Vie après la mort

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Papyrus égyptien décrivant le voyage après la mort

La vie après la mort (synonymes : « après-vie », « existence post-mortem », « outre-tombe », « vie dans l'au-delà », « Vie éternelle »[1]) est l'hypothèse de la survivance de l'esprit, de l'âme ou de la conscience d'un être vivant après la mort. Les concepts d'esprit et de conscience font l'objet de controverses et la position scientifique majoritaire est qu'il n'existe pas de preuve de l'existence d'une vie après la mort.

L'étude religieuse du destin de l'âme après la mort s'appelle « eschatologie individuelle » (Eschatos (ἔσχατος) en grec « dernier » et logos « étude »). L'eschatologie est donc la doctrine qui concerne les fins dernières, les temps ultimes, soit de l'individu après sa mort soit de l'humanité à son extinction (eschatologie humaine), soit du monde à sa disparition (eschatologie cosmique).

Historique[modifier | modifier le code]

Il existe une documentation volumineuse sur cette question depuis des siècles, principalement de source religieuse. Il existe cependant quelques études ethnologiques[2] et des thèses philosophiques. Diverses traditions et courants de pensées s'intéressent à cette question, comme le chamanisme, le lamaïsme le spiritisme, la théosophie, ou l'anthroposophie. Il existe aussi des témoignages populaires concernant les manifestations de défunts ou des expériences de mort imminente.

Questions sur la mort et l'immortalité[modifier | modifier le code]

« Guide sur la vie après la mort pour le gardien de la propriété de la déesse Mout Sesech ». Papyrus Égyptien sur la vie après la mort.

Toutes les civilisations, depuis la préhistoire, ont laissé des traces de croyances en une existence après la mort, chacune avec sa propre perception de l'immortalité, de l'esprit, de la rétribution des âmes et du sens de la vie. Ainsi, la croyance en la survie de l'âme, autant que le respect des défunts, sont à l'origine des divers rites funéraires[3],[4].

Quantité de philosophes et de théologiens ont développé des raisonnements pour prouver l'existence de l'âme et son immortalité ou sa survivance. Platon, dans le Phédon, a avancé cinq preuves ou raisonnements : 1) par les opposés (69-72 : "les vivants naissent à partir des morts", donc l'âme existe après la mort), 2) par la réminiscence (72-78 : "notre âme existe avant même d'arriver dans un corps", elle a appris dans un temps antérieur, où elle n'était pas dans une forme humaine, et elle peut s'en souvenir), 3) par l'affinité (78-84: "l'âme ressemble au divin", or ce qui est divin est immortel ; d'autre part, après la mort, l'âme va à son semblable, le divin, l'immortel, le sensé), 4) par l'harmonie (84-86 : un corps n'est vivant que par le mélange bien composé de propriétés opposées, c'est-à-dire la vie, c'est-à-dire l'âme), 5) par l'essence (102-107 : il est de la nature de l'âme d'être immortelle, indestructible, incorruptible).

Le raisonnement intellectuel envisage aussi des analogies avec certains phénomènes naturels. Ainsi, la mort serait comme le sommeil (suivi du réveil)[5], comme l'hiver (suivi du printemps). Le principe de l'enfouissement des corps n'est pas sans rappeler non plus celui des graines en agriculture.

Témoignages[modifier | modifier le code]

De tout temps, des contacts sont allégués avec les défunts. Pline le Jeune a laissé une célèbre histoire de fantôme [6]. Victor Hugo a décrit exhaustivement - et même horodaté - ses dialogues avec l'au-delà dans Les tables tournantes de Jersey. Bertrand Russell lui-même, dont le scepticisme entendait examiner toute hypothèse, prend acte de ces allégations, mais précise[7] : « ces témoignages pourraient établir que nous survivons, mais ne prouveraient pas pour autant que nous survivons éternellement ». Les expériences vécues peuvent être classées en plusieurs catégories :

Les expériences spirites[modifier | modifier le code]

Depuis sa naissance au XIXe siècle, le spiritisme a eu de nombreux adeptes. Cette doctrine affirme possible la communication avec les esprits des morts. La méthode expliquée par les ouvrages spirites[8] nécessite généralement la participation d'un ou plusieurs médiums. La médiumnité n'est cependant pas reconnue unanimement comme une réalité. Bien que peu étudiée, la pratique du spiritisme est actuellement très populaire au Brésil[9].

Littérature populaire sur la vie après la mort[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Expérience de mort imminente.

Raymond Moody (La Vie après la vie, 1975) a rapporté le témoignage de personnes ayant subi une mort apparente et qui, une fois réanimées, décrivent une expérience qui, d'un sujet à l'autre, offre des ressemblances. « L'expérience modèle », selon Moody, se présente ainsi :

Voici donc un homme qui meurt, et, tandis qu’il atteint le paroxysme de la détresse physique, il entend le médecin constater son décès. Il commence alors à percevoir un bruit désagréable, comme un fort timbre de sonnerie ou un bourdonnement, et dans le même temps il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel. Après quoi il se retrouve soudain hors de son corps physique, sans quitter toutefois son environnement immédiat ; il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l’objet ; (...) Bientôt, d’autres événements se produisent : d’autres êtres s’avancent à sa rencontre, paraissant vouloir lui venir en aide ; il entrevoit les esprits de parents et d’amis décédés avant lui. Et soudain, une entité spirituelle, d’une espèce inconnue, un esprit de chaude tendresse, tout vibrant d’amour - un être de lumière - se montre à lui. Cet être fait surgir en lui une interrogation, qui n’est pas verbalement prononcée, et qui le porte à effectuer le bilan de sa vie passée. L’entité le seconde dans cette tâche en lui procurant une vision panoramique, instantanée, de tous les évènements qui ont marqué son destin. Le moment vient ensuite où le défunt semble rencontrer une sorte de barrière, ou de frontière, symbolisant l’ultime limite entre sa vie terrestre et la vie à venir. Mais il constate alors qu’il lui faut revenir en arrière, que le temps de mourir n’est pas encore venu pour lui. À cet instant, il résiste, car il est désormais subjugué par le flux des évènements de l’après vie et ne souhaite pas ce retour. Il est envahi d’intenses sentiments de joie, d’amour et de paix. En dépit de quoi il se retrouve uni à son corps physique : il renaît à la vie. Par la suite, lorsqu’il tente d’expliquer à son entourage ce qu’il a éprouvé entre temps, il se heurte à différents obstacles. En premier lieu, il ne parvient pas à trouver des paroles humaines capables de décrire de façon adéquate cet épisode supraterrestre. De plus, il voit bien que ceux qui l’écoutent ne le prennent pas au sérieux, si bien qu’il renonce à se confier à d’autres. Pourtant cette expérience marque profondément sa vie et bouleverse notamment toutes les idées qu’il s’était faites jusque-là à propos de la mort et de ses rapports avec la vie[10].

