Jaligny-sur-Besbre

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Jaligny-sur-Besbre
Jaligny-sur-Besbre
Jaligny-sur-Besbre
Blason de Jaligny-sur-Besbre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Jaligny-sur-Besbre
Intercommunalité Communauté de communes Val de Besbre Sologne Bourbonnaise
Maire
Mandat
Michel Laurent
2014-2020
Code postal 03220
Code commune 03132
Démographie
Gentilé Jalignois
Population
municipale
610 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 22′ 51″ N 3° 35′ 34″ E / 46.380833, 3.592778 ()46° 22′ 51″ Nord 3° 35′ 34″ Est / 46.380833, 3.592778 ()  
Altitude Min. 239 m – Max. 307 m
Superficie 9,63 km2
Localisation

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Jaligny-sur-Besbre est une commune française située dans le département de l'Allier et la région Auvergne. Autrefois appelée Jaligny, elle a pris son nom actuel le 20 novembre 1967.

C'est une des plus anciennes villes du Bourbonnais. Elle aurait été fondée en l'an 67 et doit sa célébrité à un château fort important dont les différents seigneurs ont joué un rôle assez actif dans l'histoire à compter du XIIe siècle.

Malgré ses dimensions modestes, Jaligny porte le titre de ville depuis l'époque médiévale, qualité confirmée en 1569[1] et 1752[2] dans l'énumération des villes closes du Bourbonnais. Jadis close de murailles, son enceinte avait la forme d'une demi-circonférence. La domination des seigneurs de Bourbon ayant longtemps été limitée à la région proche de Moulins, la plus grande partie du territoire arrosé par la Besbre et ses affluents, et, plus à l'est, par la Lodde, se trouvait placée dans le ressort de la puissante seigneurie de Jaligny.

Géographie[modifier | modifier le code]

Département de l'Allier

Jaligny est sis en Sologne bourbonnaise, sur les contreforts des monts du Forez et de la Madeleine, dans la vallée de la Besbre, affluent direct de la Loire. Cette région de la Moyenne Besbre, parfois appelée la « vallée des châteaux », se trouve en pointe de la riche plaine de Forterre. Elle est, de ce fait, l'une des aires les plus prospères de production de bovins charolais, de dindes et volailles fermières.

Le territoire de la commune possède de nombreux atouts : environnement naturel de grande qualité, paysage de bocage, relief vallonné et surfaces boisées, bords de Besbre, étangs, atmosphère de tranquillité, sentiers de promenade, randonnée, pêche et chasse, produits du terroir de qualité et un patrimoine architectural intéressant.

Faubourgs et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et zones bâties

Le faubourg de Marseigne est situé sur la rive gauche de la Besbre. Paroisse sous l'Ancien Régime, la commune créée vers 1790 a été absorbée par la commune de Jaligny dans les années qui ont suivi. La paroisse a été rattachée à celle de Jaligny en 1797.

À l'extrémité sud-est du territoire communal, sur la route du Donjon (RD 989), se trouve le hameau des Joules.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Jaligny est limitrophe de celui des communes de Thionne, au nord-ouest, de Châtelperron, au nord-est et à l'est, de Chavroches, au sud, et de Treteau, au sud-ouest.

Communes limitrophes de Jaligny-sur-Besbre
Thionne Châtelperron
Jaligny-sur-Besbre Châtelperron
Treteau Chavroches

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située au croisement des axes Moulins - La Clayette (RD 989) et Dompierre-sur-Besbre - Lapalisse (CD 480).

Voies routières

Par voie routière, Jaligny est à environ 30 km au sud-est de Moulins et 40 km au nord-est de Vichy. On peut rejoindre la Route nationale 79, portion de la route Centre-Europe Atlantique à Diou (25 km) ou en passant par Le Donjon (environ 30 km).

Les gares ferroviaires les plus proches sont Moulins (30 km) et Saint-Germain-des-Fossés (28 km) et, pour le transport de marchandises, Dompierre-sur-Besbre (19 km), 3e gare de fret d'Auvergne.

La commune est desservie par 3 lignes de service régulier des transports routiers interurbains de personnes : la ligne 25 (Treteau - Neuilly-le-Réal - Moulins), la ligne 37 (Dompierre-sur-Besbre - Vichy) et la ligne 40 (Moulins - Le Donjon). Depuis le 18 février 2008, le conseil général a mis en place un nouveau mode de transport à la demande dans le département de l’Allier pour les 261 communes situées en dehors des communautés d’agglomération de Vichy, Moulins et Montluçon. Chacune de ces 261 communes a été affectée à un secteur. Ce secteur est désigné par une « commune - centre » qui dispose d’un choix de commerces et de services en milieu rural. Les habitants des communes du secteur de Jaligny peuvent s'y rendre le mercredi matin et le samedi après-midi, jours où sont également assurés des correspondances pour Moulins. Seuls les horaires de dépose et de reprise à Jaligny sont fixés, les itinéraires variant selon les personnes à prendre en charge. De petits véhicules prennent les usagers à leurs domiciles et les déposent à des arrêts déterminés. Le service fonctionne dès qu’un passager, au moins, a réservé.

Le transport scolaire est assuré par 3 lignes de ramassage pour les élèves de l'école primaire. Ces autocars desservent également le collège.

Climat[modifier | modifier le code]

Jaligny jouit d’un climat continental[3] qui comporte quelques caractéristiques du climat de montagne, telle l’abondance des précipitations : 790 mm en moyenne par an.

Relevé météorologique de Jaligny-sur-Besbre
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,9 −0,2 1,1 3,4 7 10,2 12,1 11,8 9,4 6,4 2,3 −0,5 5,2
Température moyenne (°C) 2,9 4,3 6,4 9,1 12,8 16,3 18,8 18,3 15,8 11,8 6,5 3,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 6,7 8,7 11,7 14,8 18,7 22,4 25,5 24,7 22,2 17,1 10,8 7,1 15,9
Record de froid (°C)
date du record
−26,9
1971
−24
1963
−12,5
1958
−7,2
1973
−4,2
1976
−0,2
1962
3,7
1979
1,7
1966
−2
1972
−9
1997
−11,3
1998
−18,5
1962
−26,9
1971
Record de chaleur (°C)
date du record
18,8
1991
25,7
1960
26,3
1981
30,8
1949
32
1953
36,5
1950
41,2
1983
39,4
1974
36,4
1987
30,6
1985
24,2
1955
21,7
1989
41,2
1983
Nombre de jours avec gel 16,3 14,4 13,3 6,7 1,1 0,1 0 0 0,5 2,4 10,1 17,1 81,9
Ensoleillement (h) 66,1 88,1 136,6 170,9 197,1 232,6 270,7 237,8 197,9 135,9 82,3 64,2 1 880,3
Précipitations (mm) 52,1 48,2 51 62,9 107,6 79,4 60,6 75,4 77 64,7 56,9 54,4 790,3
Humidité relative (%) 84 80 75 74 77 76 73 75 78 83 84 85 79
Source : Météo France sur Infoclimat[4]


Géologie[modifier | modifier le code]

On trouve à Jaligny, en direction de Lapalisse, des collines de calcaire d'eau douce très prononcées. Elles y sont, de même que dans presque tous les lieux où existe ce type de formation, recouvertes par une terre argileuse, grise, très propre à la culture du blé, qu'on connaît dans cette région sous le nom de « terres fortes », par opposition aux sables et aux débris de granite qui ne produisent que du seigle, et qu'on désigne par le nom de « varennes ».

Ces collines présentent en abondance un dépôt singulier, formé de la réunion dans une concrétion calcaire de tubes droits et courts, considéré par les géologues comme le travail d'animaux analogues aux larves des phryganes (indusia tubulata). L'enveloppe de ces tubes renferme toujours beaucoup de petites coquilles rapportées soit au genre hélice, soit aux ampullaires. Ces coquilles sont très abondantes à Jaligny. On ne les trouve pas seulement engagées dans les parties dures, mais elles y existent aussi, en quantité innombrable, dans un calcaire pulvérulent, où les indusia ne forment que des rognons épars[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte hydrographique

La Besbre traverse Jaligny du sud au nord après avoir drainé de nombreux cours d'eau de faible ou moyenne importance, principalement sur sa rive droite (Barbenan, Andan, Petite Têche, etc.). Depuis sa sortie de la Montagne bourbonnaise au Breuil, elle adopte un fond plat, de largeur irrégulière (jusqu'à 400 m) et une pente très faible (environ 0,25 %) qui lui donnent une faible profondeur et s'écoule dans une vallée fermée au fond souvent inaccessible. À partir de Lapalisse, où elle rejoint le sud de la plaine de Sologne bourbonnaise, elle devient alors moins large (50 m) et de tracé plus régulier.
Un barrage régule son cours à la sortie du bourg de Jaligny. Cet ouvrage, d'abord en bois jusqu'au début du XXe siècle, a été détruit lors d'une crue dans les années 1980 et remplacé par un barrage mobile à clapets.

Linguistique[modifier | modifier le code]

Jaligny est situé à l'extrême sud du domaine de la langue d'oïl en Bourbonnais, le croissant, zone intermédiaire oc-oïl, commençant aux alentours de Cindré et de la plaine de Forterre.

De nos jours, seules certaines personnes âgées s'expriment encore assez facilement en français du Bourbonnais. Cependant, quelques tournures ou expressions demeurent employées en français courant, ainsi que certains mots du vocabulaire bourbonnais hérités du français classique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Jaligny est attesté sous les formes latinisées Castrum Gallinici, Jaliniacum, Jaligniacus (XIe siècle) ou Jalenhiacum[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Enveloppe officielle aux armes de la ville, 1967
Blason de Jaligny

« D'or au dauphin d'azur, à la quintaine d'argent au mât de gueules brochant sur le tout ; à la filière du même »

Histoire[modifier | modifier le code]

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Au cours de travaux d'utilité publique, fin 1934, des terrassiers exhumèrent dans le bourg de Jaligny des débris d'ossement de mammouth, en particulier une molaire bien conservée. Celle-ci fut déterminée[7] comme appartenant à l'Elephas primigenius Blum. La position stratigraphique du fossile se trouva précisée comme appartenant à une terrasse ancienne de la Besbre. Par la suite, une seconde molaire fut exhumée en 1938.

Origines[modifier | modifier le code]

Jaligny aurait été fondée en l'an 67.

À l'origine, se dressait un castrum bâti, semble-t-il, pour commander le passage de la Besbre. C'était, comme Lapalisse, un point de défense où s'était établie de bonne heure une famille féodale, héritière d'un guerrier franc ou d'un noble sénateur gallo-romain.

La voie romaine reliant Avaricum (Bourges) à Augustodunum (Autun), venant de Vichy par Treteau où se trouve la borne milliaire XXXVI, se dirigeait vers Jaligny en passant par le lieu-dit la Pierre-Qui-Danse [8]. Selon Edmond Tudot[Note 1], cette voie reliait Bordeaux à Lyon. Elle traverse obliquement les terres cultivées et n'a que peu de contacts avec la route actuelle reliant Varennes-sur-Allier à Jaligny. C'était une voie large qui dépassait 7 mètres.

On a trouvé à Jaligny plusieurs statères d'or et un tétradrachme gaulois au titre de Philippe de Macédoine[8].

