Gustave Doré

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Gustave Doré
Gustave Doré par Nadar
Gustave Doré par Nadar

Activité illustrateur
graveur
artiste peintre
sculpteur
Naissance 6 janvier 1832
Strasbourg, Drapeau de la France France
Décès 23 janvier 1883
Paris, Drapeau de la France France

Paul Gustave Louis Christophe Doré dit Gustave Doré est un illustrateur, graveur, peintre et sculpteur français, né à Strasbourg le 6 janvier 1832, au 5 (aujourd'hui 16), rue de la Nuée-Bleue, et mort le 23 janvier 1883 à Paris dans son hôtel de la rue Saint-Dominique. Il fut reconnu internationalement de son vivant.

Sommaire

Biographie[modifier]

Portrait de Gustave Doré paru dans Le Trombinoscope
de Touchatout en 1875.

En 1840, le père de Gustave Doré, Jean-Philippe Doré, polytechnicien, est nommé ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de l'Ain et la famille Doré s'installe à Bourg-en-Bresse. L'enfant aux dons précoces est un très bon élève du collège mais il se fait encore davantage remarquer par ses caricatures et ses dessins inspirés du monde bressan qui l'entoure : à douze ans un imprimeur local publie ses premières lithographies sur Les Travaux d'Hercule. Elles amènent l'éditeur parisien Charles Philipon à lui proposer de s'installer à Paris où à partir de 1847 il suit les cours du lycée Charlemagne et dessine en même temps des caricatures pour le Journal pour rire de Philippon. Il connaît vite la célébrité et débute en 1848 au Salon avec deux dessins à la plume mais continue à vivre auprès de sa mère après la mort de son père en 1849.

À partir de 1851, tout en exposant ses toiles, il réalise quelques sculptures de sujets religieux et collabore à diverses revues dont le Journal pour tous. En 1854, l'éditeur Joseph Bry publie une édition des œuvres de Rabelais, illustrée d'une centaine de ses gravures. De 1861 à 1868, il illustre La Divine Comédie de Dante.

De plus en plus reconnu, à la fois autodidacte et exubérant, Gustave Doré illustra entre 1852 et 1883 plus de cent vingt volumes qui parurent en France, mais aussi en Angleterre, en Allemagne et en Russie. Lors de la campagne de Crimée, il réalise, à la fois comme auteur et comme illustrateur, L'Histoire de la Sainte Russie, une charge contre ce pays avec qui la France et l'Angleterre étaient entrées en guerre. C'est un album qui préfigure la bande dessinée, où il joue sur le décalage entre le texte et l'illustration, et où il utilise d'étonnantes astuces graphiques.


Il fréquente alors la société mondaine et élargit ses activités picturales en composant de grands tableaux comme Dante et Virgile dans le neuvième cercle de l’Enfer (1861 - 311 x 428 cm – musée de Brou), L'Enigme (au Musée d'Orsay) ou Le Christ quittant le prétoire (1867-1872), un tableau mesurant six mètres de haut par neuf mètres de large. Ce tableau a été restauré de 1998 à 2003 au Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg, dans une haute salle qui lui est dédiée.

Multipliant en même temps dessins et illustrations en tous genres (fantastique, portraits-charges), sa notoriété devient européenne et il rencontre un immense succès en Angleterre avec la Doré Gallery qu'il ouvre à Londres en 1869.

Il meurt d'une crise cardiaque à 51 ans, le 23 janvier 1883, en laissant une œuvre imposante de plus de dix mille pièces qui exercera par la suite une forte influence sur nombre d'illustrateurs. Son ami Ferdinand Foch organise les obsèques à Sainte-Clotilde, l'enterrement au Père-Lachaise[1] et un repas d'adieu rue Saint-Dominique.

En 1931, Henri Leblanc publie un catalogue raisonné qui recense 9 850 illustrations, 68 titres de musique, 5 affiches, 51 lithographies originales, 54 lavis, 526 dessins, 283 aquarelles, 133 peintures et 45 sculptures. Le musée de Brou à Bourg-en-Bresse, conserve pour sa part 136 œuvres de toute nature (peinture à l'huile, dessins, sculptures).

Dans les années 2000, son arrière-arrière petit neveu est chanteur et se nomme Julien Doré.

Ouvrages illustrés par Gustave Doré[modifier]

Gustave Doré illustra plus de cent chefs-d'œuvre de la littérature universelle

Ainsi que des ouvrages sur la tauromachie :

Peintures[modifier]

Sculptures[modifier]

D'Artagnan
  • D'Artagnan, bronze, 1883, Place du Général-Catroux, Paris.
  • La Parque et l’Amour, terre-cuite, 1877, musée des Beaux-Arts de Brou à Bourg-en-Bresse.
  • L'Effroi, bronze, Salon de 1879[2].
  • Monument à Alexandre Dumas père, 1883, Place Malesherbes, Paris[3].
  • À saute-mouton, bronze[2]
  • Acrobates, bronze, Ringling Museum of Art, Sarasota, Floride[2].
  • La Défense Nationale, bronze, Rosenberg Library, Galveston, Texas.

Illustrations[modifier]

Les contes de Perrault[modifier]

Les contes de Perrault

La Tauromachie de Gustave Doré[modifier]

La Tauromachie de Gustave Doré

Autres[modifier]

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Au château-musée de Nemours
  • Le Néophyte, v. 1869, plume et lavis sur papier, signé et dédicacé en bas à gauche : à Monsieur Ardail / affectueux souvenir / G. Doré. Acquisition Société des amis du vieux château, 1912 - au Château-Musée de Nemours. Adolphe Ardail[4].
  • Le Rêve, eau-forte, épreuve avant la lettre, Inv.106. Don Adolphe Ardail.

Bibliographie[modifier]

  • Annie Renonciat, Gustave Doré, Paris, A.C.R., 1983.
  • Rémi Blachon, La Gravure sur bois au XIXe siècle, l'âge du bois debout, Paris, Les Éditions de l'Amateur, 2001 (ISBN 2-85917-332-3)

Notes et références[modifier]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 290 
  2. a, b et c Maurice Rheims, La sculpture au XIXe siècle, Arts et Métiers graphiques, Paris, 1972.
  3. Monument à Alexandre Dumas père Photo du monument à Alexandre Dumas père
  4. [1] [archive]

Liens externes[modifier]

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