À la croisée des mondes

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À la croisée des mondes
Auteur Philip Pullman
Genre Fantasy (high fantasy et science fantasy)
Version originale
Titre original His Dark Materials
Éditeur original Scholastic
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 19952000
Version française
Traducteur Jean Esch
Lieu de parution Paris
Éditeur Éditions Gallimard
Date de parution 19982001

À la croisée des mondes (His Dark Materials) est une trilogie du genre fantasy écrite par Philip Pullman. Initialement publiée pour les jeunes adultes, la série est également destinée aux adultes.

La trilogie originale, composée des livres Les Royaumes du Nord (1995), La Tour des anges (1997) et Le Miroir d'ambre (2000), suit le rite de passage deux adolescents, Lyra Belacqua et Will Parry, qui traversent des univers parallèles en vivant une séries d'aventures épiques. Elle est complétée par trois livres supplémentaires, des préquelles et des romans parallèles situés dans l'univers d’À la croisée des mondes : Lyra et les Oiseaux (2003), Il était une fois dans le Nord (2008) et Le Livre de la Poussière (à paraître).

Les livres originaux ont remporté un grand nombre de récompenses, en plus d'être devenus un succès littéraire. Ils ont également été adaptés au théâtre, alors que le premier roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique, intitulée À la croisée des mondes : La Boussole d'or (The Golden Compass, 2007).

Sommaire

[modifier] Description

Trilogie originale :

  1. 1995 : Les Royaumes du Nord (Northern Lights ou The Golden Compass)
  2. 1997 : La Tour des anges (The Subtle Knife)
  3. 2002 : Le Miroir d'ambre (The Amber Spyglass)

Livres complémentaires à la série :

  1. 2003 : Lyra et les Oiseaux (Lyra's Oxford)
  2. 2008 : Il était une fois dans le Nord (Once upon a Time in the North)
  3. À paraître : Le Livre de la Poussière (The Book of Dust)

[modifier] Titres

Le titre de la série, en anglais His Dark Materials (littéralement « Ses noirs matériaux »), vient du poème anglais du XVIIe siècle de John Milton, Le Paradis perdu (Paradise Lost). Le poème raconte la guerre que Lucifer lance contre Dieu en intervenant pour provoquer la Chute (le bannissement d'Adam et Ève du Jardin d'Éden après avoir goûté aux fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal).

Satan lutte pour sortir de l'Enfer (illustration du Paradis perdu par Gustave Doré).

« Into this wilde Abyss,
The Womb of nature and perhaps her Grave,
Of neither Sea, nor Shore, nor Air, nor Fire,
But all these in their pregnant causes mixt
Confus'dly, and which thus must ever fight,
Unless th' Almighty Maker them ordain
His dark materials to create more Worlds,
Into this wilde Abyss the warie fiend
Stood on the brink of Hell and look'd a while,
Pondering his Voyage; for no narrow frith
He had to cross.
 »

— John Milton, Paradise Lost (1667). Livre II, lignes 910 à 920.

« Dans ce sauvage abîme, berceau de la nature, et peut-être son tombeau ; dans cet abîme qui n’est ni mer, ni terre, ni air, ni feu, mais tous ces éléments qui, confusément mêlés dans leurs causes fécondes, doivent ainsi se combattre toujours, à moins que le tout-puissant Créateur n’arrange ses noirs matériaux pour former de nouveaux mondes ; dans ce sauvage abîme, Satan, le prudent ennemi, arrêté sur le bord de l’Enfer, regarde quelque temps : il réfléchit sur son voyage, car ce n’est pas un petit détroit qu’il lui faudra traverser. »

— Traduction par François-René de Chateaubriand (1861).

Pullman a d'abord proposé de nommer la série The Golden Compasses (littéralement « Les compas d'or »), une autre référence au Paradis perdu, où est évoqué le compas de Dieu qu'Il utilise pour établir et mettre en place les limites de la Création.

Dieu, architecte du Monde, utilisant le compas d'or (The Ancient of Days, par William Blake).

« Then staid the fervid wheels, and in his hand
He took the golden compasses, prepared
In God's eternal store, to circumscribe
This universe, and all created things:
One foot he centered, and the other turned
Round through the vast profundity obscure
And said, thus farr extend, thus farr thy bounds,
This be thy just Circumference, O World.
 »

— John Milton, Paradise Lost (1667). Livre VII, lignes 224 à 232.

« Alors il arrête les roues ardentes, et prend dans sa main le compas d’or préparé dans l’éternel trésor de Dieu, pour tracer la circonférence de cet univers et de toutes les choses créées. Une pointe de ce compas il appuie au centre, et tourne l’autre dans la vaste et obscure profondeur, et il dit :
« Jusque là étends-toi, jusque là vont tes limites ; que ceci soit ton exacte circonférence, ô monde ! » »

— Traduction par François-René de Chateaubriand (1861).

