Edmond Haraucourt

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Edmond Haraucourt

Edmond Haraucourt, né à Bourmont dans la Haute-Marne le et mort à Paris le , est un poète et romancier français, également compositeur, parolier, journaliste, auteur dramatique et conservateur de musée.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il commence sa carrière d'auteur par la publication d'un recueil sulfureux pour son temps, La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, paru en 1882 sous le pseudonyme de « Sire de Chambley » et contenant le Sonnet pointu qui préfigure les calligrammes de Guillaume Apollinaire. Il est conservateur du musée du Trocadéro de 1894 à 1903 et du musée de Cluny de 1903 à 1925. Un sixain de lui est gravé sur le socle de La Force brutale étouffant le génie, marbre par Cyprian Godebski (1888, Musée de Toulon). Il fait partie des Hydropathes et collabore à La Jeune France. Il est président de la Société des gens de lettres de 1920 à 1922.

Il vécut à Saint-Dizier dans le nord de la Haute-Marne dans une maison situé dans le centre de la rue du Docteur Mougeot.

Il légua sa propriété, située sur l’île de Bréhat (Côtes-d'Armor), à la Cité internationale universitaire de Paris.

Rondel de l'adieu[modifier | modifier le code]

Manuscrit autographe du Rondel de l'adieu
Plaque commémorative apposée sur le domicile parisien d'Edmond Haraucourt au no 5 du quai aux Fleurs

L'un de ses poèmes les plus connus, le Rondel de l'adieu, paru dans Seul en 1890, a été mis en musique par Francesco Paolo Tosti en 1902.


Partir, c'est mourir un peu,
C'est mourir à ce qu'on aime :
On laisse un peu de soi-même
En toute heure et dans tout lieu.
C'est toujours le deuil d'un vœu,
Le dernier vers d'un poème ;
Partir, c'est mourir un peu.
Et l'on part, et c'est un jeu,
Et jusqu'à l'adieu suprême
C'est son âme que l'on sème,
Que l'on sème à chaque adieu...
Partir, c'est mourir un peu.


La version imprimée du livre Perles de la poésie Française contemporaine, Bruxelles 1906, diffère à deux égards du manuscrit original. Dans le deuxième vers, qu'on est replacé par que l'on et ce vers est ajouté comme huitième vers. On obtient ainsi un parfait rondel français.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Légende des sexes, poèmes hystériques et profanes, 1882
  • L’Âme nue, 1885
  • Amis, roman, 1887
  • Seul, roman en vers, 1890
  • L'Antechrist, 1893
  • L'Effort. La Madone. L'Antéchrist. L'Immortalité. La Fin du monde, 1894
  • Don Juan de Mañara, 1898
  • Jean Bart, 1900
  • Les Naufragés, 1902
  • Les Benoît, 1904
  • La Peur, 1907
  • Dieudonat, roman, 1912
  • Daâh, le premier homme, roman, 1914
  • La Démoralisation par le livre et par l'image, 1917
  • Choix de poésies, 1922
  • L'Oncle Maize, 1922
  • Vertige d'Afrique, roman, 1922
  • L'Histoire de la France expliquée au musée de Cluny, 1922
  • L'Amour et l'Esprit gaulois à travers l'histoire du XVe au XXe siècle, 4 vol., 1927-1929
  • Autre temps, lithographies et dessins de Charles Léandre, 1930
  • Le Livre de mon chien, 1939
  • Mémoires des jours et des gens, 1946
Œuvres dramatiques et musicales
Paroles de chansons

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Ouvre, chanson (paroles et musique), interprétée par Suzy Solidor, 1933
  • Le Bleu des bleuets, chanté par Mathé Altéry
  • Chanson de l'adieu, chanté par Mathé Altéry