Saint-Nabord

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Saint-Nabord
L’église Saints-Nabord-et-Gorgon
L’église Saints-Nabord-et-Gorgon
Blason de Saint-Nabord
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Remiremont
Intercommunalité Communauté de communes de la Porte des Hautes-Vosges
Maire
Mandat
Daniel Sacquard
2014-2020
Code postal 88200
Code commune 88429
Démographie
Gentilé Navoiriaud(e)s
Population
municipale
4 120 hab. (2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 03′ 01″ N 6° 34′ 50″ E / 48.0502777778, 6.5805555555648° 03′ 01″ Nord 6° 34′ 50″ Est / 48.0502777778, 6.58055555556  
Altitude Min. 367 m – Max. 632 m
Superficie 38,5 km2
Localisation

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Saint-Nabord

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Saint-Nabord
Liens
Site web saint-nabord.fr

Saint-Nabord est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Navoiriauds.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s'étire le long de la rive gauche de la Moselle sur 14 kilomètres.

Avec le ruisseau de Saint-Anne[1], provenant d'une division de la Niche et de sources situées au nord de la Demoiselle, un des plus importants affluents de la Moselle, la commune se situe à la convergence d’un réseau hydraulique, traversant plusieurs communes environnantes[2], [3].

Elle se compose de plusieurs secteurs : Longuet, le Centre, les Breuchottes, Fallières, Ranfaing, Peuxy, Le Bois Joli… Sur la voie expresse, entre Remiremont et Éloyes, pas moins de six sorties donnent accès aux différents quartiers de la ville. Le domaine boisé occupe plus de 2000 ha situés essentiellement dans la partie occidentale et se prolonge sur la commune limitrophe et bien nommée de Raon-aux-Bois.

La commune est desservie par la gare de Saint-Nabord


Communes limitrophes de Saint-Nabord
Pouxeux Eloyes Saint-Etienne-lès-Remiremont
Bellefontaine
Raon-aux-bois
Saint-Nabord Saint-Etienne-lès-Remiremont
Plombières-les-Bains Le Val d'Ajol Remiremont

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve une première référence du nom Saint Navord dans une archive de 1329. Au XVe siècle, le hameau se nommait Sanctus Navoirs [4].

Les Kyriolés. Jusqu’à la Révolution, tous les lundis de Pentecôte, huit paroisses dépendant du chapitre (Dommartin-lès-Remiremont, Ramonchamp, Rupt-sur-Moselle, Saint-Amé, Saint-Nabord, Saint-Etienne, Saulxures-sur-Moselotte et Vagney) envoyaient des jeunes filles qui se présentaient à l’église de Remiremont et y entonnaient des cantiques en français[5], [6].

La commune s'est constituée à la Révolution, d'abord sous le nom très laïc de Roche Libre. Quatre communautés ont souhaité se regrouper : Longuet, le Ban du Moulin, les Arrentès de Chaumont et celle de la Forestière et des Franches Gens. Le groupement est entériné le 3 avril 1792 sous l'appellation de Saint-Nabord et versée dans le canton d'Éloyes. C’est en l’an IX que Saint-Nabord est rattachée au canton de Remiremont.

La libération de Remiremont, d'Éloyes et de Saint Nabord est intervenue le même jour, le 23 septembre 1944 par l’armée Américaine (36e division d’infanterie). Le 25 septembre 1944, la libération de Saint-Étienne n'a été effective qu'après la Fusillade de Ménafaing[7].

Blason derrière la mairie
Blason Blasonnement :
De gueules à la tour d’argent fermée d’une herse, ajourée et maçonnée de sable, accostée à dextre d’un sautoir de clefs celle de dextre d’or et celle de senestre d’argent, à senestre d’un glaive romain[8] d’argent garni d’or, la pointe haute, au chef d’or chargé d’une roue de moulin d’azur, accompagné à dextre d’un sapin et à senestre d’un trèfle à trois feuilles le tout de sinople.
Commentaires : Le blason associe divers symboles : le château de Longuet, la roue pour le Ban de Moulin, les clés pour l'Abbatiale Saint-Pierre, le sapin de la Forestière ; l'épée rappelle le martyre de saint Nabord et le trèfle les campagnes d'Irlande du général Humbert.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
La gare
La chapelle Notre-Dame à Fallières
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Daniel Sacquard DVD  
mars 2008 mars 2014 Michèle Asnard DVD  
mars 1995 mars 2008 Bernard Schindelé UMP  
1977 mars 1995 René Chipot    
1965 1977 Raymond Noël    
1959 1965 Émilien Mathieu    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saints-Nabord-et-Gorgon et sa cloche bénie en 1772[9].
  • Chapelle à Fallières.
  • Croix de chemin, dite la Croix Lambert[10].

Lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • La stèle de Noirgueux commémore le franchissement de la Moselle par les soldats de la 36e division d'infanterie américaine en septembre 1944, au lieu-dit Noirgueux[11], [12].
  • Maison natale du Général Humbert.
  • Monument aux morts[13].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Étang de la Demoiselle, d’origine glaciaire
  • Étang de la Plaine
  • Étang de Huchère
  • Étang de la Prairie du Vouau
  • Le Rond Caillou

Rappelons qu'un projet de réalisation d’un lac baptisé « lac de Noirgueux », intéressant les communes de Saint-Étienne-lès-Remiremont, Remiremont, Saint-Nabord et Eloyes, a fait l’objet de débats durant de nombreuses années. Ce projet visait l’intérêt touristique et économique exceptionnel de l’ensemble de la vallée. Il devait couvrir 195 hectares (le lac de Gérardmer a 115 hectares et celui de Longemer 65 hectares).