En raison de confusions avec l'autre sens commun de « compass » (la boussole), c'est ce titre qui a été retenu pour l'édition américaine de Northern Lights, qui affiche sur la couverture l'aléthiomètre de Lyra en l'appelant « boussole d'or »). Dans le second roman, The Subtle Knife, Pullman rationalise le titre américain en faisant utiliser par le personnage de Mary le mot boussole pour parler de l'aléthiomètre.

La traduction française a choisi de ne pas traduire littéralement les titres choisis par l'auteur, à l'exception du Miroir d'ambre (The Amber Spyglass). Le titre de la série, His Dark Materials, est traduit par À la croisée des mondes, alors que les deux premiers tomes, Northern Lights (littéralement, « Les lumières du Nord ») et The Subtle Knife (« Le poignard subtil ») sont respectivement traduits par Les Royaumes du Nord et La Tour des anges. Le premier livre complémentaire, Lyra et les Oiseaux, a pour titre original Lyra's Oxford (« L'Oxford de Lyra »), alors que les deux autres sont des traductions littérales.

[modifier] Influences

La Dame à l'hermine (1488-1490), Léonard de Vinci.

Les trois influences littéraires majeures qu'a reconnues Philip Pullman[N 1] sont l'essai Du Théâtre de Marionnettes de Heinrich von Kleist[1], les travaux de William Blake, et surtout, Le Paradis perdu de John Milton duquel viennent le titre de sa trilogie (en anglais His Dark Materials) et beaucoup d'idées[2]. L'idée de Pullman est d'inverser l'histoire de Milton d'une guerre entre le Ciel et l'Enfer, arguant que Satan (le personnage principal du Paradis perdu) ne peut être le héros de son histoire[3] : à la place, ce sont deux enfants, Will et Lyra, qui partent sauver le monde libre contre la dictature de la religion, et qui en combattent littéralement ses agents. Et cette fois, ils y arrivent, et renversent l'ordre établi.

Le Monde de Narnia (The Chronicles of Narnia), la série de romans de C. S. Lewis publiés de 1950 à 1956, semble avoir eu une influence négative sur Pullman. Ce dernier l'a qualifié d' « ouvertement raciste », « monumentalement désobligeant envers les femmes », « immoral » et « diabolique »[N 2],[4],[5].

Par ailleurs, Pullman a eu l'idée du concept des dæmons en voyant La Dame à l'hermine de Léonard de Vinci, ainsi que certains portraits de Giambattista Tiepolo et de Hans Holbein le jeune[6]. De plus, c'est la science qui l'a poussé à « créer » cet univers aux mondes multiples, auquel il semble adhérer[3] :

« La question des autres mondes apparaît être soutenue par la science moderne. Un exemple notable est l'expérience des fentes de Young, où, lorsqu'on envoie des photons un par un à travers deux fentes parallèles sur un plan opaque, ils ne semblent pas interférer de la même manière que lorsqu'ils sont bombardés tous ensemble d'un coup. Donc, soit les photons savent ce que les autres ont fait auparavant, soit, dans un autre univers, d'autres photons passent aussi à travers d'autres fentes et interfèrent avec eux. C'est l'une des curiosités de la physique quantique...[N 3] »

— Philip Pullman[3]

[modifier] L’univers de À la croisée des mondes

La trilogie se déroule à travers un multivers, les protagonistes se déplaçant de l'un à l'autre de l'infinité des mondes parallèles qui le composent.

Le premier tome, Les Royaumes du Nord, se déroule entièrement dans un univers donné, très similaire au nôtre, différent par les avancées technologiques, moins développées que dans notre monde : le style vestimentaire ressemble à l'ère victorienne, les automobiles n'existent qu'en petit nombre et ne roulent pas vite, les avions n'ont pas été inventés, les voyages aériens se faisant à l'aide de zeppelins. D'une manière générale, ce monde ressemble au nôtre à l'époque industrielle de la fin du XIXe siècle et au début de la Première Guerre mondiale, mais la connaissance dans certains domaines de ses habitants surpasse la nôtre à la même époque (par exemple, l'étude de la physique des particules).

Dans le monde de Lyra, la religion dominante ressemble au christianisme (elle est nommée ainsi dans les livres suivants), bien qu'elle ne fasse pas référence à Jésus (mais Adam et Ève sont évoqués). L'Église (souvent appelée simplement Magisterium, qui en est le puissant organe de décision) exerce un contrôle sur la société et ressemble par son apparence et son organisation à celle de l'Église catholique, mais son siège est transféré de Rome à Genève. La Tour des anges, l'histoire se déroule dans plusieurs mondes : celui de Lyra, le nôtre, et un troisième monde, notamment dans une ville appelée Cittàgazze. Dans Le Miroir d'ambre, les mondes traversés sont encore plus nombreux.