En France, le docteur Jean Jacques Charbonier a relaté le même genre de témoignages dans plusieurs de ses ouvrages.

« Souvenirs » et réminiscences[modifier | modifier le code]

Depuis la Grèce antique, il est question de personnes qui auraient le souvenir de leurs incarnations passées (Pythagore, Empédocle) ou qui soutiennent que l'on peut se rappeler sa vie dans l'Hadès ou dans le monde idéal (Platon : la réminiscence). Empédocle : "Un homme extraordinaire par son savoir, un génie ayant su acquérir un trésor de sapience Pythagore... pouvait évoquer les souvenirs précis de tout ce que, homme ou bête, il avait été en dix et même vingt vies humaines vécues" (fragment 129). - Un esprit critique oblige à ajouter que les "souvenirs des vies antérieures" pourraient être l'expression de fantasmes ou des amalgames mentaux. La réminiscence n'est qu'une théorie philosophique.

Les premières études de la science du XIXe siècle et du début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Conclusion d'Albert de Rochas d'Aiglun sur les possibilité d'une étude expérimentale de la vie après la mort.

Albert de Rochas d'Aiglun fut au XIXe siècle un des rares scientifiques à initier des recherches expérimentales sur les médiums et sur les manifestations de l'au-delà (voir illustration ci-contre).

Ian Stevenson, professeur à l'Université de Virginie, a analysé des milliers de témoignages sur la réincarnation, et publié vingt cas suggérant le phénomène de réincarnation[11]. Il s'appuie sur les souvenirs, la confrontation entre les souvenirs que les "réincarnés" ont de leur vie passée et des réalités qu'ils ne connaîtraient pas. Par exemple, Parmod, né le 11 octobre 1944 dans l'Uttar Pradesh (Inde), déclare, vers deux ans et demi, que sa femme vit à Moradabad, à trois-quatre ans il dit avoir eu un magasin de biscuits appelé "Mohan Frères", à Moradabad, qu'il avait été malade après avoir trop mangé du lait caillé ; Stevenson contrôle : chez les "Mohan Frères" de Moradabad, un Parmanand est mort le 9 mai 1943, suite à une maladie contractée après s'être gavé de lait caillé... Mais Stevenson refuse cependant de prendre position entre fraude, cryptomnésie, perception extra-sensorielle associée à la personnification, possession, réincarnation (p. 662).

Types de scénarios[modifier | modifier le code]

arbre de décision binaire

Pierre A. Riffard[12], propose un arbre de décision des divers concepts et choix idéologiques concernant la vie après la mort : une dizaine de types de survivance sont envisagés, qui peuvent coexister ou se succéder, fusionner ou se répartir selon les personnes, les actions, les circonstances. Elles se déclinent principalement en existence neutre, existence larvaire, existence démoniaque, damnation ou salut, transmigration par réincarnation ou par métempsycose, transformation en étoile, palingénésie universelle ou éternel retour.

  • Existence neutre, Limbe. Selon le Coran (sourate VII, 46), il existe un « voile (hijab) entre le Paradis et l’Enfer », al-A ̔râf (rempart, murailles), demeure réservée, semble-t-il, à ceux qui ont fait à égalité bien et mal. Selon Thomas d’Aquin les enfants morts sans baptême ne vont ni au paradis ni en enfer, ils ne ressentent pas de douleur et n’ont pas conscience de manquer une destinée surnaturelle (Quaestiones disputatae De malo, qu. 5, art. 3) (1270).
  • Existence larvaire. Homère : « L'âme (psukhe) rentra en terre comme une fumée, avec un âpre murmure » (Iliade, XXIII, 107). Anciens juifs : « Les Ombres (Harÿfa'im) tremblent sous terre » (Job, XXVI, 5).
  • Démonisation. À Rome, les "larves" ou "lémures" sont des âmes des morts devenues des démons malfaisants (Apulée, Du démon de Socrate, XV).
  • Damnation. Le bouddhisme compte Six Destinées (sad-gati) dans les renaissances (punarbhava), dont trois sont « mauvaises » : animal (tiryagyoni-gati), esprit affamé (preta-gati), habitant des enfers (naraka-gati). Christianisme : « Le Fils de l’homme enverra ses anges qui ramasseront de son Royaume tous les scandales et tous les fauteurs d’iniquité, et les jetteront dans la fournaise ardente : là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu, XIII, 41-42).
  • Salut. Le bouddhisme soutient qu'il se produit, à la fin des cycles de renaissance (samsâra), un épuisement complet (nirupadhishesha-nirvâna), comme le feu qui a consumé son combustible (Mahaparinirvana Sutra. Discours sur le nirvâna parfait) (IIIe s. av. J.-C.). Christianisme : « Le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Saint Paul, Epître aux Romains, VI, 23).
  • Réincarnation. Allan Kardec, spirite : « Réincarnation, retour de l'Esprit à la vie corporelle... Elle peut avoir lieu sur cette terre ou dans d'autres sphères, mais toujours dans un corps humain, et jamais dans celui d'un animal » (Instruction pratique sur les manifestations spirites, 1858, éd. 1923 p. 27). Papus, occultiste : « La réincarnation est le retour du Principe spirituel dans une nouvelle enveloppe charnelle. Pour un être humain, cette enveloppe est toujours un corps humain » (La réincarnation, 1912, Dangles, 1968, p. 12).
  • Métempsycose, samsâra (cycle des naissances et des morts). Hindouisme : « Comme l’on quitte des vêtements usés pour en prendre de nouveaux, ainsi l’âme [nara : l’être humain, l’incarnation] quitte les corps usés pour revêtir de nouveaux corps [d’homme, démon, animal, peut-être plante] » (Bhagavad-Gîtâ, II, 22) (V°-IIe s. av.-J.-C.) ; « Qui aura tué un brâhmane entrera dans des matrices de chiens ou de porcs, d’ânes, de chameaux, de vaches, de chèvres, de moutons, de cerfs ou d’oiseaux, ou même [de démons tels] que les Kandala ou les Pukkasa » (Lois de Manou, chap. XII, 55) (200 av. J.-C.-200 ap. J.-C.).
  • Transformation en étoile ou en constellation ou transport dans le ciel étoilé. En Égypte, le pharaon Ounas, à sa mort (2323 av. J.-C. ?), devint la constellation d’Orion (Pyramid Texts, Sarcophage Chamber, Southwall, utterance 219, 186). Aristophane : « Ce n’est donc pas vrai ce qu’on dit à propos de l’air, que nous devenons des astres sitôt qu’on meurt ? » (La paix, 832-837) (421 av. J.-C.).
  • Métamorphose, palingénésie universelle. Sur Orphée (?) : « Il existe une antique tradition, dont nous gardons mémoire, selon laquelle les âmes arrivées d’ici [la Terre] existent là-bas [l’Au-delà], puis à nouveau font retour ici même et naissent à partir des morts [tous : poussières, germes, plantes, etc. comme parties ou ensembles] » (Platon, Phédon, 70 c). Leibniz : « Il n’y a donc point de métempsycose, mais il y a métamorphose ; les animaux changent, prennent et quittent seulement des parties » (Principes de la nature et de la grâce, § 6) (1714).
  • Éternel retour, palingénésie cosmique. Les Mésopotamiens : “Mais Ishtar [déesse de la fécondité, de l’amour, de la guerre] est tout cela et plus. Elle est la re-née… Elle est le rythme, et les rythmes n’ont pas de fin, c’est la mort, ils ont tous un commencement” (The Phoenician Letters, Manchester, Mowat Publishing, 1979, 34-35). Le stoïcisme : « Socrate existera de nouveau, ainsi que Platon, ainsi que chacun des hommes avec ses amis et ses concitoyens ; chacun d'eux souffrira les mêmes choses, maniera les mêmes choses ; toute cité, toute bourgade, tout champ seront restaurés. Cette reconstitution (apocatastasis) de l'univers se produira, non pas une fois, mais un grand nombre de fois » (Némésios d’Émèse, De la nature de l’homme, 38).