La première maison de Jaligny[modifier | modifier le code]

Château de Jaligny

La terre de Jaligny appartint d'abord aux sires de Jaligny (XIe et XIIe siècles). C'est aux environs de l'an 1000 qu'on peut y trouver une puissante famille de ce nom, que certains historiens donnent comme une branche de la maison de Châtillon[9].

Le plus ancien des documents[6] concernant la première maison de Jaligny date de l'an 1036 ; c'est l'acte de donation du prieuré du Saint-Sépulcre à l'abbaye de la Chaise-Dieu par Hector de Jaligny. Les historiens mentionnent également Foulques (Falco de Jaligniaco) dont on conserve une charte datée de 1036, par laquelle il donne à l'abbaye de Tournus, dont son frère Guillaume était abbé, « toutes les terres qu'il possédait depuis la rivière de la Têche jusqu'à Trézel, de plus tout ce qui lui appartenait dans celte ville, même les portes de ses murs avec leur revenu, le quart de l'église avec la sacristie et ses dépendances, etc. ». Cette donation est approuvée par sa femme Béatrix et ses deux fils Goufier et Ithier[6]. C'est sans doute ce sire de Jaligny qui fonda l'abbaye cistercienne de Montpeyroux, près de Puy-Guillaume au milieu du XIe siècle[Note 2].

Dans une lettre de 1061, on trouve désigné, sous le titre de Princeps Jaligniaci, Oudin ou Hildin, qui donne à Franck de Boucé, prieur de Saint-Pourçain, les églises de Parroux et de Villiers[6]. En 1095, un Gouffier de Jaligny figure parmi les témoins d'Archambaud V, dans une assemblée convoquée par le pape Urbain II, pour régler un différend élevé entre le seigneur de Bourbon et les moines de Souvigny. La maison de Jaligny passe à cette époque pour une des plus puissantes famille du pays[6].

Du XIe au XIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1081, les sires de Jaligny vont s'allier aux sires de Bourbons, par le mariage de Guillaume de Jaligny, fils d'Oudin-le-Barbu, à Ermangarde de Bourbon, fille d'Archambaud le Fort qui lui donna pour dot la seigneurie de Beçay. De ce mariage naquirent deux enfants, Oudin et Elisabeth.

À la mort de son père, Oudin hérita du domaine de Jaligny. Il mourut jeune et sans postérité et la seigneurie revint à sa sœur Élisabeth. Cette dame de Jaligny épousa Hugues Ier d'Amboise[Note 3] en 1103 et lui apporta la terre patrimoniale de Jaligny. Le couple eut quatre enfants, trois fils Sulpice III, seigneur d'Amboise, Hugues II d'Amboise, croisé en Terre sainte et Oudin, seigneur de Jaligny[10] et une fille, Denyse,qui épousa Ernulph de Bourbon et mourut sans postérité[6]. Veuve en 1129, elle se mit elle-même à la tête d'une petite armée pour récupérer l'héritage de son père que des seigneurs voisins lui avaient enlevé. La lutte dura longtemps, mais elle finit par triompher et rentra dans son bien. De même, en 1128, elle prit les armes pour défendre quelques-uns de ses enfants qui étaient attaqués. Elle se retira ensuite à Jaligny, qu'elle avait donné en apanage à Oudin, le plus jeune de ses fils[6].

Sur la fin de ses jours, bien que très âgée, elle dut encore se résigner à la guerre en 1153 pour soutenir son fils Sulpice contre Thibaud, comte de Blois avec lequel elle conclut un traité de paix en 1154. Son fils Oudin, se rendant en pèlerinage, il fut tué par plusieurs de ses hommes-lige[6], officiers du sire d'Amboise, avec lequel il était en compétition pour la possession de terres[11]. Craignant de voir une seconde fois la terre de Jaligny livrée à la merci des seigneurs des environs, Élisabeth prit aussitôt toutes les mesures pour en assurer la possession à son petit-fils, Hugues de Chaumont (Hugues III d'Amboise). Celui-ci se rendit en hâte dans les domaines de son oncle, reçut l'hommage des vassaux et prit le titre de seigneur de Jaligny[6]. Souffrant depuis longtemps d'une pleurésie, mourut le 12 octobre 1154 et fut enterrée à Pontlevoy, près de son fils Sulpice, torturé et assassiné par le comte de Blois.

Au XIIIe siècle, le fief passa à la maison de Châtillon par le mariage d'Alix d'Amboise, dame de Jaligny, fille de Hugues IV d'Amboise (1170 — 1218) et de Marguerite de Berrie en Loudunois, à Eudes Ier. De leur union naquit Hugues Ier (v.1220 — 1268), seigneur de Treteau et de Billezois[11], qui épousera Isabelle de Mello et en aura deux enfants, dont Hugues II de Châtillon-Jaligny (v.1240 — 1296), son successeur, qui n'eut pas d'héritier mâle[12].

Le fait est suffisamment rare à cette époque en Bourbonnais pour être mentionné, il y avait une école à Jaligny. Un procès-verbal du Vendredi saint 1261 mentionne en effet un rector scholarum[13].

XIVe et XVe siècles[modifier | modifier le code]

Dauphins d'Auvergne

À la fin du XIIIe siècle, il ne restait comme descendant mâle de la famille de Chatillon-Jaligny que le frère de Hugues II, Guillaume de Chatillon-Jaligny, chantre d'Auxerre puis évêque de Laon en 1279[14],[Note 4] ou 1280[15]. Il maria sa nièce, Isabeau de Châtillon, à Guiot de Château-Villain, Seigneur de Luzy. Devenue veuve, elle épousa, en 1289[Note 5], Robert III, comte de Clermont, dauphin d'Auvergne, qui lui établit un douaire de mille francs[16]. Elle lui apporta les seigneuries de Jaligny, Dompierre et Treteau. Ils eurent sept enfants dont l'aîné, Robert Dauphin, hérita les terres de Jaligny, Treteau et Saint-Ilpize. Il épousa d'abord Almodie d'Apchon. De cette union étaient issus les Dauphins d'Auvergne. Veuf, il se maria ensuite avec Isabelle de Châtelperron, dame de la Ferté-Chauderon. De cette union naquirent Hugues et Guichard Dauphin qui possédèrent successivement Jaligny[11].

Guichard Ier Dauphin

Hugues fut tué à Poitiers en 1356. Il était sans enfant. L'héritage de Jaligny et Treteau fut donc transmis à son frère Guichard qui fit, en 1367, le siège du château, alors occupé par les Anglais. Le siège fut long et pénible, mais les Anglais furent finalement contraints de se retirer. Ils endommagèrent si gravement Jaligny que Guichard dut en refaire presque entièrement l'enceinte.

À cette époque, les seigneurs de Jaligny ont pris une part active aux affaires du royaume. Guichard Ier Dauphin, cousin du duc Louis II de Bourbon était l'un de ses plus valeureux compagnons[11]. Il avait les titres et charges de seigneur de Jaligny, chambellan du roi, conseiller du roi, échanson de France (1380)[17], grand maître des arbalétriers de France en 1379, de 1388 à 1394 et de 1399 à 1403[18]. Cette même année, il fit foi et hommage à Louis II, duc de Bourbon, en 1403, pour ses fiefs du duché de Bourbonnais et fut reçu parmi les chanoines de Nevers[19]. De son premier mariage, vers 1365, à Isabeau de Sancerre, dame de Bomiers, morte en 1373, veuve de Pierre de Graçais, seigneur d'Isle de Cléry, de la Ferté-Nabert et de Vouzon et fille de Louis II, comte de Sancerre, il eut deux fils, Guichard, vers 1365 ou 1371 et Louis, qui finit sa courte vie au monastère de Marseigne. Il eut aussi un fils illégitime, Claudin, qui reçut Dornes en héritage et se rendra célèbre sous le nom de bâtard de Jaligny.

Guichard II Dauphin

À la mort de Guichard, en 1403, son fils Guichard II Dauphin hérita de ses titres et domaine. Il avait épousé, vers 1400, Éléonore de Culant, fille d'Eudes, seigneur de Culant en Berry, et déjà veuve de Philippe de la Trémouïlle. Il quitta le château de Bomiers, que l'alliance avec la maison de Sancerre[20],[Note 6] avait fait entrer dans la famille, et comme il était l'aîné, il réunit tous les biens meubles dans son château de Jaligny. Au mois de juin, sur le point de se rendre dans la ville de Montreuil, dont il avait été nommé gouverneur peu de jours auparavant, il avait fait lui-même le catalogue de sa bibliothèque, remarquable pour l'époque, puisqu'elle comptait 41 livres, auxquels se rajouteront 41 autres ouvrages qui étaient déjà à Jaligny et seront inventoriés par lui le 6 juin 1413[21],[22].

Le 27 novembre 1405, Guichard prit rang parmi les chanoines du chapitre cathédral de Nevers[Note 7]. Le 2 mars 1408 il fut nommé député du duc de Bourbon. Souverain maître d'hôtel du Roi en 1408[23], il occupait la plus haute des charges royales en dirigeant l’ensemble des services de la maison du roi et en assumant la fonction de surintendant du domaine royal. Il se chargeait également de la gestion des impôts de la Champagne. Établi capitaine de la ville et du château de Montreuil, le 11 mai 1413, il combattit à plusieurs reprises contre les Anglais. Pendant la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons, il fut envoyé par Charles VI au duc de Bourgogne, en mars 1414, pour recevoir, au nom du roi, le serment de paix[24]. Il prendra possession du gouvernement de Dauphiné le 12 juillet 1415 en envoyant en son nom noble Artus de Langon et Jean de La Bis. L'acte de prise de possession est daté du mois de septembre 1415[25].

Ancien plan de Jaligny
Tour d'enceinte

Guichard fut mortellement touché le 25 octobre 1415[26], alors qu'il était lancé dans une charge de cavalerie sur l'aile des troupes françaises. Ses plus fidèles amis rapporteront sa dépouille à Éléonore et on le déposera au prieuré du Saint-Sépulcre de Jaligny. Étant sans descendance, sa seigneurie de Jaligny aurait dû échoir à son frère Béraud, seigneur de Combronde et de Saint-Ilpise, mais celui-ci fut également, avec ses deux fils, tué à la bataille d'Azincourt[26].

Il semblerait que l'enceinte de Jaligny — qui lui valait la qualification de ville close — datât de cette époque[6]. La partie de cette ancienne enceinte qui longeait la Besbre était construite en ligne droite ; elle était défendue à son extrémité orientale par une tour ; l'autre extrémité aboutissait au château. Une porte, située vers le milieu de cette ligne, donnait accès dans la ville par une arcade en plein cintre ; elle était munie d'une herse et d'un assommoir composé de deux arcatures, également en plein cintre, jetées entre deux contreforts, et laissant entre elles et le mur un espace vide par lequel des hommes, placés dans une salle supérieure, pouvaient lancer à couvert des projectiles sur l'ennemi. Dans cette salle se tenaient aussi les hommes qui manœuvraient la herse[Note 8]. L'autre portion de l'enceinte partait du château et allait, en décrivant une demi-circonférence, se rallier à la tour. Cette ligne devait être munie, de distance en distance, de tours destinées à renforcer la muraille[6],[Note 9].

