Bruyères
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| Bruyères | |
|---|---|
La ville vue depuis la tour de l'Avison |
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Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Lorraine |
| Département | Vosges |
| Arrondissement | Épinal |
| Canton | Bruyères (Chef-lieu) |
| Code commune | 88078 |
| Code postal | 88600 |
| Maire Mandat en cours |
Alain Blangy 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de la Vologne |
| Site web | Site municipal |
| Démographie | |
| Population | 3 315 hab. (2006) |
| Densité | 207 hab./km2 |
| Gentilé | Bruyérois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 390 m — maxi. 704 m |
| Superficie | 16,02 km2 |
Bruyères est une commune française, située dans le département des Vosges et la région Lorraine.
Ses habitants sont appelés les Bruyérois.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Bruyères est situé dans le massif vosgien à 27 km d'Épinal, à 26 km de Saint-Dié-des-Vosges et à 23 km de Gérardmer.
La cité occupe un plateau entre les vallées de la Vologne au sud et de la Mortagne au nord. Elle est dominée à l'est par une première éminence du massif des Vosges, l'Avison, qui lui sert parfois de symbole.
[modifier] Histoire
Le site de Bruyères a connu une occupation sur le sommet de la colline de l'Avison dès le IIIe siècle ou IVe siècle. Bruyères est le cas typique de l'ancien bourg castral, comme on en trouve de nombreux exemples en Lorraine. Le château fut fondé par le duc de Lorraine au Xe siècle sur les terres essartées du domaine de Champ, après que celui-ci est devenu voué du chapitre de Remiremont, qui commandait ces défrichements dans la vallée de la Vologne. La ville s'est ensuite développée en contrebas de la colline supportant le château ; on en a une première mention dans les archives du chapitre romarimontain vers 1189 sous le nom de Brueriis avec la mention d'une donation faite à une abbaye lorraine par "Gerardus de Brueriis". L'empereur Henri VI séjourna au château en 1196, ainsi que le duc Mathieu II de Lorraine dans les années 1230-40, mais le bourg commence à prendre véritablement de l'importance vers le milieu du XIIIe siècle lorsque la duchesse régente Catherine de Limbourg y établit un tonlieu; il devient une véritable ville lorsque le duc Ferry III, fils de cette dernière, le met, avec Arches sous le coup de la loi de Beaumont.
Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.
Du 26 au 30 octobre 1944, Bruyères fut le théâtre de combats qui opposèrent le 442 RCT (442nd Regimental Combat Team), corps américain constitué de nippo-américains originaires de Hawaii et de Californie, et des troupes allemandes. Cette unité avait reçu pour mission de libérer un bataillon américain encerclé depuis le 24 octobre. À la fin de la bataille, on dénombra dans cette unité 800 victimes, soit presque la moitié de l'effectif. En souvenir de ces combats et de la libération de la cité, les villes de Bruyères et de Honolulu furent jumelées en 1961[1]. La ville a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945.
Anecdote : pendant la Seconde Guerre mondiale, l'actuelle école Sainte-Jeanne-d'Arc abritait un hôpital où François Mitterrand fut soigné.
| Blasonnement
D’azur, à la tour d’argent crénelée, accompagnée au canton dextre d’une maison avec deux panonceaux de même, et au sénestre d’une église avec son clocher, aussi d’argent, en chef trois étoiles d’argent.
Commentaires : Il est écrit dans le Livre de l’Hérauderie que ces armoiries font peut-être allusion à la tour de la Cabée ou aux constructions que le duc Ferry III de Lorraine fit ériger à Bruyères. Les trois étoiles symbolisent les pouvoirs du chef-lieu de prévôté : religieux, militaire et politique.