La théorie des univers parallèles est largement exploitée par Pullman tout au long des romans. Pour l'auteur, une multitude de mondes se superposent les uns aux autres, se détachant les uns aux autres à des périodes diverses. Chacun possède sa géographie propre, qui est « décalée » du monde qui lui est le plus proche : par exemple, l'Oxford de notre monde se trouve au niveau de la ville côtière Cittàgazze, apparentée à une ville méditerranéenne par son climat et son architecture, et elle-même semble se situer à quelques jours de marche du pôle Nord du monde de Lyra[7]. Certains lieux et termes utilisés dans la série sont proches de ceux que nous connaissons, mais diffèrent par leur utilisation : Svalbard, qui existe dans notre monde, est le Royaume des ours en armure ; la Moscovie correspond à l'Union soviétique ou la Russie ; le terme « ambarique » remplace « électrique » dans le monde de Lyra (le premier vient de l'arabe عنبر, anbar (« ambre »), alors que le second vient du grec ήλεκτρον, élektron, qui signifie également « ambre », et tous deux renvoient aux propriétés électrostatiques de l'ambre) ; etc.

En plus des humains, une multitude de créatures peuplent ces mondes. Certains nous sont connus, via les mythes notamment, comme les Anges, des esprits de lumière ailés (auquel appartient l'Autorité, la personnification de Dieu) ; les Sorcières, des femmes liées à la Nature et volant dans le ciel sur des branches de sapin ; les Fantômes des morts, des répliques sans substance des êtres conscients qui sont morts, regroupés et enfermés dans le Monde des Morts ; les Harpies, des créatures ailées mi-femmes, mi-oiseaux qui gardent et persécutent les fantômes ; etc.

De plus, Pullman a inventé un certain nombre d'autres espèces, certaines dotées d'une conscience et de la parole, d'autres simplement mues par un objectif : les Panserbjørnes (« ours en armure » en danois), dont l'armure est l'âme et qui vivent dans le Nord, à Svalbard ; les Gallivespiens, des créatures humanoïdes de la taille d'une main chevauchant des libellules et dotés de dards empoisonnés aux talons ; les Mulefas, ressemblant à des animaux, mais dotés d'une conscience ; les Spectres, des esprits maléfiques qui vampirisent les âmes des adultes, rendant leurs victimes dépourvues de conscience et indifférentes de leur propre existence et de celle des autres ; etc.

[modifier] Les dæmons

Article détaillé : Dæmon (À la croisée des mondes).

Dans le monde de Lyra, héroïne de la trilogie, l'âme de chaque Être humain est visible à l'extérieur de son corps. On l'appelle « dæmon » (prononcer démon[N 4]). Bien que humain et dæmon forment deux entités distinctes, ils sont en fait un seul et même Être. Un lien intime les lie entre eux et s’ils sont physiquement séparés par une trop grande distance, l’un et l’autre arrivent à ressentir un profond mal-être qui les oblige à rester à proximité. De plus, les deux entités partagent les sentiments et sensations de l’autre, que ce soit joie ou douleur. Certaines personnes, notamment les sorcières et les chamans, ont réussi à briser le lien de proximité en forçant la séparation. Chacune des deux entités peut alors aller où bon lui semble sans que plus aucun malaise ne se fasse ressentir. Cependant, ils continuent de partager leurs sentiments et la mort de l’un entraîne toujours la mort de l’autre.

Le dæmon se présente sous forme animale, mais de taille parfois démesurée. Avant la maturité, il peut se métamorphoser à volonté. Ensuite il prend sa forme définitive, forme qui correspond à sa personnalité et à celle de son humain. Ce dæmon est doué d’une conscience propre, et peut avoir un caractère légèrement différent de son humain. Il est le plus souvent du sexe opposé à celui-ci. L'auteur sous-entend qu'un humain doté d'un dæmon de même sexe est homosexuel[8].

Il existe un grand tabou, universel, implicite et acquis par tous qui stipule que aucun humain ne doit toucher de quelque manière que ce soit un dæmon qui n'est pas le sien. Même pendant les combats, les humains attaquent les humains, les dæmons attaquent les dæmons.

Enfin il faut savoir que le dæmon est créé ex nihilo à la naissance et s’évapore à la mort de l’humain. À l’inverse, si le dæmon est tué, celui-ci disparaît subitement et entraîne la mort de l'humain.

[modifier] La série

[modifier] Les Royaumes du Nord

Article détaillé : Les Royaumes du Nord.

Lyra Belacqua est une jeune fille de douze ans qui a grandi dans le monde fermé de Jordan College à Oxford. Entourée d'universitaires lugubres et masculins pour la plupart, elle apprend par hasard l'existence de la Poussière (Dust), une particule élémentaire étrange semblant être dotée d'une conscience, découverte par Lord Asriel dans le Nord, l'oncle de Lyra. Le Magisterium, le puissant organe de répression de l'hérésie de l'Église, établit que la Poussière est liée au Péché originel. Avec la découverte d'Asriel, les propriétés particulières de la Poussière font l'objet d'expérience, notamment afin de comprendre pourquoi celle-ci semble moins attirée par les enfants que par les adultes. Ces expériences sont dirigées par Mrs. Coulter et des théologiens expérimentaux (des scientifiques mandatées par le Magisterium), et les conduisent à enlever des enfants et à les emmener en secret dans le Nord afin de conduire ces expériences douloureuses. Le meilleur ami de Lyra, Roger Parslow[N 5], fait partie des enfants enlevés, et Lyra jure de le retrouver.