Quelques conceptions religieuses et philosophiques (par ordre alphabétique)[modifier | modifier le code]

Selon le bouddhisme[modifier | modifier le code]

Dans le bouddhisme originel[13] les êtres vivants (sattva) se répartissent en Six Destinées (gati), selon les actes dont ils éprouvent la rétribution selon les actes des vies antérieures : 1) habitants des enfers (naraka, séjours des damnés, souffrant, jusqu'à épuisement du mauvais karma), 2) animaux, 3) trépassés (preta, intervalles des mondes où vivent les trépassés, morts faméliques), 4) titans (asura, dieux inférieurs), 5) dieux (deva), 6) hommes. Entre les destinées successives, les êtres sont dans une existence intermédiaire (antarâbhava). Il s'exerce moins une loi des causes, une rétribution des actes (karman), qu'un processus automatique, une transmigration (samsâra) due aux actes du corps, de la parole ou de l'esprit : par effet naturel, toute action appuyée sur une volition produit ses effets. L'être qui transmigre (Pudgala) n'est pas vraiment une personne, plutôt un agrégat (Skandha), une continuité phénoménale aux éléments changeants, sans soi permanent. L'enchaînement de la transmigration est dû à trois racines du mal (akushala, Trois Poisons) : le désir, la haine, l'ignorance. Le saint (Arhat), libéré des divers liens, n'a plus de renaissance (Punarbhava, en pāli : punabbhava).

Selon le christianisme[modifier | modifier le code]

Selon le christianisme, l'ascension spirituelle se fait à travers la souffrance inhérente à la condition humaine. Jésus s'étant déclaré être la voie vers l'immortalité de l'âme, ce serait par lui que l'on peut atteindre la vie après la mort. "Jésus (...) dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi (Jean 14, 6)." Les souffrances d'ici-bas sont alors perçues comme de multiples occasions de les unir à la souffrance du Christ crucifié et ainsi de devenir des êtres donnés à l'image de son enseignement (aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés (Jean 13, 34)) et ainsi obtenir la grâce de l'éternité. Le chrétien engagé dans une telle démarche spirituelle accepte conséquemment la souffrance comme une grâce de salut, et cela, tout en faisant tout ce qui est en son pouvoir pour la faire diminuer autour de lui. Il participe ainsi à la souffrance rédemptrice du Christ par sa condition de mortel qui, en aucun cas, n'échappe à la souffrance.

La Bible fait référence à la vie après la mort, et cite les paroles du Christ à ses disciples à cet effet:


Jésus, chemin vers le Père (Jean,13,14): "Que votre cœur ne se trouble pas: vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures : sinon vous aurais-je dit que j'allais vous préparer le lieu où vous serez ? Lorsque je serai allé vous le préparer, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, si bien que là où je suis, vous serez aussi. Quant au lieu où je vais, vous en savez le chemin." Thomas lui dit : "Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas, comment en connaîtrions-nous le chemin ?" Jésus lui dit : "Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n'est par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Dès à présent vous le connaissez et vous l'avez vu."

Le jugement dernier et l'accession à la vie éternelle: À la résurrection des morts, " des justes et des pécheurs " (Ac 24, 15), précédera le Jugement dernier. Ce sera " l’heure où ceux qui gisent dans la tombe en sortiront à l’appel de la voix du Fils de l’Homme ; ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, ceux qui auront fait le mal pour la damnation " (Jn 5, 28-29). Alors le Christ " viendra dans sa gloire, escorté de tous les anges (...). Devant lui seront rassemblés toutes les nations, et il séparera les gens les uns des autres, tout comme le berger sépare les brebis des boucs. Il placera les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche (...). Et ils s’en iront, ceux-ci à une peine éternelle, et les justes à la vie éternelle " (Mt 25, 31. 32. 46).

Selon l'hindouisme[modifier | modifier le code]

Dans l' hindouisme des Upanishad, chez Yâjñavalkya (VIe s. av. J.-C.), fondateur du Yajur-Veda blanc, apparaît la notion de renaissance, de réincarnation ; dans sa Brihadâranyaka-Upanishad [14], la notion de rétribution des mérites et des fautes apparaît, karman signifie acte, "acte moral et résultat de l'acte" (et non plus seulement "rituel"), l'homme se dissout à la mort, mais son karman est cause d'une nouvelle naissance qui héritera de ses actes bons ou mauvais de l'existence antérieure. Selon la tradition hindoue, il faut cinquante-deux millions de naissances avant de renaître comme un humain  : on se réincarne ainsi en végétaux et en différents animaux, pendant des millions de fois, avant de retrouver une matrice humaine, de même qu'un embryon (symbole végétal) devient fœtus (symbole animal) avant de naître en tant que nouveau-né humain, s'il n'a pas réussi à sortir de la matrice de la Nature par la Délivrance du cycle des réincarnations (grâce aux différents types de yoga amenant à détruire l'ego, l'égoïsme étant le principal obstacle à l'Union avec le Divin) [15]. Dans un ouvrage attribué au même Yâjñavalkya, le Shatapatha-Brâhmana, du Yajur-Veda blanc, il est posé que ceux qui n'accomplissent pas correctement les rites renaissent après la mort, que l'immortalité acquise par les rites est de durée limitée, que la crémation produit une nouvelle naissance ; qu'on passe à la mort entre deux feux, qui brûlent les méchants et épargnent les bons, lesquels vont alors vers le Soleil. D'autres Brâhmana ajoutent que le père renaît dans le fils.

Selon l'islam[modifier | modifier le code]

Les musulmans croient qu'un certain nombre d'évènements surviennent après la mort dont les étapes les plus importantes sont :

  • la vie dans le barzac : Le barzac est le lieu où les âmes, "enfous" en arabe (pluriel de "nefs"), seront regroupés.

