Égoïsme

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L'égoïsme est défini comme une disposition à parler trop de soi, à rapporter tout à soi ou comme l'attachement excessif à soi-même[1].

La première définition le rapproche de l'égocentrisme qui se définit comme la "tendance à être centré sur soi-même et à ne considérer le monde extérieur qu'en fonction de l'intérêt que l'on se porte."[1].

La seconde le rapproche de l'individualisme dans la mesure où l'attachement excessif à soi-même peut conduire à faire passer l'intérêt des autres ou l'intérêt collectif après le sien. Ce serait pourtant mal comprendre la notion d'individualisme que de l'associer à l'égoïsme. Il n'y est assimilé que de manière péjorative[2].

L'égoïsme s'oppose à l'altruisme qui se définit comme la disposition à s'intéresser et à se dévouer à autrui[1].

Égoïsme et recherche scientifique[modifier | modifier le code]

Plusieurs études scientifiques récentes, pour la plupart conduites en Amérique ont mis en évidence une plus grande facilité à ne penser à soi quand on se sent moins dépendants des autres:

Paul Piff et ses collègues ont par exemple montré que les conducteurs riches ont moins de chances de céder la priorité quand ils sont au volant de leur véhicule, que les étudiants les plus aisés ont moins de chances de rendre la monnaie à ceux qui leur ont demandé un café ou de se servir de friandises qui ne leur sont pas destinées[3].

Au Canada, une équipe de neurologues a également constaté en observant la stimulation des cerveaux de trois groupes tests auxquels elle a donné des niveau de pouvoir différents que les membres du groupe ayant reçu le plus de pouvoir montrent moins d'empathie ou de préoccupation pour les autres que les membres du groupe ayant reçu moins de pouvoir[4].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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