Le Maître de Jordan College (ressemble dans ses fonctions aux doyens des universités), qui a reçu des parents de Lyra la responsabilité de son éducation, accepte que Mrs. Coulter fasse de Lyra son assistante sous la pression de l'Église. Avant son départ, il met cependant Lyra en garde et lui offre un aléthiomètre (alethiometer ou lecteur de vérité), un instrument qui, après avoir compris son fonctionnement, permet de répondre à n'importe quelle question. D'abord excitée à l'idée de quitter Jordan College et de suivre l'hypnotique et élégante Mrs. Coulter dans ses préparatifs, Lyra découvre finalement que cette femme est à la tête du Conseil d'Oblation (Oblation Board), l'organisateur des enlèvements d'enfants, plus connu sous le nom d'« Enfourneurs » (Gobblers[N 6]).

Elle s'enfuit alors et est recueillie par des gitans (dans le livre Gyptians au lieu du terme anglais gypsies), qui lui apprend que Mrs. Coulter est en fait sa mère, et que Lord Asriel est son père, pas son oncle. Les gitans décident d'organiser une expédition de secours des enfants kidnappés, la plupart d'entre eux faisant partie de leur communauté, et Lyra réussit à les accompagner. Aidés par un panserbjørne (un ours en armure) nommé Iorek Byrnison et des sorcières, les gitans sauvent les enfants après avoir découvert l'objet des expériences. Lyra, Roger et Iorek s'envolent alors vers Svalbard, le Royaume des ours en armure, à bord du ballon de l'aéronaute Lee Scoresby. Lyra aide Iorek, un prince exilé, à reprendre son trône et elle poursuit son chemin pour retrouver son père, lui aussi exilé à Svalbard à la demande de Mrs. Coulter. Lyra pense à tort qu'Asriel désirait mettre la main sur l'aléthiomètre dans son projet de construire un « pont » dans le ciel avec un autre monde. Mais le pont requiert une énorme quantité d'énergie, qu'il finit par obtenir par la séparation de Roger et son dæmon (le même procédé utilisé par les Enfourneurs pour leurs expériences). Lyra arrive trop tard pour sauver Roger et, alors qu'elle voit son père traverser le pont, elle décide de le suivre dans le nouveau monde.

[modifier] La Tour des anges

Article détaillé : La Tour des anges.

Alors qu'elle a traversé le ciel par le pont qu'a construit Lord Asriel, Lyra atterrit à Cittàgazze, une ville côtière dont certains habitants ont découverts un moyen indolore de traverser les mondes bien avant Lord Asriel et son pont : un poignard qui permet de découper l'« enveloppe » des mondes et de créer une « fenêtre » de l'un à l'autre. Mais les utilisations aveugles et imprudentes de cette technologie ont libéré les Spectres (Specters), des mangeurs d'âmes, contre qui les enfants sont immunisés. Lyra y rencontre Will Parry, un garçon de douze ans venant de notre monde. Will, qui était recherché par la police après avoir tué un homme en protégeant sa mère malade, a découvert par hasard une fenêtre donnant sur Cittàgazze, et s'y est réfugié. Will devient le porteur du Poignard subtil (Subtle Knife), un outil forgé il y a 300 ans : un côté du poignard peut diviser les particules les plus petites (subatomiques) et créer des divisions subtiles (spirituelles) dans l'espace, créant ainsi des portails entre les mondes. L'autre côté coupe n'importe quelle matière. Après avoir rencontré les sorcières, les deux adolescents partent à la recherche du père de Will, réfugié contre son gré dans le monde de Lyra sous un autre nom (il avait trouvé une fenêtre entre notre monde et l'autre, sans pouvoir jamais retrouver son chemin vers chez lui). Malheureusement, John Parry est presque immédiatement assassiné par une sorcière qui l'eut autrefois aimé, alors qu'il lui a refusé son amour. Lyra est kidnappée peu après.

[modifier] Le Miroir d'ambre

Article détaillé : Le Miroir d'ambre.

Lord Asriel tente de construire la République des Cieux (Republic of Heaven) pour lutter contre le Royaume des Cieux (Kingdom of Heaven), où siège l'Autorité (The Authority). Deux anges rebelles, Balthamos et Baruch, abordent Will et l'informent qu'il doit voyager avec eux pour donner le poignard subtil à Lord Asriel afin que celui-ci puisse tuer l'Autorité. Will, décidé à secourir Lyra d'abord, est aidé par une jeune fille locale nommée Ama, le roi des ours Iorek Byrnison, et les espions gallivespiens d'Asriel, le Chevalier Tialys et Lady Salmakia, sauve Lyra de la caverne où sa mère, Mrs. Coulter, la retenait contre son gré, afin de la protéger contre le Magisterium, qui a découvert dans une prophétie que Lyra était la « nouvelle Ève », et qui est décidé à la tuer avant qu'elle ne cède à la Tentation.

