Blandy (Seine-et-Marne)
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| Blandy-les-Tours | |
|---|---|
Mairie de Blandy-les-Tours |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Île-de-France |
| Département | Seine-et-Marne (Melun) |
| Arrondissement | Melun |
| Canton | Le Châtelet-en-Brie |
| Code commune | 77034 |
| Code postal | 77115 |
| Maire Mandat en cours |
Éric Cadiou 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région du Châtelet-en-Brie |
| Site web | http://www.lesblandynois.fr |
| Démographie | |
| Population | 772 hab. (2008) |
| Densité | 55 hab./km2 |
| Gentilé | Blandynois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 59 m — maxi. 104 m |
| Superficie | 14,02 km2 |
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Localisation carte nationale
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Blandy (ou Blandy-les-Tours) est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Blandynois.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Le village est situé sur un promontoire qui domine la vallée du ru d’Ancœur (ou parfois d’Ancueil, qui devient par la suite l’Almont). Il s’est organisé autour du château fort, qui faisait partie d’un ensemble défensif entre domaine royal et Champagne.
[modifier] Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont :
- Moisenay ;
- Fouju ;
- Champeaux ;
- Saint-Méry ;
- Châtillon-la-Borde ;
- Sivry-Courtry.
[modifier] Histoire
L’occupation du territoire de Blandy est bien antérieure à l’existence du château. Le site est en effet fréquenté dès la Préhistoire, puis peuplé à l’époque antique. Le nom Blandy est d’origine Gallo-Romaine, prenant les formes de Blanziacum en 832, Blanzi en 1209, Blandiacum en 1212 (du nom Blandius). L’histoire de Blandy est ensuite associée à celle de son château. Ce dernier est mentionné pour la première fois en 1206, il appartient alors aux vicomtes de Melun.
Le village est essentiellement agricole. Louis Michelin en 1843 note dans ses essais historiques et statistiques : grains, foins, vins et bois. Quelques industries se sont développées au fil des siècles notamment l’exploitation de l’argile et de la pierre meulière. Au XXe siècle, la commune de Blandy en Brie prend le nom de Blandy-les-Tours. Le château permet de développer le tourisme au cours des XXe et XXIe siècles.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Blandy se blasonnent ainsi : d’azur aux sept besants d’ordonnés 3.3.1, au chef du même. |
Il s'agit des « armes pleines » de la maison de Melun.
[modifier] Administration
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| vendémiaire an VII (1798) | Germinal an VII (1799) | HUCHERARD Antoine | Agent municipal Profession : Cultivateur | |
| Floréal an VII (1799) | prairial an VIII (janv fevrier 1799) | CHERTEMPS Maurice | Agent municipal puis maire provisoire
Avant 1799, les actes sont signés alternativement par des agents et officiers municipaux |
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| Floréal an VII (Mai 1800) | Juin 1821 | JOZON Jean Baptiste | Cultivateur, puis propriétaire Cultivateur en 1804 | |
| 3 juillet 1821 | 1825 | MORISSET Charles Alexandre | Propriétaire | |
| 1825 | 1831 | HUCHERARD Antoine (décédé 10/10/1832) | Cultivateur puis Propriétaire | |
| 1831 | 1848 | GARCET Jean Baptiste Désiré | Notaire | |
| 1848 | 1855 | COUTURON Antoine Louis (1785-1855) | Propriétaire | |
| 1855 | 1855 | DESHAYES Jean Baptiste | Adjoint | |
| 1856 | 1861 | LAURENT Jean Jacques | Notaire | |
| Décembre 1861 | 1865 | RABIER Georges Éléonore Frédéric | Cultivateur | |
| 1865 | 1876 | DESROCHES Louis René | ||
| 1876 | 1877 | LUIGI Jean | Docteur en médecine | |
| 1877 | CHERTEMPS Henri Pompée et Deneuchatel adjoints | Adjoints faisant fonction | ||
| mars 1877 | 1888 | TUOT Pierre Charles (décédé en 1894) | Officier supérieur retraité, rentier | |
| 20 mai 1888 | Démission acceptée le 30 mai 1888 | BLAQUE Maurice | Propriétaire | |
| 10 juin 1888 janvier 1909 | 1909 | CHERTEMPS Henri Pompée | Géomètre | |
| 7 juin 1909 | 1912 | MERCIER Arthur Jules | Notaire | |
| 19 mai 1912 | 1914 | CHERRIER | ||
| 22 mars 1914 | 1956 | CAILLEUX Marie Alphonse (1879 - Décédé le 20/11/1956) | Fermier | |
| 1957 | 1970 | GERALDY Georges Décédé 23/7/1970 | ||
| mars 1971 | mai 1971 | MASSIAS André (1909 - 1971) | Intérim | |
| 1971 | 1977 | METIER Jean | Agriculteur | |
| 1977 | 1983 | GUELDRY Antoine | Agriculteur | |
| 1983 | 1989 | METIER Jean | Agriculteur | |
| 1989 | 1995 | METIER Jean | Agriculteur | |
| 1995 | 2001 | FONTAINE Roger | Artisan peintre | |
| 2001 | 2008 | PERON Denis | Responsable d'exploitation | |
| mars 2008 | En cours | CADIOU Eric | Chef de Service Informatique | |
[modifier] Démographie
- Dans ses Essais historiques et statistiques, Louis Michelin note en 1843 : 760 habitants, dont 8 à la ferme de Bouisy, 6 à la ferme d’Aulnoy, 7 aux Brandins, 6 aux Frileux et 12 au hameau des vallées.
