Charmes (Vosges)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Charmes.
Charmes
Panorama depuis le lieu-dit du Haut-du-Mont
Panorama depuis le lieu-dit du Haut-du-Mont
Blason de Charmes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Canton Charmes (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Moyenne Moselle
Maire
Mandat
Robert Colin
2014-2020
Code postal 88130
Code commune 88090
Démographie
Gentilé Carpinien(ne)s
Population
municipale
4 641 hab. (2011)
Densité 198 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 21″ N 6° 17′ 36″ E / 48.3725, 6.2933333333348° 22′ 21″ Nord 6° 17′ 36″ Est / 48.3725, 6.29333333333  
Altitude Min. 258 m – Max. 385 m
Superficie 23,49 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte administrative de Lorraine
City locator 14.svg
Charmes

Géolocalisation sur la carte : Lorraine

Voir sur la carte topographique de Lorraine
City locator 14.svg
Charmes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Charmes

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Charmes
Liens
Site web www.ville-charmes.fr

Charmes est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine. L'appellation Charmes-sur-Moselle, fréquente sur les cartes postales anciennes, est parfois utilisée à des fins touristiques.

Ses habitants sont appelés les Carpiniens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Charmes se trouve entre Nancy et Épinal, au pied d’une colline des Côtes de Moselle nommée le Haut du Mont et près d’une vaste forêt, la forêt de Ternes.
Traversée par le Canal de l'Est et la Moselle, son environnement naturel est préservé.
Sur les bords du canal de l'Est se trouvent un port de plaisance et un vaste ensemble destiné aux camping-cars. Charmes est une cité dont le développement touristique bénéficie de ses infrastructures, de sa situation à mi-chemin entre Nancy et Épinal et de la proximité de la voie rapide (Lorraine vers Suisse et Italie) et du Massif vosgien. Son altitude moyenne par rapport au niveau de la mer est de 284 mètres.

Communes limitrophes de Charmes
Socourt Chamagne
Saint-Germain
Saint-Germain
Saint-Rémy-aux-Bois
Florémont Charmes Essegney
Rugney Brantigny Vincey
Ubexy

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom des habitants de cette ville, les Carpiniens, est dérivé de « Carpini », nom sous lequel Charmes se lit dans le « parvillé » du diocèse de Toul en référence à sa forêt plantée de charmes.

L'origine de Charmes remonte à l'époque gallo-romaine : avec une castra stativa ou une villa.

Les remparts

.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : bataille de la trouée de Charmes.

Seconde Guerre mondiale et reconstruction[modifier | modifier le code]

En 1944, lors de la libération de la France, les derniers occupants allemands évacuent la ville le 1er septembre. Le lendemain 2 septembre, le maquis du lieutenant Paul Martin prend l'hôtel-de-ville[1]. Mais le 3 septembre, deux automobiles de la Feldgendarmerie allemande parcourent les rues, elles sont alors attaquées par les maquisards. Les véhicules sont mis hors d'usage, un feldgendarme est tué, un autre est fait prisonnier mais les autres parviennent à s'échapper[1]. L'après-midi une troupe allemande forte de 300 soldats d'infanterie appuyés par 3 blindés arrive par la route d'Essegney[1]'. Après un engagement avec les maquisards, et la perte d'un blindé sur une mine, ils se retirent dans la soirée. Le lundi 4 septembre, à défaut d'attaque allemande, les FFI essayent de renforcer leurs défenses. Mais ils sont faiblement armés : 4 mitrailleuses, quelques mitraillettes et de vieux fusils Lebel[1]. À la tombée de la nuit, 600 Waffen SS attaquent. Après une résistance sur le pont de la Moselle, le combat se poursuit dans le village[1]. Le lendemain, 5 septembre les Allemands maîtres des lieux se livrent au pillage, incendient la ville et déportent plus de 150 personnes[1] dans les camps de concentration. 100 d'entre eux ne reviendront pas dont le maire, Henri Breton, âgé de 76 ans. La ville ne sera libérée que le 12 septembre par les Américains, les Allemands l'évacuant après un violent bombardement de l'artillerie alliée[1].

Des témoignages émouvants de solidarité sont apportés de tous côtés, en particulier de Madagascar et par l'Association américaine « Arcanum et 75e Division Fondation ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la levrette d'argent, tenant en ses pattes une croix de Lorraine d'or.
Commentaires : Le sceau de Charmes du XVIIe siècle représentait un chien passant sans indication d'émaux. Le blason actuel apparaît dès le siècle suivant, il est accompagné de la devise qui témoigne de la fidélité de ses habitants envers les ducs de Lorraine[2]. Le blason communal représenté sur la facade de l'hôtel de ville est légèrement différent. L'artiste qui le réalisa plaça la croix de Lorraine dans un écusson de gueules et contourna la tête de la levrette.

