Edmond Haraucourt

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Edmond Haraucourt

Edmond Haraucourt, né à Bourmont (Haute-Marne) le 18 octobre 1856 et mort à Paris , 5 quai aux Fleurs (IVe) (• plaque) le 17 novembre 1941, est un poète et romancier français, également compositeur, parolier, journaliste, auteur dramatique et conservateur de musée.

Sommaire

[modifier] Biographie

Il commence sa carrière d'auteur par la publication d'un recueil sulfureux pour son temps, La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, paru en 1882 sous le pseudonyme de « Sire de Chambley ». Il est conservateur du musée du Trocadéro de 1894 à 1903 et du musée de Cluny de 1903 à 1925. Un sixain de lui est gravé sur le socle de La Force brutale étouffant le génie, marbre par Cyprian Godebski (1888, Musée de Toulon). Il fait partie des Hydropathes et collabore à La Jeune France. Il est président de la Société des gens de lettres de 1920 à 1922. Il légua sa propriété, située sur l’île de Bréhat en Bretagne (Côtes-d’Armor), à la Cité internationale universitaire de Paris.

[modifier] Œuvres

  • La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, 1882
  • L’Âme nue, 1885
  • Amis, roman, 1887
  • Seul, roman en vers, 1890
  • L'Antechrist, 1893
  • L'Effort. La Madone. L'Antéchrist. L'Immortalité. La Fin du monde, 1894
  • Don Juan de Mañara, 1898
  • Jean Bart, 1900
  • Les Naufragés, 1902
  • Les Benoît, 1904
  • La Peur, 1907
  • Dieudonat, roman, 1912
  • Daâh, le premier homme, roman, 1914
  • La Démoralisation par le livre et par l'image, 1917
  • Choix de poésies, 1922
  • L'Oncle Maize, 1922
  • Vertige d'Afrique, roman, 1922
  • L'Histoire de la France expliquée au musée de Cluny, 1922
  • L'Amour et l'Esprit gaulois à travers l'histoire du XVe au XXe siècle (4 volumes, 1927-1929)
  • Autre temps, lithographies et dessins de Charles Léandre, 1930
  • Le Livre de mon chien, 1939
  • Mémoires des jours et des gens, 1946
Œuvres dramatiques et musicales
Paroles de chansons
  • Ouvre, chanson (paroles et musique), interprétée par Suzy Solidor, 1933
  • Le Bleu des bleuets chanté par Mathé Altéry
  • Chanson de l'adieu chanté par Mathé Altéry

[modifier] Rondel à l'adieu

Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce qu'on aime :
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.
C'est toujours le deuil d'un vœu,
Le dernier vers d'un poème :
Partir, c'est mourir un peu !
Et l'on part, et c'est un jeu,
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème à chaque adieu !
Partir, c'est mourir un peu...

[modifier] Voir aussi

[modifier] Lien interne

Wikisource propose un ou plusieurs textes écrits par Edmond Haraucourt.

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