[modifier] Monuments et lieux touristiques
[modifier] Patrimoine religieux
[modifier] Église Saint-Maurice
À l’époque mérovingienne, le groupe paroissial est composé de deux bâtiments différents : l’église et une chapelle dont les vestiges subsistent dans la cour intérieure du château, délimités sur le sol. Cette nécropole paraît s’étendre autour de l’église. Le mur méridional montre un bel appareil en « arêtes de poison » qui pourrait appartenir à un édifice mérovingien ou carolingien. On a aussi retrouvé une nécropole de 72 sépultures de jeunes enfants autour du chevet de cette chapelle située dans le château.
Les parties les plus anciennes de l’église sont le clocher et la nef, qui datent du XIVe siècle. Ce clocher à quatre pans droits est caractéristique des églises briardes. Ensuite, Saint-Maurice a été agrandie au XVIe siècle par la construction d’un nouveau chœur. À cette époque, Jacqueline de Rohan, châtelaine de Blandy convertie au protestantisme, avait fait de l’église un lieu de culte pour cette nouvelle religion.
En 1572, toute l’aristocratie protestante se rassembla ici pour célébrer le mariage de Marie de Clèves et d’Henri Ier, prince de Condé. Parmi les invités se trouvait Henri de Navarre, futur roi Henri IV.
Marguerite est la plus grosse cloche de l’église. La première s’appelait Jacqueline, du nom de Jacqueline de Rohan, qui l’avait fait placer dans le clocher, mais elle a été fondue à la Révolution pour en faire des canons.
L’église est de style gothique avec ses larges ouvertures, elle donne cette impression de lumière et d’équilibre. Elle ne possède qu’un seul bas-côté. Il n’y a pas de transept, c’est la partie près de la chaire qui devait en tenir lieu pour les cérémonies, et à ce même endroit était situé le chœur au XIVe siècle.
[modifier] Prieuré Saint-Martin
L’ancien prieuré Saint-Martin, fondé au XIe siècle, dépendait de la très riche abbaye Saint-Martin-des-Champs à Paris. Le prieuré aussi était riche, il possédait des terres et des bois. C’était un vrai centre de pouvoir, au même titre que le château, et les moines n’hésitaient pas à s’opposer au seigneur. La Bibliothèque nationale conserve d’ailleurs (Archives de l'Empire, Section domaniale S, 1344, Triage des anciens titres N°2), une lettre de Philippe Auguste, datée de 1214, qui concerne une querelle entre le vicomte Adam II de Melun et les moines, au sujet de la possession des bois de Blandy. Après plus d’un siècle de procès, le roi a donné raison aux moines et Adam II s’y est soumis. Les moines avaient une grande influence au Moyen Âge. Ils contribuaient à l’évangélisation, limitaient l’autorité des puissants, ils aidaient au développement d’un élevage et d’une culture plus rationnels. Il s’agissait au Moyen Âge d’un ensemble très important qui comprenait notamment une chapelle, un cimetière, une grange aux dîmes, une ferme entourée de profonds fossés, et de grands jardins.
[modifier] Patrimoine civil
- Le Château médiéval composé de cinq tours et d’un donjon reliés entre eux par un mur d’enceinte. Il fut construit au XIIIe siècle par le vicomte de Melun et restauré au début des années 1990. Propriété du conseil général, il a rouvert le 16 septembre 2007 après deux ans de travaux.
- la Grande Rue, au no 9 : Dès la moitié du XVIIe siècle, il est fait mention d’un maître à Blandy, donc d’une école, et dès le début du XVIIIe d’une école de filles (assez précoce).
Ici il y avait une école qui a été fondée en 1669, donc pendant la deuxième moitié du XVIIe et cette école a fonctionné jusqu’au XIXe siècle. Aux XVIIIe et XIXe siècles, cette école était établie au premier étage. En 1746 (moitié du XVIIIe), l’école a été agrandie par l’arrière grâce à l’achat d’une seconde maison dans la Grande Rue pour loger le maître d’école des garçons.
Dans ce même bâtiment, il y avait le broyeur à pommes et le pressoir banal (resté jusqu’en 1900 environ, le broyeur a été transféré sur la place du colombier). - Le broyeur à pommes servait autrefois à broyer des fruits avant de les porter au pressoir. La meule est en grès, elle est située sur un axe qui était entraîné par un cheval. Longtemps situé au no 9 de la Grande Rue, il a été transféré vers 1900 sur la place du Colombier.