La ville de Charmes est titulaire de la Croix de Guerre 39-45 depuis le 11 novembre 1948.

Sa devise est « La fidélité charme les cœurs »

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Nicolas, fin XVe siècle (1493). Un vitrail dit des trois morts et des trois vifs, représentation montrant trois jeunes gentilshommes interpellés dans un cimetière par trois morts, qui leur rappellent la brièveté de la vie et l'importance du salut de leur âme. L'orgue de l'église a été construit par Jacquot-lavergne en 1956[6]. La chapelle Saint-Hubert fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 13 juin 1913[7]. Le reste de l'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 3 juillet 1926[7].
  • Chapelle des morts dédiée à Notre-Dame-de-Grâce et plus anciennement à Notre-Dame-de-Pitié, fondée vers 1480 par Jean THOMASSIN dit LE PETIT THOMASSIN, avec ses statues des XIVe et XVIe siècles. Elle fut parfois connue sous le nom de Chapelle du cimetière, un cimetière l'ayant entourée jusque la fin du 19° siècle. Le fondateur, LE PETIT THOMASSIN, y fut inhumé comme le rappelle une inscription près de l'autel : "Cy gist le petit Thomassin de Charme fondateur de ceste chapelle qui trespassa le 24 mars 1498".

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Maison de Maurice Barrès.
  • L'écomusée du Battant dans une ancienne scierie utilisant l'énergie hydrolique.
  • Stèle à Maurice Barrès sur la place principale "De la campagne en toute saison, s'éléve le chant des morts. Un vent léger le porte et le disperse comme une senteur. Que son appel vous oriente" (Amori et dolori sacrum, 1903).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

La Levrette de Charmes 
C'est une spécialité de confiserie chocolatière aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'une nougatine enrobée de chocolat amer et fourrée d'une ganache au parfum de framboise. La levrette de Charmes tirait son nom de l'emblème de la ville, un lévrier, et avait été créée dans les années 1980 par un groupement de pâtissiers de Charmes. La fabrication de cette spécialité a été progressivement arrêtée par les pâtissiers-chocolatiers de la ville dans les années 1990.

Grandes brasseries de Charmes[modifier | modifier le code]

Pendant 107 ans de 1864 à 1971, la ville de Charmes a brassé de nombreuses bières dont Kanterbräu qui fut l'une des plus grandes brasseries françaises[réf. nécessaire] en produisant 70 000 hectolitres de bière annuellement parmi les 2732 existantes en France à la fin du XIXe siècle.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Robert Colin UDI  
mars 2001 mars 2014 Gilbert Claudel    
avril 1992 2001 Marcel Martin   Maire de Nancy de 1970 à 1977, sénateur de 1965 à 1974
1989 mars 1992 Jean Felten    
novembre 1965 1989 Marcel Gourmand (1920-2008)   Conseiller général, élu 4 mandats successifs
mars 1959 1965 Gaston Arnould    
août 1954 1959 Georgette Didierjean    
octobre 1947 1954 René Didierjean    
mai 1945 1947 Georges Pauly    
décembre 1944 1945 René Fafournoux    
mai 1925 1944 Henri Breton    
mai 1913 1925 Étienne Simard    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 641 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
2 582 2 686 2 741 2 729 2 962 2 920 2 883 3 023 3 034
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 059 3 090 3 026 3 138 3 250 3 308 3 362 3 644 3 696
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 092 4 138 4 151 4 332 4 189 4 105 3 783 5 030 5 177
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
5 221 5 702 5 225 4 721 4 665 4 561 4 641 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. Barrès par F. Valloton

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la Belgique Bertrix (Belgique) depuis 1967

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Buisson, Notice biographique sur l'abbé Galland, curé de Charmes. Députés aux États généraux. 1738-1793, Saint-Dié, 1892.
  • Étienne Hanus, La grande brasserie de Charmes, Éditions Serpenoise, 1999.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g La Libération de la France jour après jour de Dominique Lormier, éd. Le Cherche midi, 2012, pages 216 et 217
  2. C. Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Evêchés. Loc. cit., p. 76
  3. (fr) Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2009 : Vosges : Commune de Charmes (JORF n°0084 du 10 avril 2010 p. 6840)
  4. « Notice no PA00107105 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. http://www.fondation-patrimoine.org/fr/lorraine-15/tous-les-projets-722/detail-maison-des-loups-a-charmes-435
  6. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise,‎ 1991, 677 p. (ISBN 2-87692-093-X), p. 176 à 179
  7. a et b « Notice no PA00107104 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. MairesGenWeb - La base de donnees des Maires de France
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011