Bruyères

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Bruyères
La ville vue depuis la tour de l'Avison
La ville vue depuis la tour de l'Avison
Blason de Bruyères
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Bruyères (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Vologne-Durbion
Maire
Mandat
Yves Bonjean
2014-2020
Code postal 88600
Code commune 88078
Démographie
Gentilé Bruyérois
Population
municipale
3 204 hab. (2011)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 12′ 30″ N 6° 43′ 16″ E / 48.20833333333, 6.7211111111148° 12′ 30″ Nord 6° 43′ 16″ Est / 48.20833333333, 6.72111111111  
Altitude Min. 390 m – Max. 704 m
Superficie 16,02 km2
Localisation

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Bruyères
Liens
Site web Site municipal

Bruyères est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Bruyérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bruyères est situé dans le massif vosgien à 27 km d'Épinal, 26 km de Saint-Dié-des-Vosges et 23 km de Gérardmer.

La cité occupe un plateau qui fait office de col entre les vallées de la Vologne au sud et de la Mortagne au nord. Elle est dominée à l'est par une première éminence du massif des Vosges, l'Avison, qui lui sert parfois de symbole.

le symbole de Bruyères
Le coq de Bruyères

Le toponyme Bruyères attesté en 1295 indique une brugariae en latin médiéval, soit une contrée de landes, un paysage vaste de landes et de petits bosquets à éricacées ou bruyères à l'époque gallo-romaine. Ses diverses graphies trouvées successivement dans les archives sont : Brueris, Bruierium, Bruyeris (1144), Bruières (XIIIe siècle), Bruyeres (1295), Bruyerre (1444), Brouyères (1473).

Communes limitrophes de Bruyères
Grandvillers Grandvillers
Brouvelieures
Vervezelle
Belmont-sur-Buttant
Viménil Bruyères La Chapelle-devant-Bruyères
Fays Laval-sur-Vologne
Champ-le-Duc
Laveline-devant-Bruyères

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Bruyères a connu une occupation sur le sommet de la colline de l'Avison dès le IIe ou IVe siècle. Bruyères est le cas typique de l'ancien bourg castral, comme on en trouve de nombreux exemples en Lorraine. Le château fut fondé par le duc de Lorraine au Xe siècle sur les terres essartées du domaine de Champ, après que celui-ci est devenu voué du chapitre de Remiremont, qui commandait ces défrichements dans la vallée de la Vologne. La ville s'est ensuite développée en contrebas de la colline supportant le château ; on en a une première mention dans les archives du chapitre romarimontain vers 1189 sous le nom de Brueriis avec la mention d'une donation faite à une abbaye lorraine par "Gerardus de Brueriis". L'empereur Henri VI séjourna au château en 1196, ainsi que le duc Mathieu II de Lorraine dans les années 1230-40, mais le bourg commence à prendre véritablement de l'importance vers le milieu du XIIIe siècle lorsque la duchesse régente Catherine de Limbourg y établit un tonlieu; il devient une véritable ville lorsque le duc Ferry III, fils de cette dernière, le met avec Arches sous le coup de la loi de Beaumont.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Du 26 au 30 octobre 1944, Bruyères fut le théâtre de combats qui opposèrent le 442 RCT (442nd Regimental Combat Team), corps américain constitué de nippo-américains originaires de Hawaii et de Californie, et des troupes allemandes. Cette unité avait reçu pour mission de libérer un bataillon américain encerclé depuis le 24 octobre. À la fin de la bataille, on dénombra dans cette unité huit cents victimes, soit presque la moitié de l'effectif. En souvenir de ces combats et de la libération de la cité, les villes de Bruyères et de Honolulu furent jumelées en 1961[1]. La ville a été décorée de la Croix de guerre 1939-1945.

Article détaillé : Bataille de Bruyères.

