Bruyères
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| Bruyères | ||
La ville vue depuis la tour de l'Avison |
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Blason |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Vosges | |
| Arrondissement | Épinal | |
| Canton | Bruyères (chef-lieu) | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de la Vologne | |
| Maire Mandat |
Alain Blangy 2008-2014 |
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| Code postal | 88600 | |
| Code commune | 88078 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Bruyérois | |
| Population municipale |
3 291 hab. (2009) | |
| Densité | 205 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 390 m — Max. 704 m | |
| Superficie | 16,02 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site municipal | |
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Bruyères est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine.
Ses habitants sont appelés les Bruyérois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Bruyères est situé dans le massif vosgien à 27 km d'Épinal, 26 km de Saint-Dié-des-Vosges et 23 km de Gérardmer.
La cité occupe un plateau qui fait office de col entre les vallées de la Vologne au sud et de la Mortagne au nord. Elle est dominée à l'est par une première éminence du massif des Vosges, l'Avison, qui lui sert parfois de symbole.
Le toponyme Bruyères attesté en 1295 indique une brugariae en latin médiéval, soit une contrée de landes, un paysage vaste de landes et de petits bosquets à éricacées ou bruyères à l'époque gallo-romaine. Ses diverses graphies trouvées successivement dans les archives sont : Brueris, Bruierium, Bruyeris (1144), Bruières (XIIIe siècle), Bruyeres (1295), Bruyerre (1444), Brouyères (1473).
Histoire [modifier]
Le site de Bruyères a connu une occupation sur le sommet de la colline de l'Avison dès le IIIe siècle ou IVe siècle. Bruyères est le cas typique de l'ancien bourg castral, comme on en trouve de nombreux exemples en Lorraine. Le château fut fondé par le duc de Lorraine au Xe siècle sur les terres essartées du domaine de Champ, après que celui-ci est devenu voué du chapitre de Remiremont, qui commandait ces défrichements dans la vallée de la Vologne. La ville s'est ensuite développée en contrebas de la colline supportant le château ; on en a une première mention dans les archives du chapitre romarimontain vers 1189 sous le nom de Brueriis avec la mention d'une donation faite à une abbaye lorraine par "Gerardus de Brueriis". L'empereur Henri VI séjourna au château en 1196, ainsi que le duc Mathieu II de Lorraine dans les années 1230-40, mais le bourg commence à prendre véritablement de l'importance vers le milieu du XIIIe siècle lorsque la duchesse régente Catherine de Limbourg y établit un tonlieu; il devient une véritable ville lorsque le duc Ferry III, fils de cette dernière, le met avec Arches sous le coup de la loi de Beaumont.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Du 26 au 30 octobre 1944, Bruyères fut le théâtre de combats qui opposèrent le 442 RCT (442nd Regimental Combat Team), corps américain constitué de nippo-américains originaires de Hawaii et de Californie, et des troupes allemandes. Cette unité avait reçu pour mission de libérer un bataillon américain encerclé depuis le 24 octobre. À la fin de la bataille, on dénombra dans cette unité huit cents victimes, soit presque la moitié de l'effectif. En souvenir de ces combats et de la libération de la cité, les villes de Bruyères et de Honolulu furent jumelées en 1961[1]. La ville a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945.
Anecdote : pendant la Seconde Guerre mondiale, l'actuelle école Sainte-Jeanne-d'Arc abritait un hôpital où François Mitterrand fut soigné.
Administration [modifier]
Patrimoine [modifier]
- Les ruines de l'ancien château
- Tour de l'Avison
- Étangs de Pointhaie
- L'ancienne synagogue construite grâce au financement de Daniel Osiris. Inaugurée en septembre 1903, cette synagogue possède une belle et originale façade de grès rose inspirée de l'architecture industrielle. Elle a servi de culte jusqu'en 1939[3]. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a été utilisée par l'Armée allemande comme dépôt. Vendu la synagogue est devenue un atelier et s'est beaucoup dégradée. En 1990, la municipalité l'a acquise et une association, l'association Daniel Osiris, s'est créée pour aider à sa réhabilitation. la synagogue est devenue en 1993 le musée Henri-Mathieu, qui organise chaque année depuis 1998 une remarquable exposition d'arts et traditions populaires. fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 juillet 1991[4]. On y présente différentes collections comme l'ancienne pharmacie de l'hôpital et quelques œuvres de Jean Lurçat.
- L'ancienne Halle aux grains, devenue Collège puis bureau de poste
- Le tribunal du bailliage de Bruyères, actuel Hôtel de Ville.
