Ian McKellen

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Ian McKellen

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Ian McKellen à la Comic-Con International de San Diego en 2013

Nom de naissance Ian McKellen
Naissance 25 mai 1939 (75 ans)
Burnley, Lancashire (Angleterre, Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession Acteur
Films notables Richard III
Le Seigneur des anneaux
X-Men
Le Hobbit
Da Vinci Code
Un élève doué
Site internet http://www.mckellen.com/

Sir Ian McKellen, CH, KBE, est un acteur britannique, né le 25 mai 1939 à Burnley (Lancashire, Angleterre, Royaume-Uni). Il est actif dans le théâtre classique et contemporain ainsi qu'au cinéma. Il est également connu pour son militantisme en faveur des droits des personnes LGBT. Parmi ses rôles les plus connus, Ian McKellen interprète Gandalf dans les trilogies Le Seigneur des anneaux et Le Hobbit de Peter Jackson, et Magnéto dans les films X-men.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et premiers pas[modifier | modifier le code]

McKellen est né à Burnley, dans le Lancashire peu avant la Seconde Guerre mondiale, ce qui a un impact sur son enfance : dans un entretien pour le magazine gay The Advocate, au journaliste qui lui fait remarquer son calme après les attentats du 11 septembre 2001, McKellen répond « mon cher, vous oubliez que j'ai dormi sous un couvercle en métal pendant la bataille d'Angleterre jusqu'à l'âge de quatre ans »[1].

Sa famille[modifier | modifier le code]

Son père d'origine écossaise Denis Murray McKellen est ingénieur et prédicateur. Ses grands-pères sont également prédicateurs. Il a baigné dans un environnement profondément chrétien, mais un christianisme débarrassé de ses dogmes : on lui a appris qu'être chrétien, « c'est d'abord se comporter de manière chrétienne avec les autres »[1]. Sa mère, Margery Lois McKellen, meurt lorsqu'il a douze ans et son père douze ans plus tard. Lorsqu'il a déclaré son homosexualité à sa belle-mère quaker, Gladys McKellen, « Non seulement cela ne l'a pas étonnée, mais faisant partie d'une société qui a déclaré son indifférence vis-à-vis de la sexualité des gens il y a des années, je crois qu'elle était surtout heureuse que je cesse enfin de mentir »[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

La carrière de McKellen débute alors qu'il est encore adolescent quand il joue dans plusieurs pièces de théâtre. À 18 ans, titulaire d'une bourse d'études à l'université de Cambridge, il tombe amoureux de Derek Jacobi, ce qu'il définit comme « une passion secrète et non-réciproque »[2]. Il fait ses débuts professionnels sur scène à Nottingham en 1961 et dans le West End en 1964[3]. McKellen débute alors une relation avec Brian Taylor, son premier compagnon, relation qui dure huit ans, jusqu'en 1972. Ils vivent à Londres, où McKellen continue sa carrière[4].

Premiers rôles importants[modifier | modifier le code]

En 1969, il interprète le rôle qui le rend célèbre : le roi Édouard II d'Angleterre, héros éponyme de la pièce de Christopher Marlowe, produite par la Prospect Theatre Company. Cette pièce suscite la controverse à cause des scènes de torture et de l'homosexualité latente qui s'en dégage. Il reprend le rôle plus tard pour la BBC. En 1972, il fonde The Actors' Company avec son ami Edward Petherbridge, ce qui le consacre porte-parole des acteurs et du théâtre britannique en général. Entre 1974 et 1978, il joue dans de prestigieuses productions de la Royal Shakespeare Company, telles que Roméo et Juliette (avec Francesca Annis), Macbeth (avec Judi Dench) et Othello[3]. Dans les années 1970 et 1980, il fait partie des comédiens les plus renommés du théâtre britannique.

En 1978, il rencontre son second compagnon, Sean Mathias, au Festival d'Édimbourg. Selon Mathias, leur histoire était tumultueuse, le succès de McKellen et ses échecs étant la cause de nombreux conflits. Mathias déclara « qu'à cette époque, les gens étaient moins tolérants », et « qu'on ne le prenait pas au sérieux, lui, le joli petit ami de Ian McKellen ». Mathias était âgé de 22 ans et McKellen 39 ans. Malgré tout, Mathias dit également de McKellen : « [il] n'a cessé de m'aider tout au long de ma carrière ». Ils se séparent en 1988.