Après leur fuite, Lyra, Will, Tialys et Salmakia sont contraints de traverser le Monde des Morts, afin de libérer les fantômes qui y sont retenus par l'oppression de l'Autorité. Pendant ce temps, Mary Malone, une scientifique originaire du monde de Will, intéressée par la Poussière (ou la matière sombre telle qu'elle la connaît), découvre un passage vers un monde où vivent des créatures appelées Mulefas. Elle y découvre la vrai nature de la Poussière, des particules de conscience, à la fois créée et nourrie par la vie consciente. La désormais excommuniée Mrs. Coulter s'associe à Lord Asriel pour détruire le Régent de l'Autorité, Métatron, mais sont tous deux annihilés par l'abîme dans lequel ils ont poussé Métatron, alors que l'Autorité Elle-même disparaît de Sa fragilité lorsque Will et Lyra La libèrent de la prison de cristal dans laquelle le Régent L'avait enfermée. Lorsque Will et Lyra ont également libéré les fantômes du Royaume des Morts, ils retrouvent leur dæmons, dont ils ont dû se séparer à l'entrée. Ils découvrent alors leur amour mutuel, mais réalisent rapidement qu'ils ne peuvent pas vivre ensemble dans le même monde, s'ils veulent stopper la fuite de la Poussière dans l'abîme : chaque fenêtre doit être refermée. De plus, John Parry leur avait dit avant de mourir qu'on ne pouvait vivre une vie entière hors de son propre monde. C'est la tentation que Mary Malone était destinée à leur proposer : les aider à tomber amoureux et les faire choisir s'ils devaient rester ensemble ou non.

[modifier] Livres complémentaires

Article détaillé : Lyra et les Oiseaux.

Le livre se situe deux ans après Le Miroir d'ambre. Une sorcière qui cherche à venger son fils, mort au cours de la guerre contre l'Autorité, tend un piège à Lyra, qui a maintenant quinze ans.

Article détaillé : Il était une fois dans le Nord.

La nouvelle est une préquelle des Royaumes du Nord, et s'attarde sur le jeune aéronaute texan Lee Scoresby, alors qu'il avait 24 ans. Après avoir gagné son ballon dirigeable, Scoresby s'envole pour le Nord, et atterrit sur les îles de Novy Odense dans l'Artique, où il se retrouve mêlé à un dangereux conflit de territoire. Il rencontre au cours de cet épisode l'ours en armure Iorek Byrnison.

Article détaillé : Le Livre de la Poussière.

Le Livre de la Poussière se déroule deux ans après Lyra et les Oiseaux. Il s'agit de plusieurs nouvelles reprenant les différents personnages de la trilogie, ainsi que de précisions concernant la Poussière, ainsi que la représentation de la religion dans À la croisée des mondes. Pullman n'a pas encore terminé de l'écrire.

[modifier] Personnages

Lyra Belacqua
Une jeune fille de douze ans un peu et garçon manqué, ayant grandit à Jordan College (Oxford) où son père Lord Asriel l'a abandonnée. Elle est décrite comme une fillette maigrelette aux cheveux blonds foncés en bataille et aux yeux bleus. Elle s’enorgueillit de sa capacité à tromper les gens, et excelle dans l'art du mensonge, au point que son ami et protecteur Iorek Byrnison l'a surnommée Lyra Parle d'Or (Silvertongue). Elle manie l'aléthiomètre de façon presque innée, alors que son utilisation requiert d'habitude des décennies d'expérience.
D'un caractère sauvage et intuitif, elle est loyale à ses amis, et porte la culpabilité de la mort de Roger Parslow. Une prophétie dit à son sujet qu'elle est « destinée à mettre fin au Destin », sans jamais en avoir conscience et en commettant une grande trahison. Les sorcières la nomment « la nouvelle Ève », en raison du fait qu'elle serait soumise à la Tentation du serpent, représenté par Mary Malone.

[modifier] Thèmes

[modifier] Les rites de passage

[modifier] La religion

Les romans se repose énormément sur les idées gnostiques pour sa description de la mythologie des univers. Une telle interprétation des événements de la Genèse est en contraste avec le concept du christianisme traditionnel. La Poussière (ou les Ombres) représentent le Péché pour l’Église dans le monde de Lyra, et elle tente de les éradiquer, alors qu'elles s'avèrent être le commencement de tout : elles sont nécessaires à la vie. L'œuvre évoque largement la Chute décrite dans la Genèse. Pour Pullman, le choix de la femme de croquer dans la pomme est le bon choix, il fallait choisir la connaissance. Certains personnages tentent d'empêcher que le péché originel soit commis, mais pour l'auteur, c'est plus qu'inévitable : il s'agit du bon choix. Il n'y a pas de Chute, juste une évolution nécessaire qui peut être considérée comme une métaphore du passage de l'enfance à l'âge adulte, thème très cher à Pullman.

[modifier] Le Bien et le Mal

[modifier] La science

[modifier] Adaptations

À la croisée des mondes a été adapté en feuilleton-radio sur la radio britannique BBC Radio 4, avec Terence Stamp en tant que Lord Asriel, et Lulu Popplewell en tant que Lyra. Cette version radio a été diffusée en 2003, et est maintenant publiée (en anglais) en CD et cassettes. La même année, la Radio publique irlandaise RTE a diffusé la version radio des Royaumes du Nord.

