Satanisme théiste

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Le satanisme théiste ou encore spirituel est un courant religieux qui vénère les anciens anges déchus et leur chef incontesté, Satan.

Il est à différencier du satanisme LaVeyen, représentant Satan comme une force de la nature.

Doctrine[modifier | modifier le code]

Le sataniste traditionnel croit en Satan qu’il considère comme Lucifer (Lux, cis=lumière;fer, o=porter en latin)[1], le Porteur de Lumière. Il honore Satan comme son dieu personnel. Il pratique des rituels dans un but d’élévation spirituelle ainsi que pour faire avancer le royaume de Satan.

Le satanisme traditionnel puise ses sources dans différentes civilisations : mésopotamienne, babylonienne, égyptienne et la longue lignée de mages ayant emprunté la voie de la main gauche[Comment ?] depuis des millénaires[réf. nécessaire]. C’est ainsi qu’il progressa et se développa au cours des siècles[réf. nécessaire].

Souvent très lié au gnosticisme et à l'ésotérisme

Le satanisme traditionnel est donc l’opposé d’un satanisme qui ne verrait en Satan qu’un substitut à l’homme tel qu'il est envisagé par le Satanisme de LaVey qui est plutôt une interprétation visant à tirer profit de la société capitaliste et individualiste sans s'y opposer mais en proposant simplement un certain design pour la société occidentale dominante (basée sur la consommation de "merchandising") après la Seconde Guerre mondiale.[non neutre]

Historique[modifier | modifier le code]

Les origines du satanisme sont liées aux différents courants des débuts du christianisme, regroupés sous le terme de "gnosticisme" ou "ésotérisme" qui trouvent leurs origines dans les croyances des civilisations antiques du Proche-Orient et d'Europe. Dans cette optique le terme de satanisme désigne les croyances qui s'opposent à la doctrine officielle de l’Église chrétienne à l'intérieur même du contexte géographique et culturel chrétien.

Durant le Moyen-Age en Europe, on appelle le satanisme sabbat ou sabbat des sorcières et semble être pratiqué exclusivement en-dehors des villes, à la campagne par les classes paysannes.

La première mention d'un sabbat urbain en France, désormais appelé satanisme, date selon Massimo Introvigne du XVIIe siècle et de l'"affaire des poisons" dans laquelle sont impliqués des proches de Louis XIV. Des morts suspectes, dues aux poisons de l'avorteuse Lavoisin et de son acolyte l'abbé Quibourg. Le satanisme existe désormais au cœur de la capitale et au cœur du pouvoir. Introvigne indique que des messes noires sont pour la première fois avérées en ville, liées à des rassemblements sataniques dans la chapelle de l'abbé Quibourg. Les produits des avortements, les fœtus morts, seraient utilisés lors de messes noires. Des infanticides auraient également eu lieu en présence de membres de l'aristocratie.

Des choses similaires ont lieu ailleurs en Europe à la même période, en Angleterre (Dead fire club) , Russie, Italie. L'Europe chrétienne génère aussi une Europe anti-chrétienne.

La Révolution française sera qualifiée par Joseph de Maistre d' "intégralement satanique, consubstantiellement satanique, elle représente le mal" générée par ce qui représente le mal pour les catholiques monarchistes : la philosophie des Lumières, le rationalisme et puis la Franc-maçonnerie.

À cette époque des écrits sont publiés afin d'établir les origines de ces "influences néfastes" en France et en Allemagne. (cf. Les écrits de l'abbé Fiard de Dijon "La France trompée par les magiciens et démonolâtres du XVIIIe siècle influence des maçons, des illuminés et des ventriloques", Joseph Görres "La mystique divine, naturelle et diabolique", "Mœurs et pratiques du démon de Gougenot des Mousseaux, "Les rapports de l'homme avec les démons" de Joseph Bizouard cités par François Angelier)

Eugène Vintras et l'abbé Joseph-Antoine Boullan prétendront connaître le démon et les moyens de lutter contre lui (notamment en péchant à la place des pécheurs).

Cette atmosphère est le terreau de croyances diverses qui, au XIXe siècle, peuvent être rapprochées de près ou de loin de manifestations sataniques rappelant la profusion des débuts de l'ère chrétienne que nous nommons plus haut "ésotérique" ou "gnostique":

Le paraclétisme de Joachim de Flore est réinvesti à cet époque qui se voit comme l'émergence du règne de l'esprit (après la fin du règne du père et du règne du fils qui vient de tomber selon les joachimites).

Apparitions de la Vierge générées par la lutte anti-satanique.

Nondorfisme désignant la croyance à la survie de Louis XVI et Louis XVII.

Dénonciations[modifier | modifier le code]

Roger Morneau dénonça et partagea son expérience dans plusieurs ouvrages au sein du satanisme élitiste durant sa jeunesse à Montréal, jusqu'en 1946, date à laquelle il se convertit au protestantisme au sein de l'Église adventiste du septième jour[2] [3]. L'ésotériste Franz Bardon dans une nouvelle autobiographique[4] dénonça certaines loges maçonniques pour leur pratiques de l'assassinat rituel et du satanisme.

Littérature[modifier | modifier le code]

Avant l'époque contemporaine le satanisme se confond avec la question du mal et ce sont surtout les théologiens qui se préoccupent de cette question. Racine évoque également ce sujet.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Essais
Vidéo

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce qui n'est cependant pas le point de vue du luciférisme traditionnel.
  2. Roger Morneau, A Trip Into the Supernatural
  3. Reviews: Colleen Kelly, Adventist Review 174 (17 April 1997), p28. Loretta Parker Spivey, Message 67 (September–October 2002), p22
  4. Franz Bardon et Otti Votavova, Frabato, le magicien (1979), éditions Alexandre Moryason, 2001

Articles connexes[modifier | modifier le code]