L’âme se détache du corps par l’intermédiaire d'un ange spécial dit ange de la mort. Selon l'islam, le sommeil est considéré comme une mort. L’âme doit attendre la fin du monde. les martyrs sont projetés dans le temps, selon le coran le martyr ne meurt jamais il va directement au paradis.[réf. nécessaire] NB : Le martyr, pour l'islam, est non celui qui a renoncé à la vie plutôt que d'abjurer, mais est celui qui est mort pour une cause, jugée noble ou sacrée, à un moment donné de l'histoire. Selon l'islam celui qui est mort en défendant ses biens est considéré comme un martyr.

  • La fin du monde : elle a une caractéristique double. Elle est soudaine et générale.

Elle est soudaine en ce sens qu'elle surgit d'une manière brusque et rapide. Seul Dieu en connaît l'échéance[16]. Elle est générale en ce sens qu'elle est cosmique. Dans le coran et les paroles du prophète, tous les messagers antérieurs à Mohammed ont parlé de ce jour apocalyptique. Tout doit disparaître.

  • Le Jour du Jugement : Il surviendra alors que la terre sera une autre terre, ainsi que les cieux (Coran 14 :48) et durera 50 000 ans. Le soleil se rapprochera beaucoup de la terre et sa chaleur augmentera 70 fois plus qu'en été. Les humains seront dans l'obscurité cependant qu'il n'y aura pas d'ombre sur Terre[17]. Allah jugera les gens sans intermédiaire.

Le jour du jugement connaît plusieurs étapes :

  1. "yawm alhachr" ou le jour de la résurrection, La Résurrection physique : Elle marque le début du Jour du Jugement. Les gens seront ressuscités par Allah, nus et incirconcis, afin d'être jugés.
  2. Le Rassemblement : Tous les gens seront rassemblés en un lieu pour se faire juger.
  3. L'Exposition des livres : Chaque individu a un livre qui lui est propre où est inscrit tous ses actes : Chacun aura ses actes, bons ou mauvais, qui seront exposés.
  4. La Rétribution : En fonction de leur actes, les gens seront récompensés ou châtiés.
  5. La Balance : Les actes seront comparés, bons contre mauvais.
  6. Le Pont : Il relie la nouvelle Terre aux abords du Paradis et il sera dressé au-dessus de l'Enfer dans lequel tous les mécréants chuteront ainsi que certains musulmans désobéissants.
  7. Le Bassin  : Chaque communauté aura son bassin auquel les croyants boiront avant d'entrer au Paradis.
  8. L'Intercession : Avec la permission d'Allah, les prophètes, ainsi que d'autres pieux, intercèderont pour les musulmans qui méritent le châtiment.[réf. nécessaire]
  9. La demeure finale en enfer ou en paradis  :-L'enfer; C'est un endroit dans lequel seront châtiés les mécréants éternellement, ainsi que pour une période, certains musulmans désobéissants. L'Enfer connaît plusieurs demeures. - Le Paradis  : C'est une demeure de félicité éternelle réservée aux personnes unifiant Dieu, ainsi qu'aux personnes sincères. Le paradis dans le coran est appelé AL JANNA, parfois il est désigné par le pluriel (JINENE) ; Il connaît aussi plusieurs demeures, la plus haute est appelée FERDAWS d'où le mot  : PARADIS
  10. La Vision du Seigneur : Les musulmans verront-ils Allah ? Selon les sunnites, il s'agit de voir la lumière du seigneur sans notion de distance et sans qu'il y ait un doute sur cette vision ; selon la tendance chiite, il est impossible de voir le seigneur, il s'agit de voir la lumière du seigneur.

REMARQUE  : Est ce que Les musulmans croient au supplice et à la félicité dans la tombe ? Les théologiens disent qu'il s'agit d'un sujet à controverse. Les paroles prophétiques qui parlent d'un jugement ici bas dans la tombe ne sont pas convaincantes quant à leur vivacité... Notez bien que les paroles prophétiques ne sont pas toutes véridiques et exactes. Seul le coran, d'après les théologiens, n'a pas pu être déformé car il fut récité par les musulmans. Le supplice et la félicité dans la tombe ne sont mentionnés que dans certains "hadiths" de la sunnah (paroles prophétiques) mais leur valeur véridique est controversée.. Selon cette dernière, après la mort, toute personne sera questionnée dans sa tombe par deux anges du nom de Mounkar et Nakir  : "Qui est ton Seigneur ? Qui est ton prophète ? Quelle est ta religion ?". Les musulmans pieux répondront correctement à ces questions et auront la félicité dans leur tombe, tandis que les mécréants et certains musulmans désobéissants n'y répondront pas correctement et seront châtiés.

Les mécréants seront chatiés en attendant le jugement :

« Alors que le pire châtiment cerna les partisans de Pharaon: Le Feu, auquel ils sont exposés matin et soir. Et le jour où l'Heure arrivera (il sera dit): Faites entrer les gens de Pharaon au plus dur du châtiment ! »

[18]. Ibn Kathir a dit: "ce verset est une grande référence dans l'argumentation des adeptes de la Sunna visant à prouver l'existence d'un châtiment dans la tombe pendant le barzakh".

Selon le judaïsme[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, le judaïsme pensait que les défunts rejoignaient le royaume des morts, le Shéol, et qu'ils y demeuraient comme des ombres. Le livre de Job (vers 450 av. J.-C.) l'affirme : "Ma vie n'est qu'un souffle... Comme la nuée se dissipe et passe, qui descend au Shéol n'en remonte pas" (VII, 7-9). Seuls Énoch et Élie sont "enlevés vivants vers le ciel". Les méchants n'ont pour châtiment que la souffrance et le malheur dans leur existence sur Terre, la stérilité ou la mort prématurée (Deutéronome, XXVIII). Cependant Isaïe (53.12) et Ézéchiel (37.1-14) suggèrent la rétribution du juste et la résurrection à une vie nouvelle des morts réconciliés à Dieu.

La mystique juive, depuis le IIe s., considère que l'homme possède, en plus du corps physique, plusieurs âmes. Les néo-platoniciens juifs Abraham ibn Ezra (vers 1150) et Abraham bar Hiyya distinguent trois parties : nefesh, ruah, neshamah ; les kabbalistes ajoutent hayyah, yehidah. "Les cinq noms de l'âme, sont, dans un ordre ascendant : la nefesh (esprit), le ruah (souffle, anima), la neshamah (âme, spiritus), la hayyah (vie), et la yehidah (union). Si l'on groupe en un acronyme les initiales de chacun de ces termes on obtient le mot naran-hai, NaRaN-HAI. C'est la doctrine du kabbaliste Isaac Louria, vers 1570, à Safed. "La nefesh reste pour un temps dans la tombe, voletant au-dessus du corps ; le ruah monte au paradis terrestre conformément à ses mérites ; et la neshamah retourne directement dans sa maison natale. Châtiment et rétribution n'incombent qu'à la nefesh et au ruah. Selon Moïse de Leon, une fois par jubilé cosmique, l'âme s'élève de sa communion avec la Shekhina [la Présence divine] jusqu'au paradis céleste caché dans le monde de l'esprit divin, c'est-à-dire jusqu'à la Sefirah Hokhmah [la Sagesse au sein de l'Arbre des sephiroths de la kabbale]"[19]

Selon le mormonisme[modifier | modifier le code]

Dans le mormonisme, la vie après la mort est une partie du plan de salut par lequel Dieu réalise l'immortalité et la vie éternelle de l'homme. Sous certaines conditions, le mort peut devenir lui-même un dieu créateur.