En 1979, il apparaît dans Bent (en), une pièce qui traite des atrocités commises contre les homosexuels dans l'Allemagne nazie. À cette époque, McKellen n'a pas encore fait son coming out et il hésite même à tenir ce rôle : « J'étais impressionné par le rôle, je me demandais si j'avais le courage de le faire ». Après avoir lu le scénario, Mathias dit à McKellen qu'il a « le devoir de jouer cette pièce »[1]. Bent a eu une grande importance pour McKellen : après la production originelle de la pièce à Broadway, il joue la pièce (mise en scène par Sean Mathias) au Théâtre national, à Londres, puis dans le film de 1997 (également mis en scène par Mathias). La même année, il est fait Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique.

Le temps des récompenses[modifier | modifier le code]

Ian McKellen en 2000.

Son talent lui vaut des rôles de plus en plus prestigieux. En 1980, il est Salieri dans la version de Amadeus montée à Broadway. Il est récompensé d'un Tony Award, la plus grande récompense pour un acteur de théâtre aux États-Unis. Il en obtient un second en 1982, pour son interprétation de Walter, un handicapé mental, dans une pièce enregistrée pour la télévision. Malgré cela, il reste inconnu du grand public aux États-Unis. Plus anecdotique, il joue en 1988 le rôle d'un vampire pour le clip Heart du groupe Pet Shop Boys. En 1990, il est fait Chevalier de l'Ordre de l'Empire britannique (KBE) pour son travail et ses contributions au théâtre. Il devient Sir Ian McKellen.

Dans les années 1990, McKellen apparaît de façon plus régulière à la télévision et au cinéma. En 1993, il joue le rôle d'un puissant homme d'affaires Afrikaner dans Six degrés de séparation, avec Stockard Channing, Donald Sutherland et Will Smith. La même année, il apparaît dans l'adaptation télévisée des Chroniques de San Francisco (de son ami Armistead Maupin) et dans Last Action Hero, de John McTiernan. En 1995, il interprète Richard III dans le film éponyme de Richard Loncraine. Il est nommé pour ce rôle aux Golden Globes, aux BAFTA Awards et est sacré « meilleur acteur européen » par la European Film Academy.

Aux États-Unis, il connaît la notoriété en 1998 avec deux films : Un élève doué, dans lequel il campe un ancien officier nazi vivant aux États-Unis sous une fausse identité qui entretient une relation de dépendance avec un adolescent qui menace de le dénoncer s'il ne lui raconte pas son histoire ; et Ni dieux ni démons, où il interprète James Whale, le réalisateur de Frankenstein (1931) et de Show Boat (1936). Il est nommé à l'Oscar du meilleur acteur pour ce rôle.

Mais c'est à travers deux trilogies cinématographiques qu'il accède, au début des années 2000, à la célébrité : celle des X-Men, de Bryan Singer et Brett Ratner, dans laquelle il interprète Magneto, et celle du Le Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson, où il incarne Gandalf. Son interprétation de Gandalf dans le premier volet, Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau, lui vaut une nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

En 2002, suite au décès de Richard Harris, lui et Christopher Lee, son collègue du Seigneur des anneaux, furent tous deux pressentis pour reprendre le rôle d'Albus Dumbledore dans la saga Harry Potter mais on leur préféra finalement Michael Gambon[5]. En 2006, il joue le rôle de Sir Leigh Teabing dans Da Vinci Code, de Ron Howard.

À partir de 2007, il se consacre de nouveau principalement au théâtre, jouant notamment dans Le Roi Lear et La Mouette. En janvier 2008, il est ordonné Companion of Honour de la couronne britannique, la plus haute distinction possible au Royaume-Uni (65 membres vivants maximum), pour services rendus au théâtre et à la lutte pour l'égalité. En 2009, il retrouve Patrick Stewart, son partenaire dans X-Men, au théâtre à l'occasion des représentations de la pièce En attendant Godot[6]. En 2012, il reprend le rôle de Gandalf dans Bilbo le Hobbit. En 2014,il apparaît dans le clip de George Ezra ,listen to the man

Son combat pour les droits LGBT[modifier | modifier le code]

Ian McKellen à la Manchester Pride 2010.