Anecdote : pendant la Seconde Guerre mondiale, l'actuelle école Sainte-Jeanne-d'Arc abritait un hôpital où François Mitterrand fut soigné.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Vue aérienne
Cimetière : le carré militaire
Le Kiosque et la fontaine Neptune
Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Yves Bonjean   Technicien territorial
mars 2001 mars 2014 Alain Blangy DVD Inspecteur de l'Éducation nationale
mars 1989 mars 2001 Alain Thirion   Industriel
mars 1977 mars 1989 Michel Langloix   Pharmacien, ancien conseiller général
1976 1977 Raymond Marx    
1965 1976 Roger Mercier    
1953 1965 René Drahon    
1947 1953 Louis Gillon    
1945 1947 Roger Mercier    
1943 1945 Henri Veyrier   Industriel textile
1935 1940 Roger Mercier    
mai 1912 1935 Joseph Émile Mougel    
décembre 1910 mai 1912 Roger Merlin    
mai 1908 décembre 1910 Victor Litaize    
mai 1904 mai 1908 Charles Spitz    
1888 1904 Roger Merlin    
1847 1849 Nicolas François Granferry    
1841 1847 Jean-Baptiste Loye    
1839 1841 Joseph Gérardin    
1838 1839 Paul Merlin    
1830 1838 Jean-Baptiste Granferry    
1822 1830 Jean-Baptiste Loye    
Les données manquantes sont à compléter.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les ruines de l'ancien château
  • Tour de l'Avison
  • Étangs de Pointhaie
  • L'ancienne synagogue construite grâce au financement de Daniel Osiris. Inaugurée en septembre 1903, elle possède une belle et originale façade de grès rose inspirée de l'architecture industrielle. Elle a servi de lieu de culte jusqu'à l'invasion allemande de 1940[3]. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle a été utilisée par l'Armée allemande comme dépôt. Vendue, la synagogue est devenue un atelier et s'est beaucoup dégradée. En 1990, la municipalité l'a acquise et une association, l'association Daniel Osiris qui s'est créée pour aider à sa réhabilitation. En 1993, la générosité d’Henri Mahieu[4], a permis le sauvetage de la synagogue et sa transformation en musée. Le musée Henri-Mathieu, qui organise chaque année depuis 1998 une remarquable exposition d'arts et traditions populaires, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 juillet 1991[5] et aspire à devenir le musée du judaïsme vosgien. On y présente différentes collections comme l'ancienne pharmacie de l'hôpital et quelques œuvres de Jean Lurçat.
  • L'ancienne Halle aux grains, devenue Collège puis bureau de poste
  • Le tribunal du bailliage de Bruyères, actuel Hôtel de Ville.
  • La Place Stanislas datant du XVIIIe siècle
  • L'hôpital construit au XVIIIe siècle grâce au comte de Girecourt, Jean-François Humbert, originaire de cette ville.
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption
L'église de Bruyères vue de l'Avison

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Bruyères 
Décédés ou inhumés à Bruyères 

Démographie[modifier | modifier le code]

Centre ville, église et motte castrale

En 2011, la commune comptait 3 204 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 912 1 911 2 118 2 160 2 328 2 359 2 343 2 494 2 367
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 379 2 410 2 428 2 849 2 825 2 630 4 221 4 422 3 550
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 724 4 450 3 363 2 908 3 266 3 549 3 269 3 514 3 639
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
3 767 3 852 3 679 3 368 3 362 3 315 3 204 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte deux écoles maternelles et primaires, deux collèges - un public et un privé - et deux lycées - le LEGT public Jean-Lurçat et un lycée privé.

Culture[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans en Juillet, le "Festival des Epinettes" s'installe dans le centre ville de Bruyères et divers lieux alentours. Il célèbre l'instrument local, l'épinette des Vosges, et tous ses cousins (instruments à cordes de type cithare) répartis dans le monde. L'originalité du concept et la convivialité de la programmation draine un public français et étranger plus nombreux à chaque édition.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Bruyères est jumelée avec [10]:

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur, à la tour d’argent crénelée, accompagnée au canton dextre d’une maison avec deux panonceaux de même, et au sénestre d’une église avec son clocher, aussi d’argent, en chef trois étoiles d’argent.
Commentaires : Il est écrit dans le Livre de l’Hérauderie que ces armoiries font peut-être allusion à la tour de la Cabée ou aux constructions que le duc Ferry III de Lorraine fit ériger à Bruyères. Les trois étoiles symbolisent les pouvoirs du chef-lieu de prévôté : religieux, militaire et politique.
Blason Blasonnement :
D'azur à la tour d'argent crénelée de trois pièces ouverte, ajourée et maçonnée de sable, adextrée d'une maison à trois panonceaux et sénestrée d'une église, aussi d'argent ; l'une et l'autre, ouvertes, ajourées et maçonnées de sable, le tout surmonté de trois étoiles en fasce d'argent et soutenu des mots Département des Vosges, du même, au franc quartier des villes de troisième classe[11].
Commentaires : Ces armoiries sont celles de Bruyères sous le 1er Empire, avec lettres patentes du 2 novembre 1810[12].
Les premières armes de Bruyères, authentifiées sous Henri II de Lorraine, étaient D'azur, à la montagne surmontée d'une ville entourée de murailles ; au centre, une église et son clocher ; à dextre et à sénestre, des maisons ; en chef, deux étoiles ; le tout d'argent.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruyères entre montagne et plateau lorrain - Acte des journées d'études vosgiennes des 28, 29, 30 octobre 2005 , 2006
  • Claude Marchal, La Prévôté de Bruyères aux XVIe et XVIIe siècles, Thèse de Doctorat de l'Université Nancy 2, 1997
  • Raphaël Tassin, Les Églises de la prévôté de Bruyères. Réfections et reconstructions (1661-1789), Langres, Éditions Dominique Guéniot, 2010[13].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir le site de l'Office de Tourisme de Bruyères
  2. MairesGenWeb
  3. histoire de la synagogue de Bruyères
  4. Henri Mahieu, Juste parmi les Nations
  5. « Notice no PA00107342 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Jean-Baptiste Mougeot sur le catalogue de la BNF
  7. « Mougeotia sp. C.Agardh 1824 », sur lenaturaliste.net
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. Jumelages
  11. couleur et symbolique des villes sous le 1er Empire et la Restauration (lettres patentes du 2 novembre 1810)
  12. couleur et symbolique des villes sous le 1er Empire et la Restauration (lettres patentes du 2 novembre 1810) Michel Pastoureau
  13. Editions Dominique Guéniot