XVIe et XVIIe siècles[modifier | modifier le code]

Guichard II Dauphin n'ayant pas eu de postérité, Jaligny fut transmis à sa nièce Blanche Dauphine, fille de Béraud II Dauphin (v.1370 — 24 octobre 1415)[27], dauphin d'Auvergne, seigneur de La Roche-Donnezat et de Philippe de Veauce, dame du Châtelard[27] puis à Béraud III Dauphin, fils de Blanche et de Jean de l'Espinasse, seigneur de Maulévrier, qui le transmit à son tour (vers 1485) à sa fille Françoise (1462 — v.1511)[27], dite Dauphine, dame de Combronde, de Jaligny et de Treteau[11].

Maison de La Guiche

Le fief retourna à la maison d'Amboise en 1489, par le mariage de Françoise de l'Espinasse à Guyon d'Amboise (1475 — v.1508)[27], seigneur de Ravel. En 1503, Guy d'Amboise rendit hommage à la duchesse de Bourbon pour sa femme, damoiselle Françoise Daulphine, « de son chastel, maison et ville de Jaligny, avec cens tailles, boys, laydes, four, péages, prés, garennes, estangs, en toute justice, haute, moyenne et basse, garde des sceaux et bailliages en ladite seigneurie et justice de Jaligny, avec le petit village de Charnay, où il y a trois estangs. » Le tout était estimé à une valeur annuelle de 300 livres[28]. Guy d'Amboise, était le neveu de plusieurs mécènes contemporains. C'est de cette époque que datent les grandes transformations du château où sont encore inscrits les noms des époux : « Guion Damoese » (d'Amboise) et « Françoise Vadhine » (Dauphine).

Blason des Dauphins sur un chapiteau de l'église

Leur fille Antoinette d'Amboise (1495 — 2 juillet 1552)[27], dame de Chaumont, épousa le gouverneur de l'Île-de-France, Antoine de La Rochefoucauld-Barbezieux (1471 — 1537)[27], fils de François, premier comte de La Rochefoucauld[11] puis Jaligny passa en 1545 à la famille de Chabannes par le mariage de leur fille Catherine à Charles de Chabannes, seigneur de La Palice, fils du maréchal Jacques II de Chabannes. Catherine n'eut qu'une fille, Éléonore, dame de Jaligny, qui épousa successivement Just III de Tournon et Philibert de la Guiche. Elle mourut le 24 septembre 1595[11], laissant comme seule héritière une fille, Anne de Tournon (1570 — 1614)[27], mariée à un neveu de Philibert, Jean-François de La Guiche (1570 — 1632)[27], seigneur de Saint-Gérand, comte de La Palice, maréchal de France[11]. Jaligny eut alors les mêmes seigneurs que Lapalisse[Note 10].

En 1682, Jaligny — ainsi que Treteau et Châtelperron — fut abandonné par leur petit-fils, Bernard de la Guiche (15 août 164118 mars 1696)[27], à l'un de ses créanciers, Jean-Baptiste Larchier, conseiller à la cour des aides de Paris, qui le revendit, en le 31 mars 1685, à Marie-Gabrielle de Marmande, veuve de Charles Guillaud de La Motte. À son décès, Châtelperron échut à sa fille, Marie-Cilénie, épouse de François de Charry des Gouttes, tandis que Jaligny et Treteau, avec Boucé et Sorbier, formèrent le patrimoine de son fils, Clément-Éléonor, colonel d'infanterie et lieutenant pour le roi en sa province de Bourbonnais[11].

XVIIIe et XIXe siècle[modifier | modifier le code]

« Jalligny » au XVIIe siècle sur la carte de Cassini

Le 15 février 1764, sa fille Marie-Séraphine épousa Pierre-François-Paulin, comte de Barral, seigneur d'Allevard en Dauphiné et descendant d'une vieille famille de maîtres de forges, lui apportant Jaligny et Treteau. Il avait été reçu chevalier de Malte de minorité le 17 décembre 1747 et dut, pour se marier, être dégagé de ses vœux[29].

Lors de l'assemblée générale des trois ordres, du ressort de la sénéchaussée de Moulins, le 16 mars 1789, le curé Guillaume-Joseph Foulhoux faisait partie des représentants du clergé pour la châtellenie de Chavroches, y assistant comme procureur fondé de M. Chacaton, curé de Saint-Bonnet-de-Four, et de M. de Vaulx, curé des paroisses de Floret[Note 11] et de Trezeil, son annexe. Le prieur-curé de Jaligny, Pierre-François Fouilloux, y assistait également, au titre de la châtellenie des Basses-Marches[Note 12]. Il était procureur fondé de M. Sébastien Gauthier, curé de La Celle-sous-Montaigut, et de M. Brody, curé de Quinssaines.

Les procès verbaux du Directoire[Note 13], mentionnaient Jaligny comme municipalité royaliste, aux côtés de 19 autres et de 5 municipalités inciviques dans le département de l'Allier

Cependant, lors du coup d'État du 2 décembre 1851, qui ne rencontra que peu d'opposition dans la région, des notables républicains, un médecin et un pharmacien, réussirent à soulever une petite partie de la population, plus des artisans que des paysans. Le 4 décembre, ils firent prisonnier le maire et le gardèrent militairement jusqu'au lendemain. Après avoir distribué des fusils, de la poudre et des balles, ils allèrent ensuite de commune en commune pour recruter des partisans. Ils furent rejoints à Jaligny par quelques-uns des insurgés de Le Donjon qui s'étaient emparés de la sous-préfecture de Lapalisse, avaient séquestré le sous-préfet et tué sauvagement 4 gendarmes[30] avant de retourner au Donjon et de piller son château. La bande insurrectionnelle tenta de marcher sur Moulins, mais se retira en désordre face à la garde nationale. La troupe, accompagnée d'une colonne mobile de citoyens de Moulins, occupa les localités d'où étaient partis les opposants et procéda à des arrestations. Le 7, la tranquillité était rétablie.

Le 26 avril 1892, Marie (1872-1944), fille d'Edme de Barral épousa Paulin de Villardi de Montlaur, comte Georges de Montlaur. Seule héritière de la ligne aînée de Barral[31], elle transmit ainsi aux Montlaur la propriété du château et de nombreuses terres à Jaligny.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En juin 1940, après la percée de Sedan, le groupe d'armée no 4 de l'armée française, commandé par le général Huntziger établit son quartier général au château.

Par la suite, des unités allemandes s'installèrent sur la commune, au château, dans d'autres propriétés de la commune, notamment à « La Vieille Cure » et dans les bois de Jaligny. La ligne de démarcation passait au nord de la commune.

Le 16 août 1944, un responsable local de la Résistance s'enquit auprès d'un exploitant forestier de l'importance des troupes allemandes en forêt puis décida d'y effectuer une mission de reconnaissance avec quelques hommes. Ils trouvèrent sur place le cuisinier de l'unité et le tuèrent. En représailles, les Allemands regroupèrent des habitants du faubourg de Marseigne et quelques passants au carrefour des « Quatre-Chemins », avec l'intention de les fusiller pour venger l'assassinat du soldat. Sur ces entrefaits, deux véhicules du maquis FTP « Guy Môquet » de Dompierre-sur-Besbre, groupe dirigé par le docteur Clusel, médecin et communiste, qui venaient de piller certaines propriétés des environs[Note 14] arrivèrent à Marseigne et, voyant le carrefour tenu par les Allemands, ouvrirent le feu[32]. Les Allemands ripostèrent et tuèrent six maquisards. Ils libérèrent ensuite la population estimant les représailles suffisantes. Les corps des maquisards furent exposés à l'église paroissiale, avec le produit des vols qu'ils venaient de commettre. La population de Jaligny refusa leur inhumation au cimetière communal mais on installa un monument au lieu où ils avaient été tués. Celui-ci a été déplacé par la suite de l'autre côté de la route, le long du mur de l'actuelle brigade de gendarmerie sur lequel est apposée une plaque mortuaire portant leurs noms.

Marseigne[modifier | modifier le code]

Le nom ancien de Marseigne, Marsinha, pourrait dériver du latin Martis signa : enseigne de Mars.

Une voie romaine secondaire passait par Marseigne, reliant Decize à Roanne par la vallée de la Besbre. Venant de Dompierre, elle rejoignait ensuite Lapalisse. Son existence est avérée par les nombreux vestiges gallo-romains découverts à ses abords. Elle remplaçait un chemin proto-historique attesté par le champ d'urnes de Dompierre et le trésor de Marseigne, composé de bijoux d'or et d'un lingot de bronze, datant de l'âge du bronze trouvés en 1868 et 1869. Des restes de cette voie ont été identifiés à Decize, Marseigne et Dompierre[28].

Marseigne était une paroisse[1] placée sous le patronage de Saint Blaise[Note 15]. Dépendant du diocèse de Clermont, elle appartenait à l'élection de Moulins[33].

Le Couvent

Un prieuré est déjà connu sur ce territoire en 1293 comme dépendance de l'abbaye des bénédictines de Notre-Dame de Nevers[28]. Le monastère aurait été bâti sur l'emplacement d'un ancien camp romain[8]. Les bâtiments furent détruits par un incendie au XVIIIe siècle[11]. Il en subsiste un beau logis à double corps, « le Couvent ».

On mentionne également un prieuré[Note 16], placé sous le vocable de Notre-Dame et rattaché à l'abbaye Saint-Martin de Nevers, monastère de chanoines réguliers de saint Augustin[34],[35]. Le prieur de Marseigne percevait en totalité la dîme de la paroisse ainsi que la dime de Paray, sur le territoire de Saligny, indivise avec le curé prieur de Saligny et le propriétaire de cette terre[36].

L'église paroissiale a été détruite à la Révolution française. Le lieu-dit « La Vieille Cure » est le seul témoignage géographique de l'existence de cette ancienne paroisse.

En 1792, la commune de Marseigne, créée par la loi du 14 décembre 1789, fut rattachée à celle de Jaligny. La paroisse Saint-Blaise le fut à la paroisse Saint-Hippolyte en 1797, au retour du curé de Jaligny, Guillaume-Joseph Foulhoux, déporté depuis 1791. Le dernier curé de Marseigne, Lacombe, a été remplacé en 1791 par le curé constitutionnel de Jaligny.

Le prieuré du Saint-Sépulcre[modifier | modifier le code]

Moines bénédictins au XIIe siècle

Il y avait, non loin de la ville, un monastère bénédictin aujourd'hui disparu, le prieuré du Saint-Sépulcre. Fondé par Hector de Jaligny en 1036, au retour d'un pèlerinage en Terre sainte, le Moûtier de Jaligny[Note 17] fut érigé en monastère en 1052. Le préambule de l'acte de fondation porte : « La vie est éphémère et rude pour ceux qui ne se confient qu'à eux-mêmes ; des peines seront infligées aux méchants et une récompense accordée aux bons. » Hector de Jaligny ajoute que, « pour assurer la paix éternelle de son âme, [il] fonde une église et la consacre au Saint-Sépulcre, en mémoire de la vive compassion dont le Christ fut ému quand il revint par le chemin de Jérusalem »[37]. Il entend que sa fondation demeure à perpétuité telle qu'il l'établit et « voue quiconque essaierait d'y changer quelque chose, fût-ce le roi même, aux châtiments qu'ont subi les traîtres Judas, Antiochus, Domitien, Néron, Datan et Ambiron[37],[38],[Note 18]. » On trouve aux Archives nationales une charte du 18 juillet 1303 portant procuration du prieur du Saint-Sépulcre de Jaligny, Étienne de Montaigu, pour être représenté à Montpellier devant le vicomte de Narbonne et recevoir de lui les avis du roi Philippe le Bel au sujet de l’affaire du pape Boniface VIII[11],[Note 19].

