club va organiser le Match des étoiles 2009. Ils veulent aussi organiser la séance de repêchage amateur de la même année. La dernière fois que Montréal avait été l'hôte du match des étoiles était en 1993, et la séance de repêchage en 1992, soit la même année que leur dernière conquête de la Coupe Stanley.
[modifier] Identité visuelle
[modifier] Logo
Les classiques « C » et « H » du Canadiens de Montréal furent utilisés ensembles pour la première fois lors de la saison 1917-18. Le logo évolua au cours des années et prit sa forme actuelle en 1952-1953.
Le logo est en fait composé de trois lettres:
- un « C » blanc;
- un « H » blanc;
- un « C » rouge.
Ces trois lettres forment les initiales « CHC » pour Club de Hockey Canadien, le nom officiel de l'équipe.
Le tout est bordé de bleu pour des raisons esthétiques, et pour que toutes les couleurs d'équipe soient présentes à la fois.
De 1913 à 1917, le nom de l'équipe était « Club Athlétique Canadien », ce pourquoi un « A » était placé au centre du logo de l'époque.
Le surnom Habs (pour « Habitants ») ne provient donc pas du « H », contrairement à la croyance populaire, mais bien d'une erreur d'un journaliste anglophone dans les années 1950.
[modifier] Uniforme
Les couleurs actuelles du Canadien de Montréal sont le bleu, le blanc et le rouge. Elles sont présentes sur les trois variantes de l'uniforme:
-le logo reste identique sur toutes ces variantes-
Le chandail « à la maison » (home): À prédominance rouge, il est porté lors des matchs à domicile.
Cette variante comporte un style de rayures horizontales propres au Canadien, qu'aucune autre équipe de la LNH ne possède (voir premier point):
- Une large bande bleu, bordée de deux bandes blanches plus minces sur la poitrine et les bras;
- Deux bandes minces, l'une blanche et l'autre bleue (respectivement de haut en bas) sur le ventre;
- Le nom du joueur y est inscrit en blanc;
- Le numéro du joueur est blanc aux bordures bleues.
*porté sur la route de 1971 à 2003, avant que la ligue ne revienne à l'ancien règlement.
Le chandail « sur la route » (road ou away): Presque entièrement blanc, il est porté lors des matchs disputés à l'étranger.
Caractéristiques:
- Le rouge est conservé sur les épaules et le bout des manches;
- Trois bandes minces: une rouge, une blanche, une bleue (respectivement de haut en bas) sur le ventre;
- Le nom du joueur y est inscrit en bleu;
- Le numéro du joueur est bleu aux doubles bordures blanches puis rouges.
Le « troisième chandail » (3rd, alternate, ou "Vintage"): Ce dernier est porté lors de matchs spéciaux où les deux équipes portent leur « troisième chandail » respectif.
Caractéristiques:
- Quasi-identique au chandail « à la maison »: seulement le rouge et le blanc sont inversés;
- Les bandes bleues restent intactes;
- Le nom du joueur y est inscrit en rouge;
- Le numéro du joueur est rouge aux doubles bordures blanches puis bleues.
C'est en fait l'un des rares de la ligue à être majoritairement blanc dans cette catégorie.
*à noter que pour la présente saison 2008-09, le programme des troisièmes chandails est suspendu en raison de l'introduction des nouveaux uniformes RBK Edge
[modifier] Mascotte
« Youppi![22] » est depuis la saison 2004-2005 la mascotte officielle du Club de Hockey Canadien, leur première et seule mascotte à ce jour.
Elle a porté les couleurs des Expos de Montréal et est la seule mascotte du baseball majeur à avoir été expulsé lors d'un match.
En 2004 les Expos déménagent à Washington D.C. et prennent le nom de Nationals. La relocalisation n'incluait toutefois pas la mascotte, l'équipe ayant d'autres plans à ce sujet.
Youppi! est ainsi devenue la première mascotte à changer de ligue et de sport au niveau professionnel.
[modifier] Folklore
[modifier] Les fantômes du Forum
Les fantômes font partie d'un petit groupe très sélect de joueurs qui « hanteraient » le Forum de Montréal, mais qui selon certains, n'ont pas encore déménagé vers le Centre Bell. Ce groupe serait effectivement composé de Georges Vézina, Newsy Lalonde, Joe Malone, Howie Morenz, Aurel Joliat, Hector « Toe » Blake, Bill Durnan, Jacques Plante, Doug Harvey, Dickie Moore, Maurice « le Rocket » Richard et plus tard Jean Béliveau dit « le Gros Bill », Émile « Butch » Bouchard, Serge Savard dit « le Sénateur », Henri Richard le « Pocket Rocket » (...) : ces derniers visitaient souvent le Forum à différents moments, surtout lors des séries éliminatoires.