Selon les philosophies antiques[modifier | modifier le code]

Pour les anciens Grecs (Homère, Hésiode), l'âme du défunt passe le lac du Styx sur la barque de Charon. Elle franchit ensuite les portes d'airain gardées par Cerbère, et elle demeure à jamais dans l'Hadès, le monde invisible, sous terre, avec la vie d'une ombre, "dépourvue de force et de sens", sans espoir de retour (Odyssée, XI, 602). L'Achille d'Homère dit ceci : "Même dans la demeure d'Hadès, l'âme et l'image sont, après tout, quelque chose" (Iliade, XXIII, 103). Mais le sort des bons n'est pas meilleur que le sort des méchants. Seuls les grands criminels (Sisyphe, Tantale, Ixion) sont châtiés ; et seuls quelques privilégiés (Ménélas, Achille) sont transportés aux Îles des Bienheureux. Ennius soutient que, pour les Anciens, à la mort, le corps allait au tombeau, l'âme au ciel et l'ombre aux Enfers ; on lit dans l'Enéide (V, 81) : "Salut, cendres qui vainement me sont rendues, âme et ombre paternelles."

Pythagore, Empédocle, Platon défendent la métempsycose.

Platon s'exprime par mythes[20] sur ce sujet. Dans le Gorgias (522-527), à la fin de leur première existence, toutes les âmes sont jugées, puis les âmes coupables sont châtiées, les autres récompensées aux Îles des Bienheureux. Selon La République, livre X (mythe d'Er), toutes âmes sont jugées (614 cd), puis les âmes des coupables sont conduites pour mille ans aux Enfers où elles sont châtiées ; les autres, pour la même durée de mille ans, vont au ciel (X 615 a) ; passé ce temps, elles reviennent toutes à la prairie du jugement (X 614 c), d'où elles gagnent le tribunal des Moires qui les renvoie sur la Terre, chacune choisissant, pour sa deuxième existence, son genre de vie (X 617 de). Le but est la purification[21].

Les anciens stoïciens (Zénon, Cléanthe, Chrysippe), avant Diogène de Babylone, croient en l'Éternel retour, c'est-à-dire à la répétition périodique sans fin des mêmes éléments de l'univers, âmes et comportements humains compris.

"Pour Plotin, chaque âme est conduite où elle a mérité de parvenir en fonction de sa vie passée. Le défunt, séjournant temporairement dans le monde des morts, revient sur terre pour se parfaire, pour corriger les conséquences de ses actes passés (Ennéades, I). Les âmes qui n'ont pu s'affranchir du corps retournent dans des corps humains. Quelques-unes même, qui sont devenues animales, retombent dans le corps des animaux (ce qui correspond, non à la doctrine de la réincarnation elle-même, mais plutôt au concept de métempsycose). Quelques-unes, des meilleures, sont admises à choisir elles-mêmes leurs nouveaux corps. D'autres, enfin, s'élèvent au-delà du ciel, sont changées en étoiles et, de là, contemplent le spectacle de l'univers (Ennéades, III, 4, 2-5). Enfin, les âmes les plus pures vont se confondre avec Dieu (Ennéades, III, 4, 6). Celui qui a tué devient un homme destiné à être assassiné ; un fils qui a tué sa mère redevient une mère tuée par son fils (Ennéades, III, 4, 13)."[22] L'ensemble est réglé par la Providence (Ennéades, II, 3 ; III, 2 ; IV, 3).

La conception défendue par l'orphisme se place sur deux plans naturels (animal/humain). Selon Proclos[23], « Orphée veut que les âmes humaines s'en aillent aux lieux souterrains pour y être purifiées ou châtiées, et dans les prisons infernales où elles sont punies. Mais les âmes des animaux voltigent là-même dans l'air, jusqu'à ce qu'elles aient été de nouveau enchaînées en d'autres corps. » Purification pour les humains, palingénésie pour les animaux. La tradition orphico-pythagoricienne, dès la fin du V° s. av. J.-C., a laissé des "lamelles d'or" où se montrent l'espérance d'être délivré grâce à l'initiation, la nécessité pour l'âme de subir un examen à l'arrivée dans l'au-delà, la primauté de la déesse Mnémosyne (qui rappelle l'origine céleste de l'âme et donne le souvenir des existences antérieures), le besoin de se libérer de la soif de vivre corporellement, la distinction entre deux sources dans l'au-delà (la source de Mnémosyne, qui donne le souvenir aux initiés, à droite ; la source de Léthé, qui donne l'oubli aux non-initiés, à gauche). Les lamelles évoquent le voyage et l'épreuve de l'âme post mortem.

"Tu trouveras à gauche de la demeure d'Hadès [l'Invisible, dieu des morts] une source [Léthé : Oubli],
et près d'elle, se dressant, un cyprès blanc :
de cette source ne t'approche surtout pas.
Tu trouveras une seconde source, l'eau froide qui coule
du lac de Mnémosyne [Mémoire] ; devant elle se tiennent des gardes.
Dis : 'Je suis fils de la Terre et du Ciel étoilé ;
ma race est céleste, et cela vous le savez aussi...'
Et, de ce moment, avec les autres héros, tu seras souveraine."[24]

Selon le spiritisme[modifier | modifier le code]

Le spiritisme repose entièrement sur l'idée de la survie de l'Esprit. Selon cette doctrine codifiée par Allan Kardec, la mort provoquerait une séparation entre le corps physique et le périsprit, c'est-à-dire l'enveloppe de l'Esprit. Cette séparation serait plus ou moins facile[25]. Ensuite, l'Esprit se trouverait dans une dimension qui correspondrait à son état d'avancement. Les différentes situtations vécues par des personnes décédées, après leur arrivée dans un monde spirituel, constituent le contenu du livre : Le Ciel et l'Enfer. Ces affirmations sont assez similaires avec celles d'Emmanuel Swedenborg publiées antérieurement.