Le Moûtier de Jaligny

Au XIVe siècle, ce prieuré était devenu très prospère. De nombreux litiges vont alors naître entre les religieux et les seigneurs du voisinage. Le plus curieux concerne la prétention du prieur du Moûtier qui revendique le privilège de chasser la grosse bête dans les bois de Jaligny[11]. Plus sérieusement, en 1379, Guichard Dauphin reprochait au prieur du Moûtier, Guillaume de Rochefort, d'avoir transformé depuis une quinzaine d'années, sans son autorisation, son prieuré en « une maison forte pourvue d'eschiffes et de tours et environnée de murs et de fossés, et cela à son très grand préjudice, attendu que ledit prieuré est sis près de son chastel de Jaligny, que jusque-là il n'a pas été fortifié, et que l'emparement n'en estant pas suffisant et le lieu n'étant tenable et défendable, grand péril et inconvénient se pourrait ensuir »[11]. Ce à quoi les moines répliquent qu'ils n'ont fait qu'« obéir aux nécessités du moment en fortifiant leur prieuré, attendu que c'est le seul moyen d'assurer le service divin et d'offrir à leurs sujets un lieu où ils puissent mettre eux et leurs biens en sûreté. Les choses, en outre, ont été faictes de façon suffisante pour que la maison fût tenable et défensable, et il serait injuste de les obliger à démolir ce qu'ils ont péniblement édifié à grands frais et labeur ». Un arbitrage intervint et, le 30 mai, un traité fut signé par lequel le prieur était autorisé à maintenir son prieuré en l'état de maison forte, avec ses tours, eschiffres (guérites), murs et fossés, pour protéger les revenus importants du monastère, estimés à 300 livres par an[39] et même à en augmenter les fortifications. En outre, il y pouvait mettre et instituer « un capitaine ydoine et suffisant du pays de Bourbonnais, Auvergne ou de Bourgogne, pour la tuition, seureté et garde dudit lieu, qui permit et réservé toutes foyes que le capitaine qui mis, institué et estably aura esté par les religieux fera serment solennel en la présence du seigneur de Jaligny ou de son bailli, toutes et quantes fois que requis en sera, de bien et loyalement gouverner et exercer l'office de capitaine dudit lieu au proffit dudit seigneur de Jaligny, des religieux et du pays »[11].

Pierre sculptée aux armes d'Antoine de Balzac d'Entraigues

Aux constructions de cette époque appartiennent le rempart de la façade ouest, la tour de l'angle nord-ouest et des vestiges de la tour sud-ouest.

Le prieuré du Moûtier avait la collation de seize cures et des droits seigneuriaux dont la nomenclature serait interminable. Ses revenus étaient considérables et dépassaient encore 6 000 livres à la Révolution. En dépendait, notamment, le prieuré-cure de Cossaye[40] et de Saint-Germain-en-Viry[41]. Dès le XIVe siècle, les droits, cens et devoirs du fief de Toulon appartenaient au prieur de Saint-Sépulcre qui en a joui jusqu'à la révolution française[11]. Le prieuré fut, par la suite, donné à l'abbaye de la Chaise-Dieu[37].

Armes d'Antoine de Balzac d'Entraigues

Le régime de la commende s'introduisit très tôt dans ce bénéfice et, à partir de 1456 où Antoine de Balzac d'Entraigues est cité comme prieur commendataire[Note 20], on voit successivement passer Antoine de Chabannes, évêque du Puy (1520), Philibert de la Guiche (1540), François de la Guiche (1545-1578), Pierre Roux (1591), Antoine Challemoux, prêtre de Chambilly (1593-1613), Antoine Berthoux, de Mazerier (1613-1635), M. de Bayard (1635-1666), Jean-Jacques de Charry des Gouttes (1666-1718) puis l'abbé d'Oliva (1747) et enfin Charles-Louis de Taillandier (1747-1792)[11].

Mettant aux mains de particuliers, généralement étrangers au monastère, des ressources destinées au culte, la commende était, de façon générale, un régime déplorable. Au Moûtier son emploi fut particulièrement scandaleux. Bien souvent le commendataire réduisait au maximum le personnel du couvent, se bornant à assurer le service divin. Philibert de la Guiche fit encore pire : il chassa d'un seul coup tous les religieux, et, régi dès lors comme un bien ordinaire, ce prieuré ne fut plus qu'une propriété des la Guiche, dont Roux, Chalmoux, Berthoud et Bayard ne furent en réalité que des fermiers. En 1681, pourtant, il y eut une tentative de restauration de vie religieuse, mais elle ne semble pas avoir réussi et la communauté, en 1743, se trouvait de nouveau réduite à un seul religieux, nommé Prévost, titulaire unique de tous les offices claustraux. Enfin, en 1747, le grand conseil de la Chaise-Dieu décida que, moyennant une rente de 400 livres payée à la mense conventuelle de l'abbaye par le prieur du Moutier, les fondations faites à ce monastère y seraient transportées et qu'à leur intention il serait célébré chaque semaine, dans l'église abbatiale, une messe à voix basse. Devenus inutiles, l'église et les bâtiments claustraux furent détruits; on vendit les ornements et objets servant au culte et, en 1750, de cette fondation d'Hector de Jaligny, à laquelle il était interdit de toucher sous peine de damnation éternelle, il ne restait plus que des domaines et des rentes servant uniquement à rendre la vie facile à un heureux bénéficiaire.

Cependant, un pouillé de 1762 mentionne encore comme étant à la collation du prieur de Jaligny les cures suivantes : « Saint-George du Vernet, Sainl-Alyre de Billy, Notre-Dame de Ciernat, Sainte-Anne de Montaigut-le-Blanc, Saint-Eloy de Montordre, Saint-Voyes près Jaligny, Saint-Maurice de Tréteaux, Saint-Lambert de Chasannes, Saint-Vénérand, Saint-Hypolite de Jaligny, Saint-Sépulcre près Jaligny, avec Notre-Dame de Thionne, son annexe[42]. »

Puits du XIIe siècle

Du Moûtier du XVIe siècle il reste tout un côté et deux tours. En outre, au-dessous des constructions actuelles, il est facile de suivre, sur tout leur pourtour, la base des vieux murs. À cet ancien prieuré, construction carrée et flanquée de quatre tours, affectant bien plus la forme d'un château fort que d'un couvent, on ajouta, au XVe siècle, la vaste aile où sont maintenant les appartements habitables et une porterie, dont les voûtes étroites à arêtes vives passent, généralement et à tort, pour les restes d'une ancienne chapelle. De ces constructions datent deux élégantes pierres sculptées aux armes des Balzac d'Entraigues, dont l'une se trouve encastrée dans un mur et dont l'autre est une ancienne clef de voûte de la porterie : un ange aux ailes déployées tient le blason devant lui. Plus tard, la partie la plus ancienne du Moûtier subit un remaniement complet et les vieilles salles gothiques disparurent pour faire place à des chambres hautes au goût du XVIe siècle. Ces travaux furent interrompus lors de la scandaleuse gestion de Philibert de la Guiche et il n'en subsiste guère qu'une cheminée inachevée dont les ornements sont seulement esquissés. À la fin du XIXe siècle, on y lisait encore deux inscriptions : Cognosce te ipsum et Facile contemnit omnia quisemper cogitat esse mor(iturus)[11].

L'église, autour de laquelle s'étendait le cimetière, se trouvait à l'emplacement de la basse-cour actuelle. Lors de travaux au cours du XIXe siècle, on y a découvert de nombreux chapiteaux et pierres sculptées, provenant des démolitions de 1747, qui furent malheureusement brisés pour être utilisés comme moellons[11]. Seule subsiste, dans la cour d'honneur, une margelle de puits taillée d'un seule bloc et ornée d'arcatures romanes du XIIe siècle. Des fouilles récentes, entreprises par l'actuel propriétaire, ont mis au jour des sépultures anciennes à l'emplacement supposé de l'église.

Cette maison forte est aujourd'hui située sur le territoire de la commune de Thionne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Jaligny est le chef-lieu d'un canton qui regroupe huit communes et totalise 4 375 habitants en 1999. Le canton fait partie de la première circonscription de l'Allier.

Dans l'ordre administratif, la commune appartient à l'arrondissement de Vichy et au département de l'Allier.

Dans l'ordre judiciaire, Jaligny-sur-Besbre relève du tribunal d'instance de Vichy, du tribunal de grande instance, du tribunal de commerce de Cusset et de la cour d'appel de Riom.

La commune est membre de la Communauté de communes Val de Besbre - Sologne Bourbonnaise.

Municipalité[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Jaligny-sur-Besbre est composé de 15 membres élus au scrutin majoritaire à deux tours. La population communale étant inférieure à 3 500, les candidats peuvent présenter à l'élection des listes incomplètes (donc se présenter seul). Chaque électeur choisit librement parmi tous les candidats ceux qu'il préfère : il peut panacher les listes, sans toutefois dépasser le nombre des 15 élus possibles et a même le droit d'ajouter le nom de personnes n'ayant pas fait acte de candidature. Les candidats ayant recueilli au premier tour la majorité absolue des suffrages exprimés et au moins un quart des voix des électeurs inscrits sont élus dès ce premier tour[43]. Au deuxième tour, sont élus ceux ayant alors obtenu le plus de voix.

Aux élections municipales de 2008, la participation était de 395 votant sur 559 inscrits sur les listes électorales de la commune, soit un taux de 70,7 %. 15 sièges étaient à pourvoir. Tous les candidats de la liste unique ont été élus dès le premier tour. On a cependant noté, le mode de scrutin le permettant, un nombre notable de voix donnés à des non-candidats.

On remarque également que plusieurs des candidats sont des habitants de la commune récemment installés.

 

Les services de la mairie sont installés depuis la fin des années 1980 dans l'ancienne caserne de la brigade de gendarmerie, rue de la Couzenotte. Ce bâtiment, construit à la fin du XIXe siècle sur les deniers personnels du curé Jean Nicolas, avait été transféré en propriété à la fabrique de la paroisse. À la suppression de cet établissement public du culte, en 1905, la commune en est devenue propriétaire. La gendarmerie, qui devait s'installer au « Château Rouge », à la sortie du bourg, sur la route de Saint-Léon a occupé ces locaux, peu fonctionnels pour accueillir des bureaux et des logements, jusqu'à la construction de la nouvelle brigade à Marseigne au début des années 1980.