- La Place Stanislas datant du XVIIIe siècle
- L'hôpital construit au XVIIIe siècle grâce au comte de Girecourt, Jean-François Humbert, originaire de cette ville.
- L'église Notre-Dame-de-l'Assomption
Personnages célèbres de Bruyères [modifier]
- Nés à Bruyères
- Varin Doron, bourgeois résistant à l'occupation bourguignonne de la Lorraine par Charles le Téméraire.
- Jean-François Humbert, comte de Girecourt (1663-1754), Secrétaire d'État et Chef du Conseil des Finances de Lorraine
- Abbé Jean-François Georgel (1731-1813), qui fut l'un des deux provicaires généraux nommés en 1803 dans le Diocèse de Nancy.
- Monseigneur Jean-Claude Miche (1805-1873)
- Henry Boucher (1847-1927), industriel et ministre du Commerce
- Gaston About, (1890-1954), député
- Jean Lurçat (1892-1966), tapissier et architecte du mouvement moderne
- Décédés ou inhumés à Bruyères
- Louis Marin, philosophe et homme d'État, enterré à Bruyères
- Gaston Litaize, compositeur (Prix de Rome), organiste et professeur, mort à Bruyères en 1991.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 3 248 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Transports [modifier]
Éducation [modifier]
La ville compte deux écoles maternelles et primaires, deux collèges - un public et un privé - et deux lycées - le LEGT public Jean-Lurçat et un lycée privé.
Jumelage [modifier]
La ville de Bruyères est jumelée avec [7]:
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D’azur, à la tour d’argent crénelée, accompagnée au canton dextre d’une maison avec deux panonceaux de même, et au sénestre d’une église avec son clocher, aussi d’argent, en chef trois étoiles d’argent.
Commentaires : Il est écrit dans le Livre de l’Hérauderie que ces armoiries font peut-être allusion à la tour de la Cabée ou aux constructions que le duc Ferry III de Lorraine fit ériger à Bruyères. Les trois étoiles symbolisent les pouvoirs du chef-lieu de prévôté : religieux, militaire et politique.
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| Blasonnement :
D'azur à la tour d'argent crénelée de trois pièces ouverte, ajourée et maçonnée de sable, adextrée d'une maison à trois panonceaux et sénestrée d'une église, aussi d'argent ; l'une et l'autre, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, le tout surmonté de trois étoiles en fasce d'argent et soutenu des mots Département des Vosges, du même, au franc quartier des villes de troisième classe[8].
Commentaires : Ces armoiries sont celles de Bruyères sous le 1er Empire, avec lettres patentes du 2 novembre 1810[9].
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- Les premières armes de Bruyères, authentifiées sous Henri II de Lorraine, étaient D'azur, à la montagne surmontée d'une ville entourée de murailles ; au centre, une église et son clocher ; à dextre et à sénestre, des maisons ; en chef, deux étoiles ; le tout d'argent.
Divers [modifier]
- Présence d'une télévision locale.
Sources [modifier]
- Site de l'Office de Tourisme Bruyères vallons des Vosges
- Site de la ville de Bruyères
- Statistique des Vosges
- Bruyères entre montagne et plateau lorrain - Acte des journées d'études vosgiennes des 28, 29, 30 octobre 2005 , 2006
- Claude Marchal, La Prévôté de Bruyères aux XVIe et XVIIe siècles, Thèse de Doctorat de l'Université Nancy 2, 1997
- Raphaël Tassin, Les Églises de la prévôté de Bruyères. Réfections et reconstructions (1661-1789), Langres, Éditions Dominique Guéniot, 2010[10].
Liens externes [modifier]
- (fr) Site de la ville de Bruyères
- (fr) Office de Tourisme Bruyères Vallons des Vosges
- (fr) Blog Photos et cartes postales anciennes de Bruyères
- (fr) Bruyères sur le site de l'Institut géographique national
- (fr) Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l'église de l'assomption de Notre Dame de Bruyères
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Voir le site de l'Office de Tourisme de Bruyères
- MairesGenWeb
- histoire de la synagogue de Bruyères
- Notice no PA00107342, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Jumelages
- couleur et symbolique des villes sous le 1er Empire et la Restauration (lettres patentes du 2 novembre 1810)
- couleur et symbolique des villes sous le 1er Empire et la Restauration (lettres patentes du 2 novembre 1810) Michel Pastoureau
- Editions Dominique Guéniot