Selon les traditions amérindiennes[modifier | modifier le code]

Les religions des Indiens d'Amérique[26] font du royaume des morts une copie fidèle du monde des vivants. La représentation classique du royaume des morts en Amérique du Nord est désignée par ces termes : "les terres fortunées de la chasse". Plusieurs tribus de la Prairie imaginent le séjour des morts comme une prairie ondoyante où ils chassent le buffle avec succès, habitent dans des tipis, festoient et dansent. Ceux qui ont péché sont exclus de la communauté, dans le royaume des morts, ils sont condamnés à la vie errante des spectres, ou ils périssent en se rendant dans l'autre monde ou encore ils sont envoyés dans un autre pays que celui qui accueille les morts ordinaires. L'idée d'un jugement dernier après la mort et celle d'une véritable loi du talion dans l'au-delà n'existent pas chez les Indiens.

Selon le védisme[modifier | modifier le code]

Dans le védisme[27], une distinction est faite entre le corps et un principe invisible, asu, force vitale, essence à base de souffle, d'origine corporelle et impersonnelle, et manas, "esprit", siège désincarné de la pensée et des sens internes, situé au cœur. Le mort (preta) n'est que le double ombreux du vivant, comme là psychê homérique. La conception védique dominante est celle d'un empire des morts situé sous la terre, un lieu de ténèbres sans joie, sur lequel règne Yama et où conduit "le chemin vers les pères" (pitryâna). Dans le Rig-Veda récent, les éléments de l'individu à sa mort passent dans le Soleil, le vent, les eaux, les plantes. Rien de précis n'est dit sur le jugement, la durée des peines, les fins dernières.

Selon l'ésotérisme[modifier | modifier le code]

Dans les Mystères d'Éleusis, Platon déclare: « Quiconque arrive dans l'Hadès en profane, sans avoir été admis aux Mystères et initié, sera couché dans le Bourbier ; celui qui, au contraire, aura été initié et purifié partagera, une fois arrivé là-bas, la demeure des dieux » (Phédon, 69c). Bourbier pour les profanes, félicité pour les initiés.

Rudolf Steiner, le fondateur de l'anthroposophie, prétendant tenir ses données sur la vie après la mort de ses propres « investigations spirituelles », expose ses vues dans ses livres et recueils de conférences[28],[29],[30]. Il distingue les étapes suivantes :

  1. Le corps éthérique, ou corps de vie, se détache progressivement du corps physique et reste attaché au corps astral durant un temps qui se mesure en jours. Après quoi le corps éthérique se détache également du corps astral et retourne à l'éther universel.
  2. Durant ce processus l'être conscient a l'impression de se répandre dans le macrocosme. - « Tout de suite après la mort, l'impression est comme si notre être se répandait dans tout ce qui nous est extérieur. » [31] Durant le temps ou le corps éthérique, qui est le porteur de la mémoire, est encore attaché au corps astral, l'être peut voir en un vaste panorama plein de vie le déroulement de son existence sur terre.
  3. Une fois séparé du corps éthérique, le corps astral, est encore habité par des désirs que le moi ne peut assouvir : c'est, en quelque sorte, l'enfer ou plus précisément le purgatoire ou kamaloka. Durant cette période l'entité prend aussi conscience des fautes qu'elle a commises durant son incarnation. Le désir de réparer ces fautes s'inscrit en elle et constituera le karma de ses incarnations ultérieures.
  4. Le Moi s'étant purifié devient libre de ses attaches terrestres : c'est, en quelque sorte, le paradis.
  5. Après la mort, l'entité humaine s'élève en traversant spirituellement les différentes sphères planétaires, la sphère lunaire correspondant au purgatoire. C'est en traversant ces sphères planétaires, avec l'aide des hiérarchies angéliques, que le karma est élaboré. Ayant atteint le « minuit des mondes », la monade spirituelle amorce son retour vers l'incarnation en traversant les sphères en sens inverse. Ce faisant, avec les hiérarchies célestes elle prépare les conditions terrestres de sa future vie sur terre. - « Après la mort, nous devenons successivement les habitants de la Lune, de Mercure, de Vénus, du Soleil, de Mars, de Jupiter et de Saturne, puis du firmament stellaire, pour ensuite nous contracter et nous réincarner »[32]
  6. L'oubli s'installe, avec la réincarnation. Il se passerait en moyenne 1000 ans entre deux incarnations, mais les exceptions seraient nombreuses[33].

Les réincarnationnistes se divisent sur la durée de l'intervalle entre les incarnations, les règles de rétribution, etc.

Point de vue scientifique[modifier | modifier le code]

Aucune preuve de survivance de la conscience après la mort physique n'a été recueillie scientifiquement, en dépit des témoignages du spiritisme et des expériences nombreuses d'EMI. Le consensus scientifique actuel est que ce qu'on appelle "esprit" n'est que le fruit des connexions de nos neurones, et qu'en l'absence d'activité cérébrale, il ne se passe tout simplement rien. Dans sa série télévisée The Human Mind (BBC), Sir Robert Winston mentionne la possibilité que l'effet de tunnel vécu lors d'une expérience de mort imminente soit produit par l'activation anarchique des cellules de la rétine en l'absence d'oxygène, le reste relevant d'un rêve accompagnateur. Certains psychiatres[Qui ?] critiquent également l'interprétation de ces effets comme le signe d'une vie après la mort. Pour eux, il n'y a pas expérience d'un au-delà, mais traumatisme. Effectivement, on peut reproduire artificiellement une forme d'Expérience Hors du Corps[34] bien qu'elle ne soit pas réellement comparable à celle vécue dans le cadre d'une EMI (Jean-Pierre Jourdan, 2006).