[modifier] Au théâtre

Article détaillé : His Dark Materials.

Nicholas Hytner a adapté les livres en pièces de théâtre, une pièce de 6 heures en deux parties, pour le London's Royal National Theatre, jouée de décembre 2003 à mars 2004. Anna Maxwell-Martin jouait le rôle de Lyra, Dominic Cooper celui de Will, Timothy Dalton celui de Lord Asriel, et enfin le rôle de Madame Coulter était tenu par Patricia Hodge. Les dæmons-marionnettes avaient été conçues par Micheal Curry. La pièce fut un énorme succès et a été rejouée (avec un casting différent) de novembre 2004 jusqu'à avril 2005.

Un groupe d'adolescents, la troupe théâtrale de Spalding s'est produite le 6 et 7 juin 2008 au South Holland Center pour la première partie et joueront la seconde au cours du mois d'août. Le Brimingham Repertory Theater proposera une nouvelle adaptation de la trilogie au théâtre avec le West Yorkshire Playhouse. Les pièces seront jouées entre le 13 mars et le 11 avril 2009, mis en scène par Rachel Kavanaugh.

[modifier] Cinéma

Une adaptation cinématographique du premier tome est sortie en France le 5 décembre 2007. Produit par New Line Cinema, la société ayant produit Le Seigneur des anneaux, ce premier film dirigé par Chris Weitz[9],[10] s'intitule À la croisée des mondes : la boussole d'or (The Golden Compass). Chris Weitz, premier réalisateur à avoir été nommé, s'est un temps retiré du projet dont il a écrit le scénario, par crainte de ne pas être à la hauteur. Il avait aussi expliqué dans une interview, peu avant son départ, que le projet avait l'air de minimiser les allusions à la religion pour ne pas choquer certains spectateurs. Remplacé par Anand Tucker, il a repris finalement son poste de metteur en scène à la suite du débarquement de ce dernier. Nicole Kidman s'est vue offrir le rôle de Marisa Coulter. Quant au rôle de Lord Asriel, il a été tenu par Daniel Craig (le nouveau 007, dans Casino Royale et sa suite Quantum of Solace). L'actrice Eva Green (vue également dans Casino Royale) fut à l'affiche dans le rôle de la sorcière Serafina Pekkala.

Fin juin 2006, un communiqué de presse de New Line a annoncé que ce serait une inconnue, Dakota Blue Richards, qui incarnerait Lyra à l'écran. La jeune fille a été repérée à Cambridge lors d'une campagne de casting menée au travers du Royaume-Uni au mois de mars. Le tournage a débuté le 4 septembre 2006 aux studios Shepperton de Londres pour s'achever en janvier 2007 avant de longs mois de post-production.

Pullman, qui avait choisi de ne pas s'investir dans le projet d'adaptation cinématographique, a cependant demandé aux producteurs et à New Line Cinema de « s'en tenir au livre[N 7] ». Il aurait également écrit certaines scènes et conseillé l'équipe du film. Ses dernières déclarations restent positives, évoquant un script « véritablement excellent » et une distribution de très haute qualité.

Cependant, à la suite de sa sortie, la New-Line n'ayant pas eu les entrées attendues, l'adaptation des deux tomes suivants (La Tour des anges et Le Miroir d'ambre) est compromise.

[modifier] Réception

En termes de popularité, la trilogie est parfois comparée au livre de Madeleine L'Engle, Un raccourci dans le temps (A Wrinkle in Time), au roman Le Royaume de la rivière (Bridge to Terabithia) de Katherine Paterson, ou la série de Diane Duane des Jeunes Sorciers (Young Wizards), mais aussi à la série de Narnia à propos des univers de fantasy créés dans les deux séries[11],[12].

[modifier] Controverses

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La trilogie a été le sujet de nombreuses controverses, en particulier de la part de certaines organisations chrétiennes.[réf. nécessaire]

La chrétienté et l'Église sont souvent critiquées par les personnages. Par exemple, Ruta Skadi, un personnage mineur, appelant à la guerre contre l'Autorité et contre le Magisterium (l'autorité religieuse dans le monde de Lyra), dit que « Pendant toute l'histoire [de l'Église], [...] celle-ci a essayé de supprimer et contrôler les penchants naturels de l'humain. Et quand elle ne peut pas les contrôler, elle s'en débarrasse » (voir Intercision). Elle étend sa critique à toutes les religions organisées « C'est ce que l'Église fait, et toutes les Églises sont les mêmes : contrôler, détruire et oblitérer tous les bons sentiments ». Dans un autre passage, Mary Malone, l'un des personnages principaux, est une ancienne nonne qui a perdu la foi, affirme que « la religion chrétienne n'est rien de plus qu'une très puissante et très convaincante erreur ».

Cependant, Pullman a trouvé le support de chrétiens plus libéraux, notamment Rowan Williams, l'archevêque de Cantorbéry, qui réplique aux attaques des fondamentalistes que les critiques de Pullman sont concentrées sur les dangers du dogmatisme, et l'usage de la religion en tant que moyen d'oppression, pas sur le christianisme lui-même[13]. Pullman a déclaré durant des interviews que ses arguments peuvent s'appliquer à toutes les religions et à toute forme de totalitarisme en général.