- L’hôtel Chenevières est la grande et belle bâtisse qui borde le côté gauche de la place du Pleux. Elle est nommé d’après les champs de chanvre qui devaient s’y trouver autrefois : le chanvre a la particularité de pouvoir pousser sur des terrains ingrats appelés pleux en ancien français. Cette maison appartenait au XVIIIe siècle au procureur Pellegrin ; à cette époque, elle était entourée de vignes et de jardins.
Depuis le XVe siècle, il y avait à Blandy beaucoup de gens de loi : procureurs, mais aussi juges, baillis, notaires, car l’organisation du village était très complexe. Les terres étaient morcelées entre les possessions du seigneur, celles de la paroisse, et même celles de communautés religieuses extérieures au village comme l’abbaye royale des Saints-Pères de Melun. Le prieuré Saint-Martin, tout près d’ici, possédait lui aussi beaucoup de terres. Ces attributions se modifiaient au fil du temps. Il devait être difficile de s’y retrouver au moment d’appliquer les impôts. Et c’est probablement là qu’intervenaient les juristes… - Au numéro 22 de la rue St Martin, se trouvait la chapelle Saint-Martin, qui a été détruite à la Révolution. À son emplacement, une belle maison en a toutefois gardé les principales dispositions. C’est dans cette chapelle que s’était maintenu le culte catholique à Blandy au XVIe siècle, alors que l’église Saint-Maurice avait été transformée en temple protestant. À sa droite, il reste l’ancienne grange aux dîmes.
Les moines ont quitté le prieuré à la fin du XIVe siècle. Les vicomtes de Melun en sont alors devenus propriétaires et y ont installé les chapelains du château. Vendu au XVIIIe siècle en même temps que le château, le prieuré est passé entre les mains de plusieurs propriétaires. À la Révolution, il a été vendu par l’État, et ses bâtiments, déjà très endommagés, ont été transformés ou détruits.
La rue Raoul-Kourilsky (voir point suivant) et la rue de la Fontaine contournent l’ancienne basse-cour du château. La basse-cour était le centre de la vie du domaine seigneurial, où étaient installés les paysans et artisans qui travaillaient pour le seigneur. Elle était entourée d’une enceinte fortifiée et c’est là où les villageois se réfugiaient en temps de guerre.
- La rue Raoul-Kourilsky est nommée d’après un résistant français. Elle portait auparavant le nom de rue Courre-Soupe, parce que les pauvres couraient y chercher leur ration de soupe, en rapport avec l’hôtel-Dieu qui s’y trouvait jusqu’à son incendie en 1710 : (Terrier de 1740 et recensement de 1744) ; les rations ont ensuite sans doute diminué et la rue a été rebaptisée courte soupe (recensement de 1836). Durant la Seconde Guerre mondiale, le café Les Cent Tickets (Documents du professeur Raoul Kourilsky et témoignages de Jean Caillon, jeune aligné contre le mur) ou Sans Tickets a été le théâtre d’un drame. Il était devenu le centre de ralliement des résistants pendant la guerre. Mais un jour, la Gestapo a découvert ce qui s’y passait et a donné l’assaut. En entendant les premiers coups de feu, un des hommes, Maurice Salingros, s’est dirigé vers la porte pour faire obstacle aux Allemands et permettre aux autres de s’enfuir. Pendant que les résistants s’évadaient par le jardin, Maurice Salingros a essuyé de plein fouet les tirs allemands… Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les résistants leur ayant échappés, les Allemands ont rassemblé tous les hommes du village et les ont alignés en menaçant de les exécuter. C’est alors que l’un d’eux, Raoul Kourilsky, a pris la parole en allemand pour tenter de négocier leur libération. Après une attente interminable, les hommes ont finalement été relâchés.
- Dans la rue de la Fontaine reste une maison avec un beau porche et une arche en grès ; au XIXe siècle, elle a servi en même temps de presbytère, d’école et de mairie.
- Le lavoir public de la fin du XVIIIe siècle est aménagé sur un ruisseau qui descend la pente naturelle jusqu’au ru d’Ancœur.
[modifier] Événements
- Remue Méninges tous les 2 ans en alternance avec le May médiéval.
- Fête, repas, danse et feu de la Saint-Jean fin juin.
- Spectacle pyrotechnique du 14 Juillet.
[modifier] Personnages célèbres
- Daniel Gittard (1625-1686), architecte français, né à Blandy-les-Tours.
- Louis Silvy (1760-1847), polémiste janséniste, y possédait une ferme.
- Laurent Schobert, général d’Empire
- Abdallah d’Asbonne, mamelouk de la garde impériale de Napoléon Bonaparte
- Jean Canolle, écrivain, scénariste, homme de lettres
- Michel Levy, sculpteur
- Raoul Kourilsky, médecin
- Olivier Kourilsky, médecin et écrivain
- Roman Zaslonov, peintre