Saulcy-sur-Meurthe

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Saulcy-sur-Meurthe
L'église construite après la guerre de 39-45
L'église construite après la guerre de 39-45
Blason de Saulcy-sur-Meurthe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Saint-Dié-des-Vosges
Canton Saint-Dié-des-Vosges-Est
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Haute Meurthe
Maire
Mandat
Jacques Jallais
2014-2020
Code postal 88580
Code commune 88445
Démographie
Gentilé Salixien(ne)s
Population
municipale
2 385 hab. (2011)
Densité 146 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 14′ 14″ N 6° 57′ 38″ E / 48.2372222222, 6.96055555556 ()48° 14′ 14″ Nord 6° 57′ 38″ Est / 48.2372222222, 6.96055555556 ()  
Altitude 392 m (min. : 359 m) (max. : 740 m)
Superficie 16,37 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saulcy-sur-meurthe.fr

Saulcy-sur-Meurthe est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Salixiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Genêts en fleurs au pied du Kemberg

Comme son nom l'indique, Saulcy est traversée par la Meurthe, qui s'augmente des eaux du Mandresey et du ruisseau de l'Anoux. Les altitudes y varient de 359 m à 740 m, culminant dans le massif du Kemberg, près de la Roche d'Anozel qui offre un large panorama sur la commune. La surface de la forêt communale est de 218 hectares, dont 90 ont été détruits à 100 % par la tempête de décembre 1999.

C'est la première agglomération traversée par la D 415 en quittant Saint-Dié-des-Vosges en direction de Gérardmer ou de Colmar. Le trafic important génère parfois des bouchons, particulièrement en fin de week-end mais le remplacement des feux tricolores par un giratoire a rendu la circulation plus fluide.

L'habitat est assez dispersé, bordant l'ancienne nationale, la départementale D58 et les voies menant aux quartiers de Claingoutte, du Moncel ou d'Anozel. Seuls les hameaux des Censes et du Pair, au nord, se détachent réellement de l'agglomération.

Communes limitrophes de Saulcy-sur-Meurthe
Saint-Dié des Vosges Saint-Dié des Vosges
Sainte-Marguerite
Sainte-Marguerite
Entre-deux-Eaux
Taintrux Saulcy-sur-Meurthe Entre-deux-Eaux
Saint-Léonard
Taintrux
Saint-Léonard Mandray

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première trace écrite de Saulcy dans les archives administratives remonte à 1188. Salzeis possède une identité propre. La contrée ou localité est une très ancienne dépendance du ban saint Dié. Elle est présente dès l'origine du ban, dumoins dans les légendes écrites à la fin du onzième siècle et recopiées avec les nécessaires adaptations ensuite.

Les archives la dénomment en 1380 Sausis et 1400 Saulcy. La forme phonétique est quasiment fixée. Pierre Estivandier relève 28 variantes orthographiques du toponyme de la localité depuis son origine jusqu'en 1854, date de sa dénomination définitive.

Salzeis (1188); Saucis (1219); Sauscis (1290); Ban de Sauciz (1290); A Sacis et au ban (1284); Bans de Sasis (XIIIe siècle); Sacei (vers 1300); Sancis (1309); Saucilz (1342); Saucil (1357); Salcis (1360); Sassis (1373); Salsy (1390); Salcy (1394); Saucy (1400); Sautix, Sauctix (1402); Saulcy, Sacy, Saucis (xive siècle); Salciis (1412); Sachsiss (1419); Sacy (1428); Saulci (1428); Salci (1456); La ville de Saulci (1456); Saussy (1472); Saulcy proche Sainct Lienart (1502); Le Saulcy (XVIIe siècle); Salicetum (1768); Lesaulcy (An X).

Saulcy, du latin salis , suffixé au féminin, est un nom plus que fréquent en toponymie, les saussaies sont des lieux humides, où prospèrent les saules[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saulcy est une communauté du Val de Galilée au treizième siècle. Le Chesnois est siège d'un doyenné du chapitre de Saint-Dié, haut, moyen et bas justicier. Les familles sont assujetties à plusieurs seigneurs.

Lors de la Guerre de 1939-1945, tout comme pendant la Première Guerre mondiale, Saulcy-sur-Meurthe a quasiment été complètement détruit. Du vieux Saulcy, il ne reste en effet que trois maisons. À la Libération, le 21 novembre 1944, 325 familles sur 400 étaient sans abri. La ville de Moulins aida financièrement à la reconstruction.

