John Webster

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John Webster (vers 1580 — vers 1624) était un auteur de pièces de théâtre anglais (contemporain de William Shakespeare). Ses tragédies, jalonnées d'épisodes atroces, font de lui un des plus vigoureux dramaturges du théâtre élisabéthain[1]. Ses pièces, en présentant le côté le plus sombre de l'humanité, préfigurent la littérature gothique anglaise du XVIIIe siècle.

La vie de John Webster demeure obscure. Si l'on en juge par la grande érudition de ses pièces, il a reçu une éducation classique rigoureuse. Il rejoint, peu après 1600, un groupe d'auteurs dramatiques et travaille pour Philip Henslowe, propriétaire des théâtres The Rose et The Fortune. C'est ainsi que John Webster fait la connaissance de Thomas Dekker, John Marston et Thomas Heywood, avec lesquels il écrit des comédies : Cap à l'est ! (en) , des élégies, à l'occasion notamment de la mort du prince Henry, et des tragédies, comme Appius and Virginia. John Webster est surtout connu pour deux tragédies (voir ci-dessous). La force des personnages, l'énergie des situations, l'expression poétique des passions et la maîtrise dont il fait preuve font de lui un des grands auteurs du théâtre élisabéthain.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Citations de John Webster[modifier | modifier le code]

« Les serments d'amour sont comme les vœux des marins, on les oublie après l'orage. » — Le Démon blanc

« Il n'est rien qui soit pour un homme plus infinie torture que ses propres pensées. » — Le Démon blanc

« L'aigle vole seul ; ce sont les corbeaux, les choucas et les étourneaux qui vont en groupe. »

« Rien ne sèche plus vite qu'une larme de femme. » — Le Démon blanc

« Les gloires d'ici-bas, comme des vers luisants, jettent des feux de loin, mais à les regarder de plus près, ils n'ont ni chaleur ni clarté. » — La Duchesse d'Amalfi

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Larousse encyclopédique en couleurs, 1979