Port-Lesney

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Port-Lesney
Le village et ses vignes
Le village et ses vignes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Villers-Farlay
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Amour
Maire
Mandat
Jean Théry
2014-2020
Code postal 39330 et 39600
Code commune 39439
Démographie
Gentilé Poly
Population
municipale
557 hab. (2011)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 00′ 13″ N 5° 49′ 29″ E / 47.0036, 5.824747° 00′ 13″ Nord 5° 49′ 29″ Est / 47.0036, 5.8247  
Altitude Min. 240 m – Max. 440 m
Superficie 10,91 km2
Localisation

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Port-Lesney est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village de Port-Lesney est situé au centre d'un triangle formé par Besançon, Dole et Lons-le-Saunier, très proche des sites touristiques d'Arc-et-Senans et de Salins-les-Bains. Il se trouve d'autre part le long de la Loue, juste aux portes du Val d'Amour, à la limite entre les départements du Doubs et du Jura.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Champagne-sur-Loue Buffard (Doubs) Rennes-sur-Loue (Doubs) Rose des vents
Cramans
Mouchard
N Grange-de-Vaivre
Pagnoz
O    Port-Lesney    E
S

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le film La Ligne de démarcation fut en partie tourné à Port-Lesney.

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

De nombreuses possibilités d'hébergement sont disponibles à Port-Lesney : camping, gîtes, meublés en location, hôtels...

D'autres secteurs économiques sont représentés sur la commune de Port-Lesney, avec une activité essentiellement orientée vers les métiers du bois.

Transports[modifier | modifier le code]

Port-Lesney se trouve au voisinage de la route nationale 83 qui relie Besançon à Lons-le-Saunier, un peu avant Mouchard en arrivant de Besançon.

Le village est très proche de la gare de Mouchard, située au croisement de la ligne TGV Paris-Lausanne (Lyria) et de la ligne Strasbourg-Lyon.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 557 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
740 743 769 815 795 807 806 817 822
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
793 770 748 718 707 745 700 660 601
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
565 568 555 535 544 658 611 644 653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
617 539 577 528 431 414 506 557 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1971 Edgar Faure PRRRS Député puis ministre
1971 1977 Lucie Faure DVG  
1983 1987 Edgar Faure GD Sénateur
2001 2003 Daniel Huart    
2005 2008 Frédérique Galvin    
2008   Jean Théry[3]    

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village dispose d'un important patrimoine bâti et de nombreux sites naturels.

Voies[modifier | modifier le code]

36 odonymes recensés à Port-Lesney
au 1er décembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cour Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Ruelle Autres Total
0 0 0 5 0 1 [N 1] 0 0 3 [N 2] 0 0 2 [N 3] 21 1 [N 4] 3 [N 5] 36
Notes « N »
  1. Impasse Bellevue.
  2. Dont la Place du 19-Mars-1962 et la Place du 8-Mai-1945
  3. Route de Lorette et Route de Maison Neuve
  4. Ruelle du Fer à Cheval.
  5. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Les deux ponts[modifier | modifier le code]

Le vieux pont
Le nouveau pont

Bien que la date de sa construction soit difficile à déterminer, il existe à Port-Lesney un pont en pierre à trois arches dès le XVe siècle, qui permet au village de devenir un point de passage privilégié vers Besançon. Néanmoins du fait de sa conception ancienne (larges piliers et voûtes peu élevées), le pont provoque d'importantes inondations en période de crue. Afin de remédier à cette nuisance, une quatrième arche est construite à la fin du XVe siècle, puis une cinquième fin XIXe. Après une crue particulièrement importante en 1931, une enquête est lancée pour la réalisation d'un nouveau pont, qui offrirait moins de résistance à l'écoulement de la rivière. La construction du nouveau pont débute en 1938, et s'achève en 1940. Enfin, onze ans après la construction d'un pont plus moderne, le premier pont est finalement détruit en 1951. Seule une arche est alors conservée, encore en place à l'heure actuelle. Le village présente donc la particularité d'avoir possédé deux ponts pendant plus de dix ans, de 1940 à 1951.

Notre-Dame de Lorette[modifier | modifier le code]

Notre Dame de Lorette

La chapelle de Lorette est accessible à partir de la route qui rejoint Port-Lesney à Cramans, et bénéficie d'une très belle vue sur la vallée de la Loue en contrebas.

Cet ermitage a été construit en plusieurs étapes : le chœur, aux murs très épais, constitue la partie la plus ancienne (construction estimée au XIVe siècle) ; des chambrettes attenantes dateraient du début du XVIIe, une nef du début du XVIIIe ; enfin une grande salle soudée au chœur par son mur nord est de construction moderne. À l'extérieur, on peut admirer un magnifique toit en pierre.

Cuvette de Perrichon[modifier | modifier le code]

La commune abrite la « cuvette de Perrichon », un des bâtiments de transit de la saumure sur le saumoduc reliant Salins-les-bains à la Saline royale d'Arc-et-Senans. Datant de la fin du XVIIIe siècle, le bâtiment est inscrit aux monuments historiques depuis 2009.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Vue panoramique depuis le belvédère.

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Coupé : au premier d'azur semé de billettes d'or au lion issant du même brochant sur le tout, au second de gueules au pont de deux piles d'argent sur une rivière ondée aussi d'argent et d'azur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fauque Harmington[modifier | modifier le code]

Il se repose définitivement dans le cimetière de Port-Lesney, son fils a son nom gravé sur le monument aux morts de la guerre 1914-1918. Il se nommait Fauque Harmington, il était né à Cavaillon (Vaucluse) le 10 juillet 1860, et il est décédé à Arbois (Jura) le 28 août 1947.

Georges Méliès, inventeur du trucage et du spectacle cinématographique fut le dernier directeur du Théatre Robert-Houdin de Paris. En 1889 il engage Harmington Fauque comme magicien principal. Cet artiste mondialement connu dans le monde de la Magie Prestidigitation était venu prendre sa retraite à Port-Lesney. Dans ses notes relatives au théâtre Robert-Houdin et parues dans L'histoire comparée du cinéma tome II de Jacques Deslandes et Jacques Richard, Méliès a écrit :

« Harmington ( Fauque de son véritable nom )Gascon celui-là ! Et quel gascon ! Pécaïre ! Trousse de l’air ! Bagasse ! En voilà un qui n’engendrait pas la mélancolie. Il resta 9 ans au théâtre et ses séances n’étaient qu’un continuel éclat de rire ! Quel entrain ! Quel bagout ! »

Il avait même un entrain si endiablé que dans le feu de l’action, il démolissait quelque accessoire à chaque séance. Cà, c’était moins drôle pour moi qui avais à les remplacer, mais il amusait tellement son public. Il était toujours de si bonne humeur, toujours si content de lui que je me serais fait scrupule de lui faire le moindre reproche.

La Bibliothèque Nationale de France, et la Cinémathèque française conservent de nombreux documents relatifs à Fauque Harmington. Les ouvrages récents suivant : L'Œuvre de Georges Méliès, Mélies magie et cinéma, La Magie de Robert-Houdin, "Une vie d’artiste" n'ont pas oubliés ce grand l'artiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Huart, Aux portes du Val d'Amour : Port-Lesney, 1re éd., 2000.
  • Elsa Bezin, « Le charme n'est pas rompu », dans Pays Comtois (ISSN 1266-1341), no 73 (2007), p. 28-29.

Liens externes[modifier | modifier le code]