Jean-Luc Bouilleret

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Jean-Luc Bouilleret
Image illustrative de l'article Jean-Luc Bouilleret
Mgr Bouilleret, lors de la célébration du mercredi des Cendres 2014 en la cathédrale de Besançon.
Biographie
Nom de naissance Jean-Luc Marie Maurice Louis Bouilleret
Naissance 28 octobre 1953 (61 ans)
Arbois (France)
Ordination sacerdotale 28 juin 1981
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 11 mai 2003 par
Mgr Jacques Noyer
Dernier titre ou fonction Archevêque de Besançon
Archevêque de Besançon
Depuis le 10 octobre 2013
Précédent André Lacrampe
Évêque d'Amiens
10 mars 200310 octobre 2013
Précédent Jacques Noyer Olivier Leborgne Suivant

Blason
« Sagesse-Humilité »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Jean-Luc Bouilleret, né le 28 octobre 1953 à Arbois dans le Jura, est un archevêque catholique français. Évêque d'Amiens de 2003 à 2013, il est nommé archevêque de Besançon le 10 octobre 2013[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Au terme d'un parcours de formation effectué au Grand séminaire de Dijon, à l'Université pontificale grégorienne à Rome, à l'Institut catholique de Paris et à l'Université catholique d'Amérique à Washington DC (États-Unis), Jean-Luc Bouilleret est titulaire d'une licence de sociologie et d'un DEA de théologie. Il est né à Arbois dans le Jura en 1953 tandis que sa famille est originaire du village voisin de Pupillin.

Principaux ministères[modifier | modifier le code]

Ordonné prêtre le 28 juin 1981 pour le diocèse de Saint-Claude, il a enseigné la théologie morale fondamentale au Grand séminaire inter-diocésain de Dijon de 1983 à 1993 tout en gardant des ministères en paroisse, en particulier comme curé de plusieurs paroisses jurassiennes dont Orchamps et Étrepigney de 1990 à 1994.

De 1996 à sa nomination comme évêque d'Amiens en 2003, il a été appelé à Lyon, comme directeur au séminaire universitaire et enseignant en théologie morale à la Faculté de théologie.

Nommé évêque d'Amiens le 10 mars 2003, il a été consacré le 11 mai 2003. Il nomme en 2004 vicaire général du diocèse, le Père Jean-Paul Gusching[2],[3].

Au sein de la Conférence des évêques de France, il est membre du Conseil permanent. Il a été élu en 2011 président de la Commission épiscopale pour les ministères ordonnés et les laïcs en mission ecclésiale[4].

Il est nommé archevêque de Besançon le 10 octobre 2013 par le pape François[5], et est installé en la cathédrale Saint-Jean de Besançon le 17 novembre 2013[6]. Conformément au code de droit canonique, en tant que nouvel archevêque métropolitain, il reçoit le pallium des mains du pape le 29 juin 2014 suivant[7].

Devise et armoiries[modifier | modifier le code]

Il a pour devise épiscopale : « Sagesse-Humilité ».

Ses armoiries se décrivent ainsi : « Parti, à dextre de gueules au pampre tigé et feuillé d’argent fruité de deux pièces d’or ; à senestre d’azur à trois épis d’or rassemblés, tigés et feuillés d’argent ». Depuis sa nomination comme archevêque de Besançon son blason est timbré d’un chapeau d’archevêque (de couleur verte portant vingt houppes – usage remontant au XVIe siècle) et surmonté en pal de la croix archépiscopale[8]. On retrouve sous l'écu le pallium que les nouveaux archevêques métropolitains reçoivent des mains du pape.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Traditionalistes de la FSSPX[modifier | modifier le code]

En septembre 2007, Jean-Luc Bouilleret a refusé d'accéder à la demande de la communauté traditionaliste Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X de bénéficier d'une église du diocèse afin d'y célébrer des messes traditionnelles avec ses propres officiants. À la suite de ce refus, la Fraternité Saint-Pie-X organise depuis le 11 novembre 2007 des manifestations dominicales sous forme de messe sur le parvis de la cathédrale ou devant l’église Saint-Germain[9],[10]. Le 25 novembre 2007, Jean-Luc Bouilleret a pourtant autorisé la célébration, un dimanche sur deux, de messes traditionnelles à Amiens par un prêtre diocésain s'adressant aux catholiques traditionalistes qui sont en pleine communion avec le pape et l'évêque du lieu. Le 15 janvier 2008, l'évêque précise : « Je crains et regrette que certains ne comprennent pas la dimension des enjeux qui fondent l'unité de toute notre Église. Il ne s'agit pas ici simplement d'un lieu ou d'un local pour célébrer la messe » et affirme : « Je reste en contact avec les responsables de la Fraternité Saint-Pie-X sur Paris pour trouver ensemble une solution qui respecte la vérité de nos convictions[11] ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Croix
  2. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va,‎ 3 juillet 2014 (consulté le 6 juillet 2014)
  3. qu'il aura l'occasion de consacrer quand celui-ci sera nommé évêque de Verdun
  4. Communiqué sur le site des évêques français
  5. (it) Vatican, « Renoncement et nominations du 10 octobre 2013 », sur press.vatican.va,‎ 10 octobre 2013 (consulté le 21 novembre 2013)
  6. « Mgr Jean-Luc Bouilleret, nouvel archevêque de Besançon », La Croix, 10 octobre 2013.
  7. E. Nghiap, « Mgr Bouilleret : « Le Pape nous invite à la confiance » », sur eglise.catholique.fr,‎ 4 juillet 2014 (consulté le 6 juillet 2014)
  8. Photo et explications des armoiries de sur le site du diocèse d'Amiens
  9. « L'évêque s'oppose aux traditionalistes », L'Union, 15 novembre 2007.
  10. « Traditionalistes : la situation reste bloquée », L'Union, 21 janvier 2008.
  11. « [Mgr Bouilleret, évêque d'Amiens] À propos de la Fraternité St-Pie X », TradiNews. Actualité(s) du Traditionalisme catholique, 15 janvier 2008.