De par l'habitude qu'avaient les plus grands joueurs de l'histoire de venir épauler les plus jeunes, c'est aussi à eux et tous les autres « Glorieux » de l'équipe que fait référence le fameux verset gravé dans le bronze au centre de la chambre des joueurs :
« Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut... »
Les effigies de tous les joueurs de l'histoire du CH admis au Temple de la renommée du hockey y sont aussi gravées dans le bronze, juste au-dessus de l'inscription. La plus grande victime des fantômes du Forum fut le coloré entraîneur des Bruins de Boston, Don Cherry. À son grand désarroi, son équipe ne réussissait jamais à vaincre le Canadien de Montréal durant les séries éliminatoires pour la Coupe, et toujours le Canadien arrivait à éclipser l'excellence de Boston, la plus grande rivalité de la LNH à l'époque.
[modifier] Anecdotes
Les fameuses couleurs du Canadien de Montréal font partie intégrante de la culture des Québécois. Dans le conte « Le chandail de hockey », écrit par Roch Carrier, le chandail du principal rival du CH, les Maple Leafs de Toronto, est accidentellement livré à un jeune Québécois. Un extrait de ce conte se retrouve sur le billet de cinq dollars canadien :
« Les hivers de mon enfance étaient des saisons longues, longues. Nous vivions en trois lieux: l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie était sur la patinoire. »
Au long de sa riche histoire[23], son chandail s'est vu donner le surnom de « Sainte-Flanelle » (plus ou moins « chandail béni »).
[modifier] Les arénas
Les Canadiens de Montréal ont élu domicile dans cinq arénas différents au cours de leur longue histoire.
- L'aréna Jubilée : Situé dans le quartier Hochelaga, cet aréna a été celui ayant accueilli les Canadiens lors de leur premier match en 1909. À l’époque, le Jubilée était considéré comme l’un des plus beaux et des plus spacieux aréna. La construction de cet édifice s'est terminée le 12 décembre 1908, soit un an à peine avant la création du Canadien. Cet aréna a été détruit par le feu en 1919, dû à un problème électrique, et ne fut jamais reconstruit.
- L'aréna de Westmount : Situé dans le quartier Westmount, cet aréna a été construit en 1898 et pouvait contenir deux fois plus de personnes que le Jubilée (6000 places assises au lieu de 3000). Le Canadien commence à y jouer au début de la saison 1910-1911 et y joue durant huit saisons. Il y remportera sa première Coupe Stanley en mars 1916 contre les Rosebuds de Portland. Cet aréna était partagé avec les Wanderers de Montréal. À l'instar du Jubilée, l’aréna de Westmount connu une fin tragique le 2 janvier 1918 alors qu’il fut anéanti par le feu. Toutefois, la raison de l'initiation de l'incendie ne fut jamais déterminée. L'aréna ne fut pas reconstruit et le CH retourna jouer au Jubilée durant un an.
- L'aréna Mont-Royal : Dû à la perte des deux domiciles possibles du Canadien, l’aréna Mont-Royal est construit en l’espace de trois mois seulement. Il est situé au centre-ville de Montréal (au coin des rues Mont-Royal et St-Urbain), et peut accueillir jusqu’à 8000 personnes assises. Caractéristique spécifique à cet aréna : une glace artificielle y fut installée pour la première fois en 1924. Toutefois, puisque les rénovations ont pris du retard, lors de l'inauguration de la saison 1924-1925 il n'y avait pas de glace et le CH dû aller inaugurer un nouvel aréna : le Forum de Montréal.
- Le Forum de Montréal : Avec une capacité de 9300 places assises, le Forum était considéré à l’époque comme étant l’édifice le plus adéquat pour les matchs de hockey et faisait l'envie de plusieurs équipes de hockey sur glace. Avant que les Canadiens ne s'y établissent le 29 novembre 1924, cet aréna servait déjà de domicile aux Maroons de Montréal. La première version du Forum était surnommée la patinoire du Montagnard et sa construction a été complétée au coût de 1,25 millions de dollars en environ cinq mois, juste à temps pour que le Canadien y dispute son premier match. En 1949, des premières rénovations de l’ordre de 600 000$ y sont effectuées afin de porter la capacité à 13 551 places assises. Puis, en 1968, une deuxième cure de rajeunissement évalué à 9,5 millions de dollars est entreprise. On ne conservera que la structure, les gradins et les bancs de l’édifice original. On y ajouta une dizaine de loges corporatives, une galerie de presse, des guichets de vente regroupés ainsi qu'un accès par escaliers mobiles. La capacité totale de l'édifice est alors montée à 16 200 places assises. Un total de 22 Coupes Stanley y seront remportées. L’histoire entre le Canadien et le Forum se terminera le 11 mars 1996. Depuis mai 2001, le Forum est devenu un centre de divertissement avec 22 salles de cinéma et a été renommé Forum Pepsi.