Services publics[modifier | modifier le code]

  • La brigade de gendarmerie de Jaligny assure la sécurité des personnes et des biens sur le canton. Elle est rattachée à la communauté de brigades de Lapalisse et appartient à la compagnie de gendarmerie de Vichy. Ces unités dépendent du groupement de gendarmerie départementale de l'Allier et de la région de gendarmerie d'Auvergne. Au niveau judiciaire, les agents et officiers de police judiciaire relèvent de la compétence du tribunal de grande instance de Cusset.
  • Le corps des sapeurs-pompiers a été fondé dans le dernier quart du XIXe siècle. 21 pompiers volontaires, commandés par un officier, sont affectés au centre de secours de Jaligny, renforcé par les 11 volontaires, commandés par un sous-officier, du centre de première intervention de Trézelles. Chaque année, le centre effectue en moyenne 170 interventions de lutte contre l'incendie ou de secours à personne. En plus d'un camion citerne contenant 4000 litres d'eau et pouvant transporter 5 sapeurs-pompiers, le centre est doté d'un véhicule de secours et d'assistance aux victimes et d'un V.P.I. (Véhicule de protection et d'incendie). Depuis la départementalisation des corps de sapeurs pompiers, le centre de secours de Jaligny, autrefois communal, est rattaché au S.D.I.S. de l'Allier[45]. Il appartient au groupement Nord de Moulins. La caserne des pompiers, située près du cimetière, a été construite en 1995.
  • Marque postale
    La Poste dispose d'une agence sur la commune. Le tri et la distribution du courrier sur l'ensemble du canton sont assurés par une dizaine de facteurs. 4 guichetiers sont en charge de l’accueil et du conseil de la clientèle pour les services postaux ou financiers.

D'autres administrations ont été présentes sur la commune :

  • Jusqu'à un passé assez récent, Jaligny disposait d'une agence du trésor public à compétence cantonale qui assurait le recouvrement des impôts directs et de certaines taxes.
  • Une justice de paix siégeait dans la commune pour régler les litiges de la vie quotidienne. La salle de justice de paix existe toujours dans les locaux de l'ancien hôtel de ville.

Enseignement[modifier | modifier le code]

110 élèves environ fréquentent l'école de Jaligny[46] : 70 l'école élémentaire[47] et 39 l'école maternelle[47]. Plus de la moitié d'entre eux viennent des communes environnantes : Châtelperron, Mercy, Saint-Voir et Thionne.

Construit en 1978, le collège de Jaligny[48] compte 14 salles. 12 professeurs enseignent à 150 élèves environ, répartis sur 8 classes[47]. Le taux de réussite au brevet des collèges a été de 80 % en 2009[47]. La salle de restaurant accueille également les élèves de l'école primaire (maternelle et élémentaire).

Ces établissements sont rattachés à l'inspection académique de Moulins et dépendent de l'académie de Clermont-Ferrand.

Santé et social[modifier | modifier le code]

  • 2 médecins généralistes et une pharmacie sont implantés sur la commune.
  • Le Centre Social[49] a été fondé en 1966 de par l'initiative des élus, des responsables des caisses locales de la Mutualité Sociale Agricole et de quelques personnalités locales intéressées par l'action sociale. C'est une association loi 1901 avec pour but de « promouvoir, créer, gérer toutes les activités et les services d’ordre sanitaire, social, culturel, éducatif, familial, en faveur des enfants, des adolescents, des malades, des vieillards et des familles en général ». Dès son origine, Le Centre Social est créé par et pour la population afin de répondre à l'ensemble des besoins sociaux de son territoire. L'activité du Centre Social a considérablement évolué au cours de toutes ces années. Si durant les quinze premières années, les actions entreprises étaient d'ordre médico-social, le Centre Social, depuis 1980, se présente comme un équipement de proximité à vocation d'animation globale et tend à s'inscrire comme un véritable instrument du développement social local. L'animation globale développée par cette structure participe à un soutien de l'animation de la vie locale et au développement social de son territoire par une approche favorisant l'exercice de la citoyenneté et l'échange social. À ce titre, le Centre Social s'attache particulièrement à la participation des habitants, dans tous les projets qu'il conduit. Equipement de quartier à vocation globale, familale et pluri générationnelle, c'est un lieu de vie sociale et un lieu d'inventions sociales concertées et novatrices. Dans les axes prioritaires de son projet social, on retrouve des objectifs tels que l'intégration des nouvelles populations, le développement des solidarités locales, voire européenne, la valorisation de la politique enfance jeunesse, la mise en réseau des associations et des collectivités, le soutien technique aux projets...

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n'est actuellement jumelée à aucune localité étrangère.

Démographie[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2007[50] dénombre une population totale de 668 habitants, dont 646 composent la population municipale, 22 habitants étant comptés à part.

Jaligny est marqué par une forte baisse démographique, plus prononcée que sur la globalité du département de l'Allier. En un siècle, entre le recensement de 1896 et celui de 1999, la commune a perdu plus de 35 % de ses habitants. Avec 694 habitants en 1999, on y dénombre 68 habitants de moins qu’en 1990, soit une baisse de 8,92 %, pendant que l'ensemble du département perd seulement 3,77 % de sa population sur la même période. Plus que l’important déficit migratoire constaté dans les années 1970, aujourd’hui c’est surtout le déficit naturel qui est la cause de cette décroissance. L’excédent des décès sur les naissances explique actuellement les trois-quarts de la baisse démographique. La constante dégradation du bilan naturel résulte plus d’une chute du nombre des naissances que d’une augmentation des décès.

Comme dans le reste des zones rurales du département, les personnes âgées y sont sur-représentées. Cependant, la population des campagnes semble baisser à un rythme moins soutenu que celles des principaux pôles d'activités de l'Allier. Le bilan migratoire devenu légèrement positif annule une partie du déficit naturel.

Situé par l'Insee entre 25 et moins de 30 %, le taux de renouvellement de la population fait apparaître une plus grande stabilité que sur l'ensemble de l'Allier. En revanche, les personnes qui s'installent sur la commune sont plus âgées que dans les aires urbaines, où les nouveaux habitants sont principalement de jeunes ménages. La part des 60 ans ou plus parmi les nouveaux arrivants se situe entre 15 et 20 % contre 13,5 % pour la globalité du département et moins de 10 % pour ses pôles d'activités.

La part des actifs parmi la population âgée de 15 ans ou plus est de moins de 46 % quand elle est de 50 % pour l'Allier, en raison de la population plus âgée et d'une diminution de l'emploi agricole. La part des femmes actives parmi la population féminine âgée de 20 à 59 ans est inférieure à 70 % contre 75 % pour la moyenne du département.

On dénombre en 2005, sur la commune, 370 foyers fiscaux. 147 sont imposables (soit une évolution de 13,9 % par rapport à 2003), 223 non-imposables (-3,9 %). Le revenu net imposable moyen (12 933€) a baissé de 1 % entre 2003 et 2005 alors que le revenu net imposable global (4 785 000 €) a progressé de 1,2 % pendant la même période.

Le taux de chômage de la population active est de 11 % (5 % des hommes, 18,4 % des femmes).


En 2011, la commune comptait 610 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 23],[Note 24].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
597 408 427 568 643 627 689 888 889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
921 905 950 924 1 014 1 062 1 079 1 095 1 073
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 059 1 039 1 012 946 927 954 924 869 825
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
822 827 778 767 762 694 652 641 610
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2004[52].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges

Comme partout en France, l’allongement de la durée de la vie et la diminution des naissances entraînent un vieillissement général de la population. Comparée à la moyenne nationale, la répartition par âge fait apparaître une sur-représentation des plus de 50 ans, un déficit du nombre d’adultes entre 20 et 40 ans et un déficit croissant de jeunes enfants. En 1999, l'âge médian[Note 25] de la population se situe entre 43 et 45 ans, contre 43 ans pour le reste du département, 41 ans pour l'ensemble de l'Auvergne et 37 ans pour la France métropolitaine. Dans l'ensemble, la structure d’âge de la population urbaine de l'Allier se rapproche cependant de celle de la population rurale, caractéristique marquante du département.

Pyramide des âges à Jaligny-sur-Besbre en 1999 en pourcentage[53].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
Avant 1904
0,0 
10,4 
1905-1924
16,0 
20,1 
1925–1939
18,2 
18,0 
1940-1954
17,9 
18,0 
1955-1969
17,9 
15,5 
1970-1984
14,9 
17,0 
1985-1999
14,9 

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Jaligny comptait 389 logements en 1999. Le parc est relativement ancien, plus de la moitié des résidences principales (56 %) ayant été construites avant 1949, contre 32,9 % en France. Cela s'explique par le fait que la presque totalité des zones non bâties est consacrée à l'agriculture.

Les résidences principales représentent 74,6 % du parc, soient 291 logements dont le nombre moyen d'occupants est de 2,3 personnes.

Les résidences secondaires (43 en 1999) ont évolué de 19,4 %, au cours de la décennie précédente.

La majorité des résidences (92 %) sont des logements individuels. On note une augmentation de 72,2 % de logements en immeubles collectifs ans la période 1990-1999, mais cela ne représente que 9 logements supplémentaires construits sur cette période.

Zones protégées[modifier | modifier le code]

  • Une grande partie du château est inscrite depuis le 29 février 1972 à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. À l'extérieur, ce sont les façades et les toitures du château et de la poterne, la tourelle d'escalier sud avec sa voûte en palmier. À l'intérieur, sont inscrits, au rez-de-chaussée : le grand salon avec son décor (à l'exception des colonnes), la salle de billard avec son décor, la cheminée de la salle-à-manger, le plafond à solives peintes de l'office ; au premier étage : les deux cheminées en pierre des tours nord et sud.
  • Le parc et le château du Lonzat, y compris ses décors intérieurs (salle à manger, salon, escalier à ferronnerie, chambres à cheminées et trumeaux), ses communs et dépendances, chaumière, allée d'honneur, avant-cour et cour d'honneur sont inscrits depuis le 10 novembre 1997.

Économie[modifier | modifier le code]

Jaligny est un pôle de services intermédiaires[Note 26] du bassin de vie de Moulins, éligible au Programme régional des petites villes d'Auvergne, tiraillé entre les petites villes de Dompierre-sur-Besbre, Lapalisse et Varennes-sur-Allier[54].

Le pôle de Jaligny-sur-Besbre est fragile. Son statut de chef-lieu de canton permet le maintien de son activité, mais sa faible population, en baisse continue (taux de variation annuel total de -1,03 % entre 1990 et 1999) risque de le faire passer sous la taille critique. Sa capacité à rester un pôle de service local dépend du maintien des services publics (collège, sapeurs-pompiers, gendarmerie), de la modernisation et de la mise en valeur du pôle.

Une étude menée dans le cadre du programme « Equal » indique que près des deux-tiers des entrepreneurs jugent le territoire de la Communauté de communes Val de Besbre Sologne Bourbonnaise peu attractif. En septembre 2003, aucune installation d’entreprise n’y avait eu lieu depuis au moins 5 ans. Les raisons mises en avant par les chefs d’entreprises sont très diverses et concernent, en particulier, l’éloignement du territoire et sa mauvaise desserte, l’absence de zones d’activités, la faiblesse des équipements et des services publics, des moyens de communication, l’insuffisance des structures d’accueil, de maintenance et de promotion des entreprises, la faible structuration du territoire, le peu d’implication des élus dans des actions de développement économique, ainsi que la difficulté à pourvoir des postes qui demandent des compétences particulières. 73 % des chefs d’entreprises interrogés citent notamment des difficultés de recrutement de personnels qualifiés et motivés.