L’idée de ce projet a été esquissée dès 1963 dans un rapport technique présenté par A. Gravier, ingénieur conseil, et de Antoine Dinkel alors maire de Saint-Étienne-lès-Remiremont.

Article détaillé : Lac de Noirgueux.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 120 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 947 2 063 2 196 2 154 2 463 2 590 2 587 2 550 2 338
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 093 2 128 2 057 2 077 1 834 1 891 1 824 1 845 1 919
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 832 1 873 1 874 1 940 1 916 1 949 1 839 1 942 2 066
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
2 660 3 205 3 768 3 805 3 853 3 947 3 927 4 021 4 120
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Budget et fiscalité 2013[modifier | modifier le code]

  • Total des produits de fonctionnement : 4 728 000 €uros, soit 1 094 €uros par habitant
  • Total des charges de fonctionnement : 3 659 000 €uros, soit 847 €uros par habitant
  • Total des ressources d’investissement : 2 326 000 euros, soit 528 €uros par habitant
  • Total des emplois d’investissement : 3 231 000 euros, soit 748 €uros par habitant
  • Endettement : 1 895 000 €uros, soit 439 €uros par habitant[16].

Environnement[modifier | modifier le code]

Saint-Nabord a été récompensée par deux fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[17]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Archives départementales des Vosges, Série H, Clergé régulier avant 1790, Répertoire numérique détaillé établi par André Philippe, archiviste départemental (1905-1937), présenté par Raymonde Florence, Epinal 1924 / 2004 : pp. 137 à 181 : 7 H Prieuré du Saint-Mont : Les archives sont importantes ; elles sont riches notamment pour quelques localités telles que Bayon, Dommartin-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle), Saint-Amé (depuis le XIVe siècle), et Saint-Étienne-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle). Biens du prieuré (Sommaire du fond VII H : p. 141) : *Bayon, La Bresse et Biffontaine ; *Dommartin-lès-Remiremont ; *Éloyes et Laveline-du-Houx ; *Ramonchamp et Rancourt ; *Remiremont ; *Rupt ; *Saint-Amé ; *Saint-Étienne ; *Saint-Nabord, Le Thillot et Vagney ; *Les Vallois et Chaillon (Meuse) ; *Divers

Articles annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. "Loi et Police de l'Eau " Autorisations - Arrêté 2012 : 758 / 2010 : concernant le barrage du ruisseau de Sainte-Anne à Saint-Nabord, et 151 / 2010/DDT : Barrage de retenue de plan d'eau sur la commune de Saint-Nabord
  2. Fiche cours d’eau “La Moselle
  3. Affluents de la Moselle sur Saint-Nabord et ses environs : Chemin : La Moselle (69601322)
  4. Mémoires de la Société d'archéologie lorraine
  5. J. J. Bammert, prix Erckmann-Chatrian, Les Nobles Dames de Remiremont, 620-1791, L’histoire du Chapitre des Nobles Dames de Remiremont, Remiremont, Imprimerie Lalloz-Perrin, Remiremont,‎ 4e trimestre 1971
    dépôt légal n°28 ; Publication en 20 brochures, chacune contenant un chapitre : Chapitre 15 (10 pages) : Les kyriolés : En 1049, Ode I de Luxembourg étant abesse, furent institués les Kyrioletzs ou Criaulés, dans les domaines de l’Abbaye de Remiremont
  6. Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d’Europe. Actes du colloque « Religions et montagnes », Tarbes,‎ 2005, 427 p. (ISBN 2-85944-516-1)
    Actes du colloque "Religion et montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002 / textes réunis et publiés par Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaitre. Les rites des fêtes de saint Amé et de saint Romaric. pp. 114 à 119 : Les Kyriolés. Dans chaque cantique, saint Romaric est présent. Ainsi, les huit paroisses demandaient au patron de la ville d’entrer dans Remiremont. Vagney invoquait et demandait au saint de lui ouvrir ses portes en ces termes :
    • Criaulé, ô bienheureux saint Romary.
    • Criaulé, nous vous demandons vos portes ouvrir.
    • C’est saint Lambert qui veut entrer par sa bonté.
    • Et tous ceux qui sont après et prient Dieu (Kyriolés ou Cantiques qui sont chantés à l’église de Mesdames de Remiremont, op. cit).

    Les représentants de la commune de Saint-nabord se présentaient et entonnaient :

    • Criaulé saint Pierre et saint Romary.
    • Priez pour ceux qui sont ici.
    • À Saint-Nabord donnez l’entrée, ô criaulé, ô criaulé.
    • En Jésus-Christ, oyez nos vœux.
    • Et tous les saints, et toutes les saintes, oyez nos vœux
  7. Progression des alliés dans les Vosges
  8. Saint Nabor : Sur le blason de la ville, "l'épée rappelle le martyre de saint Nabord, soldat romain converti au christianisme et qui a subi le martyre en ayant la tête tranchée (supplice des citoyens romains), d’où le glaive romain"
  9. « Notice no PM88000870 », base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de l’église bénie en 1772, classée au titre des objets mobiliers le 02 décembre 1922
  10. « Notice no IM88003694 », base Palissy, ministère français de la Culture Croix de chemin, dite la Croix Lambert, du 17e siècle
  11. Une cérémonie commémorative avec reconstitutions réalistes a lieu tous les ans à la date anniversaire
  12. Cérémonie de noirgueux
  13. Synthèse des morts pour la France à Saint-Nabord
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. Les comptes de la Commune de Saint-Nabord et : Les Comptes de la commune, Analyse des équilibres financiers fondamentaux
  17. Source : Villes et Villages Fleuris