Bibliographie et cinématographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Always. Pete, Un pompier tué dans un accident de Canadair continue à venir en aide à ses proches.
  • Apparitions. Après son décès, Emilie pousse son époux à faire un voyage en Amérique du Sud.
  • Au-delà. Les vies de personnes qui ont approché la mort et celle d'un médium se croisent dans un destin commun.
  • Au-delà de nos rêves. Après son décès, le médecin Chris Nelson tente de retrouver sa femme dans l'au-delà.
  • Brainstorm. Des scientifiques construisent un appareil pour comprendre ce qui se passe après la mort.
  • Chico Xavier. La vie de Chico Xavier, le plus célèbre médium brésilien.
  • Cloud Atlas : Une des scènes évoque la vie après la mort et le paradis. La réincarnation est aussi l'un des enjeux primordiaux du film.
  • Enter the Void, de Gaspard Noé, en compétition au Festival de Cannes 2009 (sous le titre de Soudain le vide). Au Japon, les errances d'Oscar, assassiné mais engagé à respecter la promesse faite à sa sœur.
  • Et si c'était vrai.... Comédie. David, un jeune veuf, achète un appartement toujours occupé par le fantôme de la propriétaire précédente.
  • Ghost. Après sa mort, Sam cherche les raisons de son propre assassinat et tente de protéger sa fiancée.
  • L'Expérience interdite. Des étudiants se font mourir et réanimer sous assistance médicale pour découvrir ce qui se passe après la mort.
  • La Voix des morts. La vie de Jonathan est bouleversé par les messages enregistrés venant de son épouse décédée.
  • Le Fantôme de Canterville. Comédie. Sir Simon de Canterville est condamné à hanter son château après sa mort.
  • Les Autres. Grace est engagée comme gouvernante dans une maison marquée par un terrible évènement et hantée par les victimes.
  • Le Secret de Charlie. Charlie n'arrive pas à avoir une vie normale en raison de son attachement à son frère décédé, avec qui il communique.
  • Les Passagers. Claire Summers, psychologue, aident les survivants d'un crash aérien dont certains s'avèrent être les esprits des passagers décédés.
  • Lovely Bones. Susie est assassinée par son voisin et continue à suivre la vie de sa famille.
  • Oncle Boonmee, celui qui se souvient de ses vies antérieures, Palme d'or à Cannes en 2010.
  • Ne vous retournez pas. Un couple dont la fille s'est noyée reçoit d'elle des messages d'avertissement lors d'un voyage à Venise.
  • Nosso Lar (ou Astral City: A Spiritual Journey). Adaptation du livre éponyme du médium spirite Chico Xavier retraçant l'après-vie d'un médecin nommé André Luiz.
  • Restless. Film de 2011 dirigié par Gus Van Sant. La vie amoureuse de deux adolescents fascinés par la mort.
  • Shutter. Un photographe essaie de comprendre pourquoi le fantôme d'une femme apparaît sur ses clichés.
  • Sixième Sens. Un psychiatre pour enfant essaie d'aider Cole qui prétend voir les morts.
  • The Eye. Après une opération des yeux qui lui redonne la vue, Mun réalise qu'elle distingue maintenant les esprits des défunts.
  • Unborn. Casey est gravement perturbée par l'esprit de son frère jumeau décédé au moment de leur naissance.
  • Star Wars, les personnages principaux sont confrontés à la mort de leurs proches et à l'action de ces défunts dans les événements majeurs[35]. Dans cette saga, George Lucas oppose la vision des Sith à celle des Jedi. Les Sith promettent une victoire sur la mort et un prolongement éternel de la vie physique. Les Jedi acceptent la mort comme un fait naturel, mais développent des méthodes de communication avec les Jedi défunts.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Linos Sardos Albertini, L'Au-delà existe, Le livre de Poche, éditions Filipacchi, Paris, 2009, (ISBN 978-2-253-06517-3)
  • Rosemary Altea, Une longue échelle vers le Ciel, J'ai lu, Paris, 2006.
  • Christophe Barbé, Comment les morts s'expriment, Ed. Kymzo 2006, Le langage de l'Invisible, Ed. Kymzo 2007, Signes de survivance, Ed. Kymzo 2009.
  • Marcel Belline, La troisième oreille à l'écoute de l'au-delà, Robert Laffont, 1972 ; J'ai lu 1977, Paris.
  • François Brune, Les morts nous parlent (tome 1 et 2), Le Livre de Poche, Editions du Félin, Paris, 1988.
  • Olivier Chambon et William Belvie, Expériences extraordinaires autour de la mort - Réflexions d'un psychiatre sur la science et l'au delà, Guy Trédaniel éditeur, 2012.
  • Docteur Jean-Jacques Charbonier, Les preuves scientifiques d'une vie après la vie, Editions Exergues, Paris, 2008.
  • Docteur Jean-Jacques Charbonier, Les 7 bonnes raisons de croire à l'au-delà, Guy Trédaniel éditeur, 2012
  • Gabriel Delanne, L'Âme est immortelle, démonstration expérimentale de l'immortalité, 1899, multiples éditions.
  • Léon Denis, Après la mort, Editions Philman, Le Pecq, 2005 (multiples éditions).
  • Maryvonne Dray, Yvon Dray, Didier Van Cauwelaert, Karine après la vie, Albin Michel, Paris, 2002 et Le Livre de Poche, Paris, 2004.
  • Alison Dubois, Nous sommes leur paradis, pourquoi les morts ne nous quittent jamais, Presses du Châtelet, Paris, avril 2009.
  • Betty J. Eadie, Dans les bras de la lumière (témoignage autobiographique), Pocket, Paris, 2007.
  • John Edward, Après la vie, réponses de l'au-delà, Editions AdA Inc., Québec, Canada, 2005.
  • Camille Flammarion, Les habitants de l’autre monde ; révélations d’outre-tombe, 1862, multiples rééditions.
  • Pierre-Pierre Girard, Encyclopédie de l'Au-delà, Editions Trajectoire, Paris, 2006.
  • Victor Hugo, Les Tables tournantes de Jersey.
  • Michel Hulin, La Face cachée du temps : l'imaginaire de l'au-delà, Fayard, 1985.
  • Bernard Jakoby, Nous ne mourons jamais. La vie après la mort : la vérité, éditions Alcina, Paris, 2008 (ISBN 2917464011)
  • Christian Jacq, Le voyage dans l'autre monde selon l'Égypte ancienne, Monaco, Éditions du Rocher, 1986.
  • Arnaud Join-Lambert, Les expériences de mort imminente. Namur, Editions Fidélité, 2010 (collection Que penser de… ? 76) 120 p. (Fiche de l'ouvrage)
  • Allan Kardec, Le livre des Esprits, 1857, multiples éditions.
  • Elisabeth Kübler-Ross, La mort est un nouveau soleil, édition Pocket, Paris, 1984, 1988, 1990.
  • Dialogues avec l'ange. Edition intégrale, un document recueilli par Gitta Mallasz, Aubier, Paris, 1990 (ISBN 2-7007-2833-5)
  • Paul Misraki, L'expérience de l'après-vie, collection les énigmes de l'univers dirigée par Francis Mazière, Robert Laffont, Paris, 1974.
  • Philippe Ragueneau, L'autre côté de la vie, dialogues avec l'invisible, édition Pocket, Paris, 2001
  • Docteur Raymond Moody, La vie après la vie, Edition J'ai lu, Paris, 1984.
  • Jean Prieur, Les morts ont donné signes de vie, Fayard, Paris, 1976
  • Pierre A. Riffard, Comment se pose rationnellement la question de la vie après la mort ?, Thanatologie, no 87-88, nov. 1991.
  • Erwin Rohde, Psyché. Le culte de l'âme chez les Grecs et leur croyance en l'immortalité (1890-1894), trad., Payot, 1953.
  • Reynald Roussel et Alexandra Demarigny, Ce que les morts nous disent, Presses du Châtelet, Paris, 2004.
  • Werner Schiebeler, Ainsi vivent les morts, Editions Exergues, Collection des deux mondes, Chambéry, 2000.
  • Emanuel Swedenborg, Le Ciel et l'Enfer, 1765, multiples éditions.
  • Narada Thera, La Doctrine Bouddhique de la Re-naissance, Maisonneuve, 1979
  • Patrice Van Eersel, La Source noire, Livre de Poche. Sur les EMI, expériences imminentes de mort.
  • James Van Praagh, Dialogues avec l'au-delà, éditions du Roseau, Montréal, 1997, 1999.
  • Carl Wickland, Trente ans parmi les morts, La Pierre d'Angle Editions Exergue, 1997.
  • Jean Winter et Gérald de Dampierre, Dites-leur que la mort n'existe pas, messages de l'au-delà, Editions Exergue, Chambéry, 1998.
  • Francisco Cándido Xavier, Nosso Lar, la Vie dans le Monde Spirituel, par l'esprit André Luiz, Editions du C.S.I., Brasilia, 2005, (ISBN 2-913720-27-7). Titre original : Nosso Lar, 1944.
  • Le jugement des morts. Égypte ancienne, Asour, Babylone, Iran, islam, Inde, Chine, Japon, Israël, Seuil, 1961.