La ville abrite une nécropole militaire.

Blason Blasonnement :
D'azur, au saule arraché d'argent accompagné en pointe d'une chaîne de cinq maillons du même posée en fasce et brisée au milieu, à dextre d'un écusson d'or, à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent et à sénestre d'une écusson d'argent, à trois écussons de gueules.
Commentaires : Le blason a été officialisé en 1954. Le saule arraché évoque le nom de la localité et la chaîne brisée symbolise la résistance dont a fait preuve la commune lors des deux guerres mondiales. L’écu de Lorraine et celui des Ribeaupierre, d’argent à trois écussons de gueules, sont les emblèmes des anciens seigneurs du lieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    René Vaucourt    
1977 1995 Robert Petot SE Entrepreneur T.P.
1995 mars 2001 Jean-Claude Pebay SE Médecin
mars 2001 mars 2008 Anne Delhoume UMP Ne se représente pas en 2008
mars 2008 en cours Jacques Jallais DVD  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 385 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
907 952 1 075 1 187 1 301 1 297 1 230 1 245 1 107
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 050 1 092 1 260 1 244 1 249 1 152 1 523 1 721 1 656
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 624 1 270 1 393 1 305 1 431 967 1 383 1 586 1 654
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 - -
1 727 1 866 1 898 2 103 2 303 2 360 2 385 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Un projet d'exploitation d'eau de source, voire d'eau minérale, est en cours[Quand ?].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nécropole nationale[modifier | modifier le code]

La nécropole nationale et le monument aux morts

Un cimetière militaire, à statut de nécropole nationale, se situe un peu à l'extérieur de la localité, sur une hauteur, au milieu des sapins.

Les 2 565 corps, dont 1 174 réunis en deux ossuaires, proviennent des cimetières de guerre du col du Bonhomme, de la Schlucht, de Gérardmer, de Mandray, du Valtin ou de La Croix-aux-Mines[4]. Ils ont été regroupés pendant et après la Première Guerre mondiale. Des aménagements ont été effectués dans les années 1930 et un monument aux morts y a été édifié par l'Union nationale des Combattants. Les tombes des soldats allemands sont regroupées dans le Carré allemand. À l'entrée de la nécropole, une plaque commémorative, apposée en octobre 1989, rend hommage à huit soldats américains tombés dans la région le 22 novembre 1944.

Comme c'est la cas pour les autres nécropoles nationales, les sépultures sont entretenues à perpétuité par l'État qui en assure la pérennité.

De 2004 à 2006, une recherche menée par de nombreux internautes a permis d'identifier l'Inconnu de Saulcy avec pour seul indice une alliance marquée « LC ED 7-2-14 »[5].

Ancienne mine de cuivre d'Anozel[modifier | modifier le code]

Entrée de la mine d'Anozel

Cette mine se trouve au pied du massif du Kemberg. Probablement commencée dès l'époque médiévale, elle a connu son apogée au XVIe siècle et a été reprise pour une courte période au début du XVIIe siècle[6].

Église[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le village natal de René Fonck

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Estivandier, Saulcy sur Meurthe et le Val de Galilée, Imprimerie Loos, Saint-Dié, 1974, 120 p. (humeurs et digressions, avec parfois des précisions locales, en particulier économiques, ethnologiques et historiques)
  • Sylviane Cousin, Claude Royer, François Sigaut, introduction de Jean Cuisenier, Le guide du patrimoine rural, Besançon, Les guides de la manufacture,‎ 1991, 382 p. (ISBN 2-7377-0237-2)
    400 musées, écomusées, collections d’agriculture présentés par l’association française des musées d’agriculture : Deuxième édition revue et actualisée. Ouvrage publié avec le concours de la Direction des Musées de France (D.M.F.) : 13. Lorraine, pp. 215 à 228. La ferme musée Le Moho de Soyotte à Saulcy-sur-Meurthe ; Premier prix du concours de l'année du patrimoine pour la Lorraine en 1980, p. 227

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  4. La nécropole de Saulcy-sur-Meurthe sur Memorial Gen Web
  5. Le site de L'Inconnu de Saulcy
  6. Minéraux et Mines du Massif Vosgien, par Jean-Luc Hohl, Éditions du Rhin (Mulhouse), 1994