Secteur primaire[modifier | modifier le code]

L'activité économique de la commune ressortit principalement au secteur primaire, notamment à l'agriculture. 11 exploitations agricoles sont recensées en 2000 à Jaligny. Le territoire agricole se compose essentiellement d’une grande zone de plaine d’élevage extensif en systèmes herbagers. Les céréales et les oléagineux se développent peu à peu. Toutefois, les productions agricoles restent peu diversifiées.

Bovins de race charolaise

Mais l’agrandissement des exploitations (60 ha de surface agricole utilisée moyenne en 1988, 102 ha en 2000) rend leur reprise et l’installation de jeunes agriculteurs problématique[55]. Ce problème est d’autant plus préoccupant que les chefs des exploitations sont, selon la Chambre d'agriculture de l'Allier en 2004, « plus âgés que la moyenne du département » sur le territoire de la Communauté de communes Val de Besbre Sologne Bourbonnaise.

Toutefois, La chambre d’agriculture prône la vigilance à l’égard de l’agrandissement des exploitations. Elle soutient le développement de voies alternatives (bio, filière qualité). Dans le Val de Besbre –Sologne Bourbonnaise, les productions agricoles sont depuis toujours orientés vers la qualité. Le Charolais du Bourbonnais a été, en 1974, le tout premier label rouge bovin décerné en France. Cette race est depuis clairement authentifiée pour sa qualité supérieure et bénéficie depuis 1996 d'une identification européenne : l'IPG (Indication Géographique Protégée). Un autre label a été attribué au « Charolais Label Rouge ». La filière avicole s'est engagée dans la même direction, avec la reconnaissance, dès 1961, du label de qualité A.F.A.Q. pour le « Poulet Bourbonnais ». 20 % des exploitations fournissent des produits certifiés « labels qualité ». Des productions labellisées « Agriculture biologique » ont fait leur apparition, avec encore cependant quelques difficultés en matière de débouchés et de rentabilité.

L'étendue des surfaces boisées assure également des activités d'exploitation forestière.

Secteur secondaire[modifier | modifier le code]

Ce secteur n'est pratiquement pas représenté à Jaligny. Seule subsiste une scierie, dont les activités ont dû se diversifier pour faire face aux difficultés qui touchent ce genre d'entreprise.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

La commune reste un pôle de services intermédiaires, avec commerces de proximité (supérette, boulangerie, coiffure...), école, collège, brigade de gendarmerie, notaire, médecins, pharmacie, banque, etc. Mais l’artisanat, les commerces et les services de proximité sont en perte de vitesse. On constate, au sein de l’EPCI, la même répartition de l’activité par secteur qu’au niveau départemental : 45 % dans le bâtiment, 30 % dans les services, 15 % dans l’alimentaire et 10 % dans la production. Les artisans se raréfient dans la majorité des communes. Plusieurs raisons expliquent cette crise de l’artisanat rural : la diminution de la population, le changement des habitudes de consommation et les futurs départs à la retraite (selon la Chambre des métiers, 45 % des chefs d’entreprises ont plus de 50 ans). Certaines professions sont plus touchées que d’autres : la boulangerie connaît une situation relativement stable, alors que la boucherie rencontre de grosses difficultés (du fait notamment de la modification des circuits de distribution). Ce phénomène touche également les services publics : le Trésor public a clos son bureau à Jaligny.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Jaligny bourg.svg
Plan du bourg

Marchés[modifier | modifier le code]

Marché couvert
  • Le marché couvert, silhouette familière de la commune, fut construit en trois étapes. La première construction eut lieu le 22 juillet 1923. On dépense alors 32 000 francs pour une halle en bois de 24 mètres sur 13, augmentée d'une ligne d'appentis de 3 mètres de largeur et 60 mètres de longueur, qui prendrait appui sur le mur du château. La deuxième travée fut construite en 1932 pour agrandir la halle. Le marché prit son allure définitive en 1954 avec la troisième travée qui s'appuie sur le mur des communs du château. Il accueille chaque année le concours agricole et la « foire aux dindes ».
  • Chaque mercredi, un marché se tient dans les rues du bourg. En plus des commerçants itinérants, des agriculteurs des environs viennent proposer leurs produits.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Hippolyte a été supprimée le 3 juin 2005, lors de la réorganisation du diocèse de Moulins. Elle a été rattachée à la nouvelle paroisse Jean XXIII, dont le curé réside à Varennes-sur-Allier.

 

Vie associative[modifier | modifier le code]

La Fanfare de la Besbre au début des années 1960

De nombreuses associations régies par la loi de 1901 ont leur siège à Jaligny et animent la vie locale. Elles sont groupées dans une « inter-société ».

  • La Fanfare de la Besbre au début des années 1960
    La plus ancienne est sans doute la Fanfare de la Besbre, harmonie-fanfare fondée en 1884. Formation en déclin à la fin des années 1970, elle a repris vie -même si elle compte beaucoup moins de musiciens que par le passé- grâce à l'initiative de quelques habitants.
  • L'Union sportive de Jaligny (USJ) est le club de football de la commune. Créé entre les deux guerres, ses couleurs sont traditionnellement « jaune et noir », les premiers équipements ayant été fournis par le Pensionnat Saint-Gilles de Moulins dont c'étaient les couleurs des équipes sportives. En juin 2002, une entente a été conclue avec l'Union sportive de Vaumas puis en juin 2007, les 2 clubs ont fusionné pour former un club unique de football, « Jaligny-Vaumas Foot »
  • D'autres associations sportives sont également actives dans la commune : des clubs de handball, de boxe, de tennis, de tennis de table, de judo, de gymnastique, de pétanque, ainsi qu'un club de football pour les plus jeunes, l'Entente sportive du Val de Besbre.
  • L’association « Agir en Pays Jalignois » est née en 1989 à l’initiative de quelques personnes afin d’honorer la mémoire de René Fallet. Elle travaille à la promotion du livre et de la lecture en milieu rural.
  • Diverses autres associations existent, tels anciens combattants, généalogie et histoire, développement agricole, pêche, retraités, etc.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le stade municipal Georges Sulima est le stade de l'US Jaligny et du CS Vaumas. Cette entente sportive est composée de 2 équipes seniors évoluant respectivement en 1re et 3e division de district, ainsi que des équipes de jeunes en entente avec d'autres clubs.
  • Le gymnase a été construit en 1998. Il se trouve à côté de l'école primaire et remplace l'ancien préfabriqué qui servait de salle de sports et un terrain de basket-ball.
  • Les installations sportives communales comprennent également un stade de handball et un terrain de tennis.
  • Canoë-kayak sur la Besbre
    Une base de canoë-kayak est située au bord de la Besbre, en face de la place René-Fallet.
  • La « Maison aquarium » est située juste en face de la Besbre, entre le collège des Chenevières et le terrain de camping municipal. Une trentaine d’espèces de poisson et d’écrevisses de la rivière sont présentées et une signalétique complète apporte des informations sur chaque espèce. Un étang reconstitué de la Sologne bourbonnaise, avec vue subaquatique, permet notamment d’observer de belles carpes. Elle propose également un film sur les quatre saisons de la Besbre ainsi qu’un espace d’observation des invertébrés aquatiques et un espace de jeux pédagogiques et de dessins pour les enfants. Elle organise des expositions thématiques temporaires, scientifiques ou artistiques, relatives à l’eau, la pêche ou la vie aquatique.
  • Le camping municipal devrait s'équiper de chalets en bois sur le terrain ombragé et tranquille situé en bordure de la Besbre.
  • Un sentier de petite randonnée (no 49 et 50), le « Circuit du tacot », permet une promenade d'environ 1h45 à pied ou 45 min à vélo. Ce circuit emprunte une partie de l'ancienne ligne de chemin de fer et 76 % de son tracé est constitué de chemins de terre.
  • La commune possède sa propre bibliothèque, située dans l'ancienne perception. Outre son fonds propre, constitué d'un grand nombre de livres qui lui ont été donnés, elle bénéficie de nombreux autres ouvrages de tout genre à l'occasion des passages réguliers d'un bibliobus[47].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Église Saint-Hippolyte[modifier | modifier le code]

Hector de Jaligny, de retour des Croisades, construisit l'église Saint-Hippolyte (XIe et XVe siècles) sur le plan de celle du Saint-Sépulcre de Jérusalem, avec coupole byzantine ; il y établit un saint Sépulcre, lequel a disparu pendant les mauvais jours de 1793[56]. Elle est d'architecture de transition et présente un mélange d'arcs en plein cintre et en ogive. D'après les plans initiaux, la nef devait avoir cinq travées. Elle est restée inachevée et en possède seulement trois. On explique généralement ce fait par la longueur des constructions de cette époque. On construisait par travée, fermant d'un mur provisoire la partie terminée, afin de pouvoir l'utiliser pour le culte. La construction se poursuivait devant ce mur. On ne possède pas de renseignement sur les raisons qui ont motivé l'arrêt des travaux après la troisième travée. Le pignon ouest a été entièrement reconstruit à la fin du XVIIIe. Il est possible qu'il ait remplacé le dernier mur provisoire.

La coupole surmontant l'autel, est ornée de peintures murales du XVIIIe siècle. Au fond du chœur, l'abside, qui s'ouvre par deux colonnes du XIIe siècle présentant des chapiteaux à rinceaux, est décorée des statues des quatre évangélistes, réalisées à la fin du XIXe siècle par le sculpteur Moretti, de Moulins. L'autel actuel a été façonné par un artisan local après le concile Vatican II. Les poissons qui le décorent sont le symbole très ancien de l'eucharistie. Il remplace l'ancien maître-autel du XIXe siècle, déplacé dans la chapelle latérale de droite.

L'église possède une statuaire particulièrement intéressante, dominée par les deux statues de la fin du XVe siècle en pierre, saint Jean-Baptiste et sainte-Barbe, patrons de deux confréries complémentaires, la Bonne Mort et le Saint Sacrement. Sainte Barbe tient dans ses mains la tour où elle fut enfermée de son vivant et la palme de son martyre. Saint Jean-Baptiste est reconnaissable par l'agneau qu'il porte sur le bras gauche et son vêtement « en poil de bête » .Ces statues auraient été commandées par Guy d'Amboise, propriétaire du fief à la suite de son mariage avec Françoise d'Espinasse. La similitude de l'esthétique de sainte Barbe avec celle du triptyque de l'Annonciation de Vic-le-Comte, peint vers 1497, laisse supposer qu'elle a été réalisée à cette époque. Bien que l'expression du visage de Jean-Baptiste soit très différente, on note les mêmes yeux bridés que ceux du visage de sainte Barbe et une même aisance du manteau qui démontrent une communauté de facture. Une pietà, primitivement peinte de couleurs vives dont on devine encore certaines traces, complète les statues de cette époque. Originale par la jeunesse et la sérénité des visages, elle aurait été commandée en rapport avec la sépulture de Guy d'Amboise, mort en 1508.

À l'entrée du chœur, se trouvent les statues[57] en bois polychrome du XVIIIe siècle de saint Hippolyte[Note 28], titulaire de l'église et patron de la paroisse, et de saint Blaise, patron de Marseigne.