D'un autre côté, les détracteurs de l'ouvrage[réf. nécessaire] ont l'impression que le Dieu chrétien est décrit comme un faux dieu, ceci étant alimenté par le fait que dans la trilogie de Pullman, la « vie après la mort » se révèle être un véritable camp où sont parqués les fantômes, qui doivent subir sans arrêt les tourments de harpies farouches et cruelles, où, contrairement à la religion chrétienne, les vertueux ne sont pas séparés des pécheurs : un monde de torture créé par l'Autorité elle-même. De plus, il n'y a pas de pratique bonne ou mauvaise de la religion : tous les personnages chrétiens et religieux sont présentés comme de mauvais individus, sournois et méchants, ou ne sont montrés que sous un jour plus clément qu'après avoir coupé tout lien avec l'Église. Cynthia Grenier, une écrivaine catholique, l'interprète de cette manière : « dans le monde de Pullman, Dieu lui-même (l'Autorité) est un tyran sans pitié, son Église est un instrument d'oppression, et le véritable héroïsme est de les renverser tous les deux ». Il faut néanmoins souligner que dans les romans, l'Autorité n'est pas réellement Dieu, il n'est qu'un ange se faisant passer pour Dieu. Dieu n'existe pas.

La trilogie évoque également le refus de l'autorité :

  • matrimoniale : lutte de Lyra à l'encontre de ses parents ;
  • légale : Lyra lutte contre les institutions telles que le Magisterium ;
  • morale : les actions ne doivent pas être gouvernées par une morale quelconque.

Et par le refus même de l'Autorité qui est, de par sa nature, l'être absolu, ayant un pouvoir légitime sur les Hommes.

[modifier] Récompenses

Le premier tome, Les Royaumes du Nord, a remporté la Carnegie Medal pour une fiction pour enfants au Royaume-Uni en 1995.

Le Miroir d'ambre a remporté en 2002 le Whitbread Book of the Year Award, une récompense britannique prestigieuse. C'est la première fois que cette récompense est décernée à un livre de la catégorie « littérature pour enfants ».

Le 19 mai 2005, Pullman était invité à la British Library de Londres, pour être formellement félicité pour ses travaux par la Secrétaire d’État à la Culture, Tessa Jowell, « au nom du gouvernement ». Il a aussi reçu la récompense du gouvernement suédois, l’Astrid Lindgren Memorial Award, catégorie littérature jeunesse. Le prix, second prix de la littérature au monde après le Prix Nobel, vaut 560 691 €.

La trilogie enfin est arrivée troisième au concours de la BBC Big Read, un sondage national déterminant les livres préférés des participants, après Le Seigneur des anneaux et Orgueil et Préjugés. C'était à l'époque le seul livre du top 5 à ne pas avoir été adapté au cinéma.

De plus, le premier film de cette trilogie, The Golden Compass a reçu l'Oscar des meilleurs effets visuels en 2008.

[modifier] Notes et références

[modifier] Notes

  1. Il les citent dans les Remerciements, à la fin du troisième roman, Le Miroir d'ambre.
  2. Citation originale : « "blatantly racist", "monumentally disparaging of women", "immoral", and "evil" »
  3. Citation originale : « The other worlds business appears to be supported by modern science. A notable example is the double-slit experiment where, if you are firing photons one at a time through parallel slits in a piece of cardboard, they nevertheless seem to interfere with each other as if there were lots of them going through at once. So, either the photons know what the other ones have done or, in another universe, there are other ones going through the other slits and interfering with them. That is one of the oddnesses in the little corners of quantum physics… »
  4. Le traducteur de la version française conseille de prononcer le mot « dæmon » à la française, comme nous dirions « démon ». Cependant beaucoup de personnes préfèrent la prononciation anglophone qui fait bien la différence avec le sens que nous donnons communément aux démons.
  5. Le nom Parslow vient du majordome et ami de Charles Darwin et introduit vaguement le personnage symbolisant Darwin, Mary Malone (voir La Tour des anges).
  6. Le nom Gobblers vient des gobelins, des esprits maléfiques des mythes irlandais qui volent les âmes des enfants, qui mourraient alors dans leur sommeil.
  7. Citation originale : « Stick to the book! »

