Fantasy dans la littérature

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La fantasy littéraire (parfois appelée littérature fantaisie ou littérature du merveilleux) est la fantasy sous forme écrite. Historiquement, le genre « fantasy » s'est essentiellement décliné sous forme littéraire. Cependant, à partir des années 1950, une part grandissante du genre s'est exprimée sous forme de jeux vidéo, de musiques et de peintures.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est difficile de dater avec précision les débuts littéraires de la fantasy. En effet, de nombreuses histoires impliquant magie et monstres terrifiants existaient déjà, transmises sous forme orale, avant l'apparition des premières œuvres imprimées. Ainsi, l’Odyssée d'Homère est conforme à la définition du genre fantasy, avec sa magie, ses dieux, ses héros, son épopée et ses monstres. La fantasy en tant que style littéraire bien distinct a acquis une certaine visibilité à partir de l'époque victorienne, avec des auteurs tels que William Morris, Lord Dunsany et George MacDonald.

Certains commentateurs affirment que J. R. R. Tolkien, professeur anglais de philologie, fut à l'origine de la popularisation du genre fantasy auprès du grand public, notamment avec ses œuvres à succès Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux. Cependant, Tolkien lui-même a été inspiré par des mythes anglo-saxons, en particulier Beowulf, et c'est après lui que ce genre littéraire a reçu le nom de fantasy. C. S. Lewis, auteur du Monde de Narnia et ami proche de J. R. R. Tolkien, a aussi participé à la popularisation du genre.

Les auteurs prééminents dans le genre qui entreprirent des œuvres populaires de fantasy après le phénomène du Seigneur des anneaux dans les années 50 et 60 sont listés ci-dessous. Les noms sont cités dans un ordre chronologique, de la publication la plus récente à la dernière en date, avec en face leur œuvres les plus connues.

Style[modifier | modifier le code]

La fantasy se distingue des autres formes littéraires par son style.

Ursula K. Le Guin, dans son ouvrage de référence From Elfland to Poughkeepsie, critique l'emploi du style familier et moderne dans le cadre de la high fantasy[1]. Pour elle, le style moderne plonge le lecteur dans un univers moderne sous-jacent. Elle lui préfère le style ancien, qui immerge le lecteur dans un monde fantastique (contrairement au style moderne), en particulier quand il est employé par des auteurs de référence comme Lord Dunsany et E. R. Eddison. Elle pointe aussi du doigt que ce style peut se révéler être un piège redoutable pour les auteurs de fantasy, décrédibilisant l'œuvre lorsque celui-ci est utilisé à mauvais escient[2]. Michael Moorcock a aussi remarqué que de nombreux écrivains font usage du style ancien pour donner sonorité, couleur et vie à une histoire sans relief[3].

Le genre fantasy requiert, comme chaque genre littéraire, un style propre et ce style peut varier. Même dans un conte merveilleux, le langage du méchant de l'histoire serait inapproprié s'il était vulgaire[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ursula K. Le Guin, From Elfland to Poughkeepsie, p. 74-5, « The Language of the Night » (ISBN 0-425-05205-2)
  2. Ursula K. Le Guin, From Elfland to Poughkeepsie, p. 78-80 « The Language of the Night » (ISBN 0-425-05205-2)
  3. Michael Moorcock, Wizardry & Wild Romance: A Study of Epic Fantasy, p. 35 (ISBN 1-932265-07-4)
  4. Alec Austin, Quality in Epic Fantasy

Références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]