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- Les premières armes de Bruyères, authentifiées sous Henri II de Lorraine, étaient D'azur, à la montagne surmontée d'une ville entourée de murailles ; au centre, une église et son clocher ; à dextre et à sénestre, des maisons ; en chef, deux étoiles ; le tout d'argent.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Qualité |
|---|---|---|
| Les données antérieures ne sont pas encore connues. | ||
| Depuis 2001 | Alain Blangy | Inspecteur de l'Éducation nationale |
| 1989 - 2001 | Alain Thirion | Industriel |
| 1977 - 1989 | Michel Langloix | Pharmacien - ancien conseiller général |
| 1976 - 1977 | Raymond Marx | |
| 1965 - 1976 | Roger Mercier | |
| 1953 - 1965 | René Drahon | |
| 1947 - 1953 | Louis Gillon | |
| 1945 - 1947 | Roger Mercier | |
| 1935 - 1940 | Roger Mercier | |
| 1912 - 1935 | Emile Mougel | |
| 1888 - 1904 | Roger Merlin | |
| 1847 - 1849 | Nicolas François Granferry | |
| 1841 - 1847 | Jean-Baptiste Loye | |
| 1839 - 1841 | Joseph Gérardin | |
| 1838 - 1839 | Paul Merlin | |
| 1830 - 1838 | Jean-Baptiste Granferry | |
| 1822 - 1830 | Jean-Baptiste Loye | |
[modifier] Patrimoine
- Les ruines de l'ancien château
- Tour de l'Avison
- Étangs de Pointhaie
- L'ancienne synagogue construite grâce au financement de Daniel Osiris. Inaugurée en septembre 1903, cette synagogue possède une belle et originale façade de grès rose inspirée de l'architecture industrielle. Elle a servi de culte jusqu'en 1939. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a été utilisée par l'Armée allemande comme dépôt. Vendu la synagogue est devenue un atelier et s'est beaucoup dégradée. En 1990, la municipalité l'a acquise et une association, l'association Daniel Osiris, s'est créée pour aider à sa réhabilitation. la synagogue est devenue en 1993 le musée Henri-Mathieu, qui organise chaque année depuis 1998 une remarquable exposition d'arts et traditions populaires. fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 juillet 1991[2]. On y présente différentes collections comme l'ancienne pharmacie de l'hôpital et quelques œuvres de Jean Lurçat.
- L'ancienne Halle aux grains, devenue Collège puis bureau de poste
- Le tribunal du bailliage de Bruyères, actuel Hôtel de Ville.
- La Place Stanislas datant du XVIIIe siècle
- L'hôpital construit au XVIIIe siècle grâce au comte de Girecourt, Jean-François Humbert, originaire de cette ville.
- L'église Notre-Dame-de-l'Assomption
[modifier] Personnages célèbres de Bruyères
- Nés à Bruyères
- Varin Doron
- Jean-François Humbert, comte de Girecourt (1663-1754), Secrétaire d'État et Chef du Conseil des Finances de Lorraine
- Abbé Jean-François Georgel (1731-1813), qui fut l'un des deux provicaires généraux nommés en 1803 dans le Diocèse de Nancy.
- Monseigneur Jean-Claude Miche (1805-1873)
- Henry Boucher (1847-1927), ministre du Commerce
- Gaston About, (1890-1954), député
- Jean Lurçat (1892-1966), tapissier
- Décédés ou inhumés à Bruyères
- Louis Marin, philosophe et homme d'État, enterré à Bruyères
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 3639 | 3767 | 3852 | 3679 | 3368 | 3362 | 3315[3] |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||
| 1585 | 1618 | 1668 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 147 | 90 | 58 | ||||||||||||
| Ce dénombrement se fait en conduits ou feux (sources : Archives départementales de Meurthe-et-Moselle) | ||||||||||||||
[modifier] Éducation
La ville compte deux écoles maternelles et primaires, deux collèges - un public et un privé - et deux lycées - le LEGT public Jean Lurçat et un lycée privé.
[modifier] Jumelage
La ville de Bruyères est jumelée avec : [5]
[modifier] Transports
[modifier] Sources
- Site de l'Office de Tourisme Bruyères vallons des Vosges
- Site de la ville de Bruyères
- Bruyères entre montagne et plateau lorrain - Acte des journées d'études vosgiennes des 28, 29, 30 octobre 2005 , 2006
- Claude Marchal, La Prévôté de Bruyères aux XVIe et XVIIe siècles, Thèse de Doctorat de l'Université Nancy 2, 1997
- Raphaël Tassin, Les Églises de la prévôté de Bruyères. Réfections et reconstructions (1661-1789), Langres, Éditions Dominique Guéniot, 2010[6].
[modifier] Liens externes
- (fr) Site de la ville de Bruyères
- (fr) Office de Tourisme Bruyères Vallons des Vosges
- (fr) Blog Photos et cartes postales anciennes de Bruyères
- (fr) Bruyères sur le site de l'Institut géographique national
- (fr) Site sur les orgues du Département des Vosges : Page sur l'orgue de l'église de l'assomption de Notre Dame de Bruyères
[modifier] Notes
- Voir le site de l'Office de Tourisme de Bruyères
- Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00107342 » sur www.culture.gouv.fr.
- Insee juin 2007 enquête annuelle de recensement 2006
- Bruyères sur le site de l'Insee
- Jumelages
- www.editionsgueniot.fr
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