Château[modifier | modifier le code]

Un château Renaissance se dresse à l'entrée de Jaligny. Il s'élève au pied d'une petite colline, et est entouré de jardins et d'un vaste parc. Il fut bâti à la fin du XVe siècle à la place d'un édifice plus ancien, dont subsiste un châtelet d'entrée du XIVe siècle, autrefois rattaché à l'enceinte. Construit sur un plan rectangulaire, deux tours rondes, hautes et épaisses, flanquent sa façade ouest. Des lucarnes Renaissance à fronton triangulaires ont été ajoutées aux toitures au cours du XVIe siècle. La façade opposée est complétée, à l'angle sud-est, par un pavillon rectangulaire, dont l'étage contenait une chapelle, construite par le cardinal d'Amboise, premier ministre de Louis XII, et deux tours d'escalier. À cette époque se rattachent les constructions de l'escalier principal et de sa porte décorée en anse de panier.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Vestige des fortifications de la ville antérieures au XIIe siècle, la Vieille tour aurait été construite entre le XIIe et le XIIIe siècles. Elle aurait jadis servi de prison. En partie détruite pendant la guerre de Cent Ans, elle est le dernier élément d'un mur d'enceinte qui en comptait sept autres. Elle a été transmise à la commune par testament.
  • Le Lonzat est une gentilhommière construite pendant la première moitié du XVIIe siècle. Le corps de logis à un étage est flanqué de deux tours carrées disposées en diagonale, auxquelles s'ajoute, au centre de la façade, une troisième tour édifiée au XIXe siècle, époque où les ouvertures ont été refaites et les pavillons de la cour d'honneur mansardés. Le premier seigneur connu du Lonzat est Marc de Fradel, écuyer, en 1617.
  • Les Matras, ferme fortifiée du XVe siècle[Note 29], berceau des Matherats, ancienne famille bourgeoise de la région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Évènements annuels[modifier | modifier le code]

Les évènements sont liés aux traditions locales, qui sont essentiellement rurales et agricoles.

  • Le Concours agricole, institué en 1948, a lieu le week-end, trois semaines avant Pâques. En 2007, il a rassemblé une quarantaine d’éleveurs qui ont présenté une centaine de bovins d’engraissement de race charolaise et quelques ovins. Les critères principaux de jugement sont l’état d’engraissement et la conformation.
  • La fête patronale, qui attirait par le passé de nombreux forains, a lieu un dimanche proche du 13 août, fête de saint Hippolyte.
  • Le Prix littéraire René Fallet (du nom de l'écrivain, voir ci-dessus) et le Prix Bourbonnais sont décernés chaque année depuis 1990, à l'occasion des « Journées littéraires du Bourbonnais », organisées à Jaligny par l'association « Agir en pays Jalignois ». Le prix René Fallet est décerné à l’auteur d’un premier roman de langue française. Cet auteur doit être âgé de 40 ans au plus l’année de la publication de son ouvrage. Les Prix du Bourbonnais ont été créés dans le but de faire connaître les auteurs, les éditeurs et les ouvrages bourbonnais. Toutes les catégories littéraires peuvent y participer.
  • Une brocante se tient chaque année à la mi-octobre, aux alentours de la fête de saint Luc, patron d'un quartier de Jaligny. Autrefois, la coutume existait, à l'occasion de cette fête, d'organiser un banquet pour déguster une oie.

Galerie photographique : Jaligny, hier et aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Edmond Tudot (1805-1861), professeur de dessin au Lycée impérial de Moulins, créateur du musée de la Société d'émulation du Bourbonnais traite des voies romaines dans un rapport daté de 1859, sur la topographie de la Gaule pendant les quatre premiers siècles de notre ère, commandé par le ministre de l'instruction publique en 1857
  2. On trouve plusieurs dates concernant cette fondation. Plusieurs auteurs la situent en 1126, d'autres en 1137, tels Nicolas Lenglet du Fresnoy, dans sa Méthode pour etudier la géographie parue en 1741. Jean-Baptiste Bouillet, dans le Nobiliaire d'Auvergne publié en 1848, avance la date de 1209.
  3. Seigneur d'Amboise, Montrichard, Chaumont-sur-Loire & Nanteuil
  4. Dans son Histoire de la ville de Laon, publiée en 1822, Jacques-François-Laurent Devisme, donne également 1279 comme date d'élection au siège épiscopal de Laon. Guillaume de Chatillon-Jaligny est décédé le 3 août 1285
  5. Bertrand de La Queuille, assistait au contrat de mariage. (Jean Julien de Courcelles, Dictionnaire universel de la Noblesse de France,‎ 1821, p. 97)
  6. Les héraldistes attribuent à Guichard II un écu Ecartelé, aux 1 et 4 d’or au dauphin pâmé d’azur, aux 2 et 3, d’azur à une bande d’argent, accompagnée de deux cotices d’or potencées et contre-potencées ; au lambel de gueules brochant sur le tout. Les 2 et 3 sont les armes de la maison de Sancerre. Certains mettent en doute — notamment Soultrait dans son Armorial historique et archéologique du Nivernais — la réalité du port de ces armes, les sceaux des dauphins de Jaligny qui nous sont parvenus ne montrant qu'un dauphin pâmé.
  7. Il n'était pas rare, à l'époque, de voir de grands seigneurs bienfaiteurs d'une église, avoir rang parmi les chanoines, et se placer au chœur en habit militaire, même avec des éperons et des armes. Étienne Baluze a publié dans ses Preuves de l'histoire de la maison d'Auvergne, le procès-verbal de l'installation de Guichard II Dauphin au chapitre de Nevers :

    « Acte en date du 27 novembre 1405, en présence de Jean Guineau, clerc notaire, par lequel il appert comme noble et puissant messire Guichard Dauphin, chevalier baron de la Ferté-Chauderon, seigneur de Jaligny, se transporta à la porte de l'église cathédrale de Nevers, les éperons dorés chaussés, l'épée ceinte, et le faucon sur le poing : où étant, vinrent au-devant de lui le collège de la dite église, chanoines et chapelains, revêtus de chapes, avec la croix, l'eau bénite et les cierges allumés. Et messire Pierre le Clerc, archidiacre de Désise en ladite église, le prenant par la main, le mena en l'état ci-dessus en l'église, jusque devant le grand autel. Puis la grand'messe étant dite, le menèrent dans le chapitre, où ils le reçurent pour leur confrère et chanoine, ainsi qu'il avait été fait à ses prédécesseurs, après qu'il eut donné son serment sur les saints Evangiles, et protesté qu'il ne révélerait jamais les secrets du chapitre en choses qui lui pourraient préjudicier. Puis baisa à la bouche ledit archidiacre, messire Jacques de Besson, Jean de Maurigny et autres chanoines d'icelle église. Puis remenèrent ledit baron en l'église, et le firent asseoir au quatrième siège, du côté de l'archidiacre de Nevers, présens nobles hommes messire Pierre de Veaulce, Jean de Montagu le Belin, Joseph de Citin, et Claudin Bastard de Jaligny, chevaliers ; Philippe de Villaines, Guichard de Villiers, Étienne de Poisson, Guillaume de Chevenon, Jean Chauderon, Jean d'Aligny le jeune, et Antoine d'Armes, écuyers. »

    — Lebeuf, Lettre sur les habits canoniaux et militaires, dans Constant Leber, Collection des meilleurs dissertations: notices et traités particuliers relatifs à l'histoire de France, G.-A. Dentu,‎ 1863

  8. L'article de Fanjoux, bibliothécaire-archiviste de la ville de Moulins cité en référence nous apprend que cette porte subsistait encore au milieu du XIXe siècle dans sa quasi intégralité, à l'exception de la salle haute, construite en moellons comme le reste de la muraille.
  9. En 1849, Fanjoux note la présence de quelques pans d'une tour carrée, menaçant de s'écrouler, qui étayent cette hypothèse.
  10. La succession de Jaligny échut à Claude-Maximilien de La Guiche (1603 — 31 janvier 1659 à Moulins)
  11. Ancienne paroisse Sainte-Croix, réunie vers 1790 à Trézelles.
  12. Est du Bourbonnais, vers Le Donjon
  13. Tome IV : nivôse-ventôse an VI (21 décembre 1797-20 mars 1798)
  14. Les résistants interrogés par Jean Débordes, Paroles de résistants: 50 témoignages reçus, embuscades, trahisons, déportations, exécutions,, Éditions de Borée,‎ 2003 (ISBN 2844941966) confirment que ce maquis avait, comme d'autres maquis F.T.P., une piètre réputation dans la région, qu'il exploitait plus ou moins.
  15. La notice communale Cassini donne Notre-Dame comme vocable de cette paroisse, mais la tradition locale, fortement ancrée, a toujours considéré saint Blaise comme titulaire.
  16. René Germain cite une prieure, dame Ysabeau de Boutefeu, en 1462 et mentionne un prieur vers 1507, ce qui atteste la présence de deux prieurés.
  17. De son nom de fondation : « Prieuré du Saint-Sépulcre de Beaulieu », « Ecclesia Sancti Sepulcri de Bello Loco », in pago arvernico juxta castrum galiniacum (Thibaud-Landroit, Annales scientifiques, littéraires et industrielles de l'Auvergne, Volume 27, 1854)
  18. Datan et Abiron avaient tenté de lapider Moïse. On retrouve des conditions semblables dans de nombreux actes de fondation de cette époque, comme, par exemple, la donation de tous les droits et usages à l'abbaye de Saint-Gilles par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse, le 12 juillet 1096.
  19. Les inventaires et documents des archives de l'Empire (1868) recensent dans la Collection de sceaux un fragment de celui d'Étienne de Montaigu, appendu à une adhésion au procès de Boniface VIII. De forme ogivale, il représente les saintes Femmes et l'ange au Tombeau sous un écu échiqueté. La légende du sceau est en latin : Sigillum Stephani Montisacuti, prioris Sancti Sepulcri monasterii Jalinensis.
  20. Antoine de Balzac ou de Balsac était abbé de Savigny, au diocèse de Lyon, prieur commendataire d'Ambierle, chapelain du pape et co-exécuteur testamentaire de Jacques Ier de Chabannes de La Palice. (Bulletin de la société d'émulation du Bourbonnais, 1861)
  21. Président de la Commission municipale, faisant fonction de maire.
  22. Adjoint faisant fonction de maire
  23. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  24. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  25. Âge séparant la population en deux parties égales
  26. Pour l'INSEE, un pôle de services intermédiaires est une commune exerçant par les équipements de sa gamme intermédiaire une attraction sur les habitants d’au moins une autre commune. L'aire d'influence du pôle est l'espace géographique au sein duquel les habitants réalisent la plus grande partie de leurs déplacements pour fréquenter les commerces de services de la gamme intermédiaire qui recouvre des commerces et des services, publics et privés, d’usage relativement fréquent mais ne relevant pas de la proximité immédiate. Les équipements caractéristiques de cette gamme sont : des commerces : supermarché ou hypermarché, droguerie, librairie, magasin d’électroménager, de chaussures, de meubles, de vêtements ; des services financiers ou juridiques : banque ou caisse d’épargne, étude de notaire, des services locaux de l’Etat : commissariat ou gendarmerie, perception, collège privé ou public, - certaines professions de santé : dentiste, masseur kinésithérapeute, vétérinaire, ambulancier, etc.
  27. Un acte de baptême cité par François Daniel, Histoire des grandes familles françaises du Canada; ou, Aperçu sur le chevalier Benoist et quelques familles contemporaines, E. Senécal,‎ 1867 est signé par ce prêtre :