Même si les partenaires à l'écran de McKellen sont au courant de son homosexualité, il en est autrement du grand public. En 1988, un projet de loi intitulé Section 28 propose l'interdiction de toutes discussions en rapport avec l'homosexualité dans les écoles britanniques. McKellen combat ce projet et, sur les conseils de son ami Armistead Maupin, fait son coming out lors d'un débat retransmis par la BBC[2] : « Mon but était de faire comprendre que si je participais à ce combat, tout le monde, homo ou hétéro, pouvait le faire[1]. » Il plaide sa cause auprès du secrétaire à l’environnement Michael Howard. Celui-ci refuse de changer de position mais demande un autographe à McKellen, qui s'exécute en écrivant dessus : « Fuck off, I'm gay[7]. » La loi est tout de même adoptée et reste en vigueur jusqu'en 2003, McKellen ne cessant de se battre pour son abrogation et critiquant le premier ministre britannique, Tony Blair.

En 1994, McKellen monte un one man show en faveur des droits LGBT, A Knight Out, qui connut un grand succès et qu'il joue toujours. Toujours en 1994, il crée l'évènement lors de la cérémonie de clôture des Gay Games en déclarant « Je suis Sir Ian McKellen, mais je vous en prie, appelez-moi Serena »[1]. Au XXIe siècle, McKellen est toujours un acteur des combats pour les droits de la communauté LGBT ; il est en particulier un cofondateur de Stonewall, un groupe de lobbyisme pro-LGBT au Royaume-Uni (cette association tire son nom des émeutes de Stonewall, à New York). En 2011, il traite le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, de « couard flattant l'extrême droite », celui-ci ayant refusé de laisser s'organiser une Gay Pride à Moscou[8]. Il critique en 2013 la décision du Comité international olympique de tolérer les lois homophobes promulguées par le gouvernement russe, dans le cadre des Jeux olympiques d'hiver de 2014[9].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Note : Cette section récapitule les principales récompenses obtenues par Ian McKellen. Pour une liste plus complète, se référer à l'Internet Movie Database[10].

Autres[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f (en) Bruce Steele, « The Knight's Crusade », The Advocate,‎ 11 décembre 2001, p. 36-45
  2. a et b Interview de Ian McKellen par James Lipton dans Inside the Actors Studio le 8 décembre 2002
  3. a et b (en) Simon Trowbridge, Stratfordians, Albert Creed,‎ 2008 (ISBN 9780955983016), p. 338-343
  4. (en) « Ian McKellen Biography », sur talktalk.co.uk (consulté le 2 juillet 2012)
  5. Ian McKellen Turned Down 'Potter' Role, 28 novembre 2007, starpulse.com
  6. (en) Matt Wolf, « McKellen and Stewart Deliver a ‘Godot’ With a Difference », sur The New York Times (consulté le 2 juillet 2012)
  7. (en) « 10 things we didn't know this time last week », sur BBC (consulté le 2 juillet 2012)
  8. (en) « McKellen Calls Moscow Mayor a Coward », sur The Advocate (consulté le 2 juillet 2012)
  9. (en) Jase Peeple, Ian McKellen Blasts IOC for Acceptance of Russia's Antigay Laws », The Advocate, 1er octobre 2013
  10. (en) « Awards for Ian McKellen », sur IMDb (consulté le 2 juillet 2012)
  11. London Gazette : no 52382, p. 2, 31-12-1990
  12. London Gazette : no 58557, p. 4, 29-12-2007
  13. http://voxofilm.free.fr/vox_S/souris_city_ANIME.htm
  14. « Wolverine, le combat de l'immortel », Allodoublage (consulté le 25 août 2013)
  15. http://www.allodoublage.com/glossaire/definition.php?val=1269_x-men+days+of+future+past

Liens externes[modifier | modifier le code]

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