[modifier] Références

  1. (en) Idris Parry, « Traduction en anglais de On the Marionette Theatre » sur Southern Cross Review. Consulté le 6 mai 2012.
  2. (en) Kerry Fried, « Darkness Visible: An Interview with Philip Pullman » sur Amazon.com. Consulté le 6 mai 2012.
  3. a, b et c (en) Amanda Mitchison, « The Art of Darkness » sur The Telegraph, 3 novembre 2003. Consulté le 6 mai 2012.
  4. (en) John Ezard, « Narnia books attacked as racist and sexist » sur The Guardian, 3 juin 2002. Consulté le 27 avril 2012.
  5. (en) Mark Abley, « Writing the book on intolerance » sur The Star, 4 décembre 2007. Consulté le 27 avril 2012.
  6. (en) Robert Butler, « The Art of Darkness: An Interview with Philip Pullman » sur INTELLIGENT LIFE magazine, 3 décembre 2007. Consulté le 6 mai 2012.
  7. La Tour des anges (The Subtle Knife), 1997.
  8. (en) Interview with Philip Pullman - Lexicon sur Avnet, août 2000. Consulté le 21 avril 2012.
  9. (en) Chris Weitz Interview sur Bridge to the Stars, 2004. Consulté le 21 avril 2012.
  10. (en) Sam Coates, « God is cut from film of Dark Materials [payant] » sur The Times, 8 décembre 2004. Consulté le 21 avril 2012.
  11. [PDF] (en) Vanessa Crosby, « Narnia books attacked as racist and sexist » sur University of Sydney, 12 avril 2007. Consulté le 27 avril 2012.
  12. (en) Laura Miller, « Far From Narnia » sur The New Yorker, 26 décembre 2005. Consulté le 27 avril 2012.
  13. (en) Stephen Adams, « Philip Pullman helps understanding of theology, says Archbishop of Canterbury » sur The Telegraph, 28 mai 2009. Consulté le 21 avril 2012.

[modifier] Annexes

[modifier] Bibliographie

En français

  • Mary et John Gribbin (trad. Jean Esch), Les mystères de la science dans la trilogie de Philip Pullman À la croisée des mondes [« The science of Phillip Pullman's His Dark Materials »], Paris, Gallimard Jeunesse, 2004 (ISBN 2-07-050404-2) 
  • David Colbert (trad. Thierry Arson), Les Mondes Magiques de la Croisée des Mondes [« The magical worlds of Philip Pullman: a treasury of fascinating facts »], Paris, Pré aux Clercs, 2007 (ISBN 2842283244) 

En anglais

  • (en) Claire Squires, Philip Pullman's His Dark Materials Trilogy: A Reader's Guide, New York, Continuum, 2003 (ISBN 0-8264-1479-6) 
  • (en) Nicholas Tucker, Darkness Visible: Inside the World of Philip Pullman, Cambridge, Wizard Books, 2003 (ISBN 978-1840464825) (OCLC 52876221) 
  • (en) Tony Watkins, Dark matter: Shedding Light on Philip Pullman's Trilogy His Dark Materials, Downers Grove, InterVarsity Press, 2004 (ISBN 978-0830833795) 
  • (en) Hugh Raymond-Pickard, The Devil's Account: Philip Pullman and Christianity, Londres, Darton, Longman & Todd, 2004 (ISBN 978-0232525632) 
  • (en) Mary et John Gribbin, The Science of Philip Pullman's His Dark Materials, Knopf, 2005 (ISBN 0-375-83144-4) 
  • (en) Glenn Yeffeth, Navigating the Golden Compass: Religion, Science and Daemonology in His Dark Materials, Dallas, Benbella Books, 2005 (ISBN 1-932100-52-0) 
  • (en) Millicent Lenz et Carole Scott, His Dark Materials Illuminated: Critical Essays on Phillip Pullman's Trilogy, Detroit, Wayne State University Press, 2005 (ISBN 0-8143-3207-2) 
  • (en) Claire Squires, Philip Pullman, Master Storyteller: A Guide to the Worlds of His Dark Materials, New York, Continuum, 2006 (ISBN 0-8264-1479-6) 
  • (en) Laurie Frost, Jim Nelson, Cheri Fakes, Philip Thistlethwaite et Philip Pullman, The Elements of His Dark Materials: A Guide to Philip Pullman's Trilogy, Buffalo Grove, Fell Press, 2006 (ISBN 0-9759430-1-4) (OCLC 73312820) 
  • (en) David Colbert, The magical worlds of Philip Pullman: a treasury of fascinating facts, San Francisco, Berkley Books, 2006 (ISBN 9780425207901) 
  • (en) Donna Freitas et Jason Edward King, Killing the Imposter God: Philip Pullman's Spiritual Imagination in His Dark Materials, John Wiley and Sons, 2007 (ISBN 978-0787982379) 
  • (en) Leonard F. Wheat, Philip Pullman's His Dark Materials: A Multiple Allegory: Attacking Religious Superstition in The Lion, the Witch and the Wardrobe and Paradise Lost, Amherst, Prometheus Books, 2008 (ISBN 978-1591025894) (OCLC 152580912) 

Voir aussi

  • (en) Nicholas Wright, His Dark Materials, Londres, Heinemann, 2005 (ISBN 978-0435233396) [lire en ligne] 
    Pièce de théâtre jouée de 2003 à 2009.
  • (en) « Inside His Dark Material [An exploration into the universe of 'His Dark Materials' and its creator, Philip Pullman], de Gerry Malir, sur un scénario de Nicholas Tucker, Artsmagic, 2006
    Série d'interview vidéos sur l'univers de His Dark Materials, sur une narration de Chris King.

[modifier] Liens externes

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