    « Aujourd'hui, douze Octobre, mil cinq cent quatre vingt cinq, a été baptisé sur les fonds, Jean, fils de noble homme Nicolas Benoist et de Marie Anne de Flosseux, ses père et mère, nommé par honorable Jean Dousgard, Seigneur de Vigny, et Dame Dorothée Marie Decros, les quels ont signé avec nous. Par nous prestre, Curé de la Paroisse de Jaligny, H. Daulmel. »

  28. Soldat romain du IIIe siècle converti par saint Laurent qui a été, selon la tradition, mis en pièces par des chevaux sauvages, sous l’empereur Valérien. Il est fêté le 13 août.
  29. Ou XVIIe siècle, selon les auteurs.
  30. Dans son Armorial du Bourbonnais, Georges de Soultrait cite une autre famille de Jaligny, sur les châtellenies de Billy et de Chavroches, qui n'avait rien de commun avec les seigneurs de Jaligny et à laquelle il rattache Guillaume de Jaligny.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nicolas de Nicolay, Description générale du Bourbonnais en 1569, ou Histoire de cette province (villes, bourgs, châteaux, fiefs, monastères, familles anciennes, etc.),‎ 1875
  2. Simon Coiffer de Moret, Histoire du Bourbonnais et des Bourbons qui l'ont possédé,‎ 1816
  3. « Les climats en France », sur climato (consulté le 23 mars 2010)
  4. « Relevés Météorologiques de Vichy-Charmeil 1961-1990 », sur Infoclimat (consulté le 24 mars 2010)
  5. Jean Julien Omalius d'Halloy, Mémoires pour servir à la description géologique des Pays-Bas, de la France et de quelques contrées voisines,‎ 1828
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k G. Fanjoux, Notice archéologique et historique sur la ville de Jaligny et sur ses seigneurs, vol. 10e, Moulins, P.-A. Desrosiers, coll. « L'art en province »,‎ novembre 1849
  7. « Buisson Émile-M. Le paléolitique en Bourbonnais. À propos du Mammouth de Jaligny (Allier). In : Bulletin de la Société préhistorique de France. 1949, tome 46, N. 1-2, pp. 50-52. doi: 10.3406/bspf.1949.2482 » (consulté le 01 mai 2014)
  8. a, b et c Lucien Fanaud, Voies romaines et vieux chemins en Bourbonnais, Moulins,‎ 1960 (ISBN 2-84494-006-4)
  9. Coiffier-Demoret, cité dans André Leguai, Grande encyclopédie de l'Allier, Histoire des communes de l'Allier, Éditions Horvath (ISBN 2-717103-68-6)
  10. Daniel Martin, L'identité de l'Auvergne: mythe ou réalité historique : essai sur une histoire de l'Auvergne des origines à nos jours, Éditions Créer,‎ 2002 (ISBN 2-909797-70-8) Daniel Martin dans son ouvrage cite un Gouffier, sire de Jaligny, qui reçoit, en 1120, du chapitre de Clermont un étendard pris sur l'autel de la Vierge « pour être porté au combat contre les Sarrazins ».
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Aubert de la Faige et Roger de la Boutresse, Les Fiefs du Bourbonnais, Paris-Moulins,‎ 1896-1932
  12. « Descendance d'Alix d'Amboise, dame de Jaligny », sur portail Geneanet (consulté le 16 avril 2010)
  13. Ernest Bouchard, Histoire du collège de Moulins, C. Desrosiers,‎ 1872
  14. Nicolas Le Long, Histoire ecclésiastique et civile du diocèse de Laon, et de tout le pays contenu entre l'Oise et la Meuse, l'Aisne et la Sambre, Seneuze,‎ 1783
  15. Maximilien Melleville, Histoire de la ville de Laon et de ses institutions civiles judiciaires, etc,‎ 1846, p. 44.
  16. Desaint et Saillant, Abrégé chronologique des grands fiefs de la couronne de France, avec la chronologie des princes et seigneurs qui les ont possédés, jusqu'à leurs réunions a la couronne: avec la chronologie des princes et seigneurs qui les ont possédés, jusqu'à leurs réunions à la couronne Pierre-Nicolas Brunet,‎ 1759
  17. Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières : par une société de gens de gens de lettres, de savans et d'artistes,‎ 1804, p. 511
  18. Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières: par une société de gens de gens de lettres, de savans et d'artistes,‎ 505
  19. François Gabriel T. Basset de Jolimont, L'Allier pittoresque,‎ 1852
  20. I. Villela-Petit, « Béraud III, dauphin d'Auvergne, ou Guichard II Dauphin ? Un cas d'homonymie héraldique », dans Revue française d'héraldique et de sigillographie,‎ 71-72 (2001-2002), p. 53-72.
  21. J. Le Roux de Lincy, Inventaire des livres composant la bibliothèque des seigneurs de Jaligny, 6 juin 1413, coll. « Bulletin du bibliophile / 6e série »,‎ 1843
  22. Bibliophile et Bibliothécaire, Inventaire des Livres de Jaligny et qui souloient estre à Bomiez,‎ 1846
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  26. a et b Marguerite de Lussan et Nicolas Baudot de Juilly, Histoire et règne de Charles VI, t. VII,‎ 1753, p. 252
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  29. Georges Salamand, Paulin de Barral, libertin dauphinois : mémoires de Marie Séraphine Guillaud de la Motte Barral, La Pensée Sauvage, 1989.
  30. « Quatre gendarmes tombèrent sous ce feu meurtrier ; les deux gendarmes Basson et Jaillard, le maréchal-des-logis Lemaire et le lieutenant Combat. Le maréchal-des-logis était tombé de cheval sur les deux genoux. Un insurgé s'approcha de lui et lui tira deux coups de pistolet qui le renversèrent. Lemaire fut traîné sur les dalles de l'église, et on lui écrasa la tête à coups de crosse de fusils. Telle était la rage de ces forcenés, qu'ils percèrent son cadavre de coups de sabre et qu'ils égorgèrent son cheval. Le lieutenant et les deux gendarmes, tous deux grièvement blessés, furent laissés par terre, sans secours, pendant plus de deux heures. Depuis lors, le lieutenant Combat a succombé à ses blessures. Il laisse une veuve et des enfants. » P. Mayer, Histoire du deux décembre : avec documents inédits et pièces justificatives, Ledoyen,‎ 1852
  31. « La comtesse Georges de Montlaur, née Marie de Barral, était la seule héritière de la ligne aînée de Barral, représentée au XIIIe degré par Pierre-François comte de Barral fils de Jean Baptiste-François de Barral-Clermont-Monferrat, comte de Barral, 2e marquis de La Bastie-d'Arvillard, baron de la Roche-Cormier etc., président à mortier au parlement de Grenoble et de Marie-Charlotte de Chaumont-Quitry, qui fut mariée par contrat signé à Versailles par Leurs Majestés et la famille royale le 12 février 1774 à Marie-Catherine Guillaud de La Motte, dame de Jaligny en Bourbonnais, fief encore conservé dans la descendance Villardi Quinson de Montlaur. » Cité sur « La baronnie-Marquisat de Montlaur en Languedoc et sa transmission dans la maison de Villardi-Quinson », sur site du château de Montlaur (consulté le 24 mars 2010)
  32. Jean Débordes, Paroles de résistants: 50 témoignages reçus, embuscades, trahisons, déportations, exécutions,, Éditions de Borée,‎ 2003 (ISBN 2844941966)
  33. Magnan, Dictionnaire Géographique Portatif De La France Où L'on donne une connoissance exacte des Provinces, Gouvernemens, Villes, Bourgs, Villages, Fleuves, Rivileres, Abbayes, &c. qu'il y a dans ce Royaume: Avec Le nom des Bureaux de Poste, auxquels il faut adresser les lettres, pour les faire parvenir à tous les lieux de la France et les païs étrangers, t. 3, Desaint,‎ 1765
  34. Dom J-M Besse, Abbayes et prieurés de l'ancienne France, Paris,‎ 1912
  35. René Germain, Les campagnes bourbonnaises à la fin du Moyen Âge, Presses Universitaires Blaise Pascal,‎ 1997 (ISBN 9782877410779)
  36. P. Gagnol, La dîme ecclésiastique en France au XVIIIème siècle, Genève, Slatkine-Mégariotis reprints,‎ 1974
  37. a, b et c Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique pittoresque et biographique, de la source de ce fleuve à son embouchure dans l'océan, Paris,‎ 1851
  38. François Gabriel Basset de Jolimont, L'Allier pittoresque,‎ 1852
  39. Archives départementales de l'Allier
  40. « Histoire de la commune de Cossaye », sur pagesperso-orange (consulté le 25 mars 2010)
  41. Congrès archéologique de France, Séances générales, 1855
  42. Louis-Antoine Chaix de Lavarène, Monumenta pontificia Arverniae, decurrentibus IX°, X°, XI°, XII°saeculis. Correspondance diplomatique des papes concernant l'Auvergne depuis le pontificat de Nicolas Ier jusqu'à celui d'Innocent III (IXe, Xe, XIe, XIIe siècles), Clermont-Frerrand, Bellet et fils, 1886, p. 210, note 1
  43. Code électoral, art L 253 (consulté le 25 mars 2010)
  44. Liste des maires de l'Allier sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 7 juin 2014).
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  46. « École de Jaligny », sur Site de l'École de Jaligny (consulté le 25 mars 2010)
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  49. « Centre social de Jaligny-Neuilly », sur Site du Centre social de Jaligny-Neuilly (consulté le 25 mars 2010)
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  51. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  52. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  53. « Pyramide des âges communale », sur INSEE (consulté le 25 mars 2010)
  54. Étude du Pôle géomatique régional d'Auvergne, fiche 93
  55. « L’agriculture a évolué vers l’agrandissement des exploitations en maintenant une orientation principale vers l’élevage bovin. Les chefs d’exploitation sont plus âgés que la moyenne du département. Le problème de la continuité de l’activité se pose, car les investissements nécessaires au rachat d’une exploitation sont colossaux. Il en découle une potentielle déprise des surfaces agricoles ». (Chambre d’agriculture, décembre 2004)
  56. Abbé Barthelaix, Le château de Jaligny, 1867
  57. « Photos de l'église Saint-Hippolyte », sur petit-patrimoine.com (consulté le 25 mars 2010)
  58. Histoire de la foire aux dindes.
  59. Invités d'honneur (1950-1999)
  60. Invités d'honneur (1989-2005)
  61. À l'origine, le monument était surmonté d'un bronze massif représentant le coq gaulois écrasant le casque à pointe allemand. Ce bronze a été volé au cours des années 1990.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marguerite de Lussan, Nicolas Baudot de Juilly, Histoire et règne de Charles VI, 1753
  • Encyclopédie méthodique ou par ordre de matières : par une société de gens de gens de lettres, de savans et d'artistes, 1804
  • Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique pittoresque et biographique, de la source de ce fleuve à son embouchure dans l'océan., Paris, 1851
  • François Gabriel T. Basset de Jolimont, L'Allier pittoresque, 1852
  • Aubert de la Faige et Roger de la Boutresse, Les fiefs du Bourbonnais, Paris-Moulins, 1896-1932
  • Lucien Fanaud, Voies romaines et vieux chemins en Bourbonnais, Moulins, 1960
  • René Germain, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éditions de Borée, 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]