- Le Centre Molson/Centre Bell : La construction du Centre Molson débuta à l'été 1993 et fut terminée pour la fin de saison 1995-1996 au coût de 230 millions de dollars. La raison pour laquelle on quitta le Forum pour venir s'installer dans ce nouvel aréna était de de se mettre au même niveau que les autres amphithéâtres beaucoup plus luxueux de la LNH. Le Centre Molson peut accueillir 21 273 personnes assises et compte 135 loges corporatives avec des salons de grand luxe ce qui en fait le plus grand amphithéâtre de hockey de la LNH. Les gradins en hauteur éloignent cependant les spectateurs du jeu et on a dû installer des micros à la hauteur de la patinoire afin que les spectateurs entendent le bruit de la rondelle qui frappe la bande. Il se trouve en plein centre-ville de Montréal sur la rue de la Gauchetière tout près de la gare Windsor et les stations de métro Bonaventure et Lucien L’Allier et est constitué d’un immense réseau de galeries souterraines avec magasins et restaurants. C’est le 16 mars 1996 que le Centre Molson est inauguré avec Pierre Turgeon qui est arrivé au centre de la glace avec le flambeau qui avait été transmis de capitaine en capitaine lors de la fermeture du Forum. Maurice Richard aura le droit à la toute première ovation de l’édifice. C'est durant la saison 2002-2003 que le Centre Molson a changé son nom pour Centre Bell question d’avoir de nouveaux commanditaires dans l’entourage de l’équipe. Étant maintenant établis au Centre Bell, les Canadiens de Montréal semblent y avoir trouvé un domicile qui convient aux exigences du hockey sur glace moderne. L’histoire de ce nouvel édifice reste toutefois à réaliser…
[modifier] Trophées
[modifier] Coupe Stanley
Ultime trophée pour une équipe de hockey, la Coupe Stanley[24] est remise au champion des séries éliminatoires de la LNH depuis 1926-1927.
Le Canadien détient actuellement le record de la LNH pour le plus grand nombre de championnats remportés.
Durant toute son histoire, il en a remporté 24:
[modifier] Trophées d'équipe
Voici la liste des trophées d'équipe remis par la LNH aux équipes ayant accompli des exploits spécifiques ainsi que les années où le Canadien de Montréal a remporté chacun d'eux :
Trophée Prince de Galles - Depuis la saison 1993-1994, ce trophée est remis à l'équipe remportant la finale de la Conférence de l'Est durant les séries éliminatoires. Le trophée Prince de Galles est le trophée qui a changé le plus souvent de définition au cours de son histoire. Le Canadien est l'équipe l'ayant remporté le plus grand nombre à vie avec 25 gains et est suivi de loin par les Bruins de Boston avec 15 remises.
Trophée du Président - Ce trophée est remis à l'équipe ayant accumulé le plus de points au classement général durant la saison régulière. Sa première attribution s'est faite durant la saison 1985-1986. Depuis l'avènement du trophée Président, le Canadien de Montréal ne l'a jamais remporté, toutefois, s'il avait existé depuis le début de la création de la LNH, il l'aurait remporté à 22 reprises.
N.B. La Coupe Stanley (voir ci-dessus) fait aussi partie de cette catégorie mais est infiniment plus prestigieuse que tous les autres trophées d'équipe.
[modifier] Trophées individuels
Voici la totalité des trophées individuels remis par la LNH aux joueurs (excepté le Trophée Jack Adams remis à des entraîneurs) ainsi que ses récipiendaires chez le Canadien de Montréal :
Trophée Art Ross - Trophée remis au joueur qui inscrit le plus de points au cours de la saison.
- 1948 – Elmer Lach (61 points)
- 1955 – Bernard Geoffrion (75 points)
- 1956 – Jean Béliveau (88 points)
- 1958 – Dickie Moore (84 points)
- 1959 – Dickie Moore (96 points)
- 1961 – Bernard Geoffrion (95 points)
- 1976 – Guy Lafleur (125 points)
- 1977 – Guy Lafleur (136 points)
- 1978 – Guy Lafleur (132 points)
Gagnants avant la création du trophée
- 1918 – Joe Malone (44 points)
- 1919 – Newsy Lalonde (32 points)
- 1921 – Newsy Lalonde (41 points)
- 1928 – Howie Morenz (51 points)
- 1931 – Howie Morenz (51 points)
- 1939 – Toe Blake (47 points)
- 1945 – Elmer Lach (80 points)
Trophée Bill Masterton[25] - Cette récompense est remise au joueur ayant démontré le plus de qualité de persévérance et esprit d’équipe. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.
Trophée Calder[26] - Ce trophée récompense le joueur qui a su démontrer des qualités exceptionnelles durant sa première saison en tant que joueur dans la