Télévision[modifier | modifier le code]

Sculpture et en peinture[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre A. Riffard, Nouveau dictionnaire de l'ésotérisme, Payot, 2008, p. 298.
  2. tome II de l'Ethnologie régionale de Jean Poirier, collection "Pléiade"
  3. Comme celui de la nourriture aux morts. Il s'agissait d'apporter des nourritures symboliques censées aider le mort dans sa traversée vers l'au-delà. Mais il peut être aussi question de subvenir à ses besoins terrestres post-mortem (voir, entre autres, le Livre des morts des Anciens Égyptiens).
  4. Certains rites étaient supposés mettre en contact avec le monde des morts, l'Au-Delà. Il en est ainsi du « Jour des morts » ou de la consultation de certains personnages de l'Hadès. En Béotie, dès le VIe s. av. J.-C., ceux qui allaient consulter le héros Trophonios étaient habillés de bandelles comme des victimes sacrificielles, ils étaient aspirés, pieds en avant, par une étroite ouverture à flanc de montagne, ils recevaient un coup sur la tête, puis ils regagnaient l'air libre par la même ouverture. Ils avaient eu une sorte de contact avec l'Autre Monde, ils avaient un moment été considérés comme morts. Source : Pausanias, Description de la Grèce, IX, 37 ; Plutarque, Du démon de Socrate, XII. Robert Graves, "Les mythes grecs" (1958), trad., Pluriel, t. I, p. 195-196.
  5. Dans le Bouddhisme le sommeil est appelé "petite mort"
  6. http://users.skynet.be/remacle/sueurs/sueur2.htm
  7. Science et religion, Bertrand Russell, Folio
  8. Voir notamment Le livre des Esprits et Le livre des médiums
  9. Voir sur Internet : espiritismo no Brasil (le spiritisme au Brésil)
  10. Raymond Moody, Lumières nouvelles sur la vie après la vie, 1977, trad., J'ai lu, p. 36-37)
  11. Vingt cas suggérant le phénomène de réincarnation (1974, trad. 1985
  12. P. A. Riffard, « Comment se pose rationnellement la question de la vie après la mort ? », Thanatologie, Paris, Société de Thanatologie, bul. 87/88 (1991), p. 99-108 ; « Vie après la mort », in Philippe Di Folco, Dictionnaire de la mort, Paris, Larousse, 2010, p. 1075-1078.
  13. Louis Renou et Jean Filliozat, L'Inde classique, t. II, 1953, p. 529, 541-543.
  14. http://www.les-108-upanishads.ch/brihadaranyaka.html
  15. Tukaram, psaumes du pèlerin, préface de Guy Déleury, folio.
  16. Malek Chebel, "Dictionnaire des symboles musulmans", éd. Albin Michel, 1995, p.361
  17. Al qurtubu, Mémento d'eschatologie musulmane, éd.Dar al-kotob al-ilmiyiah, 2002, p.70-71
  18. (Coran 40 :45-46)
  19. Gershom Scholem, La kabbale (1974), trad., Gallimard, coll. "Folio essais", p. 255-263.
  20. Mythes eschatologiques de Platon : Gorgias 522-527 ; Phédon 107-115 ; La République X 614-621 ; Phèdre 246-249.
  21. A.-J. Festugière, La révélation d'Hermès Trismégiste, t. III : Les doctrines de l'âme, Les Belles Lettres, p. 243-244, 262-263. Cependant, à la fin de sa vie, Platon, dans les Lois (X, 903-905) enseigne que le sort posthume des âmes n'est plus assuré par un choix personnel mais par la Providence universelle, en vue du bien de l'ensemble.
  22. Charles-Rafaël Payeur, Dictionnaire critique de l'ésotérisme, PUF, p. 1097-1098.
  23. Proclos, Commentaire sur 'La République' de Platon, II, 338 : Orphée, Poèmes magiques et cosmologiques, Les Belles Lettres, 1993, p. 145.
  24. Lamelles d'or orphiques. Instructions pour le voyage d'outre-tombe des initiés grecs, lamelle de Pétélia (fin du V° s. av. J-C.), édition par Giovanni Pugliese Carratelli, Les Belles Lettres, 2003, p. 61.
  25. "L'état de l'Esprit au moment de la mort peut se résumer ainsi : l'Esprit souffre d'autant plus que le dégagement du périsprit est lent ; la promptitude du dégagement est en raison du degré d'avancement moral de l'Esprit ; pour l'Esprit dématérialisé dont la conscience est pure, la mort est un sommeil de quelques instants, exempt de toute souffrance, dont le réveil est en pleine suavité." Allan Kardec, Le Ciel et l'Enfer (Kardec), Chapitre 1, paragraphe 13.
  26. Ake Hultkrantz, "Les religions des Indiens d'Amérique", apud Histoire des religions, Gallimard, coll. "Pléiade", t. III, 1976, p. 781-783.
  27. Louis Renou et Jean Filliozat, L'Inde classique, t. I, 1947, p. 334.
  28. Rudolf Steiner, Le sens de la mort (1907-1914), Éditions Triades, Paris
  29. Rudolf Steiner, La vie entre la mort et une nouvelle naissance (1912-1913), GA 141, Éditions Anthroposophiques Romandes,
  30. Rudolf Steiner, La mort, métamorphose de la vie (1917-1918), GA 182, Éditions Triades, Paris
  31. Rudolf Steiner, Macrocosme et microcosme, p. 342., GA 119, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève
  32. Rudolf Steiner, La vie entre la mort et une nouvelle naissance, p. 110, GA 141, Éditions Anthroposophiques Romandes, Genève
  33. Rudolf Steiner, La science de l'occulte, 1910, chap. VII, Éditions Triades, Paris
  34. (en) Olaf Blanke, Stéphanie Ortigue, Theodor Landis et Margitta Seeck, « Stimulating illusory own-body perceptions », Nature, vol. 419,‎ 19 septembre 2002, p. 269-270 (résumé, lire en ligne [PDF])
  35. L'esprit d'Obiwan Kenobi